Auteur : lievenn

Takiji Kobayashi, Le 15 mars 1928, traduit du japonais par Mathieu Capel, Éditions Amsterdam, juillet 2020,121pages, 12€.

Chronique de Lieven Callant Takiji Kobayashi, Le 15 mars 1928, traduit du japonais par Mathieu Capel, Éditions Amsterdam, juillet 2020,121pages, 12€. Le 15 mars 1928, les militants communistes et socialistes de la petite ville d’Otaru, sont par la police japonaise, arrêtés et emprisonnés de façon arbitraire. La presse de l’époque préfère se taire. Takiji Kobayashi « figure majeur de la littérature prolétarienne japonaise » décide alors d’écrire un roman afin de documenter les évènements du 15 mars 1928. Takiji Kobayashi commence son roman en adoptant le point de vue de l’épouse (O-Kei) d’un des militants arrêtés ce fameux 15 mars 1928. La description de l’intrusion en pleine nuit, de la police au domicile ne nous apparait que plus arbitraire et violente. Toute la maison est fouillée jusqu’à la chambre de leur enfant qui terrifiée par les bruits de saccage préfère faire semblant de dormir. Á la violence quotidienne de la pauvreté s’ajoute celle de la répression policière. Car la situation sociale et économique des militants est plus que déplorable. Les conditions de travail ruinent la santé des …

LA FAMILLE MARTIN – David Foenkinos ; Gallimard (226 pages – 19,50€)

Chronique de Nadine Doyen LA FAMILLE MARTIN – David Foenkinos ; Gallimard (226 pages – 19,50€)  Madeleine Tricot cela aurait pu être vous, si vous aviez été la première personne que David Foenkinos avait croisée ! A condition d’habiter dans le même arrondissement. En exergue une citation de Milan Kundera, sorte d’hommage à cet écrivain qu’il vénère. Le roman s’ouvre sur un écrivain en panne d’inspiration et nous plonge dans ses états d’âme :  « vertige d’ennui » et déroule « le making of » de celui qui s’écrit sous nos yeux. A l’inverse l’angoisse de la page blanche pour Tesson c’est de savoir s’il aura assez de papier pour tout dire ! Alors David Foenkinos décide de prendre au mot (mots qui ne viennent pas) la suggestion de lecteurs « d’écrire sur leur vie ». Et si passer de la fiction à la biographie romancée d’inconnus était le sésame. ? Ce sera donc une dame veuve, d’un âge respectable, rencontrée dans son quartier que l’auteur, ayant « la tête de l’emploi »,va apprivoiser avant qu’elle ne lui déroule sa vie et lui présente sa fille. De fil …

Service de presse n°61

Traversées a reçu :  Les recueils suivants : A demi maux, poèmes de Nicole Piquet-Legall et Stephen Blanchard… « Stephen Blanchard et Nicole Piquet-Legall ont décidé d’entrer en un dialogue où chaque poème en vis-à-vis a en commun le premier et le dernier (groupes) mot(s). se construit sous nos yeux, en camaïeu gris-bleu, un livre de rappel où le langage devient territoire d’accueil pour nos mondes perdus… Alors, lecteurs, peut-être ces deux poètes, donnant à voir leurs propres failles et questionnements, ouvriront ils en toi cette béance intime par où s’engouffrent désir et attente. Alors peut-être auras-tu, sans en avoir conscience créé les conditions pour que se bâtisse un espace en creux de la parole. »  Jean-Louis Bernard. Å itinéraire suédois, poèmes de Piet Lincken et d’Edith Södergran (Finlande, d’expression suédoise), traduits par Piet Lincken, Atelier de l’agneau, 2020, 104 pages… Ce livre est une rencontre où le jour oscille (Lincken) non loin du centre tremblant de nos illusions (G.Hons). Dans Å, itinéraire suédois, Piet Lincken inclut à sa poésie des poèmes d’Edith Södergran qu’il traduit. L’écriture de Lincken tout comme celle d’Edith Södergran, poète majeure en Scandinavie (1892-1923, …