Archives de Catégorie: Annonces

Les recueils des Éditions Traversées

  1. Paul MATHIEU, Auteurs autour  (2015)
  2. Xavier BORDES, L’Astragalizonte (2016)
  3. Anne LÉGER & Jacques CORNEROTTE, Le Guetteur de matins (2016)
  4. Paul MATHIEU, Le temps d’un souffle (2017)
  5. Rome DEGUERGUE, Girondine (2017)
  6. Frédéric CHEF, Poèmeries (2018)
  7. Remy CORNEROTTE, Seul (2018)
  8. Alain TRONCHOT, Où va ce train qui meurt au loin ? (2018)
  9. Gérard LE GOFF, L’orée du monde (2020)
  10. Ivan DE MONBRISON, La cicatrice nue (2020)
  11. Demosthenes DAVVETAS, Dans le miroir d’Orphée (2020)
  12. Barbara AUZOU – NIALA, L’époque 2018 – Les mots peints (2020)
  13. Christine HERVÉ, De l’autre côté de l’eau (2020)
  14. Paul MATHIEU, Labyrinthe du seul (2021)
  15. Caroline CALLANT, Initiale (2021)
  16. Eric DARGENTON, La fleur des pois (2021)
  17. Guy DENIS, Corps et âme (2022)
  18. Claude LUEZIOR, Sur les franges de l’essentiel, suivi d’Ecritures (2022)
  19. Jamila ABITAR, Chemin d’errance (2022)
  20. Claude LE MANCHEC, Effusions (à paraître, 2022)
  21. Albert GATEZ, Poèmes (à paraître, 2022)
  22. Barbara AUZOU, Epoque 2019 (à paraître, 2023)
  23. Christine HERVÉ, Dernier émoi (à paraître, 2023)
  24. Pierre HELLIN, Terres levées (à paraître, 2023)
  25. Blandy MATHIEU, Poèmes (à paraître, 2023)
  26. Nathalie ROUMANÈS, Trevor cordis (à paraître, 2023)
  27. Michèle GARANT, Traversière (à paraître, 2024)
  28. Francis CHENOT, Un coquelicot sous les décombres (à paraître, 2024)

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Patrice Breno 

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Anne GUIGOU, Ciel Accru, éditions de l’impliqué, 2021, 64 pages, 10€

Une chronique de Marc Wetzel

Anne GUIGOU, Ciel Accru, éditions de l’impliqué, 2021, 64 pages, 10€

« Ma joie grésille dans le ciel fou

Une buée d’ailes résiste

Ce qu’il reste de terre à travailler

tient dans mes mains        ouvertes

Et je jubile en la projetant toute entière

Dans le four géant » (p.40)

Quand une poésie qu’on découvre, comme ici, résiste nettement à sa lecture, le titre du recueil aide souvent, ne serait-ce que pour préciser ou illustrer le type de difficulté qu’on y rencontrait. Or « Ciel accru » (l’expression se retrouve dans le poème « Infans » de la page 17) résiste lui aussi. Mais l’on comprend vite qu’il y a paradoxe, car on peut beaucoup de choses avec le ciel (le contempler, le prier, l’explorer, voire l’exploiter ou le mépriser), mais en tout cas pas l’accroître, l’augmenter en grandeur comme en intensité : il s’en charge bien tout seul. Le ciel est partout où la lumière joue avec la matière, et ce partout est le Tout, comme il se développe, s’ouvre et luit ! Ce qui accroît le ciel est donc nécessairement d’un autre ordre que lui, comme une grâce qui lui arrive sans qu’il la produise – et la page 17 nomme cette grâce : l’advenue d’un enfant, et la poésie est bien, même comme assez opaque incantation, cela d’abord : un piège à grâce. Une parole formant comme un piège-à-vie. Voici la page éponyme :

« À l’orée de l’hiver,     un ciel accru

allume ses fenêtres engourdies de feuilles

De la terre

monte la brisure d’un rythme

une faille       de couleur allège nos âmes

De quels lendemains vas-tu naître

Mon enfant      mon amour ?

Effraction de désirs    une feuille en ciel

un symbole qui tremble

comme nous tremblons

Penchés      légers      vers la terre

légers et coupables comme des étoiles » (Infans, p.17) 

