Service de presse n°55 – décembre 2018


Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Anthologie de poésie chinoise – Modernité 1917-1939 & 1987-2014 – Edition bilingue

Shanshan Sun et Anne-Marie Jeanjean

L’Harmattan, collection Levée d’ancre, 2018

Shansan Sun et Anne-Marie Jeanjean traduisent avec justesse des poèmes chinois écrits entre 1917 et 1939, 1987 et 2014. Les rapports de ces poèmes à l’inoubliable tradition qu’ils bouleversent sont souvent tourmentés, parfois apaisés. Ils témoignent de formes diverses d’oppression dont les pesanteurs quotidiennes. Mélancoliques ou ironiques, d’amour ou de révulsion, ils ne se résignent pas à la réalité massivement établie et au langage en cours.

Chen Dongdong évoque un poète des temps anciens qui se moque de son bourreau et pour lequel, au loin, le soleil couchant dessine une aura dorée, celle qui surgit au crépuscule, juste avant l’annonce d’une nouvelle néfaste…

Zhang Zao parle de fleurs de prunier qui tombent et d’une jeune fille nageant dans la rivière comme de choses dangereuses et vraiment belles…

Des voix singulkières et de portée universelle, la liberté et la beauté chaque fois résurgentes.

Christian Cavaillé

Shansan Sun est spécialiste de la poési chinoise du VIIIème sièce, professeur, peintre et calligraphe. Il est l’auteur des encres de la couverture et des pages intérieures.

Anne-Marie Jeanjean est écrivain; elle explore les voies plurielles de l’écriture, travaille sur la période Shang de la culture chinoise et sur l’écriture visuelle.

  • L’Armistice se lève à l’Est, nouvelles

Jean-Marc Rigaux

Murmure des soirs, 2018

L’Armistice, 11 novembre 1918.

Onze heures du matin. Il gèle.

Tout s’arrête. L’aube d’un monde nouveau.

Onze nouvelles.

Soldats, mères, épouses, frères, orphelins, civils, descendants, un juge, un avocat, un accro à l’absinthe. Tous confrontés à l’expérience intime de la guerre.

Histoires de l’Histoire.

  • Au-delà de Kuiper, poèmes

Michel Thibeault

2018

L’auteur est né en 1972. Un long périple le porte assez tôt des côtes mouvantes et fumantes de la Réunion à la capitale. Son premier éveil musical fut Strauss, un vers de Racine fit s’écarquiller ses yeux. Ni prémices ni révélations, plutôt une intuition, qu’il réentendrait ce chant, ce rythme, ces sonorités étrangement familières plus tard, une fois franchis les Charybde et Scylla de l’existence…

  • Aujourd’hui est habitable, poèmes

Cathy Garcia Canalès

Cardère, Lirac, France, 2018

« bientôt nous irons nous aimer

la tête ourlée de pluie

couchés dans le foin

avec dans le coeur

un rêve encore salé

nos poitrines sentiront

la sauge et le lilas

nous irons allumer

un feu de souches veinées

dans le taillis des rides »

  • Charlie Chaplin – Le rêve, essai

Adolphe Nysenholc

M.E.O., Bruxelles, 2018

Le Rêve est vraiment un très beau texte que vous devez vite publier, car il reprend ce qu’il y a de plus original dans vos travaux pour le prolonger et le synthétiser de façon définitive. La dimension la plus nouvelle, i.e. l’aller-retour entre la vie et l’oeuvre, renouvelle l’interprétation de façon extrêmeemnt convaincante.

Francis Bordat

Un des tout meilleurs spécialistes mondiaux de Charlie Chaplin.

Positif, Paris

  • De l’inachèvement des jours, poèmes

Gérard Le Goff

Encres Vives, collection Encres Blanches, 2018

  • Les derniers jours du Moi, roman

Luc Templier

Weyrich, Neufchâteau, Belgique, 2018

S’en revenant de guerre, un homme découvre son nom gravé sur le monument aux morts de son village. Un choc existentiel qui le pousse épeudument à la recherche de lui-même… Dans ses carnets intimes, le fantasque héros nous précipite alors dans une quête insolite où se disputent sagesse et folie, rire et tragique, vrai et faux, un dépouillement jusqu’à l’os, avec pour question lancinante: que reste-t-il quand nous avons retiré de nos vies tout le superflu?

A travers cette fable douce-amère, au ton jubilatoire, Luc Templier revisite ses thèmes de prédilection: l’art, l’humour et la féminité… trois planches de salut. Un roman puissant, inclassable, d’une originalité parfaite sur la question de l’identité.

  • Le dieu des pierres, roman

Lorenzo Caròla

Traverse, 2018

« C’est parce qu’ils coïtaient que nous existons », dit Pascal Quignard dans son essai Le sexe et l’effroi. A la fois acte procréateur et nécessité narcissique, le récit de l’apprentissage de la sexualité d’un père n- architecte au long cours en Afrique – à son fils – le narrateur – dans les bordels de Naples à la fin des années 1940, est relaté ici, au moment du passage de ce dernier à l’âge adulte, au hasard d’un naufrage rocambolesque entre le fleuve Niger et le désert du Sahara.

