Service de presse n°58

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • A chaque pas, poèmes

Alain Clastres

Unicité, 2019, 78 pages

Avec ce nouveau recueil, Alain Clastres poursuit sa quête, celle de nous faire découvrir cette profondeur qui gît en chacun pour nous amener à voir les choses telles qu’elles sont à travers sa poétique apaisante.

Si certains paysages rendent compte de la brutalité des hommes, c’est avant tout pour mettre l’accent sur l’ignorance de ce qu’ils sont réellement car toujours perdus dans des émotions conflictuelles.

Comme il l’exprime si bien lui-même : « La poésie, parce qu’elle exprime une saisie intuitive, spontanée, par-delà la structe réflexion, de la réalité plénière, peut participer, un peu, à un apaisement du monde. »

  • L’affolement des courbes, poésie

Marc Tison

La Chienne Edith, 2020, 117 pages

  • Arsenal des eaux, poésie

Gérard Le Goff

Encres vives, 2020, 16 pages A4

  • Avec Lucian BlagaPoète de l’autre mémoire

Luminitza C. Tigirlas

Editions du Cygne, 2019, 108 pages

Le dire fait-il le sacré ? Ce questionnement révèle l’oeuvre poétique, théatrale et philosophique de Lucian Blaga (1895-1961) par le sacrifice de l’amour au nom du mystère de la création. Son poème dramatique « Manole, Maître Bâtisseur » réinsuffle la complainte de l’Auteur Anonyme. Dans la ballade roumaine, le Maître Manole emmure son amoureuse pour faire durer le monastère qu’il construit et qui autrement s’effondre. Par-delà Lucian Blaga, à travers d’autres lectures de la littérature universelle, le sacrifice touche à une perception et à une rencontre intime de l’auteur avec le sujet de l’emmurement mythique et totalitaire dans le silence du sacré.

  • L’Avenue, la Kasbah, roman

Daniel Soil

M.E.O., 2019, 159 pages

L’Avenue, c’est la grande artère qui traverse Tunis, de la mer à la médina. C’est là que, de tout temps, se sont retrouvés les gens en colère.

La Kasbah, c’est la vaste esplanade au centre des Ministères, qui a remplacé un quartier populaire jugé trop vétuste par les autorités : il ne donnait pas une image assez valorisante d’un pays si neuf, si fier de son indépendance. C’est entre ces deux lieux emblématiques que s’est joué le bouleversement de janvier 2011, dont Daniel Soil a été le témoin. Il y a été, avant, pendant et après, ébahi par l’audace des révoltés de ce premier « Printemps arabe », fou de sympathie envers ces Tunisiens mêlés, jeunes et vieux, urbains et campagnards. Le romancier n’a pas eu de peine à y faire naître un amour, révolutionnaire lui aussi à force de se nourrir du mouvement social, de sa beauté, de son inventivité.

« Comme cela se produit quelquefois, c’est le regard d’un étranger de passage, tombé amoureux du pays et de ses habitants, qui va dire le premier que la révolution, suprême transgression de l’ordre social, réintroduit l’amour, le possible et l’improbable, avec la poésie qui remplit le cœur de ceux qui se battent pour changer la vie. »

Gilbert Naccache, extrait de la préface

  • Ce jour qui saigne et autres textes, poèmes

Stella Vinitchi Radulescu

Editions du Cygne, 2019, 92 pages

La langue est mouvant avec grande agilité parmi les intervalles qu’elle crée sans cesse comme autant de dires de l’in-dit, de nommer de l’innommé. Cette écriture permet une incursion plus grande dans les profondeurs des sens telle une aisthésis de la relation corps-nature depuis laquelle l’auteur exprime une sensualité dans son rapport au verbe.

Philippe Tancelin 

  • Ces trous dans ma vie, récit

Isabelle Fable

Préface de Gabriel Ringlet

M.E.O., 2019, 203 pages

Perdre des êtres essentiels, et continuer à vivre, sans eux.

Jeter des ponts de mots par-dessus la douleur, pour les retrouver. La mort nous les arrache mais, paradoxalement, nous les fait intégrer au plus profond de nous, où ils vivent une suite de vie, à travers nous, absents pour toujours, présents pour toujours.

Ce livre est une main tendu vers eux, une porte entrouverte vers l’ailleurs où ils sont désormais, sans matière, légers, à nous attendre…

« Isabelle Fable nous écrit du fond de la nuit en demandant à son écriture de jeter un pont vers celles et ceux qui acceptent de s’enfoncer avec elle dans ce récit bouleversant. Un pont de mots sur lequel on progresse en tremblant. Mais je vous invite à l’emprunter. Même si vous avez le vertige. Et vous l’ouvrez à certains moments… Avances quand même, car l’auteure vous tient la main avec délicatesse, en vous offrant le soutien d’une parole poétique qui aide à traverser »

Gabriel Ringlet, extrait de la préface

  • La chaumière anglaise, poèmes (1980-2010)

Ruth Fainlight

traduits de l’anglais par Michèle Duclos

Alibades, 2019, 47 pages

  • Chemins de soi, poèmes

Miloud Keddar

Flammes Vives, 2019, 73 pages

Une idée traverse « Chemins de soi » : deux mondes, celui du jour et celui de la nuit. Chaque poème de Miloud Keddar semble un chemin de méditation. Comme si on voyait la méditation avancer mot après mot, la pensée se faire : il mûrit sa pensée pas à pas. L’auteur dit « Ecrire, c’est mélanger des cartes, jeter des dés. Les cartes seront retournées ». Il dit aussi : « Etre poète, c’est avoir une corde cassée et être sensible ». Yves Bonnefoy dira, à propos de « La note si » : « Je fais mienne bien volontiers votre musique ». Miloud Keddar, en homme du désert, connaît ces mirages qui remettent en cause la suite du chemin, aussi quand il écrit que « le ciel s’éloigne pour l’oiseau », c’est comme pour l’homme le terrain de la connaissance. Plus il s’avance, plus s’éloigne le point d’arrivée. Toutes les certitudes se diluent dans un mirage…

Un recueil admirable, un hymne… Une forme de lumière…

  • Corrosion, poèmes

Mireille Disdero

Editions La Boucherie littéraire, 2019, np

Usure de l’amour qui rouille à la saison des pluies, quand l’humidité moisit l’éclat de celui qu’on aimait. Quand le regard régurgite des images avariées.

Sous l’effet de la corroson, le couple se délite.

  • Exil sous un tonnerre / Exil sub un tunet, poèmes en français et en roumain

Martine Biard

Illustrations de Nicolas Galtier

Traduction d’Angela Nache-Mamier

Edilivre, 2016, 216 pages

  • Ici à nous perdre, poèmes

Luminitza C. Tigirlas

éditions du Cygne, 2019, 69 pages

Ici à nous perdre s’écri(e)t et se donne à lire d’un seul souffle : Le mot n’y est plus en extase de fuite. Ici est bouche qui hurle / aphone / sans esquiver / le halètement de la moribonde, c’est une toupie du visible et sa pointe tourne comme s’il y avait urgence à refixer l’univers du poème – la vie même, car Ici est resté en dehors de l’Amie disparue. Dans l’après Ici, seul l’amour n’est pas à perdre, il pénètre l’invisible, il traverse la nuit du long adieu où la paume de celle qui doit respirer sa nouvelle solitude est trop chaude…

  • Je ne suis pas ce corps, poèmes

Verónica González Arredondo

Traduit de l’espagnol (Mexique) par Elise Person

Prix national de Poésie Ramón López Velardeen 2014

éditions RAZ, 2018, 91 pages, 12€

  • Là où le soleil ne brûle pas, roman

Jacinthe Mazzocchetti

Académia-L’Harmattan, 2019, 138 pages

« Le vent qui craquèle la peau, qui avale les larmes. L’infini des paysages de sable qui rend fou. Son sac sur le dos, ses baskets neuves, ils e revoit monter dans le bus qui le mènerait de Bamako à Niamey. Premiers paysages de frontières. »

C’est l’histoire d’Abdou, Marie, Tarik et Ramatou, en fuites, en espoirs, en rêves. Des vies ordinaires ou presque. Des vies chamboulées au gré des vagues, au gré du vent. Aux prises avec les mêmes peurs, les mêmes espérances.

  • La lumière d’hiver, poèmes

Lucien Blaga

Eirès, collection Po&Psy, 2019, 83 pages, 12€

Anthologie composée et traduite par Andreea-Maria Lemnaru-Carrez

Pastels de Sophie Curtil

Lucien Blaga (1895-1961) est un poète et philosophe roumain majeur, qui accorde une place fondamentale à l’enracinement et à la transcendance mythologique.

Ecrivant dans une langue archaïque, proche des incantations et des conjurations populaires de la tradition orale, ce poète attaché à sa Transylvanie natale connaît intimement l’esprit chtonien des campagnes. Dans ses vers, le chemin silencieux des pierres côtoie l’absence cruelle d’un dieu voilé. Pour Blaga, le taureau, « lumière né de la lumière », qui accueille chaque matin le soleil entre ses cornes, est le « Dieu véritable ». Mort et renaissance se succèdent : les cercueils « laissent s’envoler vers le ciel d’innombrables alouettes », « les bourgeons et l’herbe » poussent aussi vite « que les ongles et les cheveux des morts ». L’être marche aux côtés du non-être.

Entre expressionnisme et néoromantisme, l’oeuvre poétique de Lucian Blaga exprime une mystique de la terre qui se dit en mots de l’esprit.

  • Matière ardente, poèmes

Jacqueline Saint-Jean

avec 6 compositions originales de Henri Tramoy

Les Solicendristes, 2019, 58 pages

  • Miss Patchouli, roman

Tania Neuman-Ova

M.E.O.,2019, 154 pages

La famille de Lilou et Richard est en pleine tourmente. Alana, une de leurs filles, vit une crise d’adolescence cataclysmique. Lilou se sent perdue. Cherchant à comprendre, elle fouille son propre passé d’éternelle rebelle assoiffée de liberté, surnommée dans son enfance Miss Patchouli, qui a bien souvent frôlé les limites, mais est parvenue à ne jamais les franchir. Alors, pour queles raisons Alana perd-elle tout contrôle ?

Le récit se développe sur deux plans, les souvenirs faisant écho à la situation actuelle, de plus en plus pénible à gérer au fur et à mesure qu’en émergent les causes.

  • La note verte, « carnet de baguenaude »

Gérard Le Goff

Encres vives, 2019, 16 pages A5

  • La noyée d’Onagawa, poésie

Marilyne Bertoncini

Jacques André éditeur, 2020, 51 page

elle me manque énormément

La femme de Yasuo Takamatsy a disparu, emportée par le tsunami qui détruisit Fukushima. Yasuo prend des cours de plongée sous-marine pour la retrouver.

Ne souriez pas : depuis qu’Orphée descendit aux Enfers à la recherche de son Eurydice, nous avons appris à reconnaître l’universalité de certaines drames intimes.

La noyée d’Onagowa nous fait voir, avec toute la densité et la délicatesse du poème, l’enchaînement des événements terrifiants qui bouleversèrent le Japon en 2011. On y voit d’abord le printemps naissant, délicat et ténu comme un haïku, ensuite la stupeur devant l’immensité de cette vague qui se précipite vers la femmes : puis on erre parmi les décombres avec Yasuo, et on a le cœur qui se serre en le voyant prendre la décision d’aller la chercher. Ce n’est ni sensationnel ni voyeuriste : quand vous lisez ce texte, vous accompagnez le mari, votre main est sur son épaule, et vous imaginez les flots ondulants et tourbillonnants qui emportent la « noyée d’Onagowa ».

Xavier Bordes

  • Le partage par la musique – Plage musicale en Bangor

Eric Chassefière

Encres vives, 2019, 16 pages A5

  • Les pensées bleues d’André Suarez, essai

Bruno Geneste

Paul Sanda

Sémaph(#)re, 2019, 160 pages

C’est souvent par Le Voyage de Condottière que l’on découvre André Suarez de nos jours, parce que ce livre extraordinaire, un des plus fameux chefs-d’oeuvre immortels de la littérature occidentale, porte en lui toute la vérité de l’écrivain-poète, sa sensibilité tant extrême, son intransigeance à propos de ce qui est médiocre, son abnégation dans sa recherche de la perfection, et son obstination dans l’affirmation de sa liberté propre quoi qu’il advienne dans le monde profane.

  • Plein-air, poèmes nature

Claude Vancour

Bf éditeur, 2016, 148 pages

Dans « Plein-Air, poèmes nature », Claude Vancour a regroupé une large sélection de ses œuvres « nature », écrites au gré de ses séjours –  Alsace, Normandie, de ses voyages – Tchéquie, Slovaquie, Illyrie, côte Atlantique et Adriatique, Vaulry aussi – et de sa mémoire.

  • Poésie de la rue

Brigitte Janssen

Stellamaris, 2019, np

  • Poésie du monde – Anthologie 2020 – Quinze ans de poésie d’ailleurs

Editions du Cygne, 2019, 55 pages

Depuis près de quinze ans, nos collections « Poésie francophone » et « Poésie du monde » veulent rendre hommage aux poètes d’ « ailleurs » écrivant en langue française ou étant traduit en langue française. Ce recueil invite cinquante poètes, et par ricochet dix traducteurs, un poème pour chacun d’eux, représentant la diversité et la qualité des collections.

  • Présence du masque,poèmes

Eric Chassefière

Sémaphore, Collection Arcane, 2018, 88 pages

Ce recueil est une introspection sensible au plus profond du paysage du dedans résolument ouvert à ce dehors, on y recueille les énergies primales les plus enfouies ; lieu des plus sublimes convergences du poète avec le monde, car comme l’écrit Eric Chassefière dans ce recueil : « le voyage lointain nous assemble dans la rumeur d’une chambre que  bat la vague de l’oranger au retour de l’aveu silencieux ».

  • Sidérales, poèmes

Tristan Alleman

Editions Traverse, 2019, 79 pages

Tristan Alleman publie des textes courts, des nouvelles, des « fusées » que l’on peut appeler parfois poèmes, des histoires. Sidérales rassemble des textes écrits dans un espace de vingt-cinq ans, des formes d’amour courtois contemporain, des suppliques, des hommages, des chants, des mélancolies.

Ses textes enchantent pour mieux embrasser ce qui nous permet d’être au monde et de le trouver beau.

Elle a libéré les oiseaux.

La cage est ouverte.

Le ciel est immense.

Il a absorbé les ailes, les gestes, les mouvements.

Le ciel est bleu d’oiseaux.

  • Simples, haïkus, suivis de Par quatre chemins, quatrains

Gérard Le Goff

Encres vives, 2019, 16 pages A5

  • Le souffle du ciel, poèmes

Sonia Elvireanu

L’Harmattan, collection Accent tonique – Poésie, 155 pages

De sa terrible solitue, la poète va tenter de faire « une voie » où retrouver des « traces » de l’Aimé, notamment dans la neige, avec son silence, sa blancheur qui l’associe au vide mais aussi à un réel immatériel. Elle-même y sera « dans l’embrassement du Ciel et de la Terre,/ […] la ligne de l’horizon ». d’où une poésie aux résonances métaphysiques où se mêlent références mythologiques et bibliques.

Béatrice Marchal

Ce recueil réunit les poèmes ayant gagné en 2019 le prix Naji Naaman de créativité au Liban et le prix Monde francophone en France, décerné par l’Académie littéraire et poétique de Provence.