Le dernier vers dit une chose simple, et magnifique : quand il y a de l’inconnu en nous, nous sommes à nous-mêmes inaccessibles comme des étoiles le sont hors de nous. Ainsi, ce qui est en nous à notre insu ne pèse apparemment rien (« légers ») et s’avère pourtant décisif (rendant « coupables »), et la tâche de se connaître consiste en quelque sorte à transformer nos étoiles inaccessibles et irresponsables en planètes tangibles et vivables. Se devenir habitable sans délire, voilà donc ce que ne tente pas l’imbécile, ce à quoi échoue le fou, et ce que peut se faire un devoir de tenter une poète. L’image de l’enfant qu’on porte et met au monde donne la clé, en tout cas indique une voie : faire naître de nous quelque chose qui advienne non seulement dans l’avenir, mais par l’avenir, par des lendemains réels. Par exemple, sortir de régression et dépression par une (belle) intrigue de croître, une (bonne) surprise de mûrir, une (vraie) joie de muer. Comme le dit la poète, face à l’insurmontable, commencer par « saliver à neuf » (p.24) ! L’image est forte, car si l’on parle parfois comme l’on tousse, baîlle, rote ou mâche, on pense toujours comme on salive, comme on humecte continûment sa vie des rapports qui la refondent et guident. D’autres images, inattendues (et il le faut bien, pour motiver la rencontre inespérée !) sont données : « lutiner la vie » (p.42), « chemiser le moule des jours » (p.12) – admirable lubrification en idée du cours même du temps, qu’on facilite par un revêtement de mots fidèles ! -, faire fondre les « innommables banquises d’eau troublée » (p.49). Et toujours par un effort réel, c’est à dire jamais (c’est là sa preuve) moins difficile que la situation qu’il vise à dépasser, car, dit aussi la poète, il ne suffit jamais, par principe, de donner le change pour décontrarier un destin :

« S’il s’agissait juste de cela

présenter chaque matin une face fraîche

savante et rusée

Le tribut à payer     une avance sur salaire

une face inentamée      véloce

allant et venant     cachant sa folie

adoptant le rythme du ressac »  (S’il s’agissait, p.28)     

 Reste que cette poésie est (et demeure, et peut-être même entend demeurer) obscure, troublée et farouche. Obscure, voire opaque, mais la seule excuse d’une poésie impénétrable est qu’elle affronte justement cet impénétrable – et c’est franchement le cas ici : la poète rencontre toutes les variétés d’intraitable  – l’immonde, l’innommable, l’ingouvernable, l’irrémissible … – et, comme on imagine bien, n’en reçoit que des coups, au mieux des avanies. Ce qui est hostile à tout éclairement respecte peu les valeureux porteurs de lumignons, même domestiques. Poésie troublée aussi, nerveuse, agitée, à paix faible ou nulle; mais le dialogue confortable n’est pas le fort de cette poète, qui se débat trop pour débattre sereinement. Ce n’est pas demain qu’en elle « les bâtisseurs aux mains étanches » seront « alors assommés » ! (p.29). Mais ce qui émeut (et impressionne) chez cette tourmentée, c’est qu’elle n’a pas du tout le malheur narcissique. Quand elle nous apparaît, même malheureuse ou perplexe, c’est toujours avec les moyens mêmes du monde – comme si l’illusoire de sa singularité allait de soi ! – elle veut bien se voir sous des formes qui ne lui doivent rien, des formes déjà déterminées sans elle (des rues, des oiseaux, des nuages, et même des canapés…). Son infortune et son indécision ne prétendent en rien innover : pour le dire brutalement, le mal qui la ronge ne songe jamais à faire le malin ! Elle ne rêve jamais que l’irrémédiable puisse lui rédiger une ordonnance personnelle ! 

« Les yeux révulsés des rues clignotent

Une charpie d’oiseaux embrume le ciel

Et au-dessus des nuages s’allongent

Sur des canapés sombres et métaphysiques

Les angles humains

Auxquels nous sommes condamnés à nous

Cogner sans fin      et sans remède » (p.11)

Et poésie enfin farouche, vraiment. On n’y entrera pas comme ça. Mais cette distance, ce souci de nous tenir vigoureusement au-dehors, ont comme l’élégance et la pudeur d’une dispute nous laissant à sa porte. Elle est comme un guide de sables mouvants, logiquement peu avenant, ou préfère décourager ceux qui prétendraient comprendre sans y mettre le prix, eux qu’elle connaît bien, puisqu’elle fit partie d’eux, justement, jusqu’à ce que son propre effort d’écrire la dénude et s’en acquitte. Ainsi, s’il reste du secret dans cette poésie, il est honnête, nécessaire et comme incompressible; mais la sorte de santé donnée dans le profit d’authenticité est juste et éclatante :

« Je recueille les corps célestes

       d’enfants pas comme les autres

Avec eux

nous ferraillons l’ombre immonde

dont la gueule est apparue avec le soleil

Puis j’attaque à belles dents

    la cuisse de la journée

dodue et magnifique dans son costume d’Ève » (p.56)

  et la lucidité véritable est celle qui, comme la sienne, cherche toujours encore quoi faire d’elle-même :

« L’oiseau né à marée basse

qui n’eut jamais recours aux autres

     pour s’ouvrir 

n’est pas encore désensablé

Celui qui le désire se voit sous cette forme

mais reste sans savoir que faire d’adéquat » (p.57)

©Marc Wetzel

Les Poésicales 2022 – Le Service du Livre Luxembourgeois 

Article repris du site
Service du Livre Luxembourgeois

Promotion des auteurs et des maisons d’édition de la province de Luxembourg

© SERVICE DU LIVRE LUXEMBOURGEOIS

Portées par la Province de Luxembourg, « Les Poésicales » ont pour ambition de mettre en relation des musiciens de la plateforme www.lampli.be et des poètes de la province de Luxembourg. Parmi ses objectifs, Les Poésicales cherchent ainsi d’autres manières de faire connaître un auteur, un musicien, un texte ou une œuvre pour toucher un large public et favoriser des rencontres inspirantes. 

