Archives de Catégorie: Chroniques de Lieven Callant

Des Pays Habitables, Naïveté, Utopie, Exubérance, N°5 revue semestrielle éditée par la Librairie La Brèche, 84 pages, mars 2022, 14€

Une chronique de Lieven Callant

Des Pays Habitables, Naïveté, Utopie, Exubérance, N°5 revue semestrielle éditée par la Librairie La Brèche, 84 pages, mars 2022, 14€


Naïveté, utopie, exubérance

Qui oserait se revendiquer « Naïf » si ce n’est l’exubérant utopique? 

Sur la couverture, une petite gravure montre un promeneur saluant d’un adieu avec un geste fort du chapeau, la ville et son clocher, ses cheminées d’usines, ses grisailles et noirceurs. Subsiste de cet univers un spectre sombre sur l’horizon. Le personnage se situe à l’extrême limite du cadre. Il va vers le hors-champ. Quitter, se délester, se défaire de ses habitudes et préjugés semble être la démarche à adopter pour lire ce nouveau numéro de la revue Des Pays Habitables.


La revue qui en est à son cinquième numéro se situe définitivement hors des frontières, au-delà des genres pour aborder par le biais de la littérature, des pays qu’elle rend peut-être habitables du moins symboliquement ou plus simplement en titillant notre imagination, notre curiosité. En proposant de lire et pas seulement les analyses, les présentations, les essais, les nouvelles ou les contes et poèmes qu’elle contient. Les Pays Habitables sont autant de livres que l’on m’invite à lire grâce à cette revue. Il est des pays que je n’imaginais pas comme celui des bouchons de champagne sculptés d’Émile Posteaux, Les invitations postales de Jean-Pierre Le Goff où « À la date et au lieu dits, seul ou accompagné, il exécute l’acte poétique annoncé en des sortes de cérémonials subreptices » me rappellent les ready-made de l’artiste belge Marcel Broodthaers.

capture d’écran à partir du site de Marcel Broodthaers

« La poésie en acte (de Jean-Pierre Le Goff) s’inscrit toujours concrètement dans l’espace, ce n’est pas dans le genre monumental: une trace discrète fixe, un frémissement, une marque éphémère- aussitôt dispersée par le vent, la marée ou les écureuils – atteste l’apparition d’un léger frisson dans la chair de la présence subtile des choses au monde.» P4

Je pense qu‘il est aussi question de remettre en cause les institutions et le statut qu’elles imposent aux oeuvres d’art. Il y a aussi cette idée que « la transcription littéraire perdurera » P9.

P10 Une des invitations de Jean-Pierre Le Goff se termine ainsi : « Si vous voulez faire des ricochets, voilà une bonne occasion d’être là, à moins que vous préfériez être mû par le goût de rêver d’un enjeu volatil, sous un bel orage.  P11

La revue Des Pays Habitables rappelle à mon souvenir les idées d’ Élisée Reclus et d’Henry David Thoreau, termine sur les poésies étonnantes de Luis Ernesto Valencia et Maria De Las Estrallas. Enfin « Votez Charles Fourier » sonne comme une invitation amusée à choisir pour un monde habitable, contestataire, libre et authentique.

« Croire que le temps qui fut l’est encore, est une opinion de poète. »P8

La revue est illustrée de gravures, de photos qui contribuent à émerveiller ou interroger le lecteur. 


Des Pays Habitables, revue semestrielle, paraît au printemps et à l’automne. Elle est éditée par Librairie La Brèche éditions sous la direction de Joël Cornuault.

Visiter le site : ici

Abonnement à quatre numéros 45€
Abonnement de soutien: 60€

Pour vous abonner à la revue, obtenir leurs livres ou autre renseignement contacter : librairielabrechevichy@gmail.com

La diffusion en librairie est assurée par Pierre Mainard, éditeur

François Folscheid, Gravir le silence, Avec cinq illustrations de Thibauld Mazire, peintures sur laque, détails, Éditions L’Atelier Du Grand Tétras, 88 pages,  novembre 2021, ISBN: 978-2-37531-079-3, 14€

Une chronique de Lieven Callant

François Folscheid, Gravir le silence, Avec cinq illustrations de Thibauld Mazire, peintures sur laque, détails, Éditions L’Atelier Du Grand Tétras, 88 pages,  novembre 2021, ISBN: 978-2-37531-079-3, 14€


Sur la couverture, des taches sombres comme absorbées par le papier suggèrent une montagne, son versant baigné dans le ciel. La prose de François Folscheid nous parle depuis cet endroit du langage où les frontières arbitraires entre les différentes formes artistiques sont floues et poreuses. Ce recueil de 88 pages comporte quatre parties, quatre étapes, cycles de vies. Chacune est accompagnée d’une peinture ou d’un détail peint par Thibauld Mazire.