Un roman d’initiation, d’aventure, d’amour et une écriture en subtiles vagues…

  • En chemin, poèmes

Alain Clastres

Unicité, 2018

Alain Clastres est un poète à part dans le sens où il n’explique pas ce qu’il est, mais ce que nous sommes en notre profondeur qui vient du sans-nom. Ce silence qui est toujours là, quoi que nous fassions, il nous invite à le sentir dans la présence de la nature, en en soulignant parfois un détail qui fait mouche à la manière des haïkus.

Il en va de même lorsque ce poète nous parle d’art pictural, de musique ou de poésie, il parvient à la fois à être objectif ou plutôt sans discours émotionnel, comme pour toucher l’essentiel, dans la simplicité des mots qui résonnent en nous.

Sa poétique tend vers le dépassement des concepts et ne s’attache qu’à la source de notre silence. Alain Clastres questionne, mais ne donne jamais de réponse, peut-être justement parce que la question est la réponse elle-même.

  • Enigmes du seuil, poèmes et dessins

Rio Di Maria

L’Arbre à paroles, 2018

« Le poème résiste

à tous les imbroglios de la vie

Voir

Etre regardé

l’accident

c’est survivre »

  • L’escalier, poèmes métaphysiques

Olga Votsi

Présentation et traduction du grec moderne par Bernard Grasset

Le Taillis Pré, 2018

« Sur les rainures incandescentes de la vertu

tout le jour vous vous penchiez,

tout le jour vous vous taisiez.

Vos entrailles étaient pr!s de s’embraser,

vous avez bu la lave bienfaisante,

vous vouiez montrer comment de tout son corps

seul survit le petit doigt de l’homme.

L’abysse vous offrait l’éblouissement

et vous l’avez à nouveau porté de vos deux mains jointes

pour le boire comme un céleste breuvage

dans une coupe si rare… »

Olga Votsi, née en 1922 et morte en 1998, poète, essayiste et traductrice, a été, de manière singulière, une aventurière de l’esprit. Immergée dans le monde, arpentant avec ardeur les chemins de la terre, elle a écrit une oeuvre humaniste, habitée d’une vibrante vie intérieure en constant dialoge avec l’extérieur, une oeuvre en quête d’absolu. Dans son ample langage se mêlent les figures de l’hellénisme, les symboles bibliques et les métaphores de la modernité.

Lire Olga Votsi, c’est traverser des pays à la fois familiers et étrangers. De son oeuvre s’élève, originale, unique, une parole poétique profondément métaphysique qui résonne jusqu’au seuil du XXIème siècle.

Bernard Grasset, extrait de la préface

  • Est-ce que tu as la clé?, témoignage

Françoise Tefnin

Murmure des soirs, 2018

« C’est pour trois jours! »

Nous sommes le 19 janvier 2005. Tu viens d’en prendre pour cinq ans, mais tu ne le sais pas. Nous non plus. Tu refuses ton admission dans cette maison de repos.

Catégoriquement.

Rien ne nous prépare à jouer le rôle de parents de nos propres parents. Comment incarner cette nouvelle posture à leur égard, affronter leurs demandes impossibles, leurs refus, leurs silences, la vieillesse implacable, les incompréhensions des institutions? Comment préserver ce qui peut l’être? Si possible, jusqu’au bout.

  • Et langue disparaît, poèmes

Gérard Leyzieux

Stellamaris, Brest, France, 2018

« La langue répète des sons usagés » qui annoncent « la fin du dit ». Le temps s’acharne à modifier notre quotidien, à perturber notre langue. Petit à petit les mots s’effacent, tout ne tient qu’à un fil, un filet de voix qu’étreint le silence sous la vague dévastatrice de l’âge.

Dans un contexte d’intrusions, d’errements et de parcours impromptus l’expression elle-même enregistre des bouleversements linguistiques: néologismes, formes agrammaticales, ruptures syntaxiques, ponctuation flottante, accords distendus, inattendus ou impossibles, perturbation de la référence énonciative manifestent le processus de « disparition » qui oeuvre implacablement.

Malgré ces mains lancées vers l’ailleurs, au bout de la langue la sentence sans appel de la solitude tord le « je » qui, finalement, coupe le son afin de ressentir ce souffle, venu du fond du temps, qui le mène à « la totalité d’être ».

  • Femmes de Rops, roman

Michaël Lambert

Murmlure des soirs, 2018

A la suite d’un attentat pâtissier sur une toile de Félicien Rops, l’inspecteur des assurances Jean Desjardins est engagé par les responsables du musée Rops pour évaluer les dommages. Cette enquête de routine se transforme bientôt, grâce à l’intervention d’une jeune assistante passionnée, en une quête des traces de l’artiste anticonformiste du XIXème siècle.