Cette année, Les Poésicales posent leurs valises dans un haut-lieu artistico-poétique de la province de Luxembourg : Virton. La finalité du projet sera la mise en chansons de textes poétiques, présentée lors d’un concert public à la salle « Le Franklin » (Virton), le dimanche 27 novembre à 15h00.  

Les partenaires rassemblés autour de la Province de Luxembourg lors de cette 3e édition sont la Ville de Virton et sa Commission Culture, Musique Acoustique asbl, le Collectif Balaclava et la revue littéraire et maison d’édition « Traversées ». 

  • Vous avez déjà écrit de la poésie dans la revue littéraire Traversées et vous avez une actualité poétique à proposer ? 
  • Vous êtes un poète de la province de Luxembourg et vous avez publié un recueil ces 3 dernières années ? 
  • Vous aimeriez soumettre un de vos textes à un compositeur, sélectionné par le jury artistique, pour entendre votre production transformée en chanson ? 
  • Vous êtes disponible le 27 novembre 2022 pour découvrir le résultat, à Virton ?  

Alors, cet appel est pour vous : 

Appel aux poètes

Icône PDF Appel aux poètes

Toutes les candidatures devront être rentrées pour le 31 août 2022. 

A vos plumes ! 

PROVINCE DE LUXEMBOURG

Service du Livre Luxembourgeois

Chaussée de l’Ourthe, n° 74
B-6900 MARCHE-EN-FAMENNE

Du lundi au jeudi : 8h00-12h30 / 13h00-16h00

+32 (0)84/31.34.78

sll@province.luxembourg.be

GWEN GARNIER-DUGUY : “NE LAISSONS PAS LE POÈME MOURIR EN NOUS”


Gwen Garnier Duguy a obtenu pour son livre Enterre la parole suivi de La nuit phoenix, poèmes, Lettre et post-face de Jean Maison, Revue NUNC, éditions de Corlevour, le prix Yvan Goll 2020. À l’occasion de la remise de ce prix le 10 juin 2022 (retardée pour cause de pandémie) il a écrit et lu le texte suivant originellement publié sur le site Presse Profession Spectacle que vous pouvez également lire ici


Le 2 octobre 1920 Yvan Goll signa un poème intitulé LE TORSE DE L’EUROPE. Il se termine ainsi :

« Mais dans mille ans, peut-être, viendra un poète, un nouvel homme d’amour.
Il grattera de ton socle le mensonge du Temps,
Il retrouvera sous l’uniforme d’airain ton cœur oublié :
Car tes meurtriers oublièrent de tuer le cœur : ils l’ignoraient !
Alors ton sang se répandra comme un jet d’eau, jadis enseveli.
Il donnera le signe de nouvelle vie, et ce sera une auréole rouge sur le monde !
Alors, Torse, tu recommenceras à vivre, homme, ancien chef d’œuvre de Dieu !
Qu’importeront alors tes bras, tes mains coupés !
Qu’importeront toutes nos paroles et nos révolutions !
Toi qui posséderas ton cœur,
Frère immortel, tu seras heureux.
 »

Au regard de ce poème qui relève d’une forme d’Annonciation, je voudrais souligner le fait que le prix qui vient de m’être remis, en 2022, fut attribué à mon livre en 2020. Ce paradoxe temporel est très instructif car il révèle un état historique particulier, un état du monde à partir duquel nous avons appelé un autre monde. La pandémie nous a montré notre condition à bout de souffle.

Cette expression, à bout de souffle, n’est pas seulement une métaphore. Elle contient une vérité à la lettre : aussi la situation du monde dominé par l’espèce humaine, serait le miroir que l’Homme projette sur la nature. Le monde n’est-il alors l’image que de ce que nous parvenons ou non à intégrer en nous-mêmes ? La situation de ces deux dernières années me force à penser dans ce sens, elle nous force peut-être à élever notre conscience et mettre en accord notre pensée et nos actes pour entrer dans une harmonie vivante ?

Il y a donc un moment charnière, ce moment défini par le coronavirus instituant l’année 2020 comme l’année officielle d’un changement de paradigme.