Dans la première partie, « Lunes d’avant« , l’auteur interpelle le lecteur par un « nous » rassembleur. Jadis, le poète faisait partie d’une communauté d’êtres vivants semblables à lui, prêts à partager les mêmes révoltes, les mêmes espoirs. L’illustration de Thibauld Mazire nous invite à voir comme un arc de lumière unissant les deux parties noires d’un chemin imaginaire. Une lumière naît de ces deux questionnements portés par le poète et le peintre.

« Le temps infiniment lent bleuissait le suspens qui immobilisait notre barque d’errance. »

« Nous tenions dans nos mains la fleur de révolte, pâle muguet brandi à la face du réel. »

Dans la deuxième partie, « Glaise » , le poète s’attèle à retracer le lien, «  l’alphabet translucide qui relie le poète au cri de l’origine. » Le poète comme le potier, a à pétrir le matériau du poème: le langage pour y découvrir ou plus exactement faire naître sa propre expression poétique. Le geste poétique est avant tout un acte créateur, un acte de vie qui implique un travail en profondeur.

« Fouiller le ventre de la terre pour remonter jusqu’à la source invisible d’ici-bas. Remonter jusqu’au grain, jusqu’au noyau- jusqu’à l’éclair caché dans la matière ».

« Une force lente irradie » {…}« Me voici entre terre et feu, tenant dans mes mains grésées la flamme apaisée du désir. »

Ce deuxième cycle se conclut  par une peinture où les deux parties d’un même continent de couleurs sombres, de roches froides et de laves en fusion sont creusés par un entonnoir de lumière, un puits de pluies diluviennes. 

Dans « Creusement » il est aussi question de déception, de découragement: étapes inévitables de toute quête artistique qui envisage de s’inscrire et de donner un sens à la vie .

« Ce chemin de pluie si dense, si profond: on y plonge d’enfance lointaine, y résonne de bois clair et l’odeur de l’herbe nous emporte. »

« On avance alors à tâtons, à contre-image sur le nerf des syntaxes et l’épine de l’abstraction. {….} entre le silence et le cri. »

Le poète ne s’éloigne jamais de l’idée qu’il faut chercher la juste mesure, l’expression la plus pure. 

« Être aussi nu que le blanc, respirer aussi grand que le bleu et mourrir aussi dense que le noir, pour porter loin au-dedans le rebond de lumière.

La démarche poétique de François Folschield s’apparente à celle d’un peintre, d’un artiste et pas seulement d’un manipulateur de mots, de sons, de vers. Il ne fait pas que « creuser le poème« .

« La voie est étroite entre les battements du coeur et le glissement du temps.

« Advenir » Au bout du tunnel, au bout des épreuves, quand advient le poème, voilà ce qu’explore cette dernière partie du recueil. Aucune réponse toute faite ne nous attend et ce que nous atteignons, nous appartient de manière temporaire. Cela advient et c’est à cet instant qu’il faut choisir de contempler en silence le chemin parcouru. Toute recherche artistique, poétique ou personnelle exige de nous de nous hisser au-delà des mots, des signes, du langage.  

« Toujours nous reviendrons au cercle, car il est dit que mesure du temps appelle le temps, que le coeur tourne sur sur ses aiguilles pour chercher son axe – parce que tout est contenu dans la lentille d’eau du regard: le toi et le moi, l’avant et l’après, l’amour et son retrait. » 

Pour « Gravir le silence », on devine qu’il faut toute une vie marquée par l’espoir, la révolte, la défaite, la perte de sens, le doute. Les forces s’alternent en intensités. La démarche du poète est celle d’un être profondément humain, qui certes hésite, se renie, se perd, se retrouve et découvre les liens parfois féroces qui le rattache à la vie, à la mort.

Le lecteur s’aperçoit qu’il existe tout au long du recueil, sous-jacente et omniprésente une force qui s’apparente en bien des points à celle qui régit la survenue de l’aube. Une force de vie et de mort, invisible, à l’instar de celles qui sous-tendent les irruptions volcaniques.

Dans la dernière illustration, l’aurore explose de lumière . Le soleil surgit des profondeurs d’une terre, du fond de l’espace, au bout de chacune de nos tentatives.. L’éternité est à refaire chaque jour.

©Lieven Callant

Barbara Auzou, Mais la danse du paysage, préface de Claude Luezior, (5 sens éditions, oct. 2021, 174 pages, 15,30€.)