Qui a intérêt à récupérer la mémoire de Félicien Rops, peintre sulfureux et amoureux des femmes: les amateurs de tartes à la crème potaches, les bourgeois collectionneurs d’art rentable ou le petit inspecteur qui rêve de raviver sa vie sentimentale?

Une biographie romancée de Félicien Rops, qui joue à réinventer le présent à partir d’un passé fantasmé et de la correspondance de l’artiste, pour mieux croquer les rapports entre l’art, l’argent et l’amour.

Michaël Lambert vit à Liège où il est très impliqué dans la vie associative et culturelle. Auteur d’un premier roman, Mad, qui a connu un franc succès, il écrit également du théâtre, des nouvelles, des scénarios de bandes dessinées et de la poésie. Il est connu sur les scènes sous le pseudonymle de « L’homme chouette ».

  • Fenia ou L’acteur errant dans un siècle égaré, roman – récit

Lev Bogdan

M.E.O., 2018

A la fin du XIXème siècle, les Doukhobors, secte chrétienne communiste et pacifiste, sont persécutés par le tsar. Lev Tolstoï finance leur émigration vers le Canada, qu’organise son disciple Léopold Soulerjitski. Lors d’une escale, une fillette égarée d’un autre exosde est adoptée par l’infirmière de Fenia Koralnik.

Pour échapper aux pogroms qui se multiplient, nombre de juifs fuient l’Empire russe. Parmi eux, Jocob « Yankele » Adler, le Grnd Aigle du théâtre yiddish d’Odessa, qu’interdit le pouvoir tsariste. Après un séjour à Londres, il ira aux Etats-Unis constituer le socle de ce qui deviendra le théâtre de Broadway…

L’auteur, à travers le regard de Fenia, retrace le parcours eratique des plus importants monstres sacrés du théâtre et de l’écran, Jacob Adler et sa fille Stella, Richard Boleslavski, Michaël Checkhov, Maria Ouspenskaïa…

Une saga passionnante; enrichissante aussi, tant l’idéal de ces acteurs et pédagogues tranche sur l’aspect égotique et commercial qui d’ordinaire nous est présenté…

  • Gésir – Tombeau d’Icelle, poèmes

Emilie Gévart

La chouette imprévue, Amiens, France, 2018

D’une voix vive et bouillonnante, Emilie Gévart nous partage dans ce premier recueil un message d’amour à sa grand-mère disparue.

Des souvenirs du quotidien à la célébration du verbe, on y vit l’urgence d’écrire les instants partagés pour ne pas oublier.

La poésie se fait ici héritage précieux, témoin de l’absence, épitaphe de retrouvailles au delà du temps.

  • Jusqu’à la cendre, poèmes

Claude Luezior

Librairie-Galerie Racine, Paris, 2018

Afin que nul ne les ébruite, ces poèmes et proses ont été commis par une âme nocturne. Au fil de rêves et de combats, au gré de désirs, d’angoisses et de révoltes. Peut-être un jour, un archéologue trouvera-t-il une pierre de Rosette pour en révéler le sens? Une pierre noire, nervurée de signes cabalistiques. Ou une météorite jetée dans l’espace par un dieu bienveillant.

Traduira-t-il les lignes du poète en une langue enfin compréhensible? De sa truelle, découvrira-t-il dans le grès cette épitaphe:

A satiété, des Sibéries dans nos coeurs: à quand un peu de réchauffement poétique?

Mais toi, mon Lecteur unique, toi qui en as déjà le code, garde jalousement ce recueil sous ta manche. Et pour l’instant du moins, ne le confie qu’à un ami.

  • Laisse tomber la poussière, poèmes

Olivia Del Proposto

Petit Rameur, 2018, 24p. A6

  • Mémoire vive des replis, poèmes

Marilyne Bertoncini

Editions Pourquoi viens-tu si tard?, 2018

Est-ce tenter l’impossible que vouloir donner forme au passé, matière à ce qui fut et n’a laissé que des traces de sa dispartion, que faire ressurgir du néant le sens et la mémoire?

Avec une langue et des images précises et puissantes, sous les plis cumulés, déployés, déroulés indéfiniment du passé et du présent, comme l’incessant mouvement des vagues, ce livre donne voix à ce que le temps a recouvert, parole aux murmures de tout ce qui habite nos mémoires.

Par son regard posé sur les détails du monde, Marilyne Bertoncini, mêlant les sources vives et fluides de son imaginaire, nous offre un accès à l’infini de notre propre mémoire.

Carole Mesrobian

  • Sensations dérivées, poèmes

Eva Pechová

D’Ici et d’AilleurS, collection « Voix d’aujourd’hui », nd

Laisser exister ces vers, c’est comme retrouver un souvenir oublié et réprimé. Trouver une autre façon pour le nommer. C’est comme redécouvrir les mots, les dérivées des sensations. Ce recueil est une recherche dans le temps et dans l’espace, des questions qui s’ouvrent à travers les images accumulées, les jeux de mots, les petites futilités quotidiennes. Ce ne sont que les sensations éprouvées plus de mille fois mais jamais les mêmes, les sensations dérivées prononcées avec une telle urgence d’être dites à l’heure.

  • Sur les traces de la Louve, récit de vie

Guy Denis

L’Harmattan, 2018

Quels sont les secrets d’une vocation? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs? A priori, être galeriste, c’est vivre entre l’économie et l’esthétique, c’est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l’emporte et comment passer du numéraire à l’esprit, du matériel au spirituel? A travers quelques anecdotes et faits saillants d’une carrière de vingt ans, l’auteur tente de répondre à ces questions.

Guy Denis est né à Bruxelles en 1942. Il a passé son enfance dans une ville en ruines, détruite à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Essayiste, romancier, poète, dramaturge, il a fondé avec son épouse la galerie d’art La Louve s.a. en 1997. l’écrivain est président de l’Académie luxembourgeoise, il a publié deux romans aux éditions L’Harmattan.

  • Les trains qui roulent sur la mer…, poèmes

Sydney Simonneau

Interventions à Haute Voix, 2018

Les revues suivantes :

  • Arpo n°74, automne 2018
  • Art et Poésie de Touraine n°234, automne 2018

Une revue élégamment illustrée en couleurs ; poèmes de Jean Gallé, Guy Péricart, Nadia-Cella Pop, Eric Jouanneau, Catherine Réault-Cosnier, Rémi Godet, Yvan Jade, Frank Dardalhon, Claude Felgerolles et autres ; chroniques de lecture…

  • Bleu d’encre n°40, hiver 2018
  • Cabaret n°28, hiver 2018
  • Debout les mots n°71, octobre à décembre 2018
  • Décharge n°179, septembre 2018 ; 180, décembre 2018
  • Florilège n°172, septembre 2018

La poésie me semble être une forme de « dire autrement », capable d’évoquer, entre ses mots et ses silences, les mystères de l’indicible. Elle tient au corps, au cœur, autant qu’à la pensée… 

Patrick Lefèvre, dans son éditorial

Des poèmes, des nouvelles, des articles (un hommage à Paul Valéry ; est-ce que la poésie peut encore évoluer?… ; poésie révolutionnaire d’Angola), des chroniques et notes de lecture très pointues, bref une revue qui tient le haut du pavé… et une équipe qui semble bien dynamique…

  • Florilège n°173, décembre 2018
  • Le Gletton n°507-508, juillet-août 2018 ; 509, septembre 2018 ; 510, octobre 2018 ; 511, novembre 2018
  • La lettre de Maredsous, 47ème année, n°2, septembre 2018 ; 3, décembre 2018
  • Libelle n°302, juillet-août 2018 ; 303, septembre 2018 ; 304, octobre 2018 ; 305, novembre 2018 ; 306, décembre 2018
  • Nos lettres n°27, octobre 2018
  • Plumes et pinceaux n°142, décembre 2018
  • Portique n°112, octobre à décembre 2018 ; 113, janvier à mars 2019
  • Rose des temps n°30, janvier-avril 2018 ; 31, mai-août 2018
  • Septentrion n°3/2018, 47ème année, 3ème trimestre 2018

Claude Luezior « Clames » Librairie Editions Tituli – Paris –Format 21×14 nombre de pages 82.

Chronique de Michel Bénard

Claude Luezior « Clames » Librairie Editions Tituli – Paris –Format 21×14 nombre de pages 82.

S’exprimer, oui ! Mais surtout surpasser la médiocrité, le vulgaire et ici c’est bien cela que notre poète aguerri et engagé clame, avant tout sortir de la fange, du cliché, du langage au rabais, du ravaudage de faubourg. Oui clamer, transmettre avec discernement et sagesse comme le barde, trouvère ou griot, restituer une signification au Verbe et hisser haut les mots.

Faire du langage un refuge protecteur, une vigie sur les chemins hasardeux de la vie.

Au travers de ses « Clames » Claude Luezior dont nous connaissons depuis bien longtemps la qualité de poète « orpailleur » dont la parole fait foi, se présente à nous sous une facette nouvelle, sorte de défi oscillant entre réaction et provocation.

L’écriture se découvre à nous cadencée, rythmée, syncopée. Claude Luezior joue avec quelques subtilités de langage, sortes de jeux verbaux, sens, contresens, métaphores, mais le tout reposant toujours sur les fondations de la réflexion.

La forme tient en quelque sorte au principe du « slam » voire par extension du « rapp » mais avec l’élégance de relever le défi en l’habillant de subtilités qualitatives. Ce que ces deux nouveaux modes de vulgarisation ont souvent quelque peu oublié.

Il est indéniable que Claude Luezior se fait plaisir avec ses exercices de style riches et recherchés. Ce dernier joue de la dérision avec talent et comme un chat retombe toujours sur ses pieds. A propos de pieds, ne voyez surtout pas ici une allusion facile.

Les mots coulent, s’enchaînent, se font, se défont, se heurtent, s’enlacent, s’embrassent.

En un mot, il fait de la grammaire sa petite cuisine entre impératif et subjonctif, conditionnel et inconditionnel. Il joue à saute-mouton de mots en mots, de vers en vers, le tout en l’absence de point et de virgule. Usez vous-même de votre propre ponctuation.

C’est en fait avec beaucoup de plaisir et de surprises, que nous évoluons au cœur de ce recueil, butant sur certaines formules ou nous éblouissant de son verbe.

Il me semble que Claude Luezior se fasse un peu clairvoyant lorsqu’il écrit :

« Les barricades surgissent dans la ville

en enfilades

pour escouades…/… »   

Sans doute ne pensait-il pas être à ce point au cœur de l’actualité :

« Le blasphème consume la ville

stratagème

suprême

qu’on essaime…/… »  

Mais bien au-delà des jeux de mots, de la fantaisie, la démarche se révèle profonde car elle dénonce le monde dépersonnalisé dans lequel nous vivons actuellement, son coté éphémère et superficiel n’existant que dans l’immédiat, perdant sens et raison, la voix visionnaire du poète en amplifie l’inconsistance.

Claude Luezior ironise indéniablement, mais surtout s’insurge, hurle son dépit face au chaos d’une société se délitant, s’étiolant, face à une civilisation humaine qui sombre dangereusement vers son autodestruction.

« assez de ces brutes, assez de ces scandales, assez de ces vandales, assez des canonnades etc. etc. »

Le poète nous avertit, nous informe, il y a urgence ! Les « Clames » se font confessions, sans doute une manière de survivre en exultant poétiquement.

La poésie est un combat pour l’amour qui doit fédérer le devenir de l’humanité.

Afin de mieux les clamer, Claude Luezior extirpe les mots de leur contexte, leur donne un sens nouveau, une vibration différente, question de survie en composant une sorte de patchwork bigarré. Il faut sortir de l’incertitude des reliques.

« Mettre le feu

Aux parcelles du rêve…/… »

Peut-être que cette néo-cryptographie est un antidote aux drames contemporains.

Poèmes parfois ludiques détenant ce mystère de la métamorphose kaléidoscopique.  

Le Verbe prend aussi la forme d’un « J’accuse » face à cette société bradée et condamnée à légiférer sur des peccadilles nous détournant de la réalité.

C’est clair, le poète exige une « renaissance » pour d’authentiques valeurs et une autre Liberté !

Le poète qui se veut lucide ne confondra jamais clames et clameurs, il ose le clamer !

©Michel Bénard

Poèmes de Xavier Bordes

Poèmes de Xavier Bordes sur RCF

émission présentée par André TARDY

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Ce poète contemporain , né en 1944, est un spécialiste de musique et de poésie grecque.
Son 1er recueil poétique date de 1979. Nous écouterons quelques poèmes  extraits de son ouvrage de 1998, « Comme un bruit de source », aux éditions Gallimard  qui lui valut le prix Max Jacob.

Service de presse n°54


Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Abécédaire d’un coeur rebelle

Dorota Walczak

L’oeil ébloui, collection poésie, 2018

www.loeilebloui.fr

Murmures en confitures. Confitures en myrtilles.

Myrtilles mythiques de tes mots mystérieux.

Mystère de tes mots, de mes mots.

Mémo de la confiture sur tes lèvres.

Mémo des mots en myrtille.

Abécédaire d’un coeur rebelle témoigne de la fascination de l’artiste pour la langue française. Ces mi-poèmes mi-histoires – espiègles, sensuels, drôles ou sérieux – sont nés d’une rébellion face à la difficulté d’exprimer le monde et soi-même dans un langage personnel et dans une langue étrangère.

Les dessins réalisés à l’encre avec un bout de branche de groseillier font partie intégrante de ce voyage incongru à travers les lettres et les êtres.

  • Alors la nuit délivre la nuit des livres, poèmes

Jeanne Champel Grenier

France Libris, 2018

  • Cahier de songes, textes en prose

Gérard Le Goff

Encres vives, Encres blanches, 2018

  • Cathédrale boraine, poèmes

Remo Pozzetti

Préface de Joseph Bodson

Le Non-Dit, 2018

lenondit.revue@gmail.com

www.lenondit.eu

« Un poème qui ne ressemble à aucun autre poème, un hymne national qui est celui de toutes les nations, parce qu’il vient de dessous la terre, là où tous les hommes sont parfaitement égaux, sous le fardeau de leurs croix toutes pareilles.

Profondément religieux, de cette religion vraie que l’on ne trouve plus que chez ceux qui ont la force encore de blaphémer, de se révolter, témoins de Jéhovah, bâtisseurs de cathédrales. »

Joseph Bodson, extrait de la préface

  • Dans ce monde et dans l’autre, poèmes

Michel Santune

Editions Les presses littéraires, collection Florilège, 2018

Prix de poésie 2018 Yolaine & Stephen Blanchard

  • Le dieu des pierres, roman

Lorenzo Caròla

Traverse, 229 pages

« Je me suis levé et j’ai enfoui mon nez dans sa barbe, non sans une certaine appréhension, pour vivre l’instant le plus intensément sensuel de nos rencontres, le prélude et le final auxquels j’aspirais toujours avec une subtile trépidation. Lors de nos accolades, dont il n’était pas avare, je profitais de ce court contact pour la renifler avec délice. A chaque fois, je repensais à cette périphrase qu’enfant j’avais lue dans la « Chanson de Roland », et qui désignait Charlemagne comme « l’Empereur à la barbe fleurie ». »

« C’est parce qu’il coïtaient que nous existons », dit Pascal Quignard dans son essai Le sexe et l’effroi. A la fois acte procréateur et nécessité narcissique, le récit de l’apprentissage de la sexualité d’un père – architecte au long cours en Afrique – à son fils – le narrateur – dans les bordels de Naples à la fin des années 1940, est relaté ici, au moment du passage de ce dernier à l’âge adulte, au hasard d’un naufrage rocambolesque entre le fleuve Niger et le désert du Sahara.

Un roman d’initiation, d’aventure, d’amour et une écriture en subtiles vagues…

  • Hors de moi – Parole, poèmes

Daniel Simon

Traverse, 2016, 43 pages

« Quand on est « hors de soi »,

la parole souvent seule nous porte,

de son parfois suffit.

Des glossolalies, des gloussements,

des cris, des hurlements,

une voix de la profondeur,

de l’autre scène,

une voix singulière

qui met en forme une matière qui flottait

qui s’immiscait mais ne se déclarait pas.

Hors de moi

et vous allez m’entendre

Hors de moi

et vous allez voir. »

  • L’intercepteur de fantômes, récit

Daniel Fano

Traverse, 2018, 106 pages

B. Palmer est de retour à Bruxelles après plus de trois décennies d’absence! Tout ce qui a disparu entre-temps, c’est fou! Il cherche à  retrouver quelques personnages qui ont marqué sa vie ancienne. Un monde perdu réapparaît fugitivement dans une société vouée à la fabrication de l’oubli et à la falsification des faits: le Bruxelles des ultimes avant-gardes artistiques et littéraires, avec notamment la revue Luna-Park et le Théâtre Laboratoire Vicinal. Une évocation dépouillée de toute nostalgie, de toute condescendance, où pointe l’ironie caractéristique d’un auteur fort singulier.

  • Intravagues, poèmes

Christian Cavaillé

L’Harmattan, Levée d’ancre, 2018

Poèmes qui s’immergent dans les combes sombres, les zones incertaines parsemant nos intervalles et font surgir des nuées indistinctes quelques éclats où

durent bruitent boxent

arythmiques lueurs

impairs insolubles

dans l’air du temps

Ils font droit à l’insistance de choses vagues en tous sens pour exhausser le pouvoir de mots diseurs-voyeurs

des choses blessantes

aux doijts douces

à voir comme

fleurs de ronciers

des choses en

mots armés des ombres

ces mêmes choses et

tant d’autres en

ton absence

  • Langue interdite – langue a-mère

Marie-Josée Desvignes

Alcyone, 2018, 40 pages

« Une voix dans la nuit

accroche tes sanglots

au manteau des poètes

et court dans leur nuit voler la volupté;

la lune est sa complice,

ses conquérants tes frères,

fils et filles du ciel, oiseaux de volupté,

redonnez à l’esprit des lieux

la couleur de leurs cris…

*

Nommer la parole absente

au seuil des souvenirs

dire le rien dire le tout.

Plus que jamais

continuer

entreprendre un chemin de vérité

qui mène à toi à l’insu des autres;

une larme coule au fond de ma gorge

et ma main pleure

sous l’étreinte

écarte les restes de ta nuit. »

Extraits

  • lumière, doucement, poèmes

Marian DRĂGHICI

Traduction du roumain et postface de Sonia Elvireanu

Préface de Michel Ducobu

L’Harmattan, 2018, 114 pages

Cette longue litanie déchiquetée a été écrite par un stupéfiant poète. Les métaphores superbes l’attestent, ainsi que l’incroyable liberté dans l’expression de la révolte et de la désespérance. Qu’aurait pu écrire cet homme s’il n’avait pas autant souffert, qu’aurait-il fait de sa liasse de feuilles blanches s’il ne s’était pas jeté dans le brasier du rêve et des fantasmes pour oublier cette qu’il a aimée passionnément et entièrement perdue? Corps et rire, lumière douce et soie de ses yeux. Le poète a vécu ce rêve d’aimer follement une femme. A la mort de celle-ci, il ne lui reste plus que le rêve fracassé, affreux, délirant, traversé par des images morbides, fantasmatiques, gavées d’alcool et du poison de la mémoire impuissante. Le récit, éparpillé en quelques poèmes aux titres saugrenus, se déroule au rythme des réveils et des crises aiguës de lucidité, au mépris de la logique et de la cohérence. Ce qui importe pour ce naufragé de l’amour et de l’espoir, c’est de résister encore, par le seul pouvoir des mots, à sa propre destruction.

Extrait de la préface, Michel Ducobu.

  • Les nombreuses étendues ouvertes de la mer – Voyage au cercle polaire arctique

Françoise Delmez

Illustrations de Claire Ducène

Préface d’Olivier Terwagne

Traverse, 2018

http://editionstraverse.over-blog.com

En 2017, Claire Ducène et Françoise Delmez ouvrent une caisse contenant les souvenirs d’une croisière effectuée en 1929 par Léon Losseau sur les mers de Norvège. En 2018, elles s’envolent pour Oslo, gagnent Bergen en train et embarquent sur un navire en direction du nord et de la frontière russe. Durant leur périple, elles tâchent, en suivant les traces presque effacées des pas de Léon Losseau, de retrouver la source des émotions ressenties lors de l’ouverture de la caisse. Françoise Delmez révèle aujourdhui le journal fragmentaire de cette aventure, par-délà les genres, le temps et l’espace.

  • Notes découpées du Japon

Textes de Benoît Reiss

Encres de Junko Nakamura

Esperlète, 2018

esperluete.editions@skynet.be

www.esperluete.be

Un Français installé au Japon y enseigne sa lanque à des Japonais passionnés par les complexités de la conjugaison française. De son regard d’étranger, admiratif et étonné, curieux et séduit, il observe les gens, la nourriture, la nature.

Avec une écriture dépouillée, contemplative et sans artifice, Benoît Reiss décrit quelques moments de cette vie, framents découpés dans le continu de l’existence, autant d’instantanés qui racontent la beauté et la poésie des « petites choses » du quotidien nippon.

Les encres de Chine de Junko Nakamura, entre paysages exotiques et détails ordinaires, ponctuent ce récit et habitent l’espace entre ces « notes découpées », qu’elle rassemble d’un trait de pinceau.

  • La passion selon Saint-Mars, roman

Gérard Adam

Depuis la fermeture de la carrière qui le faisait vivre depuis la nuit des temps, Saint-Mars s’est assoupi à l’ombre de sa fameuse église romane, bercé par les joutes oratoires que se livre un duo d’inséparables, Stanislas le curé polonais et l’instituteur Socrate, athée de choc.

Un soir, une algarade éclate entre les joueurs de cartes et les derniers jeunes du bourg. Les uns et les autres se mettent au défi de monter pour la prochaine fête de Pâques une représentation de la Passion du Christ. Encore faut-il un candidat pour le rôle de Jésus. Et c’est là qu’entre en scène « l’étranger », pour une aventure qui va métamorphoser en profondeur tous ses protagonistes.

Gérard Adam renoue avec la verve pseudo-régionaliste du « Saint et l’Autoroute » pour continuer à piocher dans les interrogations qui sous-tendent son oeuvre d’agnostique à l’enfance imprégnée de religion chrétienne.

M.E.O., 2018

  • La plume traversière, poèmes

Jeanne Champel Grenier

France Libris, 2018

www.jeannechampelgrenier.com

  • La présence de l’aube, poèmes

Laurence Chaudouët

Alcyone, 2018, 62 pages

La poésie pour moi est une intime traversée d’un monde jamais entièrement révélé. C’est une exploration, et jamais une fin. La poésie n’est jamais faite, mais toujours à faire. Son monde n’est jamais donné, mais toujours dévoilé. Écrire le poème, c’est entrer dans une recherche – et ce que je recherche avant toute chose, c’est la présence. D’où le titre de ce recueil: « La présence de l’aube ». L’aube, comme un éveil au plus calme, au plus intense aussi: et cet éveil, je voudrais que le poème me le donne, le donne au lecteur, le lui prête plutôt, pour qu’il le porte vers d’autres mondes, d’autres lieux, d’autres expériences.

Laurence Chaudouët

  • Le rire du jeune crocodile – Une enfance au Congo belge de 1950 à 1960 – Récit d’une odyssée

Jean-Marie Dubetz

Traverse, 192 pages

Aux temps paisibles de la Colonie, un peu avant l’indépendance de ce qui va devenir le Congo RDC, un petit garçon voit le jour à Coquilatville sur l’Equateur.

Une barge accoste et le voyage de l’enfant peut commencer, entouré de ses parents et de son grand frère. Fermement, son père tient la barre. Cette histoire de vie et de voyage, d’initiation et de révélations se déroule d’Elisabethville (en amont) à Moanda (en aval).

Le rie du jeune crocodile délivre tout au long de l’odyssée de la descente du fleuve le rite de passage de cet enfant avant de prendre « le grand Bateau des blancs » qui l’emportera définitivement en Belgique.

A l’image de l’immense serpent offert par son père au zoo de Léopoldville, le petit Jean-Marie assistera étonné à la mue progressive du pays qu’il devra soudainement quitter pour devenir, comme il le vécut à l’époque, un réfugié en Belgique.

Le rire du jeune crocodile donne à lire une expérience singulière dans le bruissement des voix collectives. Les questions d’alors prennent forme dans la mémoire du narrateur, à près de soixante ans de distance, dans une perspective de reconnaissance d’une histoire plus vivre que jamais.

  • Le silence d’entre les neiges, poèmes

Sonia Elvireanu

Préface d’Isabelle Poncet-Rimaud

Postface de Denis Emorine

L’Harmattan, 2018, 131 pages

Recueil de la douleur et de la quête, de la vie encore, de la recherche « enivrée par l’amour » de l’être aimé disparu dont on veut garder l’épaisseur, les mots de Sonia Elvireanu laissent le lecteur bouleversé, traversé d’amour et de détresse, baigné de la lumière soyeuse de cette écriture. Une écriture à l’éclairage tamisé où le blanc, le bleu et le pourpre absenté créent un arc-en-ciel, lien entre ciel et terre, visible et invisible, vie et mort, présence et absence. Brûlure du silence qui attise ou apaise, « signes glissés » de l’absent dans les « écorces » du monde, Sonia Elvireanu étourdie de douleur continue son chemin dans un temps « renversé ». L’âme, le corps, le ciel, l’éternité ont changé de sens. Désormais, il faut donner nom aux souvenirs pour que le réel « prenne corps ». Il y a, dans cette souffrance infinie, une certaine douceur que seul permet l’amour véritable, comme une berceuse secrète qui caresse l’âme au creux de l’être, se nourrit chaque jour d’une présence pressentie, ressentie.

Extrait de la préface, Isabelle Poncet-Rimaud.

  • Trémor, poèmes

Athane Adrahane

Préface de Marcel Moreau

Chloé des Lys, 2016

Les trémors sont des secousses, des vibrations, des frissons. Nous sommes parcourus par une infinité de vibrations. A ces différents tremblements de corps, j’ai voulu laisser libres mots et remonter aux profonds foyers qui font parler, chanter, danser. Se découvrir alors volcan, rivière, femme en colère, petit enfant solitaire en rêve d’une meute solidaire…

La parole poétique se fait ici sismogrpahe, viable libération des puissances dormantes.

chloedeslys@scarlet.be

www.editionschloedeslys.be

www.athaneadrahane.be

www.anomaltribu.com

  • Un été immobile, roman

Claude Donnay

Chaque matin, sur une plage déserte en bordure d’Ambleteuse, Armelle vient nager. Et au risque de passer pour un voyeur, Jésus-Noël, « l’homme orange, l’homme safran, l’homme soleil », l’observe au lieu d’écrire ces articles et ce livre pour lesquels il a pris pension chez Mireille, la cuisinière-bibliothécaire, aussi appétissante que les menus qu’elle lui concocte.

Jusqu’au jour où Armelle disparaît, léguant à l’inconnu le journal intime de sa mère, dont chaque page est comme un caillou blanc de petit Poucet pour l’inciter à retrouver sa trace.

Une quête dans laquelle Jésus-Noël s’embarque en compagnie de Mireille pour tenter d’arracher l’objet de sa fascination au diabolique docteur Eli…

M.E.O., 2018

  • Le voisin de la cité villène, roman

Elodie Wilbaux

Entre 1985 et 1994, dans la Cité Villène, des enfants ont été abusés par un pédophile. Devenus adultes, pour se libérer du silence qui les étouffe, ils portent plainte. La narratrice, compagne de l’un d’eux, rapporte heure après heure les détails du procès. Elle démonte le mécanisme qui conduit les jeunes victimes à se sentir coupables et leurs proches à s’aveugler. Un témoignage d’autant plus éprouvant qu’il fait remonter une souffrance enfouie, elle-même ayant été, jeune fille, victime des agissements d’un professeur pervers narcissique.

M.E.O., 2018

meo.editions@gmail.com

www.meo-edition.eu

Les revues suivantes :

  • Le Bibliothécaire n°3/2018, juillet à septembre 2018

dagneau.michel@live.be

  • Cabaret n°26, été 2018

Les voyageuses

  • Cabaret n°27, automne 2018

Le retour du gang des Lyonnaises

www.revuecabaret.com

  • Comme en poésie n°75, septembre 2018

La fabrique du poème

j.lesieur@orange.fr

http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur

  • Poésie sur Seine n°98, septembre 2018

http://www.poesiesurseine.com

poesiesurseine@gmail.com

  • Rose des temps n°30, janvier à avril 2018

parole.et.poesie@gmail.com

www.flammesvives.com