  • Les yeux de Sacha, récit

Karel Pecka

traduit du tchèque par Hana Barraud

Alidabes, 39 avenue de Concise, Les Hermaïs 2, 74200 Thonon-les-Bains, France, 2019, 47 pages

Ce récit fortement autobiographique, où deux amis, réduits pour vivre au pompage de l’eau des marais de Bohême, s’attachent à un chien errant, a tout de la parabole : dans un décor de misère et d’hiver glacial, le chien Sacha, corniaud famélique, est comme l’expression de la douleur et de l’absurdité des destins humains.

Les revues suivantes :

  1. Arpo 86, automne 2019 ; Carmaux, France
  2. Art et poésie de Touraine 239, hiver 2019 ; St-Cyr-sur-Loire, France
  3. Athena, le mag scientifique, 344, novembre-décembre 2019 ; 5100 Jambes
  4. Le bibliothécaire 4/2019, octobre à décembre ; Genappe, Belgique
  5. Bleu d’Encre 42, hiver 2019 ; Dinant, Belgique
  6. Cabaret 31, automne 2019 ; 32, hiver 2019; La Clayette, France
  7. Comme en poésie 80, décembre 2019 ; Hossegor, France
  8. Coup de soleil 106/107, octobre 2.19 ; Annecy, France
  9. Florilège 177, décembre 2019 ; Dijon, France
  10. Le Gletton 522, octobre 2019 ; 523, novembre 2019 ; 524, décembre 2019 ;  Chantemelle, Belgique
  11. Gong 65, octobre-décembre 2019 ; Rillieux-Le-Pape, France
  12. La lettre de Maredsous 48ème année, 3, décembre 2019 ; Yvoir, Belgique
  13. Libelle 316, novembre 2019 ; 317, décembre 2019 ; 318, janvier 2020 ; Paris, France
  14. Nos lettres 32, décembre 2019 ; Bruxelles, Belgique
  15. Poésie sur Seine 101, novembre 2019  ; Saint-Cloud, France
  16. Portique 117, janvier à mars 2020 ; Puyméras, France
  17. Reflets Wallonie-Bruxelles 62, octobre à décembre 2019 ; Bruxelles, Belgique
  18. Rose des temps ; Paris, France
  19. Science connection 61, octobre-novembre2019 ; Bruxelles, Belgique
  20. Traction-Brabant 86, décembre 2019 ; Montigny-les-Metz, France
  21. Verso 178, septembre 2019 ; Commelle, France

Service de presse n°57

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • A demi maux, poèmes

Nicole Piquet-Legall et Stephen Blanchard

Préface de Jean-Louis Bernard

France Libris, 2019, 48 pages

  • L’arrière-pays n’existe pas, poèmes

Gérard Le Goff

Encres vives, 2018, 12 pages 

  • Les aubes étonnées

Yvon Laurent

Michel Frères, 2011, 75 pages

  • Bloody Mary – Road movie pour Marilyn Monroe

Eric Brogniet

Illustrations de Thierry Wesel

Le Taillis Pré, 23, rue de la Plaine, 6200 Châtelineau, Belgique, 2019, 97 pages ; 14 euros

Eric Brogniet a commencé l’écriture de Bloody Mary en 2010, dans la continuité d’un livre précédent. Nos lèvres sont politiques, consacré à deux figures emblématiques des années 90 : Semira Adamu, la jeune ressortissante nigériane étouffée par des policiers belges dans l’avion qui devait la reconduire de Bruxelles à Lomé, au Togo, et Monica Lewinsky, stagiaire à la Maison Blanche sous la présidence de Clinton. L’artiste liégeois Thierry Wesel, qui avait déjà dialogué avec les textes de Nos lèvres sont politiques, apporte encore une fois sa contribution à ce road movie poétique dénonçant toute l’ambigüité d’un star system auquel nous alimentons nos imaginaires captifs de représentations sans transcendance et avides d’émotions, ais particulièrement apte à générer des bénéfices financiers colossaux et dont la femme est la victime équivoque. Le poète et le plasticien vous invitent à un voyage à travers l’Amérique des années soixante, matrice louche d’un nouveau paradigme culturel, à travers le destin emblématique de l’une de ses figures les plus tragiques : Marilyn Monroe.

====> Lire la chronique: ici

  • Le cabaret de la souris rugissante, poèmes

Erich Von Neff

traduit de l’anglais par Jean Hautepierre

Atelier de l’agneau, 95 pages

Frieda et Gitta ont pris leur Bugatti pour aller au Cabaret de la Souris Rugissante. Le temps a passé, elles se sont retrouvées au Bar du Piano rouge. Avec la complicité de Louis la Fouine, elles sont entrées en possession des plans secrets des Allemands et les ont donnés à la Résistance. Par la suite, dans un rêve haché, les chaussures d’un sans-abri pointent sous sa couverture. Cependant, dans la bibliothèque de l’esprit, un Jésuite est resté assis sur un bloc de glace qui fond lentement.

  • Contrapunct, poèmes roumain avec traduction française et anglaise

Superbes photos

edituro Pim, 2018, 149 pages

  • Convergence, art & poésie

Louis Delorme et Jeanne-Champel Grenier

France Libris, 2019, 80 pages

« …Attachez vos ceintures : l’oiseau prend son envol, le TGV eest en marcher, déroulant son tapis de couleurs, ses paysages éclectiques où s’enroulent des bourrasques et se réchauffent des soleils, où chuchote une messe basse et chante l’ardoise d’un clocher, où s’embrase une cathédrale et sanglote Quasimodo, où s’écaille une révolte et s’épanouit le regard d’un enfant et où fleurit, naïve et fraîche, la confidence d’une encre tantôt devenue dessin ou trait de plume…

Tous deux rebelles face à la grisaille du quotidien, Jeanne Champel Grenier et Louis Delorme soulèvent nos paupières et nourrissent nos rêves, nous donnent la main pour une ascension dont on sait d’avance qu’elle ne sera pas ultime, car déchiffrer les rocs sous leurs semelles de vent est leur respiration mutuelle, car défricher les jungles humaines est leur ADN commun.

Au-delà de l’entendement, en notre monde pétri d’indifférence… »

Extrait du liminaire de Claude Luezior

LIRE LA CHRONIQUE DE NICOLE HARDOIN: ICI

  • Correspondance – Octobre 2017 – Septembre 2018

Catherine Andrieu et Daniel Brochard

Editions du Petit Pavé, collection Derrière les pages du Semainier, 2019, 112 pages

  • L’écoeuré parlant suivi de Cahier limite

Pierre Andreani

Le Contentieux, 7, rue des Gardénias, 31100 Toulouse, France, 2019, 47 pages ; 6,00 euros

« Je connais ma langue :

zéro degré de malice.

Ça ressemble aux fonds marins dans ce cœur greffé,

coraux et poulpes en embuscade,

vie de crainte,

vie sans fard, vie nichée,

vie de repli sans amour.

Si tout est mort, il n’y aura plus de justice ;

sur l’assiette est posé un poisson bonite à dos rayé.

C’est tout ce qu’il reste, dans l’appartement. »

  • Effacement des seuils, poèmes

Irène Duboeuf

Aquarelles couverture et intérieur : Catherine Sourdillon

Unicité, 2019, 73 pages

Si le temps est omniprésent dans l’oeuvre d’Irène Duboeuf, il apparaît ici en toile de fond, car Effacement des seuils est avant tout un livre de confins qui focalise l’attention sur cet espace instable et fragile où se rencontrent l’avant et l’après, le visible et l’invisible, où les contraires se chevauchent et parfois se confondent, à l’image de ces horizons incertains où les souvenirs mouvants naissent à fleur d’eau, où la brume estompe des paysages eux-mêmes au bord de l’effacement.

« L’été siphonnait l’eau des sources

et volait un à un les miroirs d’eau perdue

entre les bras des fleuves.

Tassées le lond des rives

des ombres aux pieds de plomb

cherchaient refuge sous les arbres.

Nul n’aurait osé dire où finissait la Terre

où commençait le ciel. Une lumière

liquide, jaune et funeste

réduisait l’horizon à une incertitude.

  • Entre les rives, traduire, écrire dans le pluriel des langues, essai

Diane Meur

La contre allée, collection Contrebande, 2019, 160 pages

« En matière de traduction, on peut légitiment s’inquiéter de ce que dieviendraient les cultures humaines et la pensée humaine, le jour où tout échange inter-linguistique serait confié à une intelligence artificielle. Il s’ensuivrait un cloisonnement et un repli sans précédent dans l’histoire, une histoire qui, aussi loin que remonte la mémoire écrite, est faite de migrations d’idées, d’usages et d’hommes, de fécondation du même par l’autre, de transferts, de réinterprétations et de réappropriations.

[…] La traduction n’est pas seulement mon travail alimentaire. C’est mon métier, et je suis attachée à ce mot avec tout ce qu’il connote de soin, de savoir-faire, de travail minutieux sur la trame de l’écrit. […] elle a forgé ma personnalité, y compris en tant qu’autrice : j’écrirais sans doute autre chose, et autrement, si je ne passais pas une partie de mon temps à traduire depuis deux langues étrangères. »

  • Et l’attente attend, poèmes

Gérard Leyzieux

Stellamaris, 2019, 65 pages

  • Ether, Mer et Terre, poèmes

Laurent Dumortier

Chloé des Lys, 2019, np

  • Horizon (s), poèmes

Christophe Schaeffer

Editions de l’Improbable, 2018, 64 pages

Fragments mémorables, les poèmes de Christophe Schaeffer sont semblbables à des médailles frappées en souvenir d’explorations nocturnes de l’invisible.

Les mots suspendus sur la ligne d’horizon du désir infini y brillent d’un éclat stellaire, venu des plus lointains univers et perçus au plus proche et au plus intime de la conscience individuelle.

Le drame et le chaos ne sont pas absents de ces horizons mais sont exprimés avec une immense pudeur, une élégante retenue qui les incorpore dans l’expérience commune, dans le langage.

Dans son poème « basse continue de lumière », Christophe Schaeffer nous fait entendre l’écho de ce que disent les corps célestes et nous prémunit contre « la surdité crépusculaire ».

  • Hors Liens, poèmes

Aurélien Ridon du Mont aux Aigles

édité par l’auteur, 2019, 87 pages

  • Journal d’un écrivain vanné

Jean-Pierre Pisetta

Lamiroy, 2019, 46 pages, 4€

Au début de l’an 1997, l’auteur, qui avait déjà souvent publié en revue et qui cherchait alors à éditer enfin un livre à lui (il avait déjà publié plusieurs traductions), était près de laisser tomber les bras : 48 refus d’éditeurs, reçus au cours de dix années de sollicitations, s’empilaient sur son bureau et, avant de ranger définitivement sa plume, il entreprit de réexaminer ces rejets de manuscrits afin d’en tirer quelque leçon. Et puis, alors qu’il était en train de retourner le couteau dans sa plaie, le ciel éditorial, de tenacement gris qu’il était depuis une éternité, daigna laisser passer un rayon lumineux. 

  • Journal des êtres anonymes – Diario de los seres anonimos

Omar Ortiz

Poèmes bilingues espagnol-français traduits par Yves Monino

L’Harmattan, Levée d’Ancre, Poésie, 2019, 133 pages

Loin du lyrisme débridé qui imbibe une grande partie de la poésie colombienne des XIXe et Xxe siècles, Omar Ortiz pratique un langage quotidien pour parler des petites gens, de leurs activités et des détails apparemment insignifiants de leurs vies, de leur ordinaire peuplé aussi de rêves, de tendresse, de beauté, de merveilleux, de fatalisme, de luttes pour la vie, d’indignations mais aussi souvent de désespoir…

« Comme dans le jeu d’enfants,

dans la montagne il y a un lac,

dans le lac il y a une île,

dans l’île une maison,

dans la maison mon frère et moi.

Como en el juego de infantes,

en la montana hay un lago,

en el lago una isla,

en la isla una casa,

en la casa mi hermano y yo »

  • Les larmes de Vesta, roman

Michel Joiret

M.E.O., 2019, 145 pages

Deux mille ans d’écart entre le destin de Luna et celui de Mamam Lune, entre le voyage de Lucius et celui de Luc Rodin, professeur de latin à l’Athénée des Coteaux…

Est-ce le temps qui bégaie ou la seule magie des poudres blanches ?

Fou d’antiquité romaine, l’enseignant est aussi à la recherche de son identité. Au cœur de son rêve, il débarque à Pompéi, la cité des dieux où s’élèv ela somptueuse villa de l’oncle Flavius. Le bonheur serait-il là, sur une terrasse où l’on savoure galettes au miel et vins de Campanie servis par une esclave à la démarche de reine ?

  • Michel, Leïla – (Lui, Elle, Toi), poèmes

Grégoire Cabanne

MF, collection Inventions, 2019, 219 pages

Le pari de Michel, Leïla est de raconter une histoire sans aucune narration, uniquement thématisée par le titre et la détermination quasi-arbitraire de deux pronoms : un simple « Il » et un simple « Elle », indéterminés en eux-mêmes, sinon comme sujets de ce qui leur arrive.

  • On habiterait le monde

Monique Charles-Pichon

L’Harmattan, Témoignages poétiques, 2019, 175 pages

Habiter le monde est une tâche inépuisable, parfois radicalement hors de portée, tant on est à mille lieues de tout, comme écarté des bonheurs possibles.

En restant proche du vécu, l’auteur éclaire les arrière-plans psychanalytiques et philosophiques de la difficulté à être. Trois modes d’écriture (poème, notations, journal) se confrontent et se complètent pour baliser les chemins pouvant conduire à trouver sens et saveur à l’existence.

Viennent à nous des amoureux et des poètes ; des égarés comme Kaspar Hauser, « apatride radical » ; des débrouillards, « ils sont dans le monde comme chez eux ». et l’être désemparé que l’auteur a été, les personnes et livres qui l’ont aidée…

De rencontre en rencontre, on suit le fil d’Ariane conduisant hors du labyrinthe.

LIRE LA CHRONIQUE DE LIEVEN CALLANT: ICI

  • Récits instantanées

Carole Naggar

avec 22 photographies de Carole Naggar, Edouard Boubat, Bruce Davidson, André Naggar, Henri Cartier-Bresson, William Betsch, Sabine Weiss, Sophie Ristelhueber

Atelier de l’agneau, collection biophotos, 2019, 139 pages

Une constante de ma vie a été l’exploration des rapports entre mots et images, des étincelles qui parfois surgissent lorsque les uns se heurtent aux autres. Ce livre relate certaines de mes rencontres avec des personnes et des paysages ; de modestes formes d’illuminations (Satori), sans lesquelles ma vie ne serait rien je crois…

Carole Naggar

  • Traduire ou perdre pied, essai

Corinna Gepner

La Contre-Allée, 2019, 200 pages

« A mon sens, on ne traduit pas hors sol. On traduit avec toute son histoire, individuelle ou collective, avec tout ce qui nous a précédé et tout ce qui nous entoure.

J’ai essayé de montrer mon cheminement vers la traduction, pour faire comprendre ce qui habite mon travail, ce qui lui donne du sens à mes yeux, ainsi qu’un horizon. Et la façon dont il s’inscrit dans un rapport aux autres qui est bien plus vaste que le simple désir de donner à lire un texte. »

  • Un homme à l’abandon sauvé par le poème, poèmes

Michel Lagrange

Prix de poésie 2019 Yolaine & Stephen Blanchard

Les Presses littéraires, collection Florilège, 2019, 47 pages

  • Une flèche taillée par le vent, Poèmes

Gérard Lemaire (1942-2016)

29 pages 

  • Une voix troublant le vent – Poèmes choisis 1977-2018

Tuğrul Tanyol

traduction du turc par Yașar Avunç

Préface de Michel Cassir

L’Harmattan, Levée d’Ancre, Poésie, 2019, 141 pages

Tuğrul Tanyol est un poète singulier dans les territoires de la poésie turque contemporaine. Il naît des mêmes troubles et espoirs qui ont alimenté cette poésie d’une richesse impressionnante ayant su allier une prise directe sur la vie politique à une intériorité farouchement revendiquée par la très jeune génération. Tuğrul Tanyol a très tôt assimilé esprit de conquête et sens de la perte. On peut y trouver des traces de mélancolie propres à d’anciens combattants de la place publique voire de la clandestinité, mais le poète arrive à y échapper en jouant sur l’aspérité et la fluidité du temps à travers des instants privilégiés.