Une chronique de Lieven Callant

Barbara Auzou, Mais la danse du paysage, préface de Claude Luezior, (5 sens éditions, oct. 2021, 174 pages, 15,30€.)

Aux cartes postales faciles et factices que l’on rencontre un peu partout, Barbara Auzou oppose non pas des natures mortes mais les portraits multiples de la poésie. Une poésie qui s’adresse à toi, à nous, à ces « on » complices et amoureux depuis un « je » qui ne cesse d’être autre. La poésie résumée par la danse magique du paysage. Un paysage surgi de bien des endroits de cette terre que nous partageons, un paysage de l’ailleurs, du rêve, du souvenir, de l’enfance. Désormais pour la poète et ses lecteurs tous les chemins ne mènent plus à Rome mais au lieu symbolisé par un seul arbre, à son pied : le poème. 

La poésie que Barbara Auzou révèle et tisse, reliant lieux, espaces et instantanés de vie, photographies précises d’un temps intérieur, se laisse peu à peu apprivoiser. 

Elle est « amour qui va au-delà toujours de ce qu’il aime », « lumière qui te regarde exister ». Elle est celle qui affirme que « tout est plus vrai que le nom qu’on lui donne ». Elle est « la beauté dont on ne peut se déprendre » « violente tentative d’être plus forte que le silence ». Elle éprouve « notre équilibre tout au bord sur les berges neuves de nous-mêmes. » « Elle bruit du bourdonnement continu d’un peuple de voix tues ». La poésie « fait le jeu d’une autre vérité qui ouvre à toutes les métamorphoses. »

Barbara Auzou sème aux détours de chacun de ses poèmes de petits cailloux blancs, des mots pouvant nous servir de point d’appui, les titres et les sous-titres. Mots-repères comme éparpillés selon un heureux hasard. Pour « le pur désir de nommer » et de fabriquer « la chanson lancée contre vents et marées » Le pays de la poésie danse, remue et nous remet en question avec constance, il accorde à la « clairvoyance des rêves » une place prépondérante. « La soleilleuse liberté » vise l’épure à fleur du silence. 

À parcourir ainsi temps et espaces, l’auteur n’est pas dupe et nous révèle que la danse du paysage, le poème, ne s’atteint que par épreuves vécues, vaines peut-être, dures, pénibles, exigeantes où, au « bal masqué de la vie », il faut toujours opposer « une parole d’amour en chaque poème » et « mettre demain dans les pas d’un sous-bois ».

Cependant (avis purement subjectif), l’auteur cède parfois à l’incertitude ou à l’indécision. Le sens fuit le lecteur à la faveur d’une concaténation d’ellipses qui engendre des raccourcis aux effets abstraits, par exemple, ici soulignés :

« Je porte mon silence à la hanche

comme on entonne un chant du seuil de la graine 

aux soirs des maisons

il faut dire qu’elle est bien rouge à la bouche de mes mots

depuis tes notes frottées jusqu’au simple. »

 Je préfère l’auteur lorsqu’elle « chausse le charnel avant la pensée et consent à son trouble », Quand elle affirme qu’ « il se pourrait que la majesté de l’eau soit cette passerelle idéale le lys la cardamome et la cannelle de l’âme que le vert gouverne au comble de sa liberté. »

Chaque poème paraît comme la partie défaite d’un tout, comme la pièce à ajuster d’un vaste puzzle puisqu’aucun ne possède de ponctuation, ne commence par la majuscule ou ne se termine par le point. Existe-t-il un seul et long poème pour le monde ? ou une infinité de poèmes à reprendre constamment, à polir. Rien ne peut nous faire croire que notre existence ait plus d’importance que n’importe laquelle de celles qui font les lieux, fabriquent le rêve, font enfance.  Que sommes nous et quelle est notre oeuvre? Se compare-t-elle à celle d’un seul arbre millénaire? Au pied de celui-ci qui sommes nous? À l’abord du poème, il faut se questionner, se laisser chavirer, ravir. Simplement, naturellement, rêveusement voyager.  

©Lieven Callant

Béatrice Pailler, Louves, dessins de Valérie Rouillier, La tête à l’envers, collection Fibre-s

Une chronique de Lieven Callant

Béatrice Pailler, Louves, dessins de Valérie Rouillier, La tête à l’envers, collection Fibre-s


Dans ce monde où certains auteurs produisent à la chaine des livres ou sortent des « nouveautés » à un rythme qui ressemble à celui où l’on commercialise de nouveaux smartphones, d’autres auteurs se réservent le privilège d’écrire un livre en l’entourant d’amour, de patience, de discrétion et effectuent avