Service de presse n°54


Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Abécédaire d’un coeur rebelle

Dorota Walczak

L’oeil ébloui, collection poésie, 2018

www.loeilebloui.fr

Murmures en confitures. Confitures en myrtilles.

Myrtilles mythiques de tes mots mystérieux.

Mystère de tes mots, de mes mots.

Mémo de la confiture sur tes lèvres.

Mémo des mots en myrtille.

Abécédaire d’un coeur rebelle témoigne de la fascination de l’artiste pour la langue française. Ces mi-poèmes mi-histoires – espiègles, sensuels, drôles ou sérieux – sont nés d’une rébellion face à la difficulté d’exprimer le monde et soi-même dans un langage personnel et dans une langue étrangère.

Les dessins réalisés à l’encre avec un bout de branche de groseillier font partie intégrante de ce voyage incongru à travers les lettres et les êtres.

  • Alors la nuit délivre la nuit des livres, poèmes

Jeanne Champel Grenier

France Libris, 2018

  • Cahier de songes, textes en prose

Gérard Le Goff

Encres vives, Encres blanches, 2018

  • Cathédrale boraine, poèmes

Remo Pozzetti

Préface de Joseph Bodson

Le Non-Dit, 2018

lenondit.revue@gmail.com

www.lenondit.eu

« Un poème qui ne ressemble à aucun autre poème, un hymne national qui est celui de toutes les nations, parce qu’il vient de dessous la terre, là où tous les hommes sont parfaitement égaux, sous le fardeau de leurs croix toutes pareilles.

Profondément religieux, de cette religion vraie que l’on ne trouve plus que chez ceux qui ont la force encore de blaphémer, de se révolter, témoins de Jéhovah, bâtisseurs de cathédrales. »

Joseph Bodson, extrait de la préface

  • Dans ce monde et dans l’autre, poèmes

Michel Santune

Editions Les presses littéraires, collection Florilège, 2018

Prix de poésie 2018 Yolaine & Stephen Blanchard

  • Le dieu des pierres, roman

Lorenzo Caròla

Traverse, 229 pages

« Je me suis levé et j’ai enfoui mon nez dans sa barbe, non sans une certaine appréhension, pour vivre l’instant le plus intensément sensuel de nos rencontres, le prélude et le final auxquels j’aspirais toujours avec une subtile trépidation. Lors de nos accolades, dont il n’était pas avare, je profitais de ce court contact pour la renifler avec délice. A chaque fois, je repensais à cette périphrase qu’enfant j’avais lue dans la « Chanson de Roland », et qui désignait Charlemagne comme « l’Empereur à la barbe fleurie ». »

« C’est parce qu’il coïtaient que nous existons », dit Pascal Quignard dans son essai Le sexe et l’effroi. A la fois acte procréateur et nécessité narcissique, le récit de l’apprentissage de la sexualité d’un père – architecte au long cours en Afrique – à son fils – le narrateur – dans les bordels de Naples à la fin des années 1940, est relaté ici, au moment du passage de ce dernier à l’âge adulte, au hasard d’un naufrage rocambolesque entre le fleuve Niger et le désert du Sahara.

Un roman d’initiation, d’aventure, d’amour et une écriture en subtiles vagues…

  • Hors de moi – Parole, poèmes

Daniel Simon

Traverse, 2016, 43 pages

« Quand on est « hors de soi »,

la parole souvent seule nous porte,

de son parfois suffit.

Des glossolalies, des gloussements,

des cris, des hurlements,

une voix de la profondeur,

de l’autre scène,

une voix singulière

qui met en forme une matière qui flottait

qui s’immiscait mais ne se déclarait pas.

Hors de moi

et vous allez m’entendre

Hors de moi

et vous allez voir. »

  • L’intercepteur de fantômes, récit

Daniel Fano

Traverse, 2018, 106 pages

B. Palmer est de retour à Bruxelles après plus de trois décennies d’absence! Tout ce qui a disparu entre-temps, c’est fou! Il cherche à  retrouver quelques personnages qui ont marqué sa vie ancienne. Un monde perdu réapparaît fugitivement dans une société vouée à la fabrication de l’oubli et à la falsification des faits: le Bruxelles des ultimes avant-gardes artistiques et littéraires, avec notamment la revue Luna-Park et le Théâtre Laboratoire Vicinal. Une évocation dépouillée de toute nostalgie, de toute condescendance, où pointe l’ironie caractéristique d’un auteur fort singulier.

  • Intravagues, poèmes

Christian Cavaillé

L’Harmattan, Levée d’ancre, 2018

Poèmes qui s’immergent dans les combes sombres, les zones incertaines parsemant nos intervalles et font surgir des nuées indistinctes quelques éclats où

durent bruitent boxent

arythmiques lueurs

impairs insolubles

dans l’air du temps

Ils font droit à l’insistance de choses vagues en tous sens pour exhausser le pouvoir de mots diseurs-voyeurs

des choses blessantes

aux doijts douces

à voir comme

fleurs de ronciers

des choses en

mots armés des ombres

ces mêmes choses et

tant d’autres en

ton absence

  • Langue interdite – langue a-mère

Marie-Josée Desvignes

Alcyone, 2018, 40 pages

« Une voix dans la nuit

accroche tes sanglots

au manteau des poètes

et court dans leur nuit voler la volupté;

la lune est sa complice,

ses conquérants tes frères,

fils et filles du ciel, oiseaux de volupté,

redonnez à l’esprit des lieux

la couleur de leurs cris…

*

Nommer la parole absente

au seuil des souvenirs

dire le rien dire le tout.

Plus que jamais

continuer

entreprendre un chemin de vérité

qui mène à toi à l’insu des autres;

une larme coule au fond de ma gorge

et ma main pleure

sous l’étreinte

écarte les restes de ta nuit. »

Extraits

  • lumière, doucement, poèmes

Marian DRĂGHICI

Traduction du roumain et postface de Sonia Elvireanu

Préface de Michel Ducobu

L’Harmattan, 2018, 114 pages

Cette longue litanie déchiquetée a été écrite par un stupéfiant poète. Les métaphores superbes l’attestent, ainsi que l’incroyable liberté dans l’expression de la révolte et de la désespérance. Qu’aurait pu écrire cet homme s’il n’avait pas autant souffert, qu’aurait-il fait de sa liasse de feuilles blanches s’il ne s’était pas jeté dans le brasier du rêve et des fantasmes pour oublier cette qu’il a aimée passionnément et entièrement perdue? Corps et rire, lumière douce et soie de ses yeux. Le poète a vécu ce rêve d’aimer follement une femme. A la mort de celle-ci, il ne lui reste plus que le rêve fracassé, affreux, délirant, traversé par des images morbides, fantasmatiques, gavées d’alcool et du poison de la mémoire impuissante. Le récit, éparpillé en quelques poèmes aux titres saugrenus, se déroule au rythme des réveils et des crises aiguës de lucidité, au mépris de la logique et de la cohérence. Ce qui importe pour ce naufragé de l’amour et de l’espoir, c’est de résister encore, par le seul pouvoir des mots, à sa propre destruction.

Extrait de la préface, Michel Ducobu.

  • Les nombreuses étendues ouvertes de la mer – Voyage au cercle polaire arctique

Françoise Delmez

Illustrations de Claire Ducène

Préface d’Olivier Terwagne

Traverse, 2018

http://editionstraverse.over-blog.com

En 2017, Claire Ducène et Françoise Delmez ouvrent une caisse contenant les souvenirs d’une croisière effectuée en 1929 par Léon Losseau sur les mers de Norvège. En 2018, elles s’envolent pour Oslo, gagnent Bergen en train et embarquent sur un navire en direction du nord et de la frontière russe. Durant leur périple, elles tâchent, en suivant les traces presque effacées des pas de Léon Losseau, de retrouver la source des émotions ressenties lors de l’ouverture de la caisse. Françoise Delmez révèle aujourdhui le journal fragmentaire de cette aventure, par-délà les genres, le temps et l’espace.

  • Notes découpées du Japon

Textes de Benoît Reiss

Encres de Junko Nakamura

Esperlète, 2018

esperluete.editions@skynet.be

www.esperluete.be

Un Français installé au Japon y enseigne sa lanque à des Japonais passionnés par les complexités de la conjugaison française. De son regard d’étranger, admiratif et étonné, curieux et séduit, il observe les gens, la nourriture, la nature.

Avec une écriture dépouillée, contemplative et sans artifice, Benoît Reiss décrit quelques moments de cette vie, framents découpés dans le continu de l’existence, autant d’instantanés qui racontent la beauté et la poésie des « petites choses » du quotidien nippon.

Les encres de Chine de Junko Nakamura, entre paysages exotiques et détails ordinaires, ponctuent ce récit et habitent l’espace entre ces « notes découpées », qu’elle rassemble d’un trait de pinceau.

  • La passion selon Saint-Mars, roman

Gérard Adam

Depuis la fermeture de la carrière qui le faisait vivre depuis la nuit des temps, Saint-Mars s’est assoupi à l’ombre de sa fameuse église romane, bercé par les joutes oratoires que se livre un duo d’inséparables, Stanislas le curé polonais et l’instituteur Socrate, athée de choc.

Un soir, une algarade éclate entre les joueurs de cartes et les derniers jeunes du bourg. Les uns et les autres se mettent au défi de monter pour la prochaine fête de Pâques une représentation de la Passion du Christ. Encore faut-il un candidat pour le rôle de Jésus. Et c’est là qu’entre en scène « l’étranger », pour une aventure qui va métamorphoser en profondeur tous ses protagonistes.

Gérard Adam renoue avec la verve pseudo-régionaliste du « Saint et l’Autoroute » pour continuer à piocher dans les interrogations qui sous-tendent son oeuvre d’agnostique à l’enfance imprégnée de religion chrétienne.

M.E.O., 2018

  • La plume traversière, poèmes

Jeanne Champel Grenier

France Libris, 2018

www.jeannechampelgrenier.com

  • La présence de l’aube, poèmes

Laurence Chaudouët

Alcyone, 2018, 62 pages

La poésie pour moi est une intime traversée d’un monde jamais entièrement révélé. C’est une exploration, et jamais une fin. La poésie n’est jamais faite, mais toujours à faire. Son monde n’est jamais donné, mais toujours dévoilé. Écrire le poème, c’est entrer dans une recherche – et ce que je recherche avant toute chose, c’est la présence. D’où le titre de ce recueil: « La présence de l’aube ». L’aube, comme un éveil au plus calme, au plus intense aussi: et cet éveil, je voudrais que le poème me le donne, le donne au lecteur, le lui prête plutôt, pour qu’il le porte vers d’autres mondes, d’autres lieux, d’autres expériences.

Laurence Chaudouët

  • Le rire du jeune crocodile – Une enfance au Congo belge de 1950 à 1960 – Récit d’une odyssée

Jean-Marie Dubetz

Traverse, 192 pages

Aux temps paisibles de la Colonie, un peu avant l’indépendance de ce qui va devenir le Congo RDC, un petit garçon voit le jour à Coquilatville sur l’Equateur.

Une barge accoste et le voyage de l’enfant peut commencer, entouré de ses parents et de son grand frère. Fermement, son père tient la barre. Cette histoire de vie et de voyage, d’initiation et de révélations se déroule d’Elisabethville (en amont) à Moanda (en aval).

Le rie du jeune crocodile délivre tout au long de l’odyssée de la descente du fleuve le rite de passage de cet enfant avant de prendre « le grand Bateau des blancs » qui l’emportera définitivement en Belgique.

A l’image de l’immense serpent offert par son père au zoo de Léopoldville, le petit Jean-Marie assistera étonné à la mue progressive du pays qu’il devra soudainement quitter pour devenir, comme il le vécut à l’époque, un réfugié en Belgique.

Le rire du jeune crocodile donne à lire une expérience singulière dans le bruissement des voix collectives. Les questions d’alors prennent forme dans la mémoire du narrateur, à près de soixante ans de distance, dans une perspective de reconnaissance d’une histoire plus vivre que jamais.

  • Le silence d’entre les neiges, poèmes

Sonia Elvireanu

Préface d’Isabelle Poncet-Rimaud

Postface de Denis Emorine

L’Harmattan, 2018, 131 pages

Recueil de la douleur et de la quête, de la vie encore, de la recherche « enivrée par l’amour » de l’être aimé disparu dont on veut garder l’épaisseur, les mots de Sonia Elvireanu laissent le lecteur bouleversé, traversé d’amour et de détresse, baigné de la lumière soyeuse de cette écriture. Une écriture à l’éclairage tamisé où le blanc, le bleu et le pourpre absenté créent un arc-en-ciel, lien entre ciel et terre, visible et invisible, vie et mort, présence et absence. Brûlure du silence qui attise ou apaise, « signes glissés » de l’absent dans les « écorces » du monde, Sonia Elvireanu étourdie de douleur continue son chemin dans un temps « renversé ». L’âme, le corps, le ciel, l’éternité ont changé de sens. Désormais, il faut donner nom aux souvenirs pour que le réel « prenne corps ». Il y a, dans cette souffrance infinie, une certaine douceur que seul permet l’amour véritable, comme une berceuse secrète qui caresse l’âme au creux de l’être, se nourrit chaque jour d’une présence pressentie, ressentie.

Extrait de la préface, Isabelle Poncet-Rimaud.

  • Trémor, poèmes

Athane Adrahane

Préface de Marcel Moreau

Chloé des Lys, 2016

Les trémors sont des secousses, des vibrations, des frissons. Nous sommes parcourus par une infinité de vibrations. A ces différents tremblements de corps, j’ai voulu laisser libres mots et remonter aux profonds foyers qui font parler, chanter, danser. Se découvrir alors volcan, rivière, femme en colère, petit enfant solitaire en rêve d’une meute solidaire…

La parole poétique se fait ici sismogrpahe, viable libération des puissances dormantes.

chloedeslys@scarlet.be

www.editionschloedeslys.be

www.athaneadrahane.be

www.anomaltribu.com

  • Un été immobile, roman

Claude Donnay

Chaque matin, sur une plage déserte en bordure d’Ambleteuse, Armelle vient nager. Et au risque de passer pour un voyeur, Jésus-Noël, « l’homme orange, l’homme safran, l’homme soleil », l’observe au lieu d’écrire ces articles et ce livre pour lesquels il a pris pension chez Mireille, la cuisinière-bibliothécaire, aussi appétissante que les menus qu’elle lui concocte.

Jusqu’au jour où Armelle disparaît, léguant à l’inconnu le journal intime de sa mère, dont chaque page est comme un caillou blanc de petit Poucet pour l’inciter à retrouver sa trace.

Une quête dans laquelle Jésus-Noël s’embarque en compagnie de Mireille pour tenter d’arracher l’objet de sa fascination au diabolique docteur Eli…

M.E.O., 2018

  • Le voisin de la cité villène, roman

Elodie Wilbaux

Entre 1985 et 1994, dans la Cité Villène, des enfants ont été abusés par un pédophile. Devenus adultes, pour se libérer du silence qui les étouffe, ils portent plainte. La narratrice, compagne de l’un d’eux, rapporte heure après heure les détails du procès. Elle démonte le mécanisme qui conduit les jeunes victimes à se sentir coupables et leurs proches à s’aveugler. Un témoignage d’autant plus éprouvant qu’il fait remonter une souffrance enfouie, elle-même ayant été, jeune fille, victime des agissements d’un professeur pervers narcissique.

M.E.O., 2018

meo.editions@gmail.com

www.meo-edition.eu

Les revues suivantes :

  • Le Bibliothécaire n°3/2018, juillet à septembre 2018

dagneau.michel@live.be

  • Cabaret n°26, été 2018

Les voyageuses

  • Cabaret n°27, automne 2018

Le retour du gang des Lyonnaises

www.revuecabaret.com

  • Comme en poésie n°75, septembre 2018

La fabrique du poème

j.lesieur@orange.fr

http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur

  • Poésie sur Seine n°98, septembre 2018

http://www.poesiesurseine.com

poesiesurseine@gmail.com

  • Rose des temps n°30, janvier à avril 2018

parole.et.poesie@gmail.com

www.flammesvives.com

Service de presse n°53

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Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

 

  • Alexandre Ritter – Allées et venues entre deux mondes – Europe/Amérique latine

 

Coordonné par Constanza Alzamora et Daniel-Henri Pageaux

L’Harmattan, 2018, 251 pages

Avec l’entrée d’Alexandre Ritter dans la collection « Classiques pour demain », celle-ci trouve pleinement sa justification. Un poète de vingt-quatre ans, né à Mexico, au sein d’une famille équatorienne et vénézuélienne, ayant vécu à Caracas et vivant aujourd’hui à Paris, vient prendre place dans une liste longue de noms prestigieux, aux côtés d’autres pour lesquels le temps n’a pas encore pleinement accompli son devoir de reconnaissance.

On lira le présent volume comme un premier bilan: il porte sur six recueils de poésie dont les deux derniers ont été écrits en français et publiés en France. Coordonné par Constanza Alzamora, mère du poète, et par le responsable de la collection, Daniel-Henri Pageaux, il offre un ensemble d’études et d’hommages ainsi qu’un long entretien qui permettra au lecteur d’accompagner « la naissance d’un poète »

Pour une lecture plus approfondie, Giuseppe Bellini, grand spécialiste des littératures hispaniques et hispano-américianes, se montre sensible à une méditation qui plonge dans « les catacombes de la pensée ». Luis Alberto Crespo, poète, critique, ambassadeur du Venezuela à l’Unesco, part à la recherche de « l’écriture poético-réflexive de cet homme-enfant », tandis que Victor Bravo, écrivain, essayiste, professeur à l’Université de los Andes, souligne la préoccupation éthique du jeune poète et son « sens épique de l’être ». De son côté, Lupe Ramazo, romancière et essayiste équatorienne, fixée à Caracas, retrace de façon précise et émouvante la trajectoire d’un poète qui est aussi son petit-fils.

D’ores et déjà, Alexandre Ritter compte deux lecteurs prestigieux: le poète Adonis dont le jugement élogieux est rappelé et celui du regretté José Saramago, prix Nobel de Littérature, qui offre tout à la fois un jugement de synthèse et aussi un pari sur l’avenir.

    • L’année poétique, poésie

Frédéric Marcou

Atramenta, 2018, 109 pages

    • Au fil du labyrinthe ensoleillé, poésie

Michel Dunand

Jacques André éditeur, collection Poésie XXI2018, 69 pages

« Une élégance et une humilité presque orientale. On en ressort ébranlé. » (Serge Maisonnier)

« On est ici en présence d’une poésie qui sublime l’émotion, colore le monde, dénonce les limites du langage et de la visibilité tout en nous donnant l’amour de la vie: on est ici en présence d’une poésie qui nous permet de percevoir le réel dans sa totalité vibrante et d’ouvrir l’histoire de notre esprit à la lumière fragmentée de la métamorphose. » (Pierre Schroven)

« Un trouble certain que Michel Dunand ravit au silence, afin d’implanter la méditation et la couleur autour des mots. » (Jean Chatard)

« Dunand dans la lignée des Segalen, Bouvier, Orizet, nous entraîne dans ses lieux de fulgurance. » (Marie-Christine Masset)

    • BB12, poèmes

Anne-Sophie Malice

Chloé des Lys, 2018, 55 pages

    • De la main à la chute, poèmes, avec des illustrations de l’auteur

Marine Gross

Le Citron Gare

1, rue des Couvents à 57950 Montigny Les Metz, France

http://lecitrongareedtions.blogspot.fr

    • De sang, de nerfs et d’os, poèmes

Patrice Blanc

Le Contentieux, 2018, Toulouse

« De sang, de nerfs et d’os », le tout dernier recueil de poèmes de Patrice Blanc révèle une nouvelle fois son goût pour l’hémoglobine poétique. En effet, son premier livre « Le sang du jour » publié en Belgique en 2004 flirtait déjà avec des couleurs carmines. Il se la joue pour votre plus grand plaisir parmi les aurores surréalistes du XXIème siècle. A déguster surtout sans aucune modération.

Patrice Blanc demeure avec cet ouvrage l’un des plus grands poètes de sa génération.

    • Echos du vent à ma fenêtre, poèmes

Eric Chassefière

Alcyone, collection Surya, 2018, 62 pages

Dans ce nouveau recueil, à nos yeux le plus réussi, Eric Chassefière adopte la forme de la prose poétique qui lui réussit à merveille. Echos du vent à ma fenêtre est construit « en vitrail »: une structure maîtresse sur laquelle viennent s’enchâsser un certain nombre de poèmes dans lesquels on retrouve sa thématique essentielle: méditation, descente en soi dans – et par – la nature. Tout bruit d’un silence habité qui nous mène à une forme de contemplation, d’espace intérieur où tout respire et se dilate pour notre plus grand bonheur: celui d’être.

Silvaine Arabo

    • La Foule Divinatoire des Rêves, poèmes et dix-huit dessins

Catherine Gil Alcala

La maison brûlée, 2018, 113 pages

« Des parlotes infraliminales dans les rayons du soleil,

un incendie mental traverse l’essaim des âmes

tournoyantes qui s’écroulent sur la terre.

 

Le sol de l’appartement est recouvert d’insectes.

Une femme parle aux insectes

qui viennent tous dans sa main.

 

Les vibrations de sa voix induisent

un phénomène mimétique.

Elle s’humecte la peau d’une morsure indicible.

 

Un scorpion se dissimule dans l’ombre. »

Extrait

    • Fragments (5), poèmes

Gérard Paris

Illustrations de Laurence Izard,

Bleu d’encre, 2018, 43 pages

« Eclats taillés dans l’éponte du sens…

Un truand térébrant: jusqu’à l’os…

Engonce, écartelé, crucifié de l’intérieur…

Le dedans: une tapisserie aux multiples motifs…

De métamorphoses en anamorphoses: l’île subtile…

ça creuse, ça fore en moi: vrillé, je me tasse sur moi-même…

En filigrane l’intime bariolé… »

Extrait

    • Le funambule des labyrinthes, roman

Jean-Paul Deller

Image publique, Editions Romans Vrais, 2018

« Ma nouvelle gestation se fait coma et rend le temps ambigu. Ejecté, expulsé de la matrice chaude et fracassée de ma voiture, j’évolue plusieurs semaines dans un monde étrange, foetus cassé et fiévreux, accouché mais toujours nourri par le cordon ombilical d’une poche suspendue. Etendu, pas encore re-né dans le berceau blanc d’un lit d’hôpital.

Je m’abandonne à des heures parturientes qui ne s’écoulent pas en larmes de joie.

Mais contrairement au sommeil utérin classique, le mien est déjà peuplé d’histoires… »

Le manuscrit, plusieurs fois travaillé, a longtemps noté PAUL DEL. Ce psudonyme dénonçait mes mutilations visibles et secrètes. Lui, ce double tourmenté, a voulu l’écriture réparatrice. Or, le livre finalisé, je le signerai JEAN-PAUL DELLER. Oui, cette substitution laborieuse m’a permis sa traversées pour atteindre une nouvelle complétude.

Ecrivons. Ecrivons pour aimer.

« J’ai réappris à me voir debout. A sculpter

Je suis revenu

Ce bonheur, je veux le partager avec vous.

Comme moi, vous êtes funambules des labyrinthes. Si vous tombez, toujours quelqu’un sera là pour vous réapprendre à danser sur le fil de la vie. »

    • Manifeste oblique – ne danser que l’inconnu, poèmes

Michel Cassir

L’Harmattan, Levée d’ancre, 2018, 100 pages

… est-ce poésie ou du moins ce qui nous enchante

lorsque tombe l’ombre étrange sur nos épaules

 

recueillons pépites en flammes ce soir à Santiago du Chili

qui a cédé ses mines aux broyeurs d’aube

tambour subtil à la diable cheveu à pointe de fourche

rénover l’air main de l’air au fruit des entrailles

L’auteur revendique cette danse charnelle et soeur de l’invisible qu’est l’arbre de vie dans son ampleur. 
Ce texte n’est une injonction ni contre la raideur ni contre la droiture, il va dans le sens de la courbure de l’arc imprévisible mais souhaitée déjà dans le subconscient. De l’éblouissement à la cible et vice-versa.

 

Michel Cassir impose de recueil en recueil une poésie incontournable, non seulement au regard de la poésie francophone mais aussi de la poésie tout court. De ses origines égyptiennes et libanaises, auxquelles se conjuguent ses appartenances française et mexicaine, l’auteur tire un substance essentielle qui rend sa conscience planétaire.

    • Manuel pour dire au revoir, petits textes en prose

Gwenola Breton

Dessins de Thibault Pétrissans

Bleu d’encre, 2017, 111 pages

« Echassier

Etre en robe, c’est un peu comme être en bois ou en joie non? Une fois sur deux c’est râpé! A y regarder de plus près, un rien nous rendrait léger; Pas de maître en la matière, dequoi sommes-nous fait? Un peu d’eau sous les baisers que la nature nous fait Semble garder la mémoire des vallons par lesquels elle est passée. Elle chante pour les Tristes et les damnés les traîtres et les Echassiers. C’est une visiteuse elle ne cesse d’aller. Monter monter sur une échelle pour rompre le sort et les digues et le secret des grandes marées. De quoi sommes-nous fait un peu de fil pour s’accrocher aux branches un pue d’herbe sur les mollets Rester alerte de tout côté. Un rien nous rendrait léger. »

Extrait

    • Le Nouveau Messie, roman

François Harray

Traverse, collection Lentement/Couleur livres, 2017, 124 p.

Editions Traverse, 86/14, avenue Paul Deschanel à 1030 Bruxelles, Belgique.

www.traverse.be

Editions Couleur livres, 4, rue André Masquelier à 7000 Mons, Belgique.

www.couleurlivres.be

Gabriel est un tamponné de la vie incapable de dire non… Son besoin d’amour est insatiable! Une prophétie délirante va faire de lui… le Nouveau Messie.

Ce handicap va le confronter à des situations incongrues pouvant déraper jusqu’aux plus extrêmes compromissions. Là où les frontières de la morale s’estompent jusqu’à la fange.

Jusqu’où va-t-il accepter de s’écraser? Va-t-il pouvoir conjurer cette prophétie dont il est victime?

    • Passagers, poèmes illustrés

Ludovic Flamant

Images de Jeroen Hollander

Esperluète éditions, 2018

Un voyage en métro. Des passagers, absorbés dans leurs pensées ou leurs discussions. Ludovic Flamant observe ceux qui l’entourent et s’amuse à imaginer leur vie: d’où viennent-ils? Où vont-ils? A quoi pensent-ils? L’auteur est fasciné par la diversité des gens que l’on croise quelques instants. Toujours pudique et délicat, le narrateur esquisse les portraits et laisse à chaque passager suffisamment de mystère pour que le lecteur puisse rêver. Les planches de Jeroen Hollander viennent ponctuer ces portraits. Plans de métro, lignes urbaines qui s’entremêlent, se croisent, s’arrêtent. Ses images font penser aux chemins de vie qui se croisent, tentative de géographie des trajectoires humaines.

Ludovic Flamant dédie ce livre aux victimes de l’attentat du 22 mars 2016 à Maelbeek.

    • Sans ajouter une ride, poésie

Claude Wind

L’Harmattan, Poètes des cinq continents, 2018, 101 pages

Ecrits au fil des jours avec le mystère pour ligne de vie, ces poèmes suivent le cours de ce qui, depuis l’aube des hommes et des choses, se répète dans une infinie variété de formes, d’aspects, de visages, d’horizons. Le poème voudrait recueillir la part de lumière et d’ombre qui nous est laisée à voir et à entendre de ce jeu sans cesse changeant du Même. 

Claude Wind vit en Alsace où il écrit des poèmes, des texte à dire et à chanter depuis les années soixante-dix du siècle dernier.

    • Sans équipage, poésie

Claude Raucy

Dessins de Jean Morette

Bleu d’encre, 2017, 52 pages

 

  • Sans (re)père, poésie

 

Aurélie Coquelet

Chloé des Lys, 2017, 23 pages

 

  • Sérénade à la vie, poésie

 

Bernadette Gérard-Vroman

Chloé des Lys, 2018, 55 pages

Un regard sur cette terre, sphère à deux inconnues: la vie et la mort.

La vie, un chemin sur lequel Bernadette Gérard-Vroman avance, en écrivant, à la découverte de soi, à la découverte des autres, lors de ses rencontres, partages, moments qu’elle privilégie.

La mort et ses questions inexorables et l’amour, incontournable.

Ce qui la caractérise est sa sensibilité et la force dans les mots que revêt sa plume, qui, comme l’amour et la paix, vers lesquels ils tendent, sont les symboles de l’edelweiss, qui la représente.

Une poésie qui se libère de plus en plus des contraintes, comme un envol entre terre et ciel, comme un écho à la Terre.

 

  • Trémor, poésie

 

Athane Adrahane

Préface de Marcel Moreau

 

  • Une eau faite chair, poésie

 

Monique Thomassettie

Monéveil, collection Passage, 2018, 67 pages

 

  • Les voluptés de l’ailleurs, prose et poésie

 

Félix Labetoule

  1. Gaillard, 2018, 187 p.

Que serait la vie sans la possibilité de vivre également dans l’ailleurs, qu’il soit géographique, artistique, littéraire, philosophique ? En prose poétique dans la plupart des textes, l’auteur nous invite à des escapades entre émotion et raison.

Plus de vingt personnes ont également proposé leur histoire de l’ailleurs à l’imaginaire de l’auteur, multipliant ainsi les occasions de partage avec la lectrice ou le lecteur.

Les revues suivantes :

 

  • Art et Poésie de Touraine 232 et 233 – printemps et été 2018

 

Nicole Lartigue

10, rue du Clos Prenier à 37540 Saint-Cyr-sur-Loire, France

www.artetpoesiedetouraine.com

 

  • Le bibliothécaire 1 et 2-2018, janvier à juin 2018

 

Association des Bibliothécaires belges d’expression française

Michel Dagneau

rue de Bruxelles, 87 à 1470 Genappe, Belgique

dagneau.michel@live.be

 

  • Bleu d’encre 39, été 2018

 

Claude Donnay

rue Alexandre Daoust, 46, à 5500 Dinant, Belgique

claude.donnay58@gmail.com

 

  • Comme en poésie 74, juin 2018

 

Jean-Pierre Lesieur

730, avenue Brémontier à 40150 Hossegor, France

j.lesieur@orange.fr

http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur

 

  • Debout les mots 70, juillet à septembre 2018

 

La maison du livre

28, rue de Rome à 1060 Bruxelles, Belgique

www.lamaisondulivre.be

info@lamaisondulivre.be

 

  • Eclats de rêves 63, 1er semestre 2018

 

revue littéraire semestrielle

Martine Oulès

14, rue de la Glacière à 81600 Gaillac

 

  • Le Gletton 504 à 506, avril à juin 2018

 

Mensuel de la Gaume et d’autres collines

Joseph Collignon

28, rue Saint-Martin à 6740 Villers-sur-Semois

secretariat.gletton@gmail.com

www.legletton.be

 

  • La lettre des académies

 

Palais des Académies, 1, rue Ducale à 1000 Bruxelles, Belgique

 

  • Le non-dit 120, juillet 2018

 

Michel Joiret

Avenue Emile Van Becelaere, 24b, bte4 à 1170 Bruxelles, Belgique

m.joiret31@gmail.com

 

  • Nos lettres 26, juin 2018

 

Association des Ecrivains Belges de langue française

Anne-Michèle Hamesse

Chaussée de Wavre, 150 à 1050 Bruxelles, Belgique

a.e.b@skynet.be

www.ecrivainsbelges.be

 

  • Plumes et pinceaux 141, juin 2018

 

Nelly Hostelaert

rue du Temple, 39 à 7331 Baudour, Belgique

franz.nelly@yahoo.fr

 

  • Portique 111, juillet à septembre 2018

 

Chris Bernard

Mairie, 8, place de la Mairie à 84110 Puyméras, France

http://portique.jmdo.com

cris.ber@laposte.net

 

  • Reflets Wallonie-Bruxelles 56, avril à juin 2018

 

Joseph Bodson

109, rue de la Mutualité à 1180 Bruxelles, Belgique

joseph.bodson@skynet.be

www.areaw.org

 

  • Septentrion 2-2018

 

Arts, lettres et culture de Flandre et des Pays-Bas

Luc Devoldere

Murissonstraat, 260 à 8930 Rekkem, Belgique

www.onserfdeel.be

www.onserfdeel.nl

www.septentrionblog.onserfdeel.be

 

  • Soleils & cendre 124, juin 2018

 

Isabelle Ducastaing

1bis, impasse Anatole France à 84500 Bollène, France

www.soleils-et-cendre.org

solicend@orange.fr

 

Service de presse n°52

P5061832.JPGTraversées a reçu :

Les recueils suivants :

    • A la lisière des enfantements, prose poétique

Stephen Blanchard

Préface de Patrice Breno

Stephen Blanchard vit constamment dans le besoin d’écrire et ses pages à nous offertes ne doivent en aucun cas rester blanches. Ses poèmes sont modelés, ciselés, pensés, triturés et c’est en véritable orfèvre que l’auteur uppercute au lecteur ces pages pleines de vie et d’espoir. Il a « soif de mots », soif de les coucher sur papier et de les transmettre, bref de jeter « l’encre »

« Le poète existe

pour apprendre à aimer

dénoncer le pire

quand le monde se tait… »

A la lisière des enfantements, ce titre du recueil répond à la citation du grand poète qu’est Rainer Maria Rilke et que Stephen met en exergue : « Porter jusqu’au terme, puis enfanter : tout est là… »

Stephen Blanchard a la poésie dans la peau, dans le coeur et dans la tête. Et de la tête aux doigts, le chemin est court. Ainsi, l’auteur se libère « le coeur / du poids du silence » et ses poèmes jaillissent comme s’il s’agissait d’une véritable « délivrance ». Le poète est seul avec lui-même et n’est pas vraiment sûr d’être bien compris mais quelle importance finalement. Il suffit de croire « qu’un poème / peut changer la face du monde ».

Et puis, nous écrit-il, « un sourire / suffit à mon bonheur ». C’est cela, la poésie, elle doit nous permettre comme à Stephen de sortir de sa solitude, d’accomplir ses rêves et d’ouvrir ses tripes, même si le poète n’est « peut-être de nulle part ».

Stephen Blanchard est « toujours en partance / vers l’inspiration passagère / qui (le) presse d’écrire ». Qu’il continue d’écrire, d’inspirer au plus profond de son âme et d’expirer sur papier, et d’abandonner ses rêves « aux plis de la mémoire ». Pour notre plaisir !

In fine, il importe peu que « tous les mots » apportent systématiquement une « réponse à nos errances ». Si écrire est vital, la lecture de ces poèmes peut l’être aussi et c’est à nous, lecteurs, de « mesurer / la partie magique / de (ses) errances ».

Comme si nous étions « à la lisière » des « enfantements » de l’auteur !

    • A mes heures gagnées, poèmes, Chloé des Lys, 2017, 65 pages

Eric Dargenton

Ce recueil, le premier publié par son auteur, comporte vingt-six poèmes composés de 2008 à 2010.

    • Anne, une mort choisie, témoignage

Jean Mahler

Editions Ouverture, Le Mont-sur-Lauzanne, Suisse, 2018

Ces pages ont été rédigées durant les mois qui ont suvi la mort d’Anne, tandis que les émotions immédiates, encore bien présentes en moi, me permettaient de revisiter les étapes significatives du cheminement sans trop en reconstruire le déroulement.

La mort fait partie intégrante de la vie, elle n’est pas un événement fortuit, improbable (« S’il m’arrivait un jour quelque chose… » me disait mon père, alors qu’il approchait des cent ans), mais ce qui arrivera de façon certaine et inéluctable pour nous tous. Quelle que soit la manière- tranquille ou violente, attendue ou brutale, tardive ou précoce – dont elle survient.

Aussi, écrire au sujet de la mort, c’est écrire au sujet de la vie et de cette dimension de notre condition humaine, la finitude. Avec toute la palette d’émotions, de questionnements et de représentations que celle-ci suscite en nous.

S’il s’agit dans ces pages d’une histoire singulière, elle peut néanmoins, par résonance, ouvrir sur une dimension universelle.

    • La Bergeride, poèmes, 2017, 109 pages

Jean-Loup Seban

Robert Clerebaut, imprimeur

 

  • Ce n’est pas rien, nouvelles et textes brefs

 

M.E.O., 2018, 122 pages

Ce n’est pas rien poursuit l’écriture de l’auteur dans le bref, des « choses vues », l’ironie du monde, pour ne pas dire le burlesque des situations instables que vivent les hommes aujourd’hui.

Un assemblage de textes brefs, de fictions, d’histoires d’amour, de réflexions sur l’écriture et la lecture, qui se rêve comme un livre de promenade, de chevet ou de rêverie…

 

  • cOsmOésia, poèmes

 

Christophe Dekerpel

La Chouette imprévue, mars 2018

Cosmos, poésie. Plus qu’une virgule, au-delà du trait d’union, Christophe Dekerpel nous invite à explorer la fusion créatrice; celle qui fait naître l’ardeur des soleils, celle qui associe à jamais deux êtres par la même histoire.

Savoir être là, regarder son ciel, tendre la main.

Attraper l’étoile, l’être chair, et son firmament.

Vertige intime, émerveillement. Tel est le voyage de cOsmOésia.

 

  • Les coureurs avaient de ces bouilles!, Irréflexions entrecoupées de quelques études linguistiques suivies de A la mort-moi-l’noeud, 2017, 72 pages

 

Eric Dejaeger

Cactus Inébranlable éditions

cactus.inebranlable@gmail.com

http://cactusinebranlableeditions.emonsite.com

Si l’on devait faire l’exercice d’imaginer l’existence d’Eric Dejaeger à la lecture de ses irréflexions, on pourrait croire qu’il passe sa vie entre langueurs paresseuses (Je puise mon énergie dans le temps que je passe à ne rien faire), l’heure de l’apéro (Peux pas m’en empêcher: j’ai encore débauché une bouteille de vin…) et la gaudriole (J’aime quand elle a un haut et des bas). Et le temps qui reste, qu’il le consacre à se moquer de ses semblables (Lui, poète? Je ne voudrais pas de ses vers pour aller à la pêche!) et à s’interroger sur des questions fondamentales (Et si Marcel Proust avait trempé son spéculoos au lieu de sa madeleine?)

En effet, on pourrait l’imaginer ainsi.

Et l’on n’aurait pas tort.

(JpéQ)

 

  • Déambulations du sable, poèmes

 

Eric Chassefière

Alcyone, colection Surya

La poésie d’Eric Chassefière suggère la sensualité et la densité charnelle du monde de la nature, tout en exprimant sa subtilité, sa quintessence: les jeux de sa lumière, la qualité de son silence… Certains de ses poèmes font songer à des aquarelles dans lesquelles le particulier rejoindrait l’universel.

Silvaine Arabo

 

  • Destin nu (poèmes de la tangerinité) suivi de  Ergs (poèmes de la désertion), 2018, 119 pages

 

Farid Bahri

Editions Slaiki Akhawayne, 1, rue Youssoufia, 38 à Tanger, Maroc.

« Tanger la Blanche

Tanger la Noire

Tu n’es plus qu’un fantôme

Dans les songes

Ton pain était nu

Ton festin était nu

Ta légende tenace

Par mille pelleteuses menace

De sombrer à jamais,

Dans l’Atlantique »

 

  • L’épreuve et le baptême, poésie, 2018, 112 pages

 

Frontispice de Jeanne-Marie Zele

Le Taillis Pré, 23, rue de la Plaine à 6200 Châtelineau, Belgique

Poète généreux, ouvert sur le monde, homme de conviction et de combat, Jacques Demaudeest une des voix les plus justes et spirituellement exigeantes de notre littérature…

Pour lire cette poésie initiatique dont la forme a l’éclat lapidaire ou haletant des fragments arrachés à la souffrance et à la conscience des limites, il faut mettre beaucoup de silence et n’en jamais oublier l’assise fondatrice basée précisément sur la résilience et les valeurs de la morale, de la justice et de l’espérance.

Eric Brogniet (Extrait de la préface à Réveiller l’aurore, Le Taillis Pré, 2012)

 

  • Grand Centre, roman, 2018, 196 pages

 

Les éditions du Bord du Lot, Z.A. De Bel air à F-47380 Saint-Etienne-de-Fougères; www.bordulot.fr; contact@bordulot.fr

Dans la zone sécurisée de Grand Centre, des citoyens reclus vivent dans une pâle imitation du monde d’avant la catastrophe.

Félix, agent de réassort est une des rares personnes autorisées à s’aventurer hors zone, parmi les enfermés dehors.

Léo ex-enquêteur zélé auprès de la Commission Mémoire et Vérité n’est plus aujourd’hui qu’un homme déchu, décadent et passablement loufoque. Une amitié indéfinissablelie Félix et Léo. Il y a aussi Lisa et ses jeunes enfants, Nina et Titus, une famille d’enfermés dehors qui occupent une place particulière dans le coeur blessé de Félix.

Des années plus tard, une photographie jaunie va remettre le feu aux poudres et ressusciter d’anciennes velléités de vengeance. Au fil de la nuit où nous suivons Léo, au fil du road-movie de Félix et de son « cloporte », on s’attache à cet improbable binôme. Léo et ses frasques, Félix et son aura fantomatique qu’épaissit le souvenir. Mais qui sont-ils vraiment? Les doutes s’immiscent. Ce qui semblait acquis se dérobe, jusqu’à découvrir l’impensable.

S’agit-il d’un roman policier, d’une fiction d’anticipation, d’un thriller psychologique, ou d’une énigme métaphysique? Probablement tout cela à la foi. Car entre les lignes se révèle un secret savamment distillé par une langue souvent poétique, toujours envoûtante.

Quelle mystérieuse lumière se tient finalement au bout de ce roman qu’on aurait cru noir comme un tombeau?

 

  • Là où la nuit tombe, poèmes, 2018, 109 pages

 

Stéphane Sangral

Préface de Salah Stétié

Galilée, 9, rue Linné à F-75005 Paris

www.editions-galilee.fr

« Une nuit est tombée dans un livre.

Nuit d’automne, pluvieuse, brumeuse, sinueuse, tortueuse, anguleuse, étrangleuse.

Je ne vis pas, je me regarde simuler: regarde, cher miroir, c’est lui, le « Je » du début de cette phrase, oui, regarde, c’est bien lui que je dois duper…

Nuit de réflexion, rêveuse, douteuse, questionneuse, ensorceleuse, hasardeuse, vertigineuse.

C’est cette nuit, je l’ai vu, qui a écrit ce livre. »

Stpéhane Sangral

 

  • Le maître de San Marco, roman

 

Claude Raucy

M.E.O., 2018, 71 pages

« Il voulut crier mais plus aucun son ne sortait. Il chercha en vain de l’air, vacilla et s’écroula sur le pavé grenat. »

Venise, 1530. Qui est le vrai maître de San Marco? Le doge Andrea Gritti? Ou plutôt le compositeur flamand Adriaan Willaert, dont les chanteurs meurent mystérieusement assassinés?

Par qui et pourquoi?

C’est ce que le Vénitien Lorenzo et cet autre Flamand Bernardo, dont l’amité s’est forgée aux temps florentins du Magnifique et de Savonarole, s’efforceront de découvrir à travers ce court récit baigné des mystères de la lagune.

 

  • Mélancolie des falaises, 2017, np

 

Thierry Thirionet

Chloe des Lys

 

  • Musique du moindre bruit, poèmes, 2018, 79 pages

 

France Cayouette

Dominique Chipot

Illustrations d’Aurélia Colombet

Pippa éditions, 6, rue Le Goff à F-755005 Paris

www.pippa.fr

Trois ans de correspondance, parfois active, parfois intermittente. Trois ans à l’écoute de la musique du moindre bruit, comme toujours dans le territoire du kaïku. Mais aussi à l’écoute de la musique de l’autre, de son timbre, de ses harmonies, de ses registres quelquefois étonnants. Trois ans d’orchestration conjointe des mots et du silence.

Désireux de rompre avec la tradition du renku, suite de tercets et distiques largement codifiée, nous avions défini nos propres règles, qu’il semble inutile de décortiquer. La rigueur technique doit s’effacer devant le souffle poétique. Révélons uniquement que chaque strophe fait discrètement écho à la précédente par le truchement d’un mot, d’une expression, d’un lieu, d’une ambiance, d’un son, d’un silence, d’un thème, d’une sensation…

le petit tracteur

dans la cour des bâtiments

désaffectés

 

soudain la musique

du moindre bruit

ermitage

 

  • Noyer au rêve, poèmes, 2018, 71 pages

 

Luminitza C. Tigirlas

Préface de Xavier Bordes

Editions du Cygne

www.editionsducygne.com

La tige libère le saut encore brou et la mémoire de l’être-poète tient éveillé un dieu phonémique. Il donne corps aux ondulations d’une attente révélatrice dans ce recueil où pour d’autres jonctions / des figures jaillissent de ma cosmose. Le rythme de la poésie est décidé par une lame de fond, les mots remontent, parfois vertigineusement, à la surface de l’oubli. Ils nomment Faiseuse de vagues, celle qui souffle sur le feu des trois langues. Dans cette étreinte, le noyer est à l’enfance, à la nudité du rêve, aux jours-flotteurs d’anneaux… Végétal, un quatrième idiome sécrète le manque au fil des poèmes par les racines et les chatons du noyer. Nucarul, l’arbre mythique est témoin volubile de cet autre exil – meurtrissure dans la chair des vocables maternels. Par-delà la perte, une sève non répertoriée / s’offre avec nouvelles entremises des mots / sur les calvaires d’une langue personnelle –  le territoire intime de l’être s’éploie vers un autre exorde…

Luminitza C. Tigirlas, d’origine roumiane, née en Moldova orientale, terre annexée par la Russie, est une survivante de l’assimilation linguistique dans l’URSS. Elle a publié en roumain, langue maternelle sertie dans l’étrangère graphie cyrillique…

 

  • Poèmes à l’oubli, 2016, 37 pages

 

Bernadette Weber

Bleu d’encre

 

  • Stille nacht, roman, 2017, 174 pages

 

Gérard Adam

M.E.O.

A l’aube de sa septième décennie, Yvan Jankovic, fils d’apatrides naturalisés après la catastrophe de Marcinelle, réfléchit sur la vie avec majuscule et rumine les menus événements d’une existence banale parce que « des pareils à nous », quelles que soient leurs aptitudes, ne peuvent pas espérer mieux. Dans la maison de retraite qui a succédé au sanatorium où son père est mort de silicose, il conduit sa mère à la messe. Sa voiture dérape dans le blizzard. Il médite dans son lieu secret sur les séquelles d’un catholicisme qu’il a récusé mais dont les concepts moraux pervers ont handicapé son existence. Et entreprend la première évasion de sa vie pour veiller Noël avec d’improbables compagnons. Avec toujours en filigrane les strates d’immigrations dont le mixage a fait notre pays.

 

  • Théorie et pratique du haïku raté, 2018, 74 pages

 

Roger Lahu & Hozan Kebo

Cactus Inébranlable éditions

Qu’y a-t-il de plus barbant qu’un haïku francophone? Un recueil de haïkus francophones, pardi! Ce genre traditionnel sino-japonais a dû attirer les occidentaux par son apparente facilité. Or rien n’est plus difficile que de composer un haïku de qualité qui soit loin d’être n’importe quoi alors que c’est pratiquement toujours le cas dans nos contrées.

Les Tokyoïtes n’écrivent ni sonnets ni ballades, cela ne fait pas partie de leur culture. Alors, cessons de vouloir imiter la leur. Sauf… lorsqu’un grutier japonais à la retraite et un Français professeur de français s’associent pour rater sans vergogne et avec fierté tous les haïkus auxquels ils s’attaquent. Les compères Hozan Kebo et Roger Lahu, aidés par moult petits « ballons » de Mâcon-rouge, (« Le thé vert, ça fait juste pisser… » dixit HK) sont passé maîtres dans cet art.

Que les puristes crient au scandale, que les grincheux grinchent, nous, on se marre avec ces deux lascars haïkuclastes.

(E.D.)

 

  • Un Belge au bout de la plage, nouvelles, 2018, 171 pages

 

Michel Ducobu

M.E.O.

www.meo-edition.eu

meo.edition@gmail.com

Un professeur se donne la mort pour s’être ridiculisé devant des élèves; une femme jadis victime d’abus sexuels arpente les routes en vociférant et provoquant des collisions; un piéton impénitent part en guerre cotntre l’incivisme des automobilistes; un homme devient gynécologue sans autre vocation que de retrouver une institutrice dont la jupe l’avait obnubilé enfant; bouleversé par la Vanité à la chandelle, un autre s’insère dans la destinée des êtres qui ont inspiré le chef-d’oeuvre de Jacques Linard…

Artistes, enseignants, marginaux, les personnages de ce recueil ont tous quelque chose de borderline, et par là nous ouvrent une faille vers la profondeur des êtres. C’est que, « trop décousue pour devenir un roman, trop prosaïque pour en faire un poème, trop insaisissable pour être mise en scène », une vie peut s’éclairer, de temps à autre, par hasard ou par besoin, sous forme de nouvelle, qui laisse à chaque fois un goût intense d’inachevé…

A l’image de ce Belge qui se met en marche au fin fond des Ardennes pour traverser tout le pays jusqu’à la lisière des vagues sur une plage de la Vlaamse Kust, ces 19 nouvelles, dont l’écriture s’est étalée sur quarante années, éclairent le parcours d’un écrivain rêveur, toujours en quête d’une facette de notre condition humaine, bonheur ténu ou drame dérisoire au regard de l’éternité qu’il voudrait capter dans une phrase.

 

  • Une vie en miniature, roman, M.E.O., 2018, 103 pages

 

Caroline Alexander

 

  • Wasserfall, poèmes, 2016, 106 pages

 

Kristof

Chloe des Lys

Les revues suivantes :

    • Le carnet et les instants n°198, du 1er avril au 30 juin 2018

Nadine Vanwelkenhuysen, 44, Boulevard Léopold II à 1080 Bruxelles, Belgique

www.le-carnet-et-les-instants.net

secretariat.promolettres@cfwb.be

    • Florilège n°171, juin 2018

Revue trimestrielle de création littéraire et artistique

Stephen Blanchard

19, allée du Maconnais à 21000 Dijon, France

aeropageblanchard@gmail.com

http://poetesdelamitie.blog4ever.com/

    • La lettre de Maredsous, 47ème année, n°1, avril 2018

Abbaye de Maredsous, rue de Maredsous, 11 à 5537 Denée, Belgique

    • Libelle n°299, avril 2018 ; n°300, mai 2018

Michel Prades

14, rue du Retrait à 75020 Paris, France

pradesmi@wanadoo.fr

www.libelle-mp.fr

    • Nos lettres n°25, mars 2018

Association des écrivains belges de langue française

Anne-Michèle Hamesse

Chaussée de Wavre, 150 à 1050 Bruxelles, Belgique

a.e.b@skynet.be ; www.ecrivainsbelges.be

    • Poésie sur Seine n°97, mai 2018

Les poètes du XXIe siècle : L’invitée : Marine Morillon-Carreau, présentée par Jean-Louis Bernard

Les femmes, poèmes choisis,

Les grands de la littérature : Garcia Lorca ou Le chant de l’obscur, par Antoine de Matharel

Hommage à la poésie de la « Belle Province », par Jean Chatard

Poètes à l’honneur : Jeanine Baude, Juliette Darle, Monique W. Labidoire, Cécile Oumhani

Pascal Dupuy, Association Poésie-sur-Seine, 13, Place Charles deGaulle à F-92210 Saint-Cloud

www.poesie-sur-seine.com

poesiesurseine@gmail.com

    • Transparence n°1, janvier 2017 ; n°2, 2018

Idées :

José Havet, L’étude des relations entre chanson et poésie

Louis Daubier, L’honneur et le risque d’être chanté

Pierre Guérande, De la poésie à la chanson française

Raymond-Jean Lenoble, Poésie et chanson française

Poésie : Aristide Bruant, Richard Desjardins, Yves Duteil, Max Elskamp, Jean Genet, Joseph Kessel et Maurice Druon, Jules Laforgue, Raymond Jean Lenoble, Jacques Prévert, Jean-Paul Sartre, Anne Sylvestre, Boris Vian …

revue de poésie et des idées

José Havet, 346 Mountbatten Ave., Ottawa, ON, Canada K1H 5W3

jhavet@uottawa.ca

 

Service de presse n°51

P2160822.JPGTraversées a reçu :

Les recueils suivants :

    • A fleur de plume, poèmes, 2017, 85 pages

Didier Moné

rue de Maulde, 26 à 7534 Barry, Belgique

chloe.deslys@scarlet.be

www.editionschloedeslys.be

    • A l’index des jours, poèmes, 2016, 35 pages

Xavier Raffin

Chloé des Lys

    • Ce n’est rien, poèmes, 2017, 52 pages

Yannick Torlini

Tarmac, 18, rue Edmond About à 54000 Nancy, France

tarmaceditions@free.fr

Né en 1988 à Nancy. Poète et explorateur de la malangue. Ecrit des textes avant tout. Travaille la langue autant qu’elle le travaille. Ne sait pas où il se trouve. Travaille. Travaille souvent. Ecrit contre l’angoisse et le désastre. Ecrit parfois pour. Ne sait pas où il se trouve. Ne sait pas. Travaille à ne pas savoir. Imagine quelque chose de lyrique. Ne sait pas où il se trouve. N’y travaille pas.

 » ce qui tient toute cette terrible ambiguïté de la langue, dans la langue et les os. on savait pourtant. l’ambiguïté. l’angoisse. la respiration.

chaque instant chaque douleur derrière les côtes. chaque pression sur les poumons. chaque contraction des muscles et du coeur. on savait.

comme une voix. et derrière la voix plus loin que la voix j’entendais murmurer. plus loin que ma voix j’entendais tout ce qui murmurait, dans la voix, derrière la voix.

il y a quelque chose dans les arbres. il y a comme une ombre dans les arbres. j’entendais murmurer. « 

    • Le chagrin des absents, poèmes traduits de l’arabe (Lybie) par Antoine Jockey; dessins de Yahya Al-Sheikh

Ashur Etwebi

Erès, collection Po&Psy, 2018, np

eres@editions-eres.com

https://www.editions-eres.com/contact

 » Qui peut changer la chimie des choses

doit ôter ses vêtements dans la mer.

 

De lui on ne voit qu’un souffle

si léger qu’il pourrait s’envoler

ou chanter avec le chagrin des absents. »

Né à Tripoli en 1952, Arthur Etwebi est une figure majeure de la scène poétique libyenne. Appartenant à la génération des années 1970 qui a révolutionné l’écriture poétique en Lybie et l’a ancrée dans la modernité, il s’en distingue néanmoins par une poésie méditative riche d’une mythologie personnelle et d’un regard lucide sur le monde, qui n’a rien perdu de sa fraîcheur et de sa capacité d’étonnement.

 

  • Les chambres vides, poèmes, 2017, 92 pages

 

Stella Vinitchi Radulescu

L’Harmattan, Poèmes des cinq continents, 21 bis, rue des écoles à 75005 Paris, France

www.editions-harmattan.fr

lucie.mounier@harmattan.fr

Poète d’origine roumaine, professeur de français, Stella Vinitchi Radulescu vit aux Etats-Unis. Elle écrit en anglais, français et roumain et a publié plusieurs recueils de poèmes en France, aux Etats-Unis et en Roumanie. Elle a reçu plusieurs prix de poésie, parmi lesquels le prix « Amélie Murat » en 2013 et le Grand Prix de la Francophonie 2014 pour son recueil Comme un désert de roses.

 

  • D’hivers et d’ivresse, poèmes

 

Laurent Dumortier

Chloé des Lys, 2017, np

 

  • Depuis une fissure/Da una crepa, poèmes traduits de l’italien par Roland Ladrière et Jean Portante, édition bilingue, 2017, 198 pages

 

Elisa Biagini

Cadastre8zéro, 16, rue Maurice Thédié à 80000 Amiens, France

Depuis une fissure rend compte d’un dialogue avec Emily Dickinson et Paul Celan, où les fragments les plus infimes de la matière et du corps concourent à la découverte de soi et de l’autre. Loin de tout projet de séduction, il en résulte des angles de vue reflétant une beauté insolite.

Roland Ladrière

 

  • Empreintes & résonances – D’invisibles passerelles, prix de poésie 2017 Yolaine & Stephen Blanchard, 2017, 55 pages

 

Gérard Mottet

Les presses littéraires, collection Florilège

Gérard Mottet, avec la forme et les mots de la poésie, se propose de faire vivre et de réenchanter le monde qui nous entoure. Cela va de l’horizon à une goutte de pluie, de la rose aux oiseaux de nuit. Tout est varié et pluriel…

Michel Cosem

 

  • L’exil, poèmes, 2016, 111 pages

 

Olivier Larizza

Andersen, 35, rue des Ormes à 67200 Strasbourg, France

www.andersen-editions.com

contact@andersen-editions.com

La poésie d’une vie partagée pendant douze ans etre le Grand Est et les Caraïbes. Après un début de carrière à la Faculté des Lettres de Strasbourg, Olivier Larizza est nommé en 2003 maître de conférences à l’Université des Antilles. Voyageant d’un continent à l’autre, il tient entre 2006 et 2014 une sorte de journal intime sous forme de poèmes. Premier volet de cette surprenante autobiographie lyrique, L’exil se singularise par son aspect documentaire et par sa voir, celle d’un jeune trentenaire. Voilà un recueil qui tranche sur la poésie française actuelle, dont l’auteur dresse en postface un panorama rarement aperçu.

 

  • Jadis un ailleurs – L’heure métisse – Motifs, poèmes, 2016, 113 pages

 

Béatrice Pailler

L’Harmattan, Poètes des cinq continents

Un étang à l’heure des ombres, un banc sous les arbres et sur la pierre un livre ouvert. Vous êtes là, le soir à l’étoffe du rêve, le lilas embaume. Le livre n’est plus sur la pierre, il est dans vos mains, et vous n’êtes plus ici, mais ailleurs.

En 2015, avec le 161ème anniversaire de la naissance d’Arthur Rimbaud, le musée de Charleville-Mézières consacré au poète réouvrait ses portes. Les deux recueils présentés, dont « L’heure métisse » (prix Jean Giono 2015 de la Société des Poètes Français), s’inscrivent, comme un témoignage poétique, dans les pas du poète, renouant avec un XIXème siècle passé, mais pas passéiste. Jadis un ailleurs est un livre à contre-courant des modes, mais pas de la modernité, car jadis est un ailleurs à venir.

Michel Bénard

 

  • Lettres ouvertes à Pierre, 2017, 52 pages

 

Anne-Sophie Malice

Chloé des Lys

 

  • Masques magnétiques, poèmes, 2016, 114 pages

 

Raymond Schaack

Phi, 44, rue du Canal, à 4050 Esch-sur-Alzette, Luxembourg, collection Graphiti

 

  • La mer de méthylène, poèmes, 2017, 69 pages

 

Patrice Blanc

Le Contentieux, 7, rue des Gardénias à 31100 Toulouse, France

 

  • Passages, poèmes, traduit du catalan par Nathalie Bittoun-Debruyne, 2017, 67 pages

 

Josep M. Sala-Valldaura

Aga, Arti Grafiche Alberobello, 70011 Alberobello, Italie

Alain Baudry & Compagnie Editeur, 34, rue Lacépède à 75006 Paris, France

L’orizzonte

Collana fondata e diretta de R.-L. Etienne Barnett, Giovanni Dotoli, Encarnacion Medina Arjona, Mario Selvaggio

« C’est au point où la tâche du poète et celle du critique se rejoignent que commence Passeig dedins (Passages) », est-il écrit dans la présentation de ce livre de Josep Maria Sala-Valldaura. Et, en effet, ces deux lignes de travail que l’auteur a cultivées sur différents champs d’un même territoire ont fini par s’unir en un seul espace, par une conjonction prévisible, voire souhaitée par plus d’un. La pensée critique, celle du critique, du chercheur en littérature et en fait littéraire, s’exprime ici moyennant des formules linguistiques et conceptuelles du domaine de la poésie et, à la fois, de l’essai et du « rationalisme »; et réciproquement. Et tout ceci s’assemble dans un discours passionnant, évocateur, que sa propre nature rend inépuisable.

Victor Sunyol, « Guide de voyage au Passeig de dins / Passages« 

 

  • Pensées intemporelles, haïkus, 2017, np

 

Françoise Javelle

Chloé des Lys

 

  • Petite plaisance, roman, 2016, 78 pages

 

Daniel Soir

M.E.0.

Léa, l’infirmière, la femme sensible qui fait face. John, son mari, immigré suisse et militant communiste converti au national-socialisme après le Pacte germano-soviétique. René, l’avocat qui défend son ami emprisonné pour collaboration. Stef, le fils de Léa et John. Et Anke, la fille de Dorly que John a connue durant ses voyages en Allemagne, Anke recueillie après la mort de sa mère.

Y a-t-il meilleur décor pour panser les plaies, gommer les erreurs, que « Petite Plaisance », avec sa vue sur le Lac Léman depuis les Dents du Midi jusqu’à Genève et son paisible jet d’eau?

Ce n’est pas Jules et Jim, c’est, en quelques jalons étagés sur une trentaine d’années, une amitié profonde mais pudique, un amour des paysages, le glissement de silhouettes au gré de l’Histoire qui les modèle.

 

  • Plein-air – Poèmes nature

 

Claude Vancour

bf éditeur, 2016, 146 pages

« Pour saluer

ce jour jaune

et cette échappée

de lumière horizontale,

et l’herbe remonte

à la hauteur des yeux,

et le ciel gris en coupole

qui relève son revers,

et l’oeil qui tourne,

fait le grand tour encore

de cette vie assise en ce monde

 

et qui a tenu. »

 

  • Rage dedans, poèmes satiriques, préface de Roland Nadaus, 2017,  54 pages

 

Stephen Blanchard

France Libris

 

  • S’achèvent murmurés, poèmes, illustration d’Emmanuelle Boblet, 2017, 74 pages

 

Eric Chassefière

Rafael de Surtis, collection Pour une terre interdite, 7, rue Saint-Michel, 81170 Cordes sur ciel, France

Vent de souffle stellaire

Eric Chassefière écrit au bord de l’abîme, là où le vertige s’impose au sens. Le texte, court, est un souffle, qui murmure dans l’air d’élévation, dans le questionnement d’un instant où la nature est partout, ce qui ne pèsera rien. Bien au contraire, la nature prend place dans une déclivité cosmique qui va, sans cesse, s’accentuer, jusque la flamboyance subtile.

Que faire alors des peurs indicibles?

Au revers de l’ombre, une lumineuse lanterne efface la docilité d’un vol immémorial… Eric Chassefière va déranger les constellations, d’une aspiration, de cet air que la vie puise alors pour ne rien ajouter. C’est que cette vie-ci, est décrite si sublimement, bien à la hune de la spirale héroïque, bien à la joie d’une concrétion nouvelle à laquelle rien ne peut être ajouté. C’est que le poème est né de ce vent stellaire-là, de la respiration dont la seule tempérance est la beauté… C’est que le poème de ce poète-là est la lumière épuisée du murmure…

Paul Sanda

 

  • Sans équipage, poèmes, dessins de Jean Morette

 

Claude Raucy

Bleu d’encre, rue Alexandre Daoust, 46 à 5500 Dinant, Belgique

claude.donnay58@gmail.com

 

  • Sous le rideau, la petite valise brune, roman, 2017, 202 pages

 

Françoise Thiry

M.E.O., avenue Jeanne, 10 bte 5 à 1050 Bruxelles, Belgique

www.meo-edition.eu

meo.edition@gmail.com

En 1966, un Boeing de la Sabena en provenance de Bujumbura débarque à l’aéroport de Bruxelles une fillette de six ans, tenant à la main une petite valise brune, que réceptionne un « Monseigneur ». Celui-ci emmène l’enfant, « candidate » à l’adoption.

Soulever le rideau, ouvrir le cadenas de la petite valise brune, c’est parcourir un trajet singulier imbriqué dans une histoire collective longtemps remisée au placard, un secret d’Etat et d’Eglise: l’arrachement forcé des métis, ces enfants de la honte nés sous la colonisation belge à l’heure des indépendances.

Tout au long du récit, la part cachée de la narratrice interpelle sa part « licite » dans l’espoir qu’un jour le sdeux se rejoignent. Le lecteur suit la lente métamorphose de l’enfant et l’amputation de sa mémoire jusqu’à ce que son combat farouche contre l’oubli, ses efforts pour « recollet » ses moitiés éclatées débouchent sur la découverte de son étonnante identité.

 

  • Toujours un mot dans ma poche, poèmes, 2018, 106 pages

 

Pef

Bruno Doucey, Cour d’Alsace-Lorraine, 61, rue de Reuilly à 75012 Paris, France

www.editions-brunodoucey.com

presse@editions-brunodoucey.com

Si le fleuvecoule c’est qu’il ne sait pas encor enager. Le cheval noir fume mais ce n’est pas la pipe. Sur le parvis, un homme est couhcé en chien de fusil le long de sa chienne de vie. Qui a bu aboiera… On l’aura compris, Pef aime jouer avec les mots, mettre à jour leurs incongruités, dévoiler leurs sens cachés, les détourner de l’usage journalier qui finit toujours par ternir leurs couleurs. Tout simplement, les mettre en bouche comme des gourmandises… Toujours un mot dans ma poche: avec ce livre tendre, subtil et jubilatoire, le poète ne secomporte pas seulement en prince des mots tordus, il tord le nez aux idées reçues, cherche à quoi rime le monde dans lequel nous vivons, s’arrime aux nuages qui filent dans le ciel et se demande « comment viennent les idées de poème ». Un bonheur que je suis tout simplement heureux de sortir… de ma poche.

Le mot de l’éditeur

 

  • La veillée de l’hyène, poèmes, 2017, 47 pages

 

Maëlle Levacher

Cardère

Une hyène rencontre les défunts qui errent dans ses limbes, avant de parachever leur disparition…

Elle est leur ultime interlocuteur; elle est cynique, condescendante, et elle est propre: « sa panse est sans issue », l’hyène ne laisse rien de ceux qui paraissent devant elle. Veux-tu, lecteur, t’assoir un moment à son flanc pour te divertir des vanités, des prétentions sentimentales, de la comédie du sens qui voudrait se jouer du trépas? Veux-tu dès à présent poser les yeux sur le dénuement sec et sans relief de son territoire? Veux-tu savoir comme elle répond à qui – héros, bougre, animal – l’interpelle? Ainsi tu te feras à sa musique, à sa prose, à ses vers, avant de paraître à ton tour devant elle. Notre tour viendra. Et tandis que déjà l’on prépare un plaidoyer dérisoire, « l’hyène se dandine dans le désert en couinant ses croches inégales. »

Les revues suivantes :

    • Arpo n°84, automne 2017

Bulletin de liaison de l’Association, Centre culturel J.B. Calvignac, 24, Av Bouloc Torcatis à 81400 Carmaux, France

www.arpo-poesie.org

contact@arpo-poesie.org

    • Art et poésie de Touraine n°231, hiver 2017

Nicole Lartigue, 10, rue du Clos Prenier à 37540 Saint-Cyr-sur-Loire, France

nicole.lartigue@bbox.fr

www.artetpoesiedetouraine.com

    • Comme en poésie n°71, octobre 2017 ; n°72, décembre 2017

70, avenue Brémontier à 40150 Hossegor, France

j.lesieur@orange.fr

http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur

    • Ecrit(s) du Nord n°31-32, octobre 2017

Editions Henry, Parc d’activités de Campigneulkes à 62170 Montreuil-sur-Mer, France

www.editionshenry.com

    • Florilège n°170, mars 2018

Stephen Blanchard, 19, allée du Maconnais à 21000 Dijon, France

aeropageblanchard@gmail.com

http://poetesdelamitie.blog4ever.com

    • Le Gletton n°502, février 2018

Jean-Claude Berguet, 28, rue Saint-Martin à B-6740 Villers-sur-Semois

secretariat.gletton@gmail.com

www.legletton.be

    • Intervention à Haute Voix n°57, 2ème trimestre 2017

L’innocence

Gérard Faucheux, 5, rue de  Jouy à 92370 Chaville, France

gerard.faucheux@numericable.fr

www.mjcdelavallee.fr

    • Libelle n°296, janvier 2018 ; 297, février 2018

Michel Prades, 14, rue du Retrait à 75020 Paris, France

pradesmi@wanadoo.fr

www.libelle-mp.fr

 

  • Nos lettres n°24, décembre 2017

 

Anne-Muichèle Hamesse, Association des Ecrivains Belges de langue française (AEB), Chaussée de Wavre, 150 à 1050 Bruxelles, Belgique

a.e.b@skynet.be

www.ecrivainsbelges.be

 

  • Plumes et pinceaux n°140, décembre 2017

 

Nelly Hostelaert, rue du Temple, 39 à 7331 Baudour, Belgique

franz.nelly@yahoo.fr

 

  • Poésie sur Seine n°96, janvier 2018

 

« Le silence », Nicole Hardouin

Pascal Dupuy, 13, Place Charles de Gaulle à 92210 Saint-Cloud, France

www.poesie-sur-seine.com

poesiesurseine@gmail.com

 

  • Portique n°109, janvier à mars 2018

 

Chris Bernard, 587 chemin du Jas à 84110 Puyméras, France

http://portique.canalblog.com

 

  • Reflets Wallonie-Bruxelles n°55, janvier à mars 2018

 

Joseph Bodson, 109, rue de la Mutualité à 1180 Bruxelles, Belgique

www.areaw.org

joseph.bodson@skynet.be

 

  • Rose des temps n°28, mai à août 2017 ; n°29, septembre à décembre 2017

 

revue de l’association Parole & Poésie

Patrick Lagoutte, 12, rue Théophraste Renaudot à 75015 Paris, France

parole.et.poesie@gmail.com

www.flammesvives.com

    • Soleils & cendre n°123, février 2018

Isabelle Ducastaing, 1 bis, imp. Anatole France à 84500 Bollène, France

solicend@orange.fr

http://www.soleils-et-cendre.org

Permanence de l’absurde – ce tête à tête de l’irrationnel et de la nostalgie

Service de presse n°50

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Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

    • A la fin de ces longues années, poèmes

Joël Godart

Chloé des Lys, 2016, 96 pages


    • Les ailes du temps, poèmes

Thierry Thirionet

Chloé des Lys, 2016, np


    • L’amour au pouce – La bague au doigt, plaquette d’écriture que le geste ne rend pas à la parole

Patrick Benoit

Chloé des Lys, 2016, 38 pages


    • Avec les orties du temps, poèmes

Louis Bertholom

Editions Sauvages, collection Askell, 2016, 160 pages

Avec un regard en profondeur sur le monde, Louis Bertholom explore le passage du temps en interrogeant les éléments et l’espace. Une ode à la nature mais aussi une volonté de laisser s’écouler mélancoliquement la vie avec ses regrets et ses mystères. Les cruelles réalités se mêlent aux petits bonheurs. Dans la tranquillité retrouvée, de Montréal à Tanger, l’auteur capte l’indicible douceur d’un soir, cueille les fleurs de la mémoire, en se plongeant dans quelques réminiscences. La parole s’apaise avec l’âge, il se souvient et préfère s’écarter discrètement des névroses sociétales. Le temps se rétrécit quand la maturité semble poindre comme la lumière paille de seigle d’une nouvelle aube.


    • Ces choses se suffisant… (déjà à elles-mêmes), poèmes

Raymond Calmettes

Clapas, collection Franche Lippée n°416, 8 pages


    • Les chants de Jane, poèmes

Claude Miseur

Revue du Grenier Jane Tony n°12; Bimestriel novembre/décembre 2017


    • La crypte, poèmes traduits du grec par Marie-Cécile Fauvin, avec des vignettes de Alexis Akrithakis

Epaminondas Gonatas

Erès, 2018, np

Inlassable observateur du concret, Epaminondas Gonatas cherche la réalité cachée derrière les apparences. Voilà que les choses familières que nous croyions inertes s’animent et se mettent à rayonner d’un éclat surnaturel, parfois inquiétant. Des fleurs mordent, des chaussettes protestent, une poire s’échappe et se révolte. Avec une forme d’humour particulier, Gonatas révèle l’insaisissable mystère du monde. Dans sa Crypte, chaque texte a la concision et l’attrait singulier d’une énigme.

Epaminondas Gonatas (1924-2006) exerçait la profession d’avocat. Il a vécu la plus grande partie de sa vie dans une vieille demeure néoclassique de la banlieue d’Athènes, entourée d’un vaste jardin, au milieu des livres et de toutes sortes d’objets insolites et hétéroclites en bonne intelligence avec les plantes et tout un petit peuple d’animaux.


    • Dispersion, nouvelles

Carino Bucciarelli

Editions Encre Rouge, 2018, 178 pages

« Je peux le jurer, ma main et même toute une partie de mon avant-bras se sont liquéfiées un bref instant sous mes yeux. »

Ainsi commence la première histoire de ce livre. Et, dès lors, l’auteur va nous entraîner dans un labyrinthe où passeront tour à tour un oiseau inquiétant, un meuble qui s’humanise, des êtres fous sortis de mondes imaginaires et des hommes ou des femmes comme vous pris dans les délires de leur vie quotidienne.

Car que faut-il craindre le plus, les déraisons qui envahissent ces pages ou notre ordinaire? Vous ne pourrez manquer de vous poser la question. Et ainsi, Vous serez hanté par la conviction d’être vous aussi un personnage de ce livre.

Carino Bucciarelli, que l’on connaît déjà pour ses romans, parus aux éditions de l’Age d’Homme et Luce Wilquin marqués par le souffle de l’insolite, nous donne ici son livre le plus étrange.


    • Europoésie année 2016, anthologie (au profit de l’Unicef)

sur le thème de l’enfance et thème libre

20117, 164 pages


    • Europoésie année 2016, anthologie (au profit de l’Unicef)

Enfants et Jeunes poètes francophones

2017, 60 pages


    • Hyle ou En tant que tel, poèmes

Denis Schillinger

Chloé des Lys, 2016, 194 pages


    • Hymne mortel, poèmes

Thomas J. Chouters

Chloé des Lys, 2017, 57 pages


    • Itinéraire d’un voyou, roman

Ghislain Cotton

Murmure des soirs, 2017, 265 pages


    • Lettre au Grand Saint – Lettre à Saint-Nicolas à propos du Père Fouettard et autres avatars

Daniel Simon

Couleur livres, 2017, 57 pages

Le duo gagnant Saint-Nicolas-Père Fouettard est en péril. La Global Culture poursuit ses sacrifices hygiénistes.

On ne transmet pas en effaçant, on ne réfléchit pas en déniant, on ne vit pas sans fumier dans les poches, qui que nous soyons.

Il y a longtemps, j’ai écrit au Grand Saint et il m’a répondu! Je me suis dit que je pouvais tenter à nouveau l’expérience cinquante ans plus tard.

Voici ma lettre…


    • Mal blessée – Journal philo amoureux 2.0. d’un enfant du siècle

Olivier Terwagne

Traverse, 2017, 205 pages

Dans les manuels d’histoire, tout à l’air évident. Les faits s’enchaînent froidement comme s’ils obéissaient à un plan. On ramasse trois siècles en trois phrases. C’est effrayant: que dirons-nous de nous-mêmes? Que dira-t-on de cet « Olivier Terwagne » qui, un jour, a retrouvé le « journal de Constance » dans une maison longtemps inoccupée à Chimay, au pied du Château, et a tenté ici d’en réorganiser le chaos?

Mystérieuse Constance, trente ans, sorte de jeune Werther au féminin, fille cachée de Nietzche et d’Amy Winehouse, qui s’interroge sur le fait d’être chimacienne, couvinoise, belge, européenne ou actrice, philosophe ou « tout ça » comme disent les jeunes, et qui se questionne sur ses choix de vie et sa relation avec Kiriakos, un guide de voyage grec.

Deux destins et deux boussoles d’orientation dans ce journal de « pop poésie philosophique » entre le Balgique et la Grèce: la pensée grecque et le romantisme. Sous un autre angle, Mal blessée dévoile l’articulation entre l’histoire intime et l’Histoire avec un(e) grand(e) Hache.


    • Mouvements – Panta Rhei, poèmes

Béatrice Pailler

La Porte, 2017, np


    • Notes sur l’amour, essai

Jack Keguenne

Aesth, 2009, 120 pages


    • Or 2.0, poèmes

Emilie Decamp

illustré par Julien Adans

Chloé des Lys, 2016, 39 pages


    • Promenades poétiques dans l’oeuvre de Pierre Benoit, essai, couronné par l’Académie française

Pierre Hamel

Yvelineédition, 2009, 280 pages

les romans de Pierre Benoit se sont arrachés à plus de douze millions d’exemplaires. Si les ventes de ses recueils de poèmes furent squelettiques, la poésie ne fut pas, pour lui, qu’une amourette. Plus que la vénus alliciante, la femme qui subjugue notre épicurien mélancolique, c’est l’amazone à la passion médusante. Le père d’Antinéa nous rappelle alors que, sans amour, l’homme n’est rien. Quel est le secret de ces Poèmes qu’on ne peut enfermer dans un tiroir à styles, à l’enchanterie capiteuse, et qui battent au rythme régulier du balancier d’une vieille horloge de campagne? Pierre Benoit savoir voir et il a vu. Voyageur de l’imaginaire, il a vécu et a quitté ce monde en poète. Sa voix a sonné juste, son verbe a dit vrai. Chez lui, l’avoir jamais n’a dévoré l’être…


    • Rêver de ma Belgique, poèmes

Alfred Herman

Chloé des Lys, 2017, 80 pages


    • rien qu’une collision de mots, poèmes traduits du russe par Christine Zytounian-Beloüs, avec une gravure originale de Edith Schmid

Ivan Akhmetiev

Erès, 2018, np

« j’attends d’être sûr

de mon bon droit

 

du droit au texte »

Ivan Akhmetiev est né en 1950. Il vit à Moscou. Célèbre dans les cercles poétiques pour ses vers minimalistes, auteur de plusieurs recueils, il a d’abord été publié en samizdat et à l’étranger…


    • Ruptures en bord de rêve, roman

Michel Cornélis

Academia – L’Harmattan, 2017, 135 pages

Un homme sur un pont entre deux villes inconnues. Une femme dans une chambre d’hôpital. L’équilibre fragile de deux vies qui ne tient plus qu’à un fil. Il a voulu, jusqu’à l’obsession, atteindre les hautes sphères du pouvoir. Aujourd’hui, son monde menace de s’écrouler. Elle s’est résignée à mettre son existence en veilleuse pour permettre à celui qu’elle aime de s’épanouir. Par une nuit d’orage, la flamme de son espérance a failli s’éteindre à jamais. Alors, parfois, une rupture s’impose.


    • Soit dit en passant, poèmes

Claude Renard

Chloé des Lys, 2017, 59 pages


    • Sur la terre comme au ciel, poèmes

Eve Lerner

prix Patrice Fath 2017

Littérales, 2017, 62 pages


    • Tableaux vernonnais, poèmes

Joachim Bresson

Préface de Pierre Brunel

Narratif, 2017, 63 pages

Il arrive un moment où la technique n’apparaît plus comme un obstacle, mais comme une nécessité à l’expression. Revenant à la vivacité oubliée de notre rythmique, et à la poésie des troubadours, Joachim Bresson livre une oeuvre totalement originale. Son second recueil, enraciné dans la région de Vernon en Normandie, offre de nombreuses lectures possibles et une exploration du « territoire vivant ».


    • Le temps de l’errance, poèmes

Jean-François Foulon

Chloé des Lys, 2016, 223 pages

Les poèmes que l’on découvre ici, remplis d’émotion et de nostalgie, portent le lecteur comme une vague lente et puissante. Certains textes nous conduisent dans des îles lointaines, à la recherche d’un ailleurs aussi impossible qu’improbable, tandis que d’autres décrivent des lieux qui nous sont proches (un village, une rivière…), pour en révéler les secrets oubliés. Parfois, c’est la destinée de l’homme à travers son histoire qui est abordée, mais toujours on revient au temps personnel, celui où tout un chacun se reconnaît. On parle allors de l’enfance, de la passion amoureuse, ou du temps qui fuit. Les femmes que l’on a aimées s’en sont allées, nous laissant des souvenirs empreints de nostalgie. Mais ces souvenirs, même s’ils sont parfois un peu tristes, ont pourtant quelque chose d’apaisant, sans qu’on sache si c’est dû au regard tendre du poète ou à la musicalité incomparable de sa langue.


    • Terres Liberté, poèmes

Marguerite Charbonnier

Interventions à Haute Voix, 2017, 72 pages


    • This is the end my friend, poèmes

Lionel Blettery

Clapas, collection Franche Lippée n°417, 8 pages


    • Un écrivain hors commerce couronné par L’Académie des Jeux Floraux de Toulouse

Pierre Hamel

Le Dormeur du Val, 2012, 334 pages

L’écrivain Hors commerce, qu’il soit partisan de l’art pour l’art et donc d’une relative irresponsabilité ou qu’il soit porté à l’engagement, n’a-t-il pas, curieusement, de par sa position spécifique, un rôle particulier à jouer? Bien sûr, il n’a pas plus de crédit auprès des éditeurs qu’un chien à la boucherie. Mais, il n’appartient pas inéluctablement à la race des ratés, phrasiers, grimauds, cacographes et autres gâte-papier. Cependant, il ne doit pas tenter de se débredouiller de sa non-valeur commerciale en s’autoproclamant génial.


    • Urgences – Urgjenca, anthologie poétique bilingue

Xhevahir Spahiu

présentée et traduite de l’albanais par Alexandre Zotos

M.E.O., 2016, 161 pages

La poésie de Xhevahir Spahiu révèle un esprit frondeur, ou pour le moins questionneur, comme est celui des enfants, a fortiori des « enfants terribles ». Bien de ses poèmes partent d’une curiosité, d’une interrogation soudaines, signes d’une indéfectible faculté d’étonnement: ailleurs ce sera une vision ou impression inédite, paradoxale- un peu façon haïku – ou une réflexion inopinée. L’inattendu, l’instantané, tel est le registre favori de ce poète, ce qui lui donne un pue l’air, parfois, d’un Diogène errant de par le monde, sa lanterne à la main. Tout cela engendre une suite de réactions à chaud, sur le mode euphorique d’un coeur innocent qui s’émerveille, ou, inversement, qui s’indigne, se rebelle…

Alexandre Zotos, extrait de la préface

Tour à tour porté aux nues et vilipendé sous le régime communiste, tant primé et tantôt mis au pilon, envoyé travailler dans les mines, réhabilité puis condamné à nouveau, Xhevahir Spahiu est aujourd’hui reconnu comme un des poètes majeurs de la littérature alabanaise.



Les revues suivantes 

    • Le bibliothécaire n°4/2017, octobre à décembre 2017

Michel Dagneau, rue de Bruxelles, 87 à 1470 Genappe (Belgique)

dagneau.michel@live.be

    • Bleu d’encre n°37, été 2017 et 38, hiver 2017

Claude Donnay, Clos des Tanneurs 2/33 à 5590 Ciney, Belgique

claude.donnay58@gmail.com

 

  • Cabaret n°24, hiver 2017

 

Alain Crozier, 31, rue Lamarine à 71800 La Clayette, France

www.revuecabaret.com

    • Les Cahiers de Tinbad n°4

Guillaume Basquin, 5, rue des Beaux-Arts à 75006 Paris (France)

editions.tinbad@gmail.com

www.editionstinbad.com

He rests. He has travelled.

With ?

Sinbad the Sailor and Tinbad the Tailor and Jinbad the Jailor and Whnibad the Whaler and Ninbad the Nailer and Finbad the Failer and Ninbad the Bailer and Pinbad the Pailer and Minbad the Mailer and Hinbad the Hailer and Rinbad the Railer and Dinbad the Kailer and Vinbad the Quailer and Linbad the Yailer and Xinbad the Phthailer.

James Joyce

Dans ce numéro 4 de la revue, on trouvera, aux côtés de nombreux Works in progress :

  1. Le premier dossier important imprimé sur un poète expérimental dont l’oeuvre nous paraît inouïe : Philippe Jaffeux ;
  2. Un hommage en deux volets à l’écrivain Marc Pierret, dont nous devons pleurer la disparition soudaine ;
  3. Un dossier sur le trop rare écrivain Pierre Rottenberg, avec un ensemble de textes et de lettres inédits que nous devons à l’amitié croisée de Gilbert Bourson et de Pascal Boulanger.

NDLR

    • Le carnet et les instants n°197, janvier à mars 2018, lettres belges de langue française

Nadine Vanwelkenhuyzen, Service général des Lettres et du Livre, Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 44, boulevard Léopold II à 1080 Bruxelles, Belgique.

secretariat.promolettres@cfwb.be

    • Comme en poésie n°70 et 71, juin et septembre 2017, revue trimestrielle de poésie

Jean-Pierre Lesieur, 730, avenue Brémontier à 40150 Hossegor

j.lesieur@orange.fr

    • Debout les mots n°67, octobre à décembre 2017 et 68, janvier à mars 2018

La maison du livre, 28, rue de Rome à 1060 Bruxelles, Belgique

info@lamaisondulivre.be

www.lamaisondulivre.be

    • Florilège n°169, décembre 2017

revue trimestrielle de création littéraire et artistique

Stephen Blanchard, 19, allée du Maconnais à 21000 Dijon, France

redacflorilege@gmail.com

http://poetesdelamitie.blog4ever.com

    • Journal des mes paysages n°6, octobre 2017

PL Quality éditions

journaldemespaysages@gmail.com

23, rue de Liège à 56200 Lorient, France

    • La lettre de Maredsous n°3, décembre 2017

Luc Moës, Abbaye de Maredsous, rue de Maredsous, 11 à 5537 Denée, Belgique

flm@maredsous.com

    • La lettre des académies n°41, 2017

Palais des Académies, 1, rue Ducale à 1000 Bruxelles, Belgique

lettre.academie@cfwb.be

    • Libelle n°289 à 295, mai à décembre 2017, mensuel de poésie

Michel Prades

14, rue du Retrait à 75020 Paris, France

pradesmi@wanadoo.fr

www.libelle-mp.fr

    • Nos lettres n°22, avril 2017

Anne-Michèle Hamesse

Association des écrivains belges de langue française

Chaussée de Wavre, 150 à 1050 Bruxelles, Belgique

a.e.b@skynet.be

www.ecrivainsbelges.be

    • Plumes et pinceaux n°139, septembre 2017

Nelly Hostelaert, rue du Temple, 39 à 7331 Baudour, Belgique

franz.nelly@yahoo.fr

    • Reflets Wallonie-Bruxelles n°54, octobre à décembre 2017

Joseph Bodson, Association royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie, 109, rue de la Mutualité à 1180 Bruxelles (Belgique)

joseph.bodson@skynet.be

www.areaw.org

    • Septentrion n°4, 4ème trimestre 2017, 46ème année

arts, lettres et culture de flandre et des pays-bas

www.onserfdeel.be

Luc Devoldere, Murissonstraat, 260 à 8930 Rekkem, Belgique

 




 

Service de presse n°49

 

Traversées a reçu :

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Les recueils suivants :

    • L’air et le bond, poèmes

Michel Stavaux

Aux éditions d’Hez, 2013, 162 pa

Eric Chassefière

Encres vives, 2016, 16 pages A4

    • aImer à quatre temps, poèmes

Christophe Schaeffer

Préface de Werner Lambersy

Illustrations de Julie Delarme

Librécrit, Hors Collections, nd, 82 pages

Préfacé par Werner Lambersy et illustré de six oeuvres de Julie Delarme, « aImer à quatre temps » est un monologue poétique dont l’auteur exprime le propos en ces termes:

« Bien que fragmenté, ce texte est un unique poème qui se lie en quatre temps où l’amour se situe dans son rapport avec la perte et le désir, entre privation et possession: on ne désire que ce que l’on ne possède pas, ce dont on est privé.

« Entre l’amer et l’aImer, ce texte se joue d’une lettre autant que de l’être. »

Les oeuvres de Julie Delarme révèlent le mystère de l’autre. Le visage, à la fois proche et insaisissable, sidère par sa présence, s’efface si on cherche à le lisser ou à le définir abstraitement. Face au désir, son interpellation porte un autre regard sur les mots, dans l’ambiguïté du sens qu’ils provoquent, et invite au face-à-face comme une expérience de l’infini.

    • Déjà l’automne chez les peupliers, poèmes

Philippe Conter

phconter@gmail.com

    • En langue d’or, poèmes

Jean-Jacques Manicourt

Chloé des Lys, 2017, np

    • Encore une heure, poèmes

Jeanne Champel Grenier

France Libris, 2017, np

    • Fugitive, poèmes

Cathy Garcia

Cardère, 2014, 53 pages

 

  • Je t’sms, poèmes

 

Francine Hesbois

L’Harmattan, 2017, 90 pages

Sous la peau mince des textes de Francine Hesbois, l’on sent battre un coeur de femme sincère, entière, ambitieuse. Etourdie du frémissement de l’aubépine, à la recherche d’harmonies vitales, de conjugaisons heureuses entre les arbres écorchés et nus, les aurores lentes, le vent, la lune, le souffle du monde… l’auteure nous convoque à quelques rendezv-ous estimables: celui de l’amant espéré, désiré, au coeur à double battant et celui d’une existence toute en couleurs sucres d’ocre, tissée de sentiers à siroter…

Contre la fureur des hommes, la sécurité d’un qhotidien trop tiède, les évocations de Francine Hesbois sont autant de cris, de mises en garde lancés au lecteur. Pour qui les entaend, il ne sera plus temps de faire l’autiste, d’esquisser un repli nostalgique.

Sur les pages métisses de ce délicat recueil, la poétesse réussit à faire lever coquelicots et lucioles comme autant de calicots d’une révolte à venir, amoureuse, frénétique, à porter au chevet des étoiles, ici – le temps d’une lecture – devenues complices.

Marc Piret

 

  • Marcher dans la rivière suivi de Les pronoms personnels

 

Léon Laffut

Félix Biwer, nd, 227 pages

 

  • Les mythes de la mémoire

 

Louis Savary

Les presses littéraires, 2017, 100 pages

 

  • Ouvrez le gaz 30 minutes avant de craquer l’allumette, poèmes illustrés

 

Eric Dejaeger

Aimables considérations générales de Jean L’Anselme

Illustrations originales de Pierre Solette

Gros textes, collection « réserves de printemps », 2014, np

    • Petite peinture de nuit – Suite en ciel majeur, poèmes

Jeanne Champel-Grenier

France Libris, 2017, np

    • Les perce-neiges font du yoga, poèmes

Philippe Conter

 

  • Petites gouttes de poésie avec quelques poèmes sans gouttes

 

Pierre Albert-Birot

Motus, 2017, 72 pages

 

  • Petits poèmes diversement appréciables mais néanmoins écrits avec grande attention…

 

Olivier Bastide

Cardère, 2014, 54 pages

L’originalité de cet ouvrage tient à deux aspects liés:

Les 40 petits textes qui le composent ont été écrits chacun en correspondance étroite avec 40 pièces d’Erik Satie;

Il nous est ainsi apparu incontournable d’adjoindre à l’ouvrage un CD de musique…

    • La présence simple des chose, poèmes

Eric Chassefière

L’Harmattan, 2017, 142 pages

« Que le petit jardin

dans sa cage de murs

à l’instant où vient la nuit

s’embroussaille de vent

que remuent les tiges douces

aux paupières de fleurs

qu’aucun autre aux fenêtres

ne soit là pour témoigner

qu’on soit seul

avec la vérité de son rêve

aussitôt la fenêtre s’ouvre »

Eric Chassefière vit à Paris. Directeur de recherche en physique au CNRS, il étudie l’évolution du système solaire et des planètes. Il est également poète, auteur d’une trentaine de recueils parus chez plusieurs éditeurs. Il a obtenu en 2015 le prix Giorgios Sarantaris et a créé avec Jacques Fournier l’action Poeziences de la Diagonale Paris-Saclay destinée à faire se rencontrer scientifiques et poètes.

    • Quand la vieille voisine regarde méchamment le gosse dans la cour, récit

Serge Bec

Cardère, 2013, 43 pages

Notre ami Serge Bec, aujourd’hui rattrapé par le « mal de mémoire », nous a proposé ce court texte, que nous rendons biens volontiers public aujourd’hui, comme un clin d’oeil que le poète adresse à la vie, un pied de nez à toutes les misères du destin.

La vieille voisine regarde le gosse dans la cour, en bas. Elle ne regarde jamais le ciel. Toujours ce gosse qui joue, qui prend le plaisir de la vie, qui rêve et voyage. La vieille voisine est méchante, enfermée dans sa carcasse minérale, mais elle rêve aussi, à sa manière, de l’autre côté de la vie; elle aimerait le voir se noyer, ce sale gosse qui prend du plaisir à la vie. Son seul plaisir à la vieille voisine, c’est de rêver des assassinats…

Un huis clos silencieux où le blanc et le noir se rejoignent parfois, sans jamais se mélanger, sans jamais se dire un mot…

 

  • Quotiennes pour lire, poèmes

 

Georges Cathalo

La Porte, 2016

 

  • Refrain, poèmes

 

Bernard Grasset

Jacques André, 2017, 53 pages

Avec Refrain, le voyage en compagnie des peintres et des musiciens se prolonge comme sans fin. Refrain: revenir là où on est allé, creuser ce qui a déjà été contemplé et écouté, explorer, tel un possible, de nouvelles contrées. Retour et commencement.

Dans l’alliance de la poésie avec la peinture et la musique se découvre un chemin de liberté et de lumière. En lisant Refrain le lecteur est invité à voyager, au fil de l’art, à travers les cultures, les siècles qui passent. Voyage, – aventure dans le langage.

Le dialogue des mots avec l’univers pictural et musical cherche ici son unité du côté des pays intérieurs, des secrets de l’homme, de l’accueil de l’insaisissable. Refrain: écouter, sillons d’un autre langage, ce lointain qui murmure le sacre de l’aurore.

 

  • Rilke-poème – Elancé dans l’asphère, études psychanalytiques

 

Luminitza C. Tigirlas

L’Harmattan, 2017, 200 pages

Que pouvons-nous savoir sur l’invisible nommé amour? Effleurer son ange et sa chute. L’insuffler et le vouer au ratage. Consentir à l’espace intérieur au monde à travers son corps, secousse et faille ouverte de cet amour, dont on est le poème. N’est-ce pas un délice sacrilège? Comment échapper au mur visible de l’Eros? Sacrifier à l’écriture. Elle donne au poète « infiniment plus d’amour que l’individu n’en peut sucriter en autrui ». La poésie et la correspondance, voici « l’étreinte » de la création et le droit « de mourir en elle » arraché par l’écrivain Rainer Maria Rilke. Le sujet créateur est radicalement seul. Dans le fantasmé rilkéen, par un retour sur soi, l’amant parfait mute en héros afin de saisir l’absolu de l’acte créateur…

 

  • Si brève l’éclaircie, poèmes

 

Ghislaine Lejard

Editions Henry, 2015

 

  • Si tu coris que c’est facile de voler les ailes couvertes de neige, poèmes

 

Philippe Conter

Edilivre, 2017, 50 pages

La poésie est UNE et MULTIPLE.

UNE, parce qu’elle part toujours du coeur.

MULTIPLE parce qu’elle touche chacune, étincelle par étincelle, instant par instant.

Philippe Conter n’est ni Rimbaud ni Mallarmé ni Guillevic; jsute un homme qui écrit simplement et qui nous émeut tout en douceur: sans nous brusquer.

Une respiration qui fait du bien. A découvrir sans lanterner davantage…

Viviane Weins

 

  • Table simple, poèmes

 

Marc Dugardin

Rougerie, 2015, 76 pages

 

  • Traverses, carnets

 

Jean-Claude Pirotte

Cherche Midi, 2017, 88 pages

La maison de douane désaffectée, où séjourne Jean-Claude Pirotte, est un lieu enchanté. En contrepoint de la magie du paysage, un désespoir s’insinue peu à peu dans les pages de ces Carnets tenus de juin 2010 à juin 2011. l’observation d’un pays aimé – la France -, avili par un certain Nicolas Sarkozy, mine l’écrivain. Alors que pour beaucop le sarkozysme n’est qu’un épisode social et politique parmi tant d’autres, Jean-Claude Pirotte, jour après jour, l’associe à une perte irréversible de la difnité, qui prépare le terrain aux pires lendemains. La lecture de Déposition, journal écrit par Léon Werth entre 1940 et 1944, lui inspire de troublants parallèles.

Visions graves ou notes plus légères, Traverses est un diamant noir, étincelant au traves des fêlures d’un monde de moins en moins respirable.

Jean-Claude Pirotte (1939-2014), peintre et écrvain, a reçu le prix Goncourt de la poésie le Grand Prix de poésie de l’Académie française.

 

  • Un écrivain hors commerce

 

Pierre Hamel

Yvelineédition, Le Dormeur du Val, 2012, 332 pages

Les revues suivantes :

    • Art et poésie de Touraine n°230, automne 2017

Nicole Lartigue, 10, rue du Clos Prenier à F-37540 Saint-Cyr-sur-Loire (France)

nicole.lartigue@bbox.fr

www.artetpoesiedetouraine.com

    • Le bibliothécaire n°3/2017, juillet à septembre 2017

Michel Dagneau, rue de Bruxelles, 87 à 1470 Genappe (Belgique)

dagneau.michel@live.be

    • Cabaret n°21, printemps, 22, été, 23, automne 2017

31, rue Lamartine à 71800 La Clayette (France)

    • Les Cahiers de la rue Ventura n°37, 3ème trimestre 2017

Dossier : Le Nouveau Roman …

    • Les Cahiers de la rue Ventura n°38, 4ème trimestre 2017

Claude Cailleau, 9, rue Lino Ventura à 72300 Sablé-sur-Sarthe

amis.rueventura@hotmail.com

L’invité de l’automne : Pierre Perrin

« Segalen en chinois », par Mireille Privat : étude accompagnée de fragments de Stèles

Vers et proses…

Pages d’enfance de Gérarl Glameau et Pierre Borghero

Des jours entre les mots, par Michel Passelergue…

    • Chiendents n°98, janvier 2016 ; 117, janvier 2017

Editions du Petit Véhicule, Luc Vidal, 20, rue du Coudray à 44000 Nantes (France)

    • L’écritoire de Clairefontaine n°1, mars-avril 2017

Michel Bailleux, rue du Cloître 26 à 6700 Arlon (Belgique)

 

  • Festival permanent des mots – FPM

 

Poésie – Nouvelles – Récits

Jean-Claude Goiri, 18, rue Edmond About à 54000 Nancy (France)

    • Florilège n°168, septembre 2017

Stephen Blanchard, 19, allée du Maconnais à 21000 Dijon (France)

aeropageblanchard@gmail.com

http://poetesdelamitie.blog4ever.com

    • Le Gletton n°498, septembre 2017

Michel Demoulin, 28, rue Saint-Martin à 6740 Villers-sur-semois (Belgique)

secretariat.gletton@gmail.com

www.legletton.be

    • Handshake n°92

John F.Haines, 5 Cross Farm, Station Road North Fearnhead, Warrington, Cheshire, WA2 0QG, United Kingdom

    • Interventions à Haute Voix Hors série n°3

Il y a quarante ans déjà ! Anthologie anniversaire, 2017

Gérard Faucheux, 5, rue de Jouy à 92370 Chaville (France)

direction@mjcdelavallee.fr

http://www.mjcdelavallee.fr

    • Jdmp – Journal de mes paysages n°4, novembre 2016

journaldemespaysages@gmail.com

Journal de mes Paysages est une revue d’inspiration réaliste, qui explore les environnements intimes de ses auteurs en les invitant à développer un vécu réel à l’état brut, se rapprochant ainsi du reportage…

Ent’revues

    • La lettre de Maredsous n°2, août 2017

Luc Moës, Abbaye de Maredsous à 5537 Denée (Belgique)

 

  • Libelle n°292 et 293, septembre et octobre 2017

 

Michel Prades, 14, rue du Retrait à 75020 Paris (France)

pradesmi@wandoo.fr

www.libelle-mp.fr

 

  • Nos lettres n°23, octobre 2017

 

Anne-Michèle Hamesse, Association des écrivains belges de langue française asbl, Chaussée de Wavre, 150 à B-1050 Bruxelles.

a.e.b@skynet.be

www.ecrivainsbelges.be

 

  • Poésie sur Seine n°95, septembre 2017

 

Pascal Dupuy, 13, place Charles de Gaulle à 92210 Saint-Cloud (France)

poesiesurseine@gmail.com

www.poesie-sur-seine.com

 

  • Portique n°108, octobre à décembre 2017

 

Chris Bernard, Mairie, 8 place de la mairie à 84110 Puyméras (France)

 

  • Reflets Wallonie-Bruxelles n°53, juillet à septembre 2017

 

Joseph Bodson, 109, rue de la Mutualité à 1180 Bruxelles (Belgique)

joseph.bodson@skynet.be

site : areaw.org

 

  • Septentrion n°2/2017, 2ème trimestre 2017
  • Septentrion n°3/2017, 3ème trimestre 2017

 

Arts, lettres et culture de Flandre et des Pays-Bas

Luc Devoldere, Murissonstraat, 260 à 8930 Rekkem (Belgique)

septentrionblog.onserfdeel.be

www.onserfdeel.be

Au sommaire :

  • Comment se fait-il qu’ayant grandi dans la région de Liège et étant intéressé par tout ce qui a trait à la littérature, on soit durant des décennies à peine entré en contact avec la littérature de Flandre et des Pays-Bas ? Pourtant Adrienne Nizet, directeur-adjoint de Passa Porta (Maison internationale des littératures à Bruxelles) apprécie aujourd’hui pleinement la littérature néerlandophone.
  • Depuis toujours le photographe flamand Michiel Hendruckx est amoureux de la France…
  • Selon Andrea Blühm, directeur du Groninger Museum, un bon artiste doit être à même de modifier foncièrement la perception de l’environnement quotidien…
  • Karin Wolfs en est convaincue, le cinéma néerlandais traverse une période difficile…

 

  • Soleils & cendre n°122

 

Henry Tramoy, 99, Bd des Mians à 84260 Sarrians (France)

Isabelle Ducastaing, 1bis, imp. Anatole France à 84500 Bollène (France)

solicend@orange.fr

http://www.soleils-et-cendre.org

Où rôde l’ode … tous, détours et repos à l’entour

Chez les Grecs, l’Ode, chantée, est construite à partir de formes, ce qui nous intéresse au premier chef et fait sens dans notre projet de numéros consacrés à une forme. L’ode grecque antique se compose de strophes, antistrophes et épodes. Les strophes symétrisent avec les antistrophes et les épodes entre elles.

Par ailleurs, nous ouvrons le champ à l’Ode moderne, telle que pratiquée, de Ronsard à Hugo, dans l’exaltation des sentiments et l’embrasement de l’imaginaire.

Tout cela sans perdre de vue une approche générale résolument contemporaine. Avec, subrepticement, à propos d’antistrophe et dans le grand écart, un clin d’oeil à Rabelais.

Service de presse n°48

 

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

* Comme un désert de roses, poèmes

Stella Vinitchi Radulescu

L’Harmattan, 2014, 116 pages

Avec constance et bonheur Stella Vinitchi Radulescu poursuit son cheminement poétique, forte d’une oeuvre trilingue pertinente et déjà importante.

Poète d’origine roumane, professeur de française, l’auteure vit aux Etats-Unis où elle s’est exilée pendant le régime de Ceaucescu.

* D’un pas léger

Daniel Simon

Le Taillis Pré, 2007, 67 pages

* Dans le lit d’un rêve, poèmes

Jasna Samic

M.E.O., 2017, 215 pages

Dans un rêve éveillé, Jasna Samic convoque la poésie, la peinture, la danse, le vin, les dieux des religions et des mythologies, les mystiques orientales et toutes les villes aimées (Paris, Sarajevo, Istambul, New York, Alexandrie, Venise…) pour chanter les voluptés du corps, de l’esprit et de l’âme exaltées par l’Art, mais aussi la nostalgie mélancolique du temps qui fuit, avec en filigrane la désolation de la guerre.

Née à Sarajevo, Jasna Samic vit depuis des décennies entre Paris et sa ville natale. Spécialiste des langues, littératures et civilisations orientales, notamment du soufisme, elle a enseigné aux universités de Sarajevo et de Strasbourg, a été directeur de recherche associée au CNRS, collaboratrice de Radio France Internationale et de France culture. Elle écrit en français et en bosniaque (serbo-croate).

Suite à ses prises de position en faveur de la laïcité dans une Bosnie de plus en plus dominée par les mafias politico-religieuses et une vision wahabite de l’islam importée à grands renforts de pétrodollars, Jasna Samic est violemment prise à partie par les

intégristes bosniaques, traînée dans la boue et même menacée de mort. Un appel à fatwa à son encontre a été adressée au grand mufti de Sarajevo, qui jusqu’ici n’y a pas donné suite.

* Dans le parc, textes brefs

Daniel Simon

M.E.O., 2010, 145 pages.

Dramaturge et metteur en scène, poète, nouvelliste, critique littéraire, pionnier et théoricien des ateliers d’écriture qu’il a tenus et tient toujours en de nombreux pays, Daniel Simon affectionne le texte bref et le poème en prose, qui lui permettent, par la fenêtre de son logis ou de son être, de vouer à l’étrangeté du monde son regard perplexe de faux naïf.

 » Dans le parce des gens marchent sur des sentiers décomposés et lèvent les yeux vers les arbres qui se détournent de la nuit que chacun tente de chasser en poussant ses enfants devant soi. Des canards flottent lentement sur l’eau verte qui se ferme sur des plis impeccables. Ils vont le bec ouvert dans la fange qui les porte et plongent le cou jusqu’à la belle indifférence des matières. Ces traces qu’ils emmêlent en de rares sillages n’existent que pour nous qui passons comme des rêves de futurs si vite enfermés dans un présent qui folâtre sur le bord d’un étang.  »

* De pluies & de saisons…, version plurilingue

Rome Deguergue

Art Press, Timsoara, Roumanie, 212 pages, non daté

Dans une démarche totalement bénévole, de bouche à oreille, de mél en mail, de coup de téléphone en envoi de textes scannés, une chaîne solidaire constituée de personnes de « bonne volonté » s’est créée et a proposé, ici, le nom d’un traducteur professionnel, là, occasionnel ou encore débutant, dans le but d’offrir à de jeunes publics, au moins une fois dans leur parcours scolaire, l’occasion de voir (à défaut d’entendre encore) plusieurs langues du monde côtoyer et tutoyer la langue française.

* Dits de la nuit, anthologie de contes et de légendes d’Afrique centrale (Congo, Rwanda et Burundi)

Préface de Marc Quaghebeur

Choix des textes, commentaires et lecture de Véronique Jago-Antoine et Antoine Tshitungu-Kongolo

Archives & Musée de la Littérature / M.E.O., 2017, 251 pages

Au coeur de la veillée, dans l’ombre, une voix s’élève, gardienne de la mémoire du monde.

C’est l’heure du conte.

Après les légendes de nos contrées, voici, sous les regards croisés de Belges que fascina la découverte du continent noir et d’Africains soucieux d’en préserver l’inestimable patrimoine oral, des fables du Congo, du Rwanda et du Burundi.

Récits des origines, bestiaires humoristiques ou satiriques, légendes merveilleuses s’offrent en un florilège qui séduit tout à la fois par l’universalité de ses thèmes et par la singulière liberté d’esprit de ses traditions.

En découvrir les saveurs originales, demeurées longtemps à l’écart des civilisations de l’écrit, est une façon de renouer avec notre histoire africaine et d’entrer au coeur du métissage des francophonies.

* Dualités, poèmes

Jacques Canut

Carnets confidentiels, 2017, 11 pages

* Ecoute le silence de l’air, poèmes

Yvette Lheureux

Illustrations de Robert Tadeuz Pirschel, alias Arteepee

Chloé des Lys, 2013, 58 pages

* Entre

Philippe Jaffeux

Lanskine, 2017, 69 pages

Entre est ponctué à l’aide d’une paire de dés. Les intervalles entre chaque phrase s’étendent donc entre deux et douze coups de curseur.

Entre est un texte aléatoire qui est accompagné par l’empreinte de trois formes transcendantes: le cercle, la carré et le triangle.

* Entre mes bras, roman

Thierry Robberecht

Weyrich, Plumes du Coq, 2012, 122 pages

Une chaise roulante peut-elle tomber amoureuse de son occupant? En vérité, ce serait même sa vocation. Mieux qu’une épouse, un enfant ou une mère, elle tient son patient dans ses bras, le réconforte en silence et le protège des atteintes de la vie.

Et quand l’auteur pousse la chaise hors de l’hôpital, c’est pour découvrir dans Charleroi des SDF ou des « jeunes issus de l’immigration ».

De cette quête symboloique à la fois drôle et terriblement curelle, Thierry Robberecht fait une fable sur la dignité, seule réponse possible face à la précarité de la condition humaine.

* Les fatrasies d’Eris

Mandin

Préface de Giovanni Dotoli

Lanore, 2014, 137 pages

Pas de romantisme, pas d’illusions mais le déchirement d’un couple face à l’épreuve du temps. Ainsi peuvent être lues les psalmodies passant tour à tour de l’amour fasciné par l’attrait du corps « ton corps est un poème réincarné puzzle des mots de toutes tes beautés » à la solitude face au silence de la rupture ainsi qu’à la nouvelle identité de la femme moderne « qui asperge l’Homme de Querelles ».

Le quotidien est au rendez-vous et le couple se dispute dans des haines fréquentes. Leur relation semble sans issue « ta tendresse mon impasse est devenue », ils se déchirent « dans des combats sans avenir », l’ambivalence rend leurs rapports complexes « j’aime en toi tout ce que je déteste ». Il n’est pas question de pardon. La mélancolie cède la place à la solitude, le combat à la lassitude puis la souffrance se fait révolte « je ne peux pas mourir dans l’absence de ton corps ». Le voile est levé sur l’histoire du couple: « Le seul meurtre en notre histoire c’est celui de mon ombre que tu n’as jamais aimée ». Changement de décor, pas de place au rêve, le narrateur déchire le rideau! Il projette au grand jour: « une Jeune Fille sans amant fit l’amour avec sa virginité dans le cristal d’une rivière océanique… » et le Fils-Poète naquit « couvert d’euglènes, fripé de ruines, les beaux yeux parfumés d’algies ».

Par quelle magie parviendra-t-il à retrouver les origines d’une humanité?

La Jeune Femme délivre la Jeune Fille de la Mort et redonne à l’âme toute sa dimension poétique. Mais « l’amour est un puzzle que l’on ne peut finir » et l’apparition féminine s’évanouit, immortalisée dans la mémoire de l’auteur.

Mandin nous offre avec talent cette aventure poétique, bouleversante, dérangeante, où la vie et la mort se côtoient; une odyssée dans la mémoire du Couple.

Elisabeth Chaizemartin Chabrerie

* Hostilités, nouvelles

Jean-Pierre Pisetta

L’Harmattan, 2016, 113 pages

Qu’est-ce qui différencie la simple hostilité de la guerre? Le niveau de l’aversion? La charge d’agressivité des intervenants? Y a-t-il hostilité dès qu’il y a conflit?

Dans ce recueil, Jean-Pierre Pisetta, sans vouloir ni croire répondre à ces questions, présente des situations où le lecteur trouvera des degrés divers d’hostilité, latente ou manifeste, bénigne ou belliqueuse, douce ou violente, parfois même comique. Y sont aussi évoqués des drames nationaux tels que l’enfermement dans l’ancien bloc soviétique (Départ), le génocide arménien (La révélation) ou les milliers de viols perpétrés en quelques semaines dans le centre de l’Italie, durant la Seconde Guerre mondiale, par des membres du Corps expéditionnaire français (Les hostilités)

Jean-Pierre pIsetta vit à Bruxelles où il enseigne au sein de la faculté de lettres, traduction et communication de l’Université libre de Bruxelles. Il a publié des nouvelles, des traductions et des commentaires d’oeuvres du passé. Parallèlement à son activité littéraire, il pratique aussi la peinture à l’huile.

* J’ai immédiatement écouté les conseils de Dieu, roman

Annie Préaux

M.E.O., 2013, 119 pages

Vieille dame à demi impotente, Estelle vivote entre son chien empaillé, l’infirmière « Madame Derrière », Joël-le-kiné, Marcelline des « Amis de l’Entraide », le vieux Théodore, l’encore plus vieille Adèle, une caisse de livres et la télévision. Et surtout, sur l’ordinateur qu’on lui a offert, elle raconte son quotidien à son fils, journaliste et écrivain connu, qui ne vient jamais la voir.

Sa vie change avec l’arrivée de Jasmine, la nouvelle aide-ménagère, avec laquelle elle se met à partager ses lectures et des évènements tragiques. Peu à peu, en dépit de leurs divergences, voire de leurs affrontements, celle-ci capte toute son attention. Estelle s’invente alors le retour du fils prodigue pour lutter contre la montée des sentiments.

Jusqu’au coup de théâtre final…

Prix RTL-TVI pour son premier roman, Coréenne, Annie Préaux, romaniste et enseignante, s’intéresse également aux arts plastiques, à la philosophie et au théâtre-forum, qu’elle a pratiqué avec la Compagnie du P’tit Thomas. Elle anime aussi des ateliers de lecture-écriture et publie des articles de pédagogie et de réflexion humaniste.

* James Joyce fuit… Lorsqu’un homme sait tout à coup quelque chose suivi de Les bavardages sur la Muraille de Chine, Théâtre; poésie

Catherine Gil Alcala

La maison brûlée, 2015, 106 pages

James Joyce fuit…

Lorsqu’un homme sait tout à coup quelque chose

Ça commence par parler, acter sans sujet, par la perte d’identité…

la fuite d’une révélation qui implose, laissant place à l’hallucination dans une ville aux façades de cinéma qui s’effondrent.

Alors il renaît à travers l’amour d’une actrice, réinvente un monde, s’invente des noms de poètes, James Joyce, Henri Michaux, Antonin Artaud, Arthur Rimbaud, comme les fous qui s’appellent Napoléon.

Les bavardages sur la Muraille de Chine

Lors d’une promenade sur la Muraille de Cine comme sur le fil du rasoir, Buck Mulligan et Humpty Dumpty inventent en « chinois » un dialogue entre James Joyce et Lewis Caroll.

Ils se répandent en bavardages pour tuer le temps ou pour retarder le moment de l’angoisse qui les disloque en une multitude de personnages pour une mise en pièces du théâtre.

* Jours obscurs, poèmes

Jean-Claude Pirotte

Cherche-Midi, 2017, 188 pages

« je ne suis pas complice de la démesure

je demeure enseveli sous les jours obscurs »

Le poète que l’on croyait disparu revient à nous et une obsessionnelle et troublante mélancolie l’accompagne, désespoir teinté d’ironie que ses lecteurs connaissent bien.

Jean-Claude Pirotte, parti sur les traces de ce territoire qu’il n’avait jamais vraiment quitté – l’enfance –, se retrouve face à un présent sombre, déroutant.

Ce sont des cailloux blancs, des ruisseaux, des forêts et des songes qui se réveillent et se révèlent cauchemars de l’Histoire. Sous sa plume, la mort s’efface, les nuits se peuplent.

Une écriture intense, inoubliable.

Jean-Claude Pirotte (19369-2014), peintre et écrivain, a reçu le prix Goncourt de la poésie et le Grand Prix de poésie de l’Académie française.

* Lampe-tempête

Anaël Pineau

Clapas, collection Franche-Lippée n°426, décembre 2016; 8 pages.

* Mosaïques, poèmes

Mireille Podchlebnik

Interventions à Haute Voix, 2014, 51 pages

« Mots perdus

Dans les sables mouvants

Lettres éparpillées

Echos dans le silence »

* Par ma toute petite fenêtre

Raymond Calmettes

Clapas, collection Franche-Lippée n°427, décembre 2016; 8 pages.

* Pour Rebecca, poèmes

José Havet

Mer bleue, 2017, 68 pages

Rebecca, la fille de l’auteur, est morte à l’âge de dix-sept ans, en 1987. Ce recueil paraît donc trente ans après son décès. L’ensemble des textes, au ton souvent autobiographique, lui sont dédiés et les poèmes liminaire et final lui sont consacrés.

Né à Waterloo (Belgique) en 1937, José Havet détient une Licence en sciences sociales de l’Université livre de Bruxelles et un PhD en sociologie de l’Université de Pittsburgh. Il a enseigné en Bolivie, à Porto Rico et principalement l’Université d’Ottawa (1980-2003), et parallèlement a fait paraître des poèmes dans diverses revues…

* La praxis du Docteur Yov, roman

Khiem Do

Riveneuve, 2015, 292 pages

Bruce est un jeune routard américain, vaguement photographe de presse, qui a « égaré »sa fiancée vietnamienne pendant la chute de Saïgon en avril 1975. Décidé à ne pas commettre la même erreur une deuxième fois – et même à se racheter – il part à Beyrouth pendant le siège israélien en juin 1982 pou rvoler au secours d’une jeune Libanaise qu’il a brièvement connue à Los Angeles…

* Psaumes du mensonge / Psalmii minciunii, poèmes

Denis Emorine

Ars Longa, 2016, 104 pages

Poèmes à lire en attendant la guerre

Edition bilingue française-roumaine

* Ravin des Nuits que tout bouscule, poèmes

Isabelle Lévesque

Editions Henry, Les écrits du Nord, 2014, 42 pages

Ce livre n’est si frémissant que parce qu’Isabelle Lévesque refuse d’y être seule, elle dit « tu » aussi souvent que « je », le dialogue est constant, elle ne désire que le temps du « nous », « le point d’orgue ». A travers Ravin des Nuits que tout bouscule, en nous faisant participer à la genèse d’un poème, à la renaissance du Phénix, elle nous communique sa « foi », c’est-à-dire déjà le « feu ».

* Regards d’émoi

Christophe Liron

Clapas, collection Franche-Lippée n°425, octobre 2016; 8 pages.

* Réponse du grillon à la petite fille

Henri Rodier

Clapas, collection Franche-Lippée n°424, octobre 2016; 8 pages.

* Sèmes semés, poèmes

Denis Heudré

Editions sauvages, 2016, 60 pages

* Silencieux, poèmes

Alain Clastres

Unicité, 2017, 88 pages

Alain Clastres observe les phénomènes qui sont lents ou l’oeuvre d’un jaillissement. De cette observation naît un approfondissement. Mais jamais, il ne donne de réponse car ce serait alors trop réducteur. L’éternité c’est quand il marche, s’asseoirt ou regarde par le prisme de la totalité. En ce sens comprendre, c’est ne pas chercher justement à comprendre. La nature, l’art et la musique sont silence en ce poète qui creuse l’âme de l’humanité.

* Soir, poèmes

Jacques Canut

Carnets confidentiels, 2017, 11 pages

* La tragédie de l’âne suivi de Les farces philosophiques, théâtre

Catherine Gil Alcala

Editions La maison brûlée, 2015, 180 pages

* Un chevreuil dans le sang, poèmes

Béatrice Libert http://www.beatrice-libert.be

L’Arbre à paroles, 2014, 148 pages

Le présent volume réunit Lalangue du désir et du désarroi (1995), Le Bonheur inconsolé (1997) et L’Instant oblique (2009). Quatorze

années séparent le plus ancien du plus récent. En relisant l’ensemble, on est frappé par une double cohérence. D’une part, chaque livre obéit à une nécessité interne en présentant sa propre construction, son modèle formel, sa titrologie… D’autre part, au-delà de ces entités distinctes, le lecteur retrouve, d’un receuil à l’autre, la même voix, la même évidence et les mêmes préoccupations…

Laurent Demoulin

* Une âme qui joue, choix de poèmes

Shizue Ogawa

Traduits de l’anglais par Michèle Duclos et Jacqueline Starer

A bouche perdue, 2010, 177 pages

Les poèmes de Shizue Ogawa répondent à cette esthétique de simplicité, de naturel et aussi de subtilité et de sérénité, qui sont au coeur de tous les arts dont s’illustre la culture japonaise, depuis le jardin zen, la cérémonie du thé jusqu’au haïku, ou à l’ikebana, cet art des bouquets qui, de leurs trois branches majeures déposées avec un art très calculé, reproduisent la relation entre le ciel, l’homme et la terre…

Shizue Ogawa est née au Japon en 1947 dans l’île d’HOkkaïdo. Spécialiste de John Keats, elle enseigne la littérature anglaise à l’université du Kansaï et à Osaka…

* La Vivaldi, roman

Serge Peker

M.E.O., 2017, 136 pages

placée à la maison de retraite des Arpèges, une vieille dame vit d’infimes événements, cocasses ou pathétiques, mais tous aussi intenses. Elle a laissé son nom à la porte de cet établissement et pris celui de la chambre qu’elle occcupe, devenant ainsi pour tous et pour elle-même « la Vivaldi ». Au fil de multiples sensations ou de situations incongrues, elle interpelle le « tu » de sa jeunesse revisitée par fragments. Du « je » de son vécu aux Arpèges au « tu » de son enfance dans le quartier de Belleville et de la jeune fille juive réfugiée en zone livre, la Vivaldi traverse un espace-temps créé par le seul cheminement de son monologue intérieur.

Les revues suivantes :

* Soleils & cendre – Revue d’écriture, n°121, janvier 2017

amer(s) de la poésie … récifs dans l’écho des mots perdus

1bis, impasse Anatole France à F-84500 Bollène solicend@orange.fr http://www.soleils-et-cendre.org/

(Isabelle DUCASTAING)