« Mon cœur court de derrière en avant

surpasse les barricades

Une voix troublant le vent

se balance au loin

Le temps meurt et se ranime juste ici,

maintenant. »

  • La Vie rien que la Vie toute la Vie, poésie minimaliste

Marcel Peltier

Postface d’Olivier Salon

éditions du Cygne, Paris, 2019 ; 60 pages

Ce recueil est l’aboutissement d’une recherche de style qui a duré plus de 30 années. Marcel Peltier a compris que son outil d’écriture était le minimalisme. C’est pour cette raison que le haïku l’a intéressé à la fin du siècle dernier. Oui, mais ! La forme « classique » articulée autour des 17 syllabes avec le rythme 5-7-5 lui a paru trop longue. Adepte depuis bien longtemps des techniques de l’OuLiPo, il a découvert le haïku oulipien généralisé proposé par Jacques Roubaud. Pour lui, ce fut un régal d’écrire des haïkus de 11 syllabes (2-3-2). et la contrainte du « 4 à 6 mots » de François Le Lionnais est devenue une évidence à suivre. Même plus, Marcel Peltier, encouragé par Olivier Salon (OuLiPo), propose des « pseudo-haïkus » sur deux lignes dans la lignée du sabi-wabi Zen. Une présentation forte, des césures fortes pour ralentir le rythme de ses poèmes ouverts à l’interprétation, à la recherche du silence.

Les revues suivantes :

  1. Art et poésie de Touraine 237, été 2019 ; 238, automne 2019 ; St-Cyr-sur-Loire, France
  2. Le bibliothécaire 2/2019, 2ème trimestre 2019 ; 3/2019, 3ème trimestre 2019 ;  Genappe, Belgique
  3. Bleu d’Encre 41, été 2019, Dinant, Belgique
  4. Cabaret 30, été 2019 ; 31, automne 2019 ;  La Clayette, France
  5. Le carnet et les instants 203, juillet à septembre 2019 ; 204, octobre à décembre 2019 ; Bruxelles, Belgique
  6. Chronique des musées gaumais 242, 1er semestre 2019 ; Virton, Belgique 
  7. Comme en poésie 78, juin 2019, Hossegor, France
  8. Coup de soleil 105, juin 2019
  9. Debout les mots 74, juillet à septembre 2019 ; 75 ; octobre à décembre 2019 ; Bruxelles, Belgique
  10. Eclats de rêves 65, 1er semestre 2019 ; Gaillac, France
  11. Florilège 176, septembre 2019, Dijon, France
  12. Le Gletton 519-521, juillet à septembre 2019 ; Chantemelle, Belgique
  13. Haies Vives 5, septembre 2017 ; Donnery, France
  14. Interventions à Haute Voix 60, Le chant du monde, 2ème trimestre 2019 ; Chaville, France
  15. La lettre de Maredsous 48ème année, 2, août 2019, Yvoir, Belgique
  16. La lettre des Académies ; 1000 Bruxelles
  17. Libelle 310 à 315, avril à octobre 2019 ; Paris, France
  18. Les moments littéraires 42, 2ème semestre 2019, Paris, France
  19. Nos lettres 30, juin 2019 ; 31, septembre 2019 ; Bruxelles, Belgique
  20. Plumes et pinceaux 144, juin 2019 ; Mons, Belgique
  21. Poésie sur Seine 100, juin 2019 ; Saint-Cloud, France
  22. Portique 115, juillet à septembre 2019 ; 116, octobre à décembre 209 ; Puyméras, France
  23. Reflets Wallonie-Bruxelles 60, avril à juin 2019 ; 61, juillet à septembre 2019 ; Bruxelles, Belgique
  24. Regard ‘Ardenne 24, été-automne 2019 ; La Roche-en-Ardenne, Belgique
  25. Rose des temps, 34, mai-août 2019, Paris, France
  26. Science connection 60, mai à juillet 2019, Bruxelles, Belgique
  27. Septentrion 2/2019, 2ème trimestre 2019, Rekkem, Belgique
  28. Soleils & cendre 130, Blanc – Dans le silence du visible, septembre 2019 ; Bollène, France
  29. Transparence 3, septembre 2019, Ottawa, Canada

Service de presse n°56

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • alors que cognent et fondent ces îles tentant la danse, poésie

Stéphane Rosière

Partycul Suystem, 2018, 73 pages

Partycul System, micro-label de musique et de poésie, est heureux d’accueillir Stéphane Rosière, dont la langue contient ce mélange rare, qui parvient à nous transporter parmi des contrées toujours mouvants, dans les confins confus de nos maquis mentaux. Ces poèmes bâtis de minimalisme soufflent, avec une retenue salvatrice, sur des braises encore chaudes… surtout, je chante; sinon, que deviendrait le monde?

A travers ce pieux dédale en forme de vol plané rétrospectif, la parole libre de Stéphane Rosière est marquée par les grands héritages esthétiques du 20ème siècle, surréalisme, beat generation, poésie sonore et récit de l’intime ou encore lyrisme post-technologique, comme une sorte de prairie industrielle couverte de graminées synthétiques. La contemporanéité ici à l’oeuvre nous fait accéder à l’universel et à l’intemporel; elle nous offre la chance d’une heureuse délocalisation, gage quasi quantique de stabilité pour l’électron que nous sommes, le temps de pumer une floque.

Jouvence, espoir, faux jour, mini tragédie, audace, maroilles et sauvagerie, ébahissement, soupir, joie pure, oubli, désenchantement, inabouti, la liste serait longue des émotions que l’auteur parvient à faire éclore, au creux de nos puits cérébraux. Sans doute à la recherche de l’os définitif…

  • L’Arbre de Silence, poésie

Eric Chassefière

Sémaphore, collection Arcane, 2018, 71 pages

« Ici, les mots cherchent à sondier le réel, à fluidifier la parole, à relier au silence l’écorce du temps, chaque pas est un jaillissement, une approche dans la nudité du poème. »

  • L’arrière-pays n’existe pas, poésie

Gérard Le Goff

Encres vives, 2018, 12 pages

  • Au milieu de tout, poésie

Louis Bertholom

Peinture de couverture et dessins intérieurs de Laskal.

Editions Sauvages, collection Askell, 2019, 176 pages

Louis Bertholom, né en 1955 en Bretagne, poète, critique, est publié en 12 langues. Auteur d’une vingtaine de livres, deux CD, dex DVD, il collabore à des revues littéraires, figure dans une soixantaine d’anthologies et collectifs (France et étranger). Il donne des récitals avec des jazzmen, intervient en milieu scolaire et étudiant. Il participe à des festivals en France et à travers le monde. Il est lauréat du Prix Xavier-Grall pour l’ensemble de son oeuvre.

A travers le phénomène migratoire, Louis Bertholom questionne les obscurantismes: Ne sommes-nous pas déjà / des obscurs qui refusent / de voir et d’admettre? L’exil est un droit, quête culturelle ou survie, nulle frontière ne devrait contrer les individus dont le sort est d’errer car l’espace leur appartient. L’humain est toujours au milieu d’un tout, acteur de lui-même.

Avec beaucoup d’empathie, l’auteur tente ici une approche solidaire et lucide d’un monde en mouvement. Eternel errant, il observe et restitue avec acuité l’esprit des villes et des sociétés et nous fait voyager dans les couleurs de la vie.

Sensible, non dénué d’humour, un recueil bouleversant…

  • Besoin d’infini, poésie

Alain Clastres

Unicité, 2019, 62 pages

« Dans ce recueil, un des sentiments, une des idées est ce besoin d’infini que l’on peut ressentir, cet infini qui nous constitue, comme il constitue toutes choses, la dimension à laquelle au fond nous appartenons pleinement, mais qu’il est souvent difficile de sentir, de saisir dans l’immédiateté, le brouhaha à court terme de la vie quotidienne et qui peut nous laisser un sentiment d’isolement ou de manque.

Un des sentiments, une des idées aussi, est que la porte de cet infini est déjà là, dans chaque chose, dans chaque être… »

Vu par l’auteur

  • Le casque de plumes, poésie

Olivier Billottet

2018, 48 pages

  • La chambre des récoltes, poésie

Christophe Forgeot

Interventions à Haute Voix, 2019, 45 pages

  • La clémence du sable, poésie

Simon-Gabriel Bonnot

L’Harmattan, 2017, 68 pages

« Ce second recueil de Simon-Gabriel Bonnot s’inscrit, de façon parfois plus lyrique que le premier, dans une volonté de maintenir l’image à son stade de beauté brute. A travers la conception d’une trame continue, La clémence du sable se fait un livre-amant qui, pour peu que l’on accepte d’y mêler notre choix, livre les interprétations poético-philosophiques de l’auteur sur le monde qui l’entoure d’une sensibilité charnelle, pour reprendre l’atmosphère du premier livre de Simon-Gabriel Bonnot, publié dans la même collection.

Simon-Gabriel Bonnot est né en septembre 1999. il a fait l’expérience de la nouvelle et du théâtre avant de se consacrer à l’écriture poétique. Dans son travail, l’auteur est avant tout préoccupé par la densité du verbe qui révèle les éléments du monde dans leur âpreté. »

  • Les Constellations de Charles-Albert Cingria

Paul Sanda

Sémaphore, 2019, 115 pages

Je ne veux (et ne peux) parler de toutes les oeuvres de Charles-Albert Cingria, je laisse cela aux universitaires et aux éxégètes car c’est en poète que je désire parler de lui, dans toute sa générosité d’aueur profondément original et élevé, et non en analyste. Sans doute sera-ce le principe de ce petit livre, qui n’examinera l’oeuvre que pour tenter de vous en faire partager le merveilleux et la beauté, cette puissance émotionnelle qui porte très loin en soi la liberté créatrice.

Paul Sanda

  • Les contrées des âmes errantes, roman

Jasna Samic

Editions M.E.O., 2019, 431 pages

Dans leur modeste appartement parisien convoité par les promoteurs, Leana voit Aliocha se saouler chaque soir et compulser obsessionnellement ses documents familiaux. Ce naguère brillant informaticien, un des hommes les plus élégants de Sarajevo, est miné par son éternelle interrogation: son père, qu’il n’a pas connu, a-t-il fait rouler les convois de la mortavant de disparaître en 1945? Réquisitionné? Complice de l’innommable?

A travers trois journaux intimes des ascendantes d’Aliocha, celui de sa Babouchka Liza – une Russe qui a connu TolstoÏ et fui le bolchevisme jusqu’en Bosnie – celui de sa mère Irina et celui de son Omama Grete – émigrée de Vienne à Sarajevo – Lena raconte la saga familiale de son premier ex-mari, demeuré amant puis réépousé pour qu’il échappe à la guerre… Entrecroisement d’errances mêlées à la sienne propre d’amoureuse de l’art – Sarajevo, Istanbul, Londres, New York et surtout Paris – poussée par une farouche soif d’indépendance, en quête permanente d’authenticité, affrontant contre vents et marées les apparatchiks ubuesques, les mâles retors, les imposteurs littéraires, les snobs parisiens, les intégristes islamistes enfin.

Jasna Samic partage sa vie entre Paris et Sarajevo…

  • Des nuits au mixer, poésie

Marc Tison

Edith La Chienne, 2018, 110 pages

  • Du feu dans les brindilles, poésie

Aurélien Dony

Bleu d’encre, 2019, 65 pages

  • Enigme du seuil, poèmes et dessins

Rio Di Maria

L’arbre à paroles, 2018, 148 pages

  • Les fissures de l’aube, poèmes

Alain Fleitour

L’Harmattan, 2019, 95 pages

J’ai visité la terre celle peuplée d’humains, j’ai voyagé en ses contrées.

Alain Fleitour, homme pudique et fougueux, s’imprègne de ses rencontres, guidé par des mots sans éloquence gratuite, pour en devenir le témoin. Acuité, sincérité guident sa prose et ses strophes.

Des images puissantes en évocations subtiles et gracieuxes lui viennent de la nature. Leitmotivs de la neige symbole de pureté, de lumière, de l’hiver, des souvenirs, parfois de l’enfance, en opposition avec le sombre, le noir, la terre qui étouffe, la cendre qui disperse.

Beaucoup de petites merveilles nous laissent sans mot et nous surprennent par leurs fulgurances. Une qualité d’écriture souvent étonnante dans la précision des sujets qu’elle convoque, des situations dont elle témoigne.

On retrouve le goût salutaire de la poésie qu’on aime. Une poésie qui ne renonce pas, une poésie de renaissance où les mots suggèrent un salut bien meilleur qu’une consolation. Une poésiequi dénonce parce qu’elle se veut révolte et lucidité, un souffle qui donne au poète de simplement se tenir debout et solidaire des autres.

  • Les Fondateurs suivi de La fontaine d’eau et de feu, poésie

Anne Michel

L’Harmattan, 2018, 86 pages

« Dans notre maison de vacances en Charente, les étagères des bibliothèques croulaient sous les livres. Je lisais beaucoup. L’année de mes dix ans, j’avais déniché un exemplaire du Roland furieux de l’Arioste, illustré de gravures par Gustave Doré, ouvrage monumental, à la couverture cartonnée rouge sombre ornée de caractères dorés.

Je vibrais à ces descriptions d’évènements inspirés par l’Histoire. Il y avait là, grâce au génie des mots et à la tension rythmique de l’Arioste, assortis aux dessins presque délkirants de Gustave Doré, le mystère de l’humain, de son apparition, de son temps et de ses lieux. C’est le fil conducteur du recueil Les Fondateurs, de la Genèse.

Ce recueil fabule le chemin des Hommes, de l’ère du surgissement à celle de leur présence, de leurs actes et de leurs oeuvres. Dans un élan d’inspiration épique sans oublier que chaque poème, ce point du souffle où tout fait sens, est un acte pour, contre ou avec l’humanité.

Après des études de philosophie à la Sorbonne, Anne Michel quitte la France pour la Côte d’Ivoire. Elle y séjourne plusieurs années, enseigne le français tout en suivant un cursus d’Histoire de l’Afrique à l’Université d’Abidjan. De retour en France, elle exerce le métier de journaliste et critique littéraire à Harper’s Bazaar France et à L’Officiel de la Mode. Elle se consacre pleinement à l’écriture.

https://www.annemichel.fr

  • Fractales, poésie

Dario Pellegrini

avec 6 collages originaux d’Agnès Trousselard

Les solicendristes, 2018, 49 pages

Dario Pellegrini, voyageur inépuisable entre les lignes. Dislocation régulière à l’infini, Fractales puise dans les failles, les trous noirs puis paraît rebondir là où beautés et traces rejoignent quelque mythe.

Le poète essaie d’y saisir les vibrations profondes…

Fractures fatales, peut-être jusqu’à l’Etoile et la nature vraie? Ordo ab chaos?

Ou simplement les échos d’un cheminement intime, tels éclats, inflorescence et vie.

A côté de cet espèce de kaléidoscope de réalités fractionnées, et en contrepoint, les collages d’Agnès T. nous disent, déchirés, reconstruits, leur clin d’oeil si espiègle et leur vraie liberté, danse,chant de signes…

  • Hawking; Etoile sans origine, poésie

Catherine Andrieu

Editions Rafael de Surtis, Collection Pour un Ciel désert, 2018, 37 pages

  • Hiver de peur, conte des saisons pour enfants

Jeanne Champel-Grenier

Orthez, 2016, 42 pages

  • Intermède vénitien

Gérard Le Goff

Encres Vives, collection Lieu; 2019, np

  • Je vous regarde partir, poèmes

Christine Van Acker,

L’Arbre à paroles, 2019, 65 pages

« La première chose qui m’est venue à l’esprit en écrivant ce livre, c’était le souvenir de mon père qui m’apprenait à lire quand j’avais cinq ans, lui qui n’était pas allé plus de trois ou quatre ans à l’école primaire, lui pour qui l’écriture était « utile ». Assise sur ses genoux, sage, docile, désireuse de savoir ce que cachaient ces signes mystérieux, je suivais le chemin de ses larges doigts sur les lignes de La petite chèvre turbulent. Il dissipait, avec le dévoilement de ce premier livre, la brume qui me cachait l’autre sens des mots quand ils sont fixés sur le papier. Il ouvrait les portes de mon émancipation. Il me montrait le chemin de mes futures évasions. »

  • Mots

Philippe Jaffeux

Lanskine, 2019, 72 pages

Alphabet

L’alphabet surgit comme un événement irrationnel; une manifestations transgressive suscite une sortie de l’écriture au moyen même de l’écriture; les lettres déjouent, de ce fait, une fuite vers un idéal ou un absolu extérieurs à elles-mêmes. L’alphabet, entendu comme un ensemble d’éléments premiers, incarne une puissance susceptible de tout remettre en cause.

  • Le parfum du monde, poèmes de Java

Eric Chassefière

Encres Vives, collection Lieu; 2018; 20 pages

  • Passants, poèmes

Gérard Le Goff

Encres Vives, 2019, 16 pages

  • Poètes et artistes du Bal Blomet durant l’Entre-deux-guerres

Patrick Picornot

Parole & Poésie, 2019, np

  • Le reste du feu, poèmes

Gérard Le Goff

Encres vives, 2019, np

  • Saint-Pol-Roux –Le Cosmographe des Confins

Bruno Geneste / Paul Sanda

préface de Jacques Goorma

Rafael de Surtis / Editinter, 2018, 169 pages

Le présent ouvrage tente une véritable instrospection dans l’oeuvre du poète symboliste Saint-Pol-Roux, grand explorateur des confins intérieurs. C’est au plus près des limites, en l’espace antédiluvien du littoral breton, que le Magnifique élabore une grande partie de son oeuvre de poète-penseur; de l’inexprimable beauté, tendue à l’extrême depuis le promontoire dressé au-dessus des flots (le Manoir du Boultous, à Camaret) qui fût pour cet homme de l’écume un observatoire de haute amplitude. Saint-Pol-Roux épousa, tout au long de sa vie, cette recherche rimbaldienne du lieu et de la formule, d’une localité du vide et de lumière où tant de traces ont pu se perdre dans l’infinie beauté des vacuités. Ainsi marchons-nous aux côtés de celui qu’André Breton désigna comme l’un des plus fins précurseurs du surréalisme, un poète à la parole de haut vol, un être à l’esprit vif arpentant les contours abrupts de la côte sauvage. C’est avec les sens si aiguisés que, passant à travers les formes du réel, le Mage de Camaret déposa alors, dans les coeurs, d’étranges vigueurs qui, au plus profond, travaillent à un prolongement, à une extension des plus subtiles, à l’élévation d’une poésie spirituelle finalement dégagée de toute contingence…

  • Saperlipopette!, album pour enfants

Jeanne Champel-Grenier

France Libris, nd, 77 pages

  • Sidérales, poèmes

Tristan Alleman

Traverses, 2019, 75 pages

Tristan Alleman publie des textes courts, des nouvelles, des « fusées » que l’on peut appeler parfois poèmes, des histoires. Sidérales rassemble des textes écrits dans un espace de vingt-cinq ans, des formes d’amour courtois contemporain, des suppliques, des hommages, des chants, des mélancolies.

Ses textes enchantent pour mieux embrasser ce qui nous permet d’être au monde et de le trouver beau.

« Elle a libéré les oiseaux.

La cage est ouverte.

Le ciel est immense.

Il a absorbé les ailes, les gestes, les mouvements.

Le ciel est bleu d’oiseaux. »

  • Spécial Silvaine Arabo

Encres vives, 2019, 16 pages

  • Les tulipes du Japon, roman

Isabelle Bielecki

M.E.O., 2018, 238 pages

Une histoire d’amour (qui finit mal, mais…)

Une histoire de guerre des nerfs dans une entreprise japonaise (qui finit bien, mais…)

Et des souvenirs qui balisent six journées d’une vie de combat.

Car rien ne se donne à une jeune immigrée, même quand elle est décidée à pleinement s’intégrer. Il faut se battre pour trouver une forme de bonheur, se démener pour garder sa place dans le monde professionnel, particulièrement s’il est transplanté d’une autre culture et ne se greffe pas facilement.

Les revues suivantes :

  • Art et Poésie de Touraine 236, printemps 2019
  • Le bibliothécaire 4/18 et 1/19, octobre 2018 à mars 2019
  • Cabaret 29 ; printemps 2019
  • Le carnet & les instants 201 et 202 ; 1er  et 2ème trimestre 2019

« Dans le domaine littéraire, le « simple » fait d’être publié à compte d’éditeur constitue en soi une consécration, tant les appels sont nombreux et rares les élus. Une fois le livre publié, les auteurs peuvent légitiment nourrir d’autres ambitions et caresser l’espoir que leur ouvrage sorte du lot et atteigne d’autres formes, supérieures, de reconnaissance. Le constat est toutefois identique à celui du stade précédent : il y a beaucoup d’appelés pour peu d’élus… Chacun à leur façon, Pierre Mertens, Adeline Dieudonné et Amélie Nothomb ont régné sur cette rentrée littéraire, mais leurs parcours respectifs rappellent surtout qu’en littérature, il n’est de rois sans faiseurs de rois, et d’auteurs sans lecteurs, qu’ils soient professionnels ou non. »

  • Comme en poésie 76 et 77, décembre 2018 et mars 2019
  • Debout les mots 72, janvier à mars 2019
  • Eclats de rêves 64, 2ème semestre 2018
  • Florilège 174, mars 2019 ; 175, juin 2019
  • Le Gletton 512 à 516, décembre 2018 à avril 2019
  • Intervention à Haute Voix 59, 4ème trimestre 2018
  • La lettre de Maredsous, 48ème année, 1, avril 2019
  • Libelle 307 à 309, janvier 2019 à mars 2019
  • Mot à Maux 7, septembre 2018 ; 8, mars 2019
  • Nos lettres 28, décembre 2018 ; 29, mars 2019
  • Portique 114, avril à juin 2019
  • Reflets Wallonie-Bruxelles 58, octobre à décembre 2018
  • Rose des temps 32, septembre à décembre 2018 ; 33, janvier à avril 2019
  • Septentrion 1/2019, 1er trimestre 2019
  • Soleils & Cendre 127 ; décembre 2018

Textes et toiles… fils de soi ; volume 1

« Ce numéro constitue le premier volume d’un ensemble qui en compte deux : une sorte de numéro double. Il en est ainsi pour des raisons pratiques. Les textes des deux numéros ont tous été amorcés lors des Rencontres d’Ecriture deVilledieu, aucours de trois ateliers.

Les participants ont mené, parallèlement à l’écriture, un travail de création plastique en coopération. Quelques images en sont restituées dans les pages de ce numéro. L’ensemble est disponible sur le site de la revue. Le texte collectif, créé dans l’effervescence du groupe, figure à la fin de chacun des deux volumes. »

Service de presse n°55 – décembre 2018


Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Anthologie de poésie chinoise – Modernité 1917-1939 & 1987-2014 – Edition bilingue

Shanshan Sun et Anne-Marie Jeanjean

L’Harmattan, collection Levée d’ancre, 2018

Shansan Sun et Anne-Marie Jeanjean traduisent avec justesse des poèmes chinois écrits entre 1917 et 1939, 1987 et 2014. Les rapports de ces poèmes à l’inoubliable tradition qu’ils bouleversent sont souvent tourmentés, parfois apaisés. Ils témoignent de formes diverses d’oppression dont les pesanteurs quotidiennes. Mélancoliques ou ironiques, d’amour ou de révulsion, ils ne se résignent pas à la réalité massivement établie et au langage en cours.

Chen Dongdong évoque un poète des temps anciens qui se moque de son bourreau et pour lequel, au loin, le soleil couchant dessine une aura dorée, celle qui surgit au crépuscule, juste avant l’annonce d’une nouvelle néfaste…

Zhang Zao parle de fleurs de prunier qui tombent et d’une jeune fille nageant dans la rivière comme de choses dangereuses et vraiment belles…

Des voix singulkières et de portée universelle, la liberté et la beauté chaque fois résurgentes.

Christian Cavaillé

Shansan Sun est spécialiste de la poési chinoise du VIIIème sièce, professeur, peintre et calligraphe. Il est l’auteur des encres de la couverture et des pages intérieures.

Anne-Marie Jeanjean est écrivain; elle explore les voies plurielles de l’écriture, travaille sur la période Shang de la culture chinoise et sur l’écriture visuelle.

  • L’Armistice se lève à l’Est, nouvelles

Jean-Marc Rigaux

Murmure des soirs, 2018

L’Armistice, 11 novembre 1918.

Onze heures du matin. Il gèle.

Tout s’arrête. L’aube d’un monde nouveau.

Onze nouvelles.

Soldats, mères, épouses, frères, orphelins, civils, descendants, un juge, un avocat, un accro à l’absinthe. Tous confrontés à l’expérience intime de la guerre.

Histoires de l’Histoire.

  • Au-delà de Kuiper, poèmes

Michel Thibeault

2018

L’auteur est né en 1972. Un long périple le porte assez tôt des côtes mouvantes et fumantes de la Réunion à la capitale. Son premier éveil musical fut Strauss, un vers de Racine fit s’écarquiller ses yeux. Ni prémices ni révélations, plutôt une intuition, qu’il réentendrait ce chant, ce rythme, ces sonorités étrangement familières plus tard, une fois franchis les Charybde et Scylla de l’existence…

  • Aujourd’hui est habitable, poèmes

Cathy Garcia Canalès

Cardère, Lirac, France, 2018

« bientôt nous irons nous aimer

la tête ourlée de pluie

couchés dans le foin

avec dans le coeur

un rêve encore salé

nos poitrines sentiront

la sauge et le lilas

nous irons allumer

un feu de souches veinées

dans le taillis des rides »

  • Charlie Chaplin – Le rêve, essai

Adolphe Nysenholc

M.E.O., Bruxelles, 2018

Le Rêve est vraiment un très beau texte que vous devez vite publier, car il reprend ce qu’il y a de plus original dans vos travaux pour le prolonger et le synthétiser de façon définitive. La dimension la plus nouvelle, i.e. l’aller-retour entre la vie et l’oeuvre, renouvelle l’interprétation de façon extrêmeemnt convaincante.

Francis Bordat

Un des tout meilleurs spécialistes mondiaux de Charlie Chaplin.

Positif, Paris

  • De l’inachèvement des jours, poèmes

Gérard Le Goff

Encres Vives, collection Encres Blanches, 2018

  • Les derniers jours du Moi, roman

Luc Templier

Weyrich, Neufchâteau, Belgique, 2018

S’en revenant de guerre, un homme découvre son nom gravé sur le monument aux morts de son village. Un choc existentiel qui le pousse épeudument à la recherche de lui-même… Dans ses carnets intimes, le fantasque héros nous précipite alors dans une quête insolite où se disputent sagesse et folie, rire et tragique, vrai et faux, un dépouillement jusqu’à l’os, avec pour question lancinante: que reste-t-il quand nous avons retiré de nos vies tout le superflu?

A travers cette fable douce-amère, au ton jubilatoire, Luc Templier revisite ses thèmes de prédilection: l’art, l’humour et la féminité… trois planches de salut. Un roman puissant, inclassable, d’une originalité parfaite sur la question de l’identité.

  • Le dieu des pierres, roman

Lorenzo Caròla

Traverse, 2018

« C’est parce qu’ils coïtaient que nous existons », dit Pascal Quignard dans son essai Le sexe et l’effroi. A la fois acte procréateur et nécessité narcissique, le récit de l’apprentissage de la sexualité d’un père n- architecte au long cours en Afrique – à son fils – le narrateur – dans les bordels de Naples à la fin des années 1940, est relaté ici, au moment du passage de ce dernier à l’âge adulte, au hasard d’un naufrage rocambolesque entre le fleuve Niger et le désert du Sahara.

Un roman d’initiation, d’aventure, d’amour et une écriture en subtiles vagues…

  • En chemin, poèmes

Alain Clastres

Unicité, 2018

Alain Clastres est un poète à part dans le sens où il n’explique pas ce qu’il est, mais ce que nous sommes en notre profondeur qui vient du sans-nom. Ce silence qui est toujours là, quoi que nous fassions, il nous invite à le sentir dans la présence de la nature, en en soulignant parfois un détail qui fait mouche à la manière des haïkus.

Il en va de même lorsque ce poète nous parle d’art pictural, de musique ou de poésie, il parvient à la fois à être objectif ou plutôt sans discours émotionnel, comme pour toucher l’essentiel, dans la simplicité des mots qui résonnent en nous.

Sa poétique tend vers le dépassement des concepts et ne s’attache qu’à la source de notre silence. Alain Clastres questionne, mais ne donne jamais de réponse, peut-être justement parce que la question est la réponse elle-même.

  • Enigmes du seuil, poèmes et dessins

Rio Di Maria

L’Arbre à paroles, 2018

« Le poème résiste

à tous les imbroglios de la vie

Voir

Etre regardé

l’accident

c’est survivre »

  • L’escalier, poèmes métaphysiques

Olga Votsi

Présentation et traduction du grec moderne par Bernard Grasset

Le Taillis Pré, 2018

« Sur les rainures incandescentes de la vertu

tout le jour vous vous penchiez,

tout le jour vous vous taisiez.

Vos entrailles étaient pr!s de s’embraser,

vous avez bu la lave bienfaisante,

vous vouiez montrer comment de tout son corps

seul survit le petit doigt de l’homme.

L’abysse vous offrait l’éblouissement

et vous l’avez à nouveau porté de vos deux mains jointes

pour le boire comme un céleste breuvage

dans une coupe si rare… »

Olga Votsi, née en 1922 et morte en 1998, poète, essayiste et traductrice, a été, de manière singulière, une aventurière de l’esprit. Immergée dans le monde, arpentant avec ardeur les chemins de la terre, elle a écrit une oeuvre humaniste, habitée d’une vibrante vie intérieure en constant dialoge avec l’extérieur, une oeuvre en quête d’absolu. Dans son ample langage se mêlent les figures de l’hellénisme, les symboles bibliques et les métaphores de la modernité.

Lire Olga Votsi, c’est traverser des pays à la fois familiers et étrangers. De son oeuvre s’élève, originale, unique, une parole poétique profondément métaphysique qui résonne jusqu’au seuil du XXIème siècle.

Bernard Grasset, extrait de la préface

  • Est-ce que tu as la clé?, témoignage

Françoise Tefnin

Murmure des soirs, 2018

« C’est pour trois jours! »

Nous sommes le 19 janvier 2005. Tu viens d’en prendre pour cinq ans, mais tu ne le sais pas. Nous non plus. Tu refuses ton admission dans cette maison de repos.

Catégoriquement.

Rien ne nous prépare à jouer le rôle de parents de nos propres parents. Comment incarner cette nouvelle posture à leur égard, affronter leurs demandes impossibles, leurs refus, leurs silences, la vieillesse implacable, les incompréhensions des institutions? Comment préserver ce qui peut l’être? Si possible, jusqu’au bout.

  • Et langue disparaît, poèmes

Gérard Leyzieux

Stellamaris, Brest, France, 2018

« La langue répète des sons usagés » qui annoncent « la fin du dit ». Le temps s’acharne à modifier notre quotidien, à perturber notre langue. Petit à petit les mots s’effacent, tout ne tient qu’à un fil, un filet de voix qu’étreint le silence sous la vague dévastatrice de l’âge.

Dans un contexte d’intrusions, d’errements et de parcours impromptus l’expression elle-même enregistre des bouleversements linguistiques: néologismes, formes agrammaticales, ruptures syntaxiques, ponctuation flottante, accords distendus, inattendus ou impossibles, perturbation de la référence énonciative manifestent le processus de « disparition » qui oeuvre implacablement.

Malgré ces mains lancées vers l’ailleurs, au bout de la langue la sentence sans appel de la solitude tord le « je » qui, finalement, coupe le son afin de ressentir ce souffle, venu du fond du temps, qui le mène à « la totalité d’être ».

  • Femmes de Rops, roman

Michaël Lambert

Murmlure des soirs, 2018

A la suite d’un attentat pâtissier sur une toile de Félicien Rops, l’inspecteur des assurances Jean Desjardins est engagé par les responsables du musée Rops pour évaluer les dommages. Cette enquête de routine se transforme bientôt, grâce à l’intervention d’une jeune assistante passionnée, en une quête des traces de l’artiste anticonformiste du XIXème siècle.

Qui a intérêt à récupérer la mémoire de Félicien Rops, peintre sulfureux et amoureux des femmes: les amateurs de tartes à la crème potaches, les bourgeois collectionneurs d’art rentable ou le petit inspecteur qui rêve de raviver sa vie sentimentale?

Une biographie romancée de Félicien Rops, qui joue à réinventer le présent à partir d’un passé fantasmé et de la correspondance de l’artiste, pour mieux croquer les rapports entre l’art, l’argent et l’amour.

Michaël Lambert vit à Liège où il est très impliqué dans la vie associative et culturelle. Auteur d’un premier roman, Mad, qui a connu un franc succès, il écrit également du théâtre, des nouvelles, des scénarios de bandes dessinées et de la poésie. Il est connu sur les scènes sous le pseudonymle de « L’homme chouette ».

  • Fenia ou L’acteur errant dans un siècle égaré, roman – récit

Lev Bogdan

M.E.O., 2018

A la fin du XIXème siècle, les Doukhobors, secte chrétienne communiste et pacifiste, sont persécutés par le tsar. Lev Tolstoï finance leur émigration vers le Canada, qu’organise son disciple Léopold Soulerjitski. Lors d’une escale, une fillette égarée d’un autre exosde est adoptée par l’infirmière de Fenia Koralnik.

Pour échapper aux pogroms qui se multiplient, nombre de juifs fuient l’Empire russe. Parmi eux, Jocob « Yankele » Adler, le Grnd Aigle du théâtre yiddish d’Odessa, qu’interdit le pouvoir tsariste. Après un séjour à Londres, il ira aux Etats-Unis constituer le socle de ce qui deviendra le théâtre de Broadway…

L’auteur, à travers le regard de Fenia, retrace le parcours eratique des plus importants monstres sacrés du théâtre et de l’écran, Jacob Adler et sa fille Stella, Richard Boleslavski, Michaël Checkhov, Maria Ouspenskaïa…

Une saga passionnante; enrichissante aussi, tant l’idéal de ces acteurs et pédagogues tranche sur l’aspect égotique et commercial qui d’ordinaire nous est présenté…

  • Gésir – Tombeau d’Icelle, poèmes

Emilie Gévart

La chouette imprévue, Amiens, France, 2018

D’une voix vive et bouillonnante, Emilie Gévart nous partage dans ce premier recueil un message d’amour à sa grand-mère disparue.

Des souvenirs du quotidien à la célébration du verbe, on y vit l’urgence d’écrire les instants partagés pour ne pas oublier.

La poésie se fait ici héritage précieux, témoin de l’absence, épitaphe de retrouvailles au delà du temps.

  • Jusqu’à la cendre, poèmes

Claude Luezior

Librairie-Galerie Racine, Paris, 2018

Afin que nul ne les ébruite, ces poèmes et proses ont été commis par une âme nocturne. Au fil de rêves et de combats, au gré de désirs, d’angoisses et de révoltes. Peut-être un jour, un archéologue trouvera-t-il une pierre de Rosette pour en révéler le sens? Une pierre noire, nervurée de signes cabalistiques. Ou une météorite jetée dans l’espace par un dieu bienveillant.

Traduira-t-il les lignes du poète en une langue enfin compréhensible? De sa truelle, découvrira-t-il dans le grès cette épitaphe:

A satiété, des Sibéries dans nos coeurs: à quand un peu de réchauffement poétique?

Mais toi, mon Lecteur unique, toi qui en as déjà le code, garde jalousement ce recueil sous ta manche. Et pour l’instant du moins, ne le confie qu’à un ami.

  • Laisse tomber la poussière, poèmes

Olivia Del Proposto

Petit Rameur, 2018, 24p. A6

  • Mémoire vive des replis, poèmes

Marilyne Bertoncini

Editions Pourquoi viens-tu si tard?, 2018

Est-ce tenter l’impossible que vouloir donner forme au passé, matière à ce qui fut et n’a laissé que des traces de sa dispartion, que faire ressurgir du néant le sens et la mémoire?

Avec une langue et des images précises et puissantes, sous les plis cumulés, déployés, déroulés indéfiniment du passé et du présent, comme l’incessant mouvement des vagues, ce livre donne voix à ce que le temps a recouvert, parole aux murmures de tout ce qui habite nos mémoires.

Par son regard posé sur les détails du monde, Marilyne Bertoncini, mêlant les sources vives et fluides de son imaginaire, nous offre un accès à l’infini de notre propre mémoire.

Carole Mesrobian

  • Sensations dérivées, poèmes

Eva Pechová

D’Ici et d’AilleurS, collection « Voix d’aujourd’hui », nd

Laisser exister ces vers, c’est comme retrouver un souvenir oublié et réprimé. Trouver une autre façon pour le nommer. C’est comme redécouvrir les mots, les dérivées des sensations. Ce recueil est une recherche dans le temps et dans l’espace, des questions qui s’ouvrent à travers les images accumulées, les jeux de mots, les petites futilités quotidiennes. Ce ne sont que les sensations éprouvées plus de mille fois mais jamais les mêmes, les sensations dérivées prononcées avec une telle urgence d’être dites à l’heure.

  • Sur les traces de la Louve, récit de vie

Guy Denis

L’Harmattan, 2018

Quels sont les secrets d’une vocation? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs? A priori, être galeriste, c’est vivre entre l’économie et l’esthétique, c’est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l’emporte et comment passer du numéraire à l’esprit, du matériel au spirituel? A travers quelques anecdotes et faits saillants d’une carrière de vingt ans, l’auteur tente de répondre à ces questions.

Guy Denis est né à Bruxelles en 1942. Il a passé son enfance dans une ville en ruines, détruite à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Essayiste, romancier, poète, dramaturge, il a fondé avec son épouse la galerie d’art La Louve s.a. en 1997. l’écrivain est président de l’Académie luxembourgeoise, il a publié deux romans aux éditions L’Harmattan.

  • Les trains qui roulent sur la mer…, poèmes

Sydney Simonneau

Interventions à Haute Voix, 2018

Les revues suivantes :

  • Arpo n°74, automne 2018
  • Art et Poésie de Touraine n°234, automne 2018

Une revue élégamment illustrée en couleurs ; poèmes de Jean Gallé, Guy Péricart, Nadia-Cella Pop, Eric Jouanneau, Catherine Réault-Cosnier, Rémi Godet, Yvan Jade, Frank Dardalhon, Claude Felgerolles et autres ; chroniques de lecture…

  • Bleu d’encre n°40, hiver 2018
  • Cabaret n°28, hiver 2018
  • Debout les mots n°71, octobre à décembre 2018
  • Décharge n°179, septembre 2018 ; 180, décembre 2018
  • Florilège n°172, septembre 2018

La poésie me semble être une forme de « dire autrement », capable d’évoquer, entre ses mots et ses silences, les mystères de l’indicible. Elle tient au corps, au cœur, autant qu’à la pensée… 

Patrick Lefèvre, dans son éditorial

Des poèmes, des nouvelles, des articles (un hommage à Paul Valéry ; est-ce que la poésie peut encore évoluer?… ; poésie révolutionnaire d’Angola), des chroniques et notes de lecture très pointues, bref une revue qui tient le haut du pavé… et une équipe qui semble bien dynamique…

  • Florilège n°173, décembre 2018
  • Le Gletton n°507-508, juillet-août 2018 ; 509, septembre 2018 ; 510, octobre 2018 ; 511, novembre 2018
  • La lettre de Maredsous, 47ème année, n°2, septembre 2018 ; 3, décembre 2018
  • Libelle n°302, juillet-août 2018 ; 303, septembre 2018 ; 304, octobre 2018 ; 305, novembre 2018 ; 306, décembre 2018
  • Nos lettres n°27, octobre 2018
  • Plumes et pinceaux n°142, décembre 2018
  • Portique n°112, octobre à décembre 2018 ; 113, janvier à mars 2019
  • Rose des temps n°30, janvier-avril 2018 ; 31, mai-août 2018
  • Septentrion n°3/2018, 47ème année, 3ème trimestre 2018

Service de presse n°54


Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Abécédaire d’un coeur rebelle

Dorota Walczak

L’oeil ébloui, collection poésie, 2018

www.loeilebloui.fr

Murmures en confitures. Confitures en myrtilles.

Myrtilles mythiques de tes mots mystérieux.

Mystère de tes mots, de mes mots.

Mémo de la confiture sur tes lèvres.

Mémo des mots en myrtille.

Abécédaire d’un coeur rebelle témoigne de la fascination de l’artiste pour la langue française. Ces mi-poèmes mi-histoires – espiègles, sensuels, drôles ou sérieux – sont nés d’une rébellion face à la difficulté d’exprimer le monde et soi-même dans un langage personnel et dans une langue étrangère.

Les dessins réalisés à l’encre avec un bout de branche de groseillier font partie intégrante de ce voyage incongru à travers les lettres et les êtres.

  • Alors la nuit délivre la nuit des livres, poèmes

Jeanne Champel Grenier

France Libris, 2018

  • Cahier de songes, textes en prose

Gérard Le Goff

Encres vives, Encres blanches, 2018

  • Cathédrale boraine, poèmes

Remo Pozzetti

Préface de Joseph Bodson

Le Non-Dit, 2018

lenondit.revue@gmail.com

www.lenondit.eu

« Un poème qui ne ressemble à aucun autre poème, un hymne national qui est celui de toutes les nations, parce qu’il vient de dessous la terre, là où tous les hommes sont parfaitement égaux, sous le fardeau de leurs croix toutes pareilles.

Profondément religieux, de cette religion vraie que l’on ne trouve plus que chez ceux qui ont la force encore de blaphémer, de se révolter, témoins de Jéhovah, bâtisseurs de cathédrales. »

Joseph Bodson, extrait de la préface

  • Dans ce monde et dans l’autre, poèmes

Michel Santune

Editions Les presses littéraires, collection Florilège, 2018

Prix de poésie 2018 Yolaine & Stephen Blanchard

  • Le dieu des pierres, roman

Lorenzo Caròla

Traverse, 229 pages

« Je me suis levé et j’ai enfoui mon nez dans sa barbe, non sans une certaine appréhension, pour vivre l’instant le plus intensément sensuel de nos rencontres, le prélude et le final auxquels j’aspirais toujours avec une subtile trépidation. Lors de nos accolades, dont il n’était pas avare, je profitais de ce court contact pour la renifler avec délice. A chaque fois, je repensais à cette périphrase qu’enfant j’avais lue dans la « Chanson de Roland », et qui désignait Charlemagne comme « l’Empereur à la barbe fleurie ». »

« C’est parce qu’il coïtaient que nous existons », dit Pascal Quignard dans son essai Le sexe et l’effroi. A la fois acte procréateur et nécessité narcissique, le récit de l’apprentissage de la sexualité d’un père – architecte au long cours en Afrique – à son fils – le narrateur – dans les bordels de Naples à la fin des années 1940, est relaté ici, au moment du passage de ce dernier à l’âge adulte, au hasard d’un naufrage rocambolesque entre le fleuve Niger et le désert du Sahara.

Un roman d’initiation, d’aventure, d’amour et une écriture en subtiles vagues…

  • Hors de moi – Parole, poèmes

Daniel Simon

Traverse, 2016, 43 pages

« Quand on est « hors de soi »,

la parole souvent seule nous porte,

de son parfois suffit.

Des glossolalies, des gloussements,

des cris, des hurlements,

une voix de la profondeur,

de l’autre scène,

une voix singulière

qui met en forme une matière qui flottait

qui s’immiscait mais ne se déclarait pas.

Hors de moi

et vous allez m’entendre

Hors de moi

et vous allez voir. »

  • L’intercepteur de fantômes, récit

Daniel Fano

Traverse, 2018, 106 pages

B. Palmer est de retour à Bruxelles après plus de trois décennies d’absence! Tout ce qui a disparu entre-temps, c’est fou! Il cherche à  retrouver quelques personnages qui ont marqué sa vie ancienne. Un monde perdu réapparaît fugitivement dans une société vouée à la fabrication de l’oubli et à la falsification des faits: le Bruxelles des ultimes avant-gardes artistiques et littéraires, avec notamment la revue Luna-Park et le Théâtre Laboratoire Vicinal. Une évocation dépouillée de toute nostalgie, de toute condescendance, où pointe l’ironie caractéristique d’un auteur fort singulier.

  • Intravagues, poèmes

Christian Cavaillé

L’Harmattan, Levée d’ancre, 2018

Poèmes qui s’immergent dans les combes sombres, les zones incertaines parsemant nos intervalles et font surgir des nuées indistinctes quelques éclats où

durent bruitent boxent

arythmiques lueurs

impairs insolubles

dans l’air du temps

Ils font droit à l’insistance de choses vagues en tous sens pour exhausser le pouvoir de mots diseurs-voyeurs

des choses blessantes

aux doijts douces

à voir comme

fleurs de ronciers

des choses en

mots armés des ombres

ces mêmes choses et

tant d’autres en

ton absence

  • Langue interdite – langue a-mère

Marie-Josée Desvignes

Alcyone, 2018, 40 pages

« Une voix dans la nuit

accroche tes sanglots

au manteau des poètes

et court dans leur nuit voler la volupté;

la lune est sa complice,

ses conquérants tes frères,

fils et filles du ciel, oiseaux de volupté,

redonnez à l’esprit des lieux

la couleur de leurs cris…

*

Nommer la parole absente

au seuil des souvenirs

dire le rien dire le tout.