Pourtant, cet autre monde appelé « le monde d’après » semble renvoyer à quelque chose qui est en train d’advenir, lentement, secrètement, à pas de colombes, et que porte en elle-même la poésie. Par ces mots, « le monde d’après », nous disons que nous espérons quelque chose qui marquerait une rupture avec les conditions imposées par le matérialisme exclusif épuisant le souffle des êtres. Ce matérialisme, nous l’avons vu par les décisions politiques prises par les différents gouvernements du monde, contient à travers ses applications une structure qu’il ne peut plus cacher malgré ses efforts de dissimulation, une structure fondamentalement autoritaire, absolument intolérante et aveugle à ce qui n’est pas lui. Lorsque, en fanfarons, nous avons pris l’habitude de dire que par notre action, nous combattons, nous nous abusons. Nous ne combattons pas : nous sommes combattus. Nous nous défendons contre quelque chose qui veut notre mort. Julian Freund a dit : « Vous croyez que c’est vous qui allez définir à qui vous faites la guerre et à qui vous ne la faites pas. En fait c’est celui qui vous fait la guerre qui vous définit et qui vous empêche de cultiver votre jardin. » Je tiens cette citation d’un maître qui me l’a enseignée, l’un des plus grands peintres vivants, Roberto Mangù, Don Roberto dont l’esprit pictural a inspiré ces quelques mots.

L’œuvre d’art, nous le savons, ne connaît pas le progrès. En cela elle n’appartient pas à notre modernité. Elle en est protégée et participe à son émancipation.

Tout ce qui nous importe désormais avec ce que cette crise nous révèle, c’est d’être au bon niveau de conscience. Une parole, issue d’une pensée, est d’abord d’être une langue intérieure. Son expression est sa formulation extériorisée, donc notre projection intérieure sur le monde. Le monde mondialisé serait la projection du désir d’unité de notre être. L’asservissement que nous faisons subir à la nature incarnerait notre peur inconsciente de notre nature dont nous ne parvenons pas à regarder la profondeur en face. Et cette angoisse générée par notre finitude produirait cette fuite en avant technologique défiant les limites de la mort avec ce fantasme transhumaniste projetant sur le monde son rêve de vie éternelle. L’Histoire de cette modernité ne serait l’histoire que de notre inaccomplissement, d’une frustration empruntant violence, malhonnêteté, souffrance pour nous donner à nous-même l’illusion que nous vivons vraiment.

Alors la pensée poétique comme signe d’intégration de ce qui chaque jour nous met au défi de dépasser notre animalité pour élever notre être dans une verticalité d’Homme.

Que signifie désormais la parole des poètes depuis ce que nous pouvons appeler maintenant la Génération de 2020 ?

La poésie est consubstantielle à l’être humain.  Le poème est cette part de nous-mêmes inaliénable aux violences de l’empire techno-centré. Il est la part de nous-mêmes en désir de faire corps avec notre conscience. Il est, le poème, la part la plus naturelle de notre complexion surnaturelle, la part féminine désireuse de danser avec nous. Ce que cache la formule « le monde d’après », c’est une élévation, non pas du sentiment de vivre, mais de la vie elle-même au cœur de nos existences. Le poème nous écrit en permanence. À nous de l’emprunter pour lui donner la forme de nos vies accomplies. Parce que : nous sommes de verbe. Aussi souvenons-nous : nous relevons du Poème. Voilà notre identité qui vient de se rappeler à notre bon souvenir par cette pandémie nous révélant notre visage. La génération de 2020 aura la responsabilité d’inventer le mythe du retournement ontologique, d’assumer le retour à la Foi, à la Beauté et de revendiquer le Merveilleux.

Notre « jardin » doit être cultivé à tout prix. Cette respiration que notre cœur réclame, c’est la Poésie même, dans toutes ses expressions, qui peut l’apporter à une humanité en attente d’un saut quantique intérieur, celui de l’Espérance. Cette pandémie, comme le poème de Goll, porte une annonciation : celle de la sortie, à échelle mondiale, de notre état d’esclave Égyptien jusqu’alors acceptée, celle de la traversée de notre mer rouge intérieure.

Aussi, chers amis, ne laissons pas le Poème mourir en nous. Cultivons-le en le lisant. Il est la racine profonde du meilleur d’aujourd’hui, la porte de toutes les conquêtes anthropologiques. Avec lui, les bras coupés, les mains coupées dont parle Goll, sont en train de bourgeonner.

Je tiens à remercier les membres du jury, mon éditeur Réginald Gaillard et le poète Jean Maison pour m’avoir fait l’honneur de deux très belles postfaces. Je salue chaleureusement Richard Rognet. Et mon ami Matthieu Baumier.

©Gwen GARNIER-DUGUY

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Dans le N°101 de la revue Traversées, on peut lire quelques uns de ses poèmes.

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