Plus que jamais

continuer

entreprendre un chemin de vérité

qui mène à toi à l’insu des autres;

une larme coule au fond de ma gorge

et ma main pleure

sous l’étreinte

écarte les restes de ta nuit. »

Extraits

  • lumière, doucement, poèmes

Marian DRĂGHICI

Traduction du roumain et postface de Sonia Elvireanu

Préface de Michel Ducobu

L’Harmattan, 2018, 114 pages

Cette longue litanie déchiquetée a été écrite par un stupéfiant poète. Les métaphores superbes l’attestent, ainsi que l’incroyable liberté dans l’expression de la révolte et de la désespérance. Qu’aurait pu écrire cet homme s’il n’avait pas autant souffert, qu’aurait-il fait de sa liasse de feuilles blanches s’il ne s’était pas jeté dans le brasier du rêve et des fantasmes pour oublier cette qu’il a aimée passionnément et entièrement perdue? Corps et rire, lumière douce et soie de ses yeux. Le poète a vécu ce rêve d’aimer follement une femme. A la mort de celle-ci, il ne lui reste plus que le rêve fracassé, affreux, délirant, traversé par des images morbides, fantasmatiques, gavées d’alcool et du poison de la mémoire impuissante. Le récit, éparpillé en quelques poèmes aux titres saugrenus, se déroule au rythme des réveils et des crises aiguës de lucidité, au mépris de la logique et de la cohérence. Ce qui importe pour ce naufragé de l’amour et de l’espoir, c’est de résister encore, par le seul pouvoir des mots, à sa propre destruction.

Extrait de la préface, Michel Ducobu.

  • Les nombreuses étendues ouvertes de la mer – Voyage au cercle polaire arctique

Françoise Delmez

Illustrations de Claire Ducène

Préface d’Olivier Terwagne

Traverse, 2018

http://editionstraverse.over-blog.com

En 2017, Claire Ducène et Françoise Delmez ouvrent une caisse contenant les souvenirs d’une croisière effectuée en 1929 par Léon Losseau sur les mers de Norvège. En 2018, elles s’envolent pour Oslo, gagnent Bergen en train et embarquent sur un navire en direction du nord et de la frontière russe. Durant leur périple, elles tâchent, en suivant les traces presque effacées des pas de Léon Losseau, de retrouver la source des émotions ressenties lors de l’ouverture de la caisse. Françoise Delmez révèle aujourdhui le journal fragmentaire de cette aventure, par-délà les genres, le temps et l’espace.

  • Notes découpées du Japon

Textes de Benoît Reiss

Encres de Junko Nakamura

Esperlète, 2018

esperluete.editions@skynet.be

www.esperluete.be

Un Français installé au Japon y enseigne sa lanque à des Japonais passionnés par les complexités de la conjugaison française. De son regard d’étranger, admiratif et étonné, curieux et séduit, il observe les gens, la nourriture, la nature.

Avec une écriture dépouillée, contemplative et sans artifice, Benoît Reiss décrit quelques moments de cette vie, framents découpés dans le continu de l’existence, autant d’instantanés qui racontent la beauté et la poésie des « petites choses » du quotidien nippon.

Les encres de Chine de Junko Nakamura, entre paysages exotiques et détails ordinaires, ponctuent ce récit et habitent l’espace entre ces « notes découpées », qu’elle rassemble d’un trait de pinceau.

  • La passion selon Saint-Mars, roman

Gérard Adam

Depuis la fermeture de la carrière qui le faisait vivre depuis la nuit des temps, Saint-Mars s’est assoupi à l’ombre de sa fameuse église romane, bercé par les joutes oratoires que se livre un duo d’inséparables, Stanislas le curé polonais et l’instituteur Socrate, athée de choc.

Un soir, une algarade éclate entre les joueurs de cartes et les derniers jeunes du bourg. Les uns et les autres se mettent au défi de monter pour la prochaine fête de Pâques une représentation de la Passion du Christ. Encore faut-il un candidat pour le rôle de Jésus. Et c’est là qu’entre en scène « l’étranger », pour une aventure qui va métamorphoser en profondeur tous ses protagonistes.

Gérard Adam renoue avec la verve pseudo-régionaliste du « Saint et l’Autoroute » pour continuer à piocher dans les interrogations qui sous-tendent son oeuvre d’agnostique à l’enfance imprégnée de religion chrétienne.

M.E.O., 2018

  • La plume traversière, poèmes

Jeanne Champel Grenier

France Libris, 2018

www.jeannechampelgrenier.com

  • La présence de l’aube, poèmes

Laurence Chaudouët

Alcyone, 2018, 62 pages

La poésie pour moi est une intime traversée d’un monde jamais entièrement révélé. C’est une exploration, et jamais une fin. La poésie n’est jamais faite, mais toujours à faire. Son monde n’est jamais donné, mais toujours dévoilé. Écrire le poème, c’est entrer dans une recherche – et ce que je recherche avant toute chose, c’est la présence. D’où le titre de ce recueil: « La présence de l’aube ». L’aube, comme un éveil au plus calme, au plus intense aussi: et cet éveil, je voudrais que le poème me le donne, le donne au lecteur, le lui prête plutôt, pour qu’il le porte vers d’autres mondes, d’autres lieux, d’autres expériences.

Laurence Chaudouët

  • Le rire du jeune crocodile – Une enfance au Congo belge de 1950 à 1960 – Récit d’une odyssée

Jean-Marie Dubetz

Traverse, 192 pages

Aux temps paisibles de la Colonie, un peu avant l’indépendance de ce qui va devenir le Congo RDC, un petit garçon voit le jour à Coquilatville sur l’Equateur.

Une barge accoste et le voyage de l’enfant peut commencer, entouré de ses parents et de son grand frère. Fermement, son père tient la barre. Cette histoire de vie et de voyage, d’initiation et de révélations se déroule d’Elisabethville (en amont) à Moanda (en aval).

Le rie du jeune crocodile délivre tout au long de l’odyssée de la descente du fleuve le rite de passage de cet enfant avant de prendre « le grand Bateau des blancs » qui l’emportera définitivement en Belgique.

A l’image de l’immense serpent offert par son père au zoo de Léopoldville, le petit Jean-Marie assistera étonné à la mue progressive du pays qu’il devra soudainement quitter pour devenir, comme il le vécut à l’époque, un réfugié en Belgique.

Le rire du jeune crocodile donne à lire une expérience singulière dans le bruissement des voix collectives. Les questions d’alors prennent forme dans la mémoire du narrateur, à près de soixante ans de distance, dans une perspective de reconnaissance d’une histoire plus vivre que jamais.

  • Le silence d’entre les neiges, poèmes

Sonia Elvireanu

Préface d’Isabelle Poncet-Rimaud

Postface de Denis Emorine

L’Harmattan, 2018, 131 pages

Recueil de la douleur et de la quête, de la vie encore, de la recherche « enivrée par l’amour » de l’être aimé disparu dont on veut garder l’épaisseur, les mots de Sonia Elvireanu laissent le lecteur bouleversé, traversé d’amour et de détresse, baigné de la lumière soyeuse de cette écriture. Une écriture à l’éclairage tamisé où le blanc, le bleu et le pourpre absenté créent un arc-en-ciel, lien entre ciel et terre, visible et invisible, vie et mort, présence et absence. Brûlure du silence qui attise ou apaise, « signes glissés » de l’absent dans les « écorces » du monde, Sonia Elvireanu étourdie de douleur continue son chemin dans un temps « renversé ». L’âme, le corps, le ciel, l’éternité ont changé de sens. Désormais, il faut donner nom aux souvenirs pour que le réel « prenne corps ». Il y a, dans cette souffrance infinie, une certaine douceur que seul permet l’amour véritable, comme une berceuse secrète qui caresse l’âme au creux de l’être, se nourrit chaque jour d’une présence pressentie, ressentie.

Extrait de la préface, Isabelle Poncet-Rimaud.

  • Trémor, poèmes

Athane Adrahane

Préface de Marcel Moreau

Chloé des Lys, 2016

Les trémors sont des secousses, des vibrations, des frissons. Nous sommes parcourus par une infinité de vibrations. A ces différents tremblements de corps, j’ai voulu laisser libres mots et remonter aux profonds foyers qui font parler, chanter, danser. Se découvrir alors volcan, rivière, femme en colère, petit enfant solitaire en rêve d’une meute solidaire…

La parole poétique se fait ici sismogrpahe, viable libération des puissances dormantes.

chloedeslys@scarlet.be

www.editionschloedeslys.be

www.athaneadrahane.be

www.anomaltribu.com

  • Un été immobile, roman

Claude Donnay

Chaque matin, sur une plage déserte en bordure d’Ambleteuse, Armelle vient nager. Et au risque de passer pour un voyeur, Jésus-Noël, « l’homme orange, l’homme safran, l’homme soleil », l’observe au lieu d’écrire ces articles et ce livre pour lesquels il a pris pension chez Mireille, la cuisinière-bibliothécaire, aussi appétissante que les menus qu’elle lui concocte.

Jusqu’au jour où Armelle disparaît, léguant à l’inconnu le journal intime de sa mère, dont chaque page est comme un caillou blanc de petit Poucet pour l’inciter à retrouver sa trace.

Une quête dans laquelle Jésus-Noël s’embarque en compagnie de Mireille pour tenter d’arracher l’objet de sa fascination au diabolique docteur Eli…

M.E.O., 2018

  • Le voisin de la cité villène, roman

Elodie Wilbaux

Entre 1985 et 1994, dans la Cité Villène, des enfants ont été abusés par un pédophile. Devenus adultes, pour se libérer du silence qui les étouffe, ils portent plainte. La narratrice, compagne de l’un d’eux, rapporte heure après heure les détails du procès. Elle démonte le mécanisme qui conduit les jeunes victimes à se sentir coupables et leurs proches à s’aveugler. Un témoignage d’autant plus éprouvant qu’il fait remonter une souffrance enfouie, elle-même ayant été, jeune fille, victime des agissements d’un professeur pervers narcissique.

M.E.O., 2018

meo.editions@gmail.com

www.meo-edition.eu

Les revues suivantes :

  • Le Bibliothécaire n°3/2018, juillet à septembre 2018

dagneau.michel@live.be

  • Cabaret n°26, été 2018

Les voyageuses

  • Cabaret n°27, automne 2018

Le retour du gang des Lyonnaises

www.revuecabaret.com

  • Comme en poésie n°75, septembre 2018

La fabrique du poème

j.lesieur@orange.fr

http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur

  • Poésie sur Seine n°98, septembre 2018

http://www.poesiesurseine.com

poesiesurseine@gmail.com

  • Rose des temps n°30, janvier à avril 2018

parole.et.poesie@gmail.com

www.flammesvives.com

Service de presse n°53

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Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

 

  • Alexandre Ritter – Allées et venues entre deux mondes – Europe/Amérique latine

 

Coordonné par Constanza Alzamora et Daniel-Henri Pageaux

L’Harmattan, 2018, 251 pages

Avec l’entrée d’Alexandre Ritter dans la collection « Classiques pour demain », celle-ci trouve pleinement sa justification. Un poète de vingt-quatre ans, né à Mexico, au sein d’une famille équatorienne et vénézuélienne, ayant vécu à Caracas et vivant aujourd’hui à Paris, vient prendre place dans une liste longue de noms prestigieux, aux côtés d’autres pour lesquels le temps n’a pas encore pleinement accompli son devoir de reconnaissance.

On lira le présent volume comme un premier bilan: il porte sur six recueils de poésie dont les deux derniers ont été écrits en français et publiés en France. Coordonné par Constanza Alzamora, mère du poète, et par le responsable de la collection, Daniel-Henri Pageaux, il offre un ensemble d’études et d’hommages ainsi qu’un long entretien qui permettra au lecteur d’accompagner « la naissance d’un poète »

Pour une lecture plus approfondie, Giuseppe Bellini, grand spécialiste des littératures hispaniques et hispano-américianes, se montre sensible à une méditation qui plonge dans « les catacombes de la pensée ». Luis Alberto Crespo, poète, critique, ambassadeur du Venezuela à l’Unesco, part à la recherche de « l’écriture poético-réflexive de cet homme-enfant », tandis que Victor Bravo, écrivain, essayiste, professeur à l’Université de los Andes, souligne la préoccupation éthique du jeune poète et son « sens épique de l’être ». De son côté, Lupe Ramazo, romancière et essayiste équatorienne, fixée à Caracas, retrace de façon précise et émouvante la trajectoire d’un poète qui est aussi son petit-fils.

D’ores et déjà, Alexandre Ritter compte deux lecteurs prestigieux: le poète Adonis dont le jugement élogieux est rappelé et celui du regretté José Saramago, prix Nobel de Littérature, qui offre tout à la fois un jugement de synthèse et aussi un pari sur l’avenir.

    • L’année poétique, poésie

Frédéric Marcou

Atramenta, 2018, 109 pages

    • Au fil du labyrinthe ensoleillé, poésie

Michel Dunand

Jacques André éditeur, collection Poésie XXI2018, 69 pages

« Une élégance et une humilité presque orientale. On en ressort ébranlé. » (Serge Maisonnier)

« On est ici en présence d’une poésie qui sublime l’émotion, colore le monde, dénonce les limites du langage et de la visibilité tout en nous donnant l’amour de la vie: on est ici en présence d’une poésie qui nous permet de percevoir le réel dans sa totalité vibrante et d’ouvrir l’histoire de notre esprit à la lumière fragmentée de la métamorphose. » (Pierre Schroven)

« Un trouble certain que Michel Dunand ravit au silence, afin d’implanter la méditation et la couleur autour des mots. » (Jean Chatard)

« Dunand dans la lignée des Segalen, Bouvier, Orizet, nous entraîne dans ses lieux de fulgurance. » (Marie-Christine Masset)

    • BB12, poèmes

Anne-Sophie Malice

Chloé des Lys, 2018, 55 pages

    • De la main à la chute, poèmes, avec des illustrations de l’auteur

Marine Gross

Le Citron Gare

1, rue des Couvents à 57950 Montigny Les Metz, France

http://lecitrongareedtions.blogspot.fr

    • De sang, de nerfs et d’os, poèmes

Patrice Blanc

Le Contentieux, 2018, Toulouse

« De sang, de nerfs et d’os », le tout dernier recueil de poèmes de Patrice Blanc révèle une nouvelle fois son goût pour l’hémoglobine poétique. En effet, son premier livre « Le sang du jour » publié en Belgique en 2004 flirtait déjà avec des couleurs carmines. Il se la joue pour votre plus grand plaisir parmi les aurores surréalistes du XXIème siècle. A déguster surtout sans aucune modération.

Patrice Blanc demeure avec cet ouvrage l’un des plus grands poètes de sa génération.

    • Echos du vent à ma fenêtre, poèmes

Eric Chassefière

Alcyone, collection Surya, 2018, 62 pages

Dans ce nouveau recueil, à nos yeux le plus réussi, Eric Chassefière adopte la forme de la prose poétique qui lui réussit à merveille. Echos du vent à ma fenêtre est construit « en vitrail »: une structure maîtresse sur laquelle viennent s’enchâsser un certain nombre de poèmes dans lesquels on retrouve sa thématique essentielle: méditation, descente en soi dans – et par – la nature. Tout bruit d’un silence habité qui nous mène à une forme de contemplation, d’espace intérieur où tout respire et se dilate pour notre plus grand bonheur: celui d’être.

Silvaine Arabo

    • La Foule Divinatoire des Rêves, poèmes et dix-huit dessins

Catherine Gil Alcala

La maison brûlée, 2018, 113 pages

« Des parlotes infraliminales dans les rayons du soleil,

un incendie mental traverse l’essaim des âmes

tournoyantes qui s’écroulent sur la terre.

 

Le sol de l’appartement est recouvert d’insectes.

Une femme parle aux insectes

qui viennent tous dans sa main.

 

Les vibrations de sa voix induisent

un phénomène mimétique.

Elle s’humecte la peau d’une morsure indicible.

 

Un scorpion se dissimule dans l’ombre. »

Extrait

    • Fragments (5), poèmes

Gérard Paris

Illustrations de Laurence Izard,

Bleu d’encre, 2018, 43 pages

« Eclats taillés dans l’éponte du sens…

Un truand térébrant: jusqu’à l’os…

Engonce, écartelé, crucifié de l’intérieur…

Le dedans: une tapisserie aux multiples motifs…

De métamorphoses en anamorphoses: l’île subtile…

ça creuse, ça fore en moi: vrillé, je me tasse sur moi-même…

En filigrane l’intime bariolé… »

Extrait

    • Le funambule des labyrinthes, roman

Jean-Paul Deller

Image publique, Editions Romans Vrais, 2018

« Ma nouvelle gestation se fait coma et rend le temps ambigu. Ejecté, expulsé de la matrice chaude et fracassée de ma voiture, j’évolue plusieurs semaines dans un monde étrange, foetus cassé et fiévreux, accouché mais toujours nourri par le cordon ombilical d’une poche suspendue. Etendu, pas encore re-né dans le berceau blanc d’un lit d’hôpital.

Je m’abandonne à des heures parturientes qui ne s’écoulent pas en larmes de joie.

Mais contrairement au sommeil utérin classique, le mien est déjà peuplé d’histoires… »

Le manuscrit, plusieurs fois travaillé, a longtemps noté PAUL DEL. Ce psudonyme dénonçait mes mutilations visibles et secrètes. Lui, ce double tourmenté, a voulu l’écriture réparatrice. Or, le livre finalisé, je le signerai JEAN-PAUL DELLER. Oui, cette substitution laborieuse m’a permis sa traversées pour atteindre une nouvelle complétude.

Ecrivons. Ecrivons pour aimer.

« J’ai réappris à me voir debout. A sculpter

Je suis revenu

Ce bonheur, je veux le partager avec vous.

Comme moi, vous êtes funambules des labyrinthes. Si vous tombez, toujours quelqu’un sera là pour vous réapprendre à danser sur le fil de la vie. »

    • Manifeste oblique – ne danser que l’inconnu, poèmes

Michel Cassir

L’Harmattan, Levée d’ancre, 2018, 100 pages

… est-ce poésie ou du moins ce qui nous enchante

lorsque tombe l’ombre étrange sur nos épaules

 

recueillons pépites en flammes ce soir à Santiago du Chili

qui a cédé ses mines aux broyeurs d’aube

tambour subtil à la diable cheveu à pointe de fourche

rénover l’air main de l’air au fruit des entrailles

L’auteur revendique cette danse charnelle et soeur de l’invisible qu’est l’arbre de vie dans son ampleur. 
Ce texte n’est une injonction ni contre la raideur ni contre la droiture, il va dans le sens de la courbure de l’arc imprévisible mais souhaitée déjà dans le subconscient. De l’éblouissement à la cible et vice-versa.

 

Michel Cassir impose de recueil en recueil une poésie incontournable, non seulement au regard de la poésie francophone mais aussi de la poésie tout court. De ses origines égyptiennes et libanaises, auxquelles se conjuguent ses appartenances française et mexicaine, l’auteur tire un substance essentielle qui rend sa conscience planétaire.

    • Manuel pour dire au revoir, petits textes en prose

Gwenola Breton

Dessins de Thibault Pétrissans

Bleu d’encre, 2017, 111 pages

« Echassier

Etre en robe, c’est un peu comme être en bois ou en joie non? Une fois sur deux c’est râpé! A y regarder de plus près, un rien nous rendrait léger; Pas de maître en la matière, dequoi sommes-nous fait? Un peu d’eau sous les baisers que la nature nous fait Semble garder la mémoire des vallons par lesquels elle est passée. Elle chante pour les Tristes et les damnés les traîtres et les Echassiers. C’est une visiteuse elle ne cesse d’aller. Monter monter sur une échelle pour rompre le sort et les digues et le secret des grandes marées. De quoi sommes-nous fait un peu de fil pour s’accrocher aux branches un pue d’herbe sur les mollets Rester alerte de tout côté. Un rien nous rendrait léger. »

Extrait

    • Le Nouveau Messie, roman

François Harray

Traverse, collection Lentement/Couleur livres, 2017, 124 p.

Editions Traverse, 86/14, avenue Paul Deschanel à 1030 Bruxelles, Belgique.

www.traverse.be

Editions Couleur livres, 4, rue André Masquelier à 7000 Mons, Belgique.

www.couleurlivres.be

Gabriel est un tamponné de la vie incapable de dire non… Son besoin d’amour est insatiable! Une prophétie délirante va faire de lui… le Nouveau Messie.

Ce handicap va le confronter à des situations incongrues pouvant déraper jusqu’aux plus extrêmes compromissions. Là où les frontières de la morale s’estompent jusqu’à la fange.

Jusqu’où va-t-il accepter de s’écraser? Va-t-il pouvoir conjurer cette prophétie dont il est victime?

    • Passagers, poèmes illustrés

Ludovic Flamant

Images de Jeroen Hollander

Esperluète éditions, 2018

Un voyage en métro. Des passagers, absorbés dans leurs pensées ou leurs discussions. Ludovic Flamant observe ceux qui l’entourent et s’amuse à imaginer leur vie: d’où viennent-ils? Où vont-ils? A quoi pensent-ils? L’auteur est fasciné par la diversité des gens que l’on croise quelques instants. Toujours pudique et délicat, le narrateur esquisse les portraits et laisse à chaque passager suffisamment de mystère pour que le lecteur puisse rêver. Les planches de Jeroen Hollander viennent ponctuer ces portraits. Plans de métro, lignes urbaines qui s’entremêlent, se croisent, s’arrêtent. Ses images font penser aux chemins de vie qui se croisent, tentative de géographie des trajectoires humaines.

Ludovic Flamant dédie ce livre aux victimes de l’attentat du 22 mars 2016 à Maelbeek.

    • Sans ajouter une ride, poésie

Claude Wind

L’Harmattan, Poètes des cinq continents, 2018, 101 pages

Ecrits au fil des jours avec le mystère pour ligne de vie, ces poèmes suivent le cours de ce qui, depuis l’aube des hommes et des choses, se répète dans une infinie variété de formes, d’aspects, de visages, d’horizons. Le poème voudrait recueillir la part de lumière et d’ombre qui nous est laisée à voir et à entendre de ce jeu sans cesse changeant du Même. 

Claude Wind vit en Alsace où il écrit des poèmes, des texte à dire et à chanter depuis les années soixante-dix du siècle dernier.

    • Sans équipage, poésie

Claude Raucy

Dessins de Jean Morette

Bleu d’encre, 2017, 52 pages

 

  • Sans (re)père, poésie

 

Aurélie Coquelet

Chloé des Lys, 2017, 23 pages

 

  • Sérénade à la vie, poésie

 

Bernadette Gérard-Vroman

Chloé des Lys, 2018, 55 pages

Un regard sur cette terre, sphère à deux inconnues: la vie et la mort.

La vie, un chemin sur lequel Bernadette Gérard-Vroman avance, en écrivant, à la découverte de soi, à la découverte des autres, lors de ses rencontres, partages, moments qu’elle privilégie.

La mort et ses questions inexorables et l’amour, incontournable.

Ce qui la caractérise est sa sensibilité et la force dans les mots que revêt sa plume, qui, comme l’amour et la paix, vers lesquels ils tendent, sont les symboles de l’edelweiss, qui la représente.

Une poésie qui se libère de plus en plus des contraintes, comme un envol entre terre et ciel, comme un écho à la Terre.

 

  • Trémor, poésie

 

Athane Adrahane

Préface de Marcel Moreau

 

  • Une eau faite chair, poésie

 

Monique Thomassettie

Monéveil, collection Passage, 2018, 67 pages

 

  • Les voluptés de l’ailleurs, prose et poésie

 

Félix Labetoule

  1. Gaillard, 2018, 187 p.

Que serait la vie sans la possibilité de vivre également dans l’ailleurs, qu’il soit géographique, artistique, littéraire, philosophique ? En prose poétique dans la plupart des textes, l’auteur nous invite à des escapades entre émotion et raison.

Plus de vingt personnes ont également proposé leur histoire de l’ailleurs à l’imaginaire de l’auteur, multipliant ainsi les occasions de partage avec la lectrice ou le lecteur.

Les revues suivantes :

 

  • Art et Poésie de Touraine 232 et 233 – printemps et été 2018

 

Nicole Lartigue

10, rue du Clos Prenier à 37540 Saint-Cyr-sur-Loire, France

www.artetpoesiedetouraine.com

 

  • Le bibliothécaire 1 et 2-2018, janvier à juin 2018

 

Association des Bibliothécaires belges d’expression française

Michel Dagneau

rue de Bruxelles, 87 à 1470 Genappe, Belgique

dagneau.michel@live.be

 

  • Bleu d’encre 39, été 2018

 

Claude Donnay

rue Alexandre Daoust, 46, à 5500 Dinant, Belgique

claude.donnay58@gmail.com

 

  • Comme en poésie 74, juin 2018

 

Jean-Pierre Lesieur

730, avenue Brémontier à 40150 Hossegor, France

j.lesieur@orange.fr

http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur

 

  • Debout les mots 70, juillet à septembre 2018

 

La maison du livre

28, rue de Rome à 1060 Bruxelles, Belgique

www.lamaisondulivre.be

info@lamaisondulivre.be

 

  • Eclats de rêves 63, 1er semestre 2018

 

revue littéraire semestrielle

Martine Oulès

14, rue de la Glacière à 81600 Gaillac

 

  • Le Gletton 504 à 506, avril à juin 2018

 

Mensuel de la Gaume et d’autres collines

Joseph Collignon

28, rue Saint-Martin à 6740 Villers-sur-Semois

secretariat.gletton@gmail.com

www.legletton.be

 

  • La lettre des académies

 

Palais des Académies, 1, rue Ducale à 1000 Bruxelles, Belgique

 

  • Le non-dit 120, juillet 2018

 

Michel Joiret

Avenue Emile Van Becelaere, 24b, bte4 à 1170 Bruxelles, Belgique

m.joiret31@gmail.com

 

  • Nos lettres 26, juin 2018

 

Association des Ecrivains Belges de langue française

Anne-Michèle Hamesse

Chaussée de Wavre, 150 à 1050 Bruxelles, Belgique

a.e.b@skynet.be

www.ecrivainsbelges.be

 

  • Plumes et pinceaux 141, juin 2018

 

Nelly Hostelaert

rue du Temple, 39 à 7331 Baudour, Belgique

franz.nelly@yahoo.fr

 

  • Portique 111, juillet à septembre 2018

 

Chris Bernard

Mairie, 8, place de la Mairie à 84110 Puyméras, France

http://portique.jmdo.com

cris.ber@laposte.net

 

  • Reflets Wallonie-Bruxelles 56, avril à juin 2018

 

Joseph Bodson

109, rue de la Mutualité à 1180 Bruxelles, Belgique

joseph.bodson@skynet.be

www.areaw.org

 

  • Septentrion 2-2018

 

Arts, lettres et culture de Flandre et des Pays-Bas

Luc Devoldere

Murissonstraat, 260 à 8930 Rekkem, Belgique

www.onserfdeel.be

www.onserfdeel.nl

www.septentrionblog.onserfdeel.be

 

  • Soleils & cendre 124, juin 2018

 

Isabelle Ducastaing

1bis, impasse Anatole France à 84500 Bollène, France

www.soleils-et-cendre.org

solicend@orange.fr

 

Service de presse n°52

P5061832.JPGTraversées a reçu :

Les recueils suivants :

    • A la lisière des enfantements, prose poétique

Stephen Blanchard

Préface de Patrice Breno

Stephen Blanchard vit constamment dans le besoin d’écrire et ses pages à nous offertes ne doivent en aucun cas rester blanches. Ses poèmes sont modelés, ciselés, pensés, triturés et c’est en véritable orfèvre que l’auteur uppercute au lecteur ces pages pleines de vie et d’espoir. Il a « soif de mots », soif de les coucher sur papier et de les transmettre, bref de jeter « l’encre »

« Le poète existe

pour apprendre à aimer

dénoncer le pire

quand le monde se tait… »

A la lisière des enfantements, ce titre du recueil répond à la citation du grand poète qu’est Rainer Maria Rilke et que Stephen met en exergue : « Porter jusqu’au terme, puis enfanter : tout est là… »

Stephen Blanchard a la poésie dans la peau, dans le coeur et dans la tête. Et de la tête aux doigts, le chemin est court. Ainsi, l’auteur se libère « le coeur / du poids du silence » et ses poèmes jaillissent comme s’il s’agissait d’une véritable « délivrance ». Le poète est seul avec lui-même et n’est pas vraiment sûr d’être bien compris mais quelle importance finalement. Il suffit de croire « qu’un poème / peut changer la face du monde ».

Et puis, nous écrit-il, « un sourire / suffit à mon bonheur ». C’est cela, la poésie, elle doit nous permettre comme à Stephen de sortir de sa solitude, d’accomplir ses rêves et d’ouvrir ses tripes, même si le poète n’est « peut-être de nulle part ».

Stephen Blanchard est « toujours en partance / vers l’inspiration passagère / qui (le) presse d’écrire ». Qu’il continue d’écrire, d’inspirer au plus profond de son âme et d’expirer sur papier, et d’abandonner ses rêves « aux plis de la mémoire ». Pour notre plaisir !

In fine, il importe peu que « tous les mots » apportent systématiquement une « réponse à nos errances ». Si écrire est vital, la lecture de ces poèmes peut l’être aussi et c’est à nous, lecteurs, de « mesurer / la partie magique / de (ses) errances ».

Comme si nous étions « à la lisière » des « enfantements » de l’auteur !

    • A mes heures gagnées, poèmes, Chloé des Lys, 2017, 65 pages

Eric Dargenton

Ce recueil, le premier publié par son auteur, comporte vingt-six poèmes composés de 2008 à 2010.

    • Anne, une mort choisie, témoignage

Jean Mahler

Editions Ouverture, Le Mont-sur-Lauzanne, Suisse, 2018

Ces pages ont été rédigées durant les mois qui ont suvi la mort d’Anne, tandis que les émotions immédiates, encore bien présentes en moi, me permettaient de revisiter les étapes significatives du cheminement sans trop en reconstruire le déroulement.

La mort fait partie intégrante de la vie, elle n’est pas un événement fortuit, improbable (« S’il m’arrivait un jour quelque chose… » me disait mon père, alors qu’il approchait des cent ans), mais ce qui arrivera de façon certaine et inéluctable pour nous tous. Quelle que soit la manière- tranquille ou violente, attendue ou brutale, tardive ou précoce – dont elle survient.

Aussi, écrire au sujet de la mort, c’est écrire au sujet de la vie et de cette dimension de notre condition humaine, la finitude. Avec toute la palette d’émotions, de questionnements et de représentations que celle-ci suscite en nous.

S’il s’agit dans ces pages d’une histoire singulière, elle peut néanmoins, par résonance, ouvrir sur une dimension universelle.

    • La Bergeride, poèmes, 2017, 109 pages

Jean-Loup Seban

Robert Clerebaut, imprimeur

 

  • Ce n’est pas rien, nouvelles et textes brefs

 

M.E.O., 2018, 122 pages

Ce n’est pas rien poursuit l’écriture de l’auteur dans le bref, des « choses vues », l’ironie du monde, pour ne pas dire le burlesque des situations instables que vivent les hommes aujourd’hui.

Un assemblage de textes brefs, de fictions, d’histoires d’amour, de réflexions sur l’écriture et la lecture, qui se rêve comme un livre de promenade, de chevet ou de rêverie…

 

  • cOsmOésia, poèmes

 

Christophe Dekerpel

La Chouette imprévue, mars 2018

Cosmos, poésie. Plus qu’une virgule, au-delà du trait d’union, Christophe Dekerpel nous invite à explorer la fusion créatrice; celle qui fait naître l’ardeur des soleils, celle qui associe à jamais deux êtres par la même histoire.

Savoir être là, regarder son ciel, tendre la main.

Attraper l’étoile, l’être chair, et son firmament.

Vertige intime, émerveillement. Tel est le voyage de cOsmOésia.

 

  • Les coureurs avaient de ces bouilles!, Irréflexions entrecoupées de quelques études linguistiques suivies de A la mort-moi-l’noeud, 2017, 72 pages

 

Eric Dejaeger

Cactus Inébranlable éditions

cactus.inebranlable@gmail.com

http://cactusinebranlableeditions.emonsite.com

Si l’on devait faire l’exercice d’imaginer l’existence d’Eric Dejaeger à la lecture de ses irréflexions, on pourrait croire qu’il passe sa vie entre langueurs paresseuses (Je puise mon énergie dans le temps que je passe à ne rien faire), l’heure de l’apéro (Peux pas m’en empêcher: j’ai encore débauché une bouteille de vin…) et la gaudriole (J’aime quand elle a un haut et des bas). Et le temps qui reste, qu’il le consacre à se moquer de ses semblables (Lui, poète? Je ne voudrais pas de ses vers pour aller à la pêche!) et à s’interroger sur des questions fondamentales (Et si Marcel Proust avait trempé son spéculoos au lieu de sa madeleine?)

En effet, on pourrait l’imaginer ainsi.

Et l’on n’aurait pas tort.

(JpéQ)

 

  • Déambulations du sable, poèmes

 

Eric Chassefière

Alcyone, colection Surya

La poésie d’Eric Chassefière suggère la sensualité et la densité charnelle du monde de la nature, tout en exprimant sa subtilité, sa quintessence: les jeux de sa lumière, la qualité de son silence… Certains de ses poèmes font songer à des aquarelles dans lesquelles le particulier rejoindrait l’universel.

Silvaine Arabo

 

  • Destin nu (poèmes de la tangerinité) suivi de  Ergs (poèmes de la désertion), 2018, 119 pages

 

Farid Bahri

Editions Slaiki Akhawayne, 1, rue Youssoufia, 38 à Tanger, Maroc.

« Tanger la Blanche

Tanger la Noire

Tu n’es plus qu’un fantôme

Dans les songes

Ton pain était nu

Ton festin était nu

Ta légende tenace

Par mille pelleteuses menace

De sombrer à jamais,

Dans l’Atlantique »

 

  • L’épreuve et le baptême, poésie, 2018, 112 pages

 

Frontispice de Jeanne-Marie Zele

Le Taillis Pré, 23, rue de la Plaine à 6200 Châtelineau, Belgique

Poète généreux, ouvert sur le monde, homme de conviction et de combat, Jacques Demaudeest une des voix les plus justes et spirituellement exigeantes de notre littérature…

Pour lire cette poésie initiatique dont la forme a l’éclat lapidaire ou haletant des fragments arrachés à la souffrance et à la conscience des limites, il faut mettre beaucoup de silence et n’en jamais oublier l’assise fondatrice basée précisément sur la résilience et les valeurs de la morale, de la justice et de l’espérance.

Eric Brogniet (Extrait de la préface à Réveiller l’aurore, Le Taillis Pré, 2012)

 

  • Grand Centre, roman, 2018, 196 pages

 

Les éditions du Bord du Lot, Z.A. De Bel air à F-47380 Saint-Etienne-de-Fougères; www.bordulot.fr; contact@bordulot.fr

Dans la zone sécurisée de Grand Centre, des citoyens reclus vivent dans une pâle imitation du monde d’avant la catastrophe.

Félix, agent de réassort est une des rares personnes autorisées à s’aventurer hors zone, parmi les enfermés dehors.

Léo ex-enquêteur zélé auprès de la Commission Mémoire et Vérité n’est plus aujourd’hui qu’un homme déchu, décadent et passablement loufoque. Une amitié indéfinissablelie Félix et Léo. Il y a aussi Lisa et ses jeunes enfants, Nina et Titus, une famille d’enfermés dehors qui occupent une place particulière dans le coeur blessé de Félix.

Des années plus tard, une photographie jaunie va remettre le feu aux poudres et ressusciter d’anciennes velléités de vengeance. Au fil de la nuit où nous suivons Léo, au fil du road-movie de Félix et de son « cloporte », on s’attache à cet improbable binôme. Léo et ses frasques, Félix et son aura fantomatique qu’épaissit le souvenir. Mais qui sont-ils vraiment? Les doutes s’immiscent. Ce qui semblait acquis se dérobe, jusqu’à découvrir l’impensable.

S’agit-il d’un roman policier, d’une fiction d’anticipation, d’un thriller psychologique, ou d’une énigme métaphysique? Probablement tout cela à la foi. Car entre les lignes se révèle un secret savamment distillé par une langue souvent poétique, toujours envoûtante.

Quelle mystérieuse lumière se tient finalement au bout de ce roman qu’on aurait cru noir comme un tombeau?

 

  • Là où la nuit tombe, poèmes, 2018, 109 pages

 

Stéphane Sangral

Préface de Salah Stétié

Galilée, 9, rue Linné à F-75005 Paris

www.editions-galilee.fr

« Une nuit est tombée dans un livre.

Nuit d’automne, pluvieuse, brumeuse, sinueuse, tortueuse, anguleuse, étrangleuse.

Je ne vis pas, je me regarde simuler: regarde, cher miroir, c’est lui, le « Je » du début de cette phrase, oui, regarde, c’est bien lui que je dois duper…

Nuit de réflexion, rêveuse, douteuse, questionneuse, ensorceleuse, hasardeuse, vertigineuse.

C’est cette nuit, je l’ai vu, qui a écrit ce livre. »

Stpéhane Sangral

 

  • Le maître de San Marco, roman

 

Claude Raucy

M.E.O., 2018, 71 pages

« Il voulut crier mais plus aucun son ne sortait. Il chercha en vain de l’air, vacilla et s’écroula sur le pavé grenat. »

Venise, 1530. Qui est le vrai maître de San Marco? Le doge Andrea Gritti? Ou plutôt le compositeur flamand Adriaan Willaert, dont les chanteurs meurent mystérieusement assassinés?

Par qui et pourquoi?

C’est ce que le Vénitien Lorenzo et cet autre Flamand Bernardo, dont l’amité s’est forgée aux temps florentins du Magnifique et de Savonarole, s’efforceront de découvrir à travers ce court récit baigné des mystères de la lagune.

 

  • Mélancolie des falaises, 2017, np

 

Thierry Thirionet

Chloe des Lys

 

  • Musique du moindre bruit, poèmes, 2018, 79 pages

 

France Cayouette

Dominique Chipot

Illustrations d’Aurélia Colombet

Pippa éditions, 6, rue Le Goff à F-755005 Paris

www.pippa.fr

Trois ans de correspondance, parfois active, parfois intermittente. Trois ans à l’écoute de la musique du moindre bruit, comme toujours dans le territoire du kaïku. Mais aussi à l’écoute de la musique de l’autre, de son timbre, de ses harmonies, de ses registres quelquefois étonnants. Trois ans d’orchestration conjointe des mots et du silence.

Désireux de rompre avec la tradition du renku, suite de tercets et distiques largement codifiée, nous avions défini nos propres règles, qu’il semble inutile de décortiquer. La rigueur technique doit s’effacer devant le souffle poétique. Révélons uniquement que chaque strophe fait discrètement écho à la précédente par le truchement d’un mot, d’une expression, d’un lieu, d’une ambiance, d’un son, d’un silence, d’un thème, d’une sensation…

le petit tracteur

dans la cour des bâtiments

désaffectés

 

soudain la musique

du moindre bruit

ermitage

 

  • Noyer au rêve, poèmes, 2018, 71 pages

 

Luminitza C. Tigirlas

Préface de Xavier Bordes

Editions du Cygne

www.editionsducygne.com

La tige libère le saut encore brou et la mémoire de l’être-poète tient éveillé un dieu phonémique. Il donne corps aux ondulations d’une attente révélatrice dans ce recueil où pour d’autres jonctions / des figures jaillissent de ma cosmose. Le rythme de la poésie est décidé par une lame de fond, les mots remontent, parfois vertigineusement, à la surface de l’oubli. Ils nomment Faiseuse de vagues, celle qui souffle sur le feu des trois langues. Dans cette étreinte, le noyer est à l’enfance, à la nudité du rêve, aux jours-flotteurs d’anneaux… Végétal, un quatrième idiome sécrète le manque au fil des poèmes par les racines et les chatons du noyer. Nucarul, l’arbre mythique est témoin volubile de cet autre exil – meurtrissure dans la chair des vocables maternels. Par-delà la perte, une sève non répertoriée / s’offre avec nouvelles entremises des mots / sur les calvaires d’une langue personnelle –  le territoire intime de l’être s’éploie vers un autre exorde…

Luminitza C. Tigirlas, d’origine roumiane, née en Moldova orientale, terre annexée par la Russie, est une survivante de l’assimilation linguistique dans l’URSS. Elle a publié en roumain, langue maternelle sertie dans l’étrangère graphie cyrillique…

 

  • Poèmes à l’oubli, 2016, 37 pages

 

Bernadette Weber

Bleu d’encre

 

  • Stille nacht, roman, 2017, 174 pages

 

Gérard Adam

M.E.O.

A l’aube de sa septième décennie, Yvan Jankovic, fils d’apatrides naturalisés après la catastrophe de Marcinelle, réfléchit sur la vie avec majuscule et rumine les menus événements d’une existence banale parce que « des pareils à nous », quelles que soient leurs aptitudes, ne peuvent pas espérer mieux. Dans la maison de retraite qui a succédé au sanatorium où son père est mort de silicose, il conduit sa mère à la messe. Sa voiture dérape dans le blizzard. Il médite dans son lieu secret sur les séquelles d’un catholicisme qu’il a récusé mais dont les concepts moraux pervers ont handicapé son existence. Et entreprend la première évasion de sa vie pour veiller Noël avec d’improbables compagnons. Avec toujours en filigrane les strates d’immigrations dont le mixage a fait notre pays.

 

  • Théorie et pratique du haïku raté, 2018, 74 pages

 

Roger Lahu & Hozan Kebo

Cactus Inébranlable éditions

Qu’y a-t-il de plus barbant qu’un haïku francophone? Un recueil de haïkus francophones, pardi! Ce genre traditionnel sino-japonais a dû attirer les occidentaux par son apparente facilité. Or rien n’est plus difficile que de composer un haïku de qualité qui soit loin d’être n’importe quoi alors que c’est pratiquement toujours le cas dans nos contrées.

Les Tokyoïtes n’écrivent ni sonnets ni ballades, cela ne fait pas partie de leur culture. Alors, cessons de vouloir imiter la leur. Sauf… lorsqu’un grutier japonais à la retraite et un Français professeur de français s’associent pour rater sans vergogne et avec fierté tous les haïkus auxquels ils s’attaquent. Les compères Hozan Kebo et Roger Lahu, aidés par moult petits « ballons » de Mâcon-rouge, (« Le thé vert, ça fait juste pisser… » dixit HK) sont passé maîtres dans cet art.

Que les puristes crient au scandale, que les grincheux grinchent, nous, on se marre avec ces deux lascars haïkuclastes.

(E.D.)

 

  • Un Belge au bout de la plage, nouvelles, 2018, 171 pages

 

Michel Ducobu

M.E.O.

www.meo-edition.eu

meo.edition@gmail.com

Un professeur se donne la mort pour s’être ridiculisé devant des élèves; une femme jadis victime d’abus sexuels arpente les routes en vociférant et provoquant des collisions; un piéton impénitent part en guerre cotntre l’incivisme des automobilistes; un homme devient gynécologue sans autre vocation que de retrouver une institutrice dont la jupe l’avait obnubilé enfant; bouleversé par la Vanité à la chandelle, un autre s’insère dans la destinée des êtres qui ont inspiré le chef-d’oeuvre de Jacques Linard…

Artistes, enseignants, marginaux, les personnages de ce recueil ont tous quelque chose de borderline, et par là nous ouvrent une faille vers la profondeur des êtres. C’est que, « trop décousue pour devenir un roman, trop prosaïque pour en faire un poème, trop insaisissable pour être mise en scène », une vie peut s’éclairer, de temps à autre, par hasard ou par besoin, sous forme de nouvelle, qui laisse à chaque fois un goût intense d’inachevé…

A l’image de ce Belge qui se met en marche au fin fond des Ardennes pour traverser tout le pays jusqu’à la lisière des vagues sur une plage de la Vlaamse Kust, ces 19 nouvelles, dont l’écriture s’est étalée sur quarante années, éclairent le parcours d’un écrivain rêveur, toujours en quête d’une facette de notre condition humaine, bonheur ténu ou drame dérisoire au regard de l’éternité qu’il voudrait capter dans une phrase.

 

  • Une vie en miniature, roman, M.E.O., 2018, 103 pages

 

Caroline Alexander

 

  • Wasserfall, poèmes, 2016, 106 pages

 

Kristof

Chloe des Lys

Les revues suivantes :

    • Le carnet et les instants n°198, du 1er avril au 30 juin 2018

Nadine Vanwelkenhuysen, 44, Boulevard Léopold II à 1080 Bruxelles, Belgique

www.le-carnet-et-les-instants.net

secretariat.promolettres@cfwb.be

    • Florilège n°171, juin 2018

Revue trimestrielle de création littéraire et artistique

Stephen Blanchard

19, allée du Maconnais à 21000 Dijon, France

aeropageblanchard@gmail.com

http://poetesdelamitie.blog4ever.com/

    • La lettre de Maredsous, 47ème année, n°1, avril 2018

Abbaye de Maredsous, rue de Maredsous, 11 à 5537 Denée, Belgique

    • Libelle n°299, avril 2018 ; n°300, mai 2018

Michel Prades

14, rue du Retrait à 75020 Paris, France

pradesmi@wanadoo.fr

www.libelle-mp.fr

    • Nos lettres n°25, mars 2018

Association des écrivains belges de langue française

Anne-Michèle Hamesse

Chaussée de Wavre, 150 à 1050 Bruxelles, Belgique

a.e.b@skynet.be ; www.ecrivainsbelges.be

    • Poésie sur Seine n°97, mai 2018

Les poètes du XXIe siècle : L’invitée : Marine Morillon-Carreau, présentée par Jean-Louis Bernard

Les femmes, poèmes choisis,

Les grands de la littérature : Garcia Lorca ou Le chant de l’obscur, par Antoine de Matharel

Hommage à la poésie de la « Belle Province », par Jean Chatard

Poètes à l’honneur : Jeanine Baude, Juliette Darle, Monique W. Labidoire, Cécile Oumhani

Pascal Dupuy, Association Poésie-sur-Seine, 13, Place Charles deGaulle à F-92210 Saint-Cloud

www.poesie-sur-seine.com

poesiesurseine@gmail.com

    • Transparence n°1, janvier 2017 ; n°2, 2018

Idées :

José Havet, L’étude des relations entre chanson et poésie

Louis Daubier, L’honneur et le risque d’être chanté

Pierre Guérande, De la poésie à la chanson française

Raymond-Jean Lenoble, Poésie et chanson française

Poésie : Aristide Bruant, Richard Desjardins, Yves Duteil, Max Elskamp, Jean Genet, Joseph Kessel et Maurice Druon, Jules Laforgue, Raymond Jean Lenoble, Jacques Prévert, Jean-Paul Sartre, Anne Sylvestre, Boris Vian …

revue de poésie et des idées

José Havet, 346 Mountbatten Ave., Ottawa, ON, Canada K1H 5W3

jhavet@uottawa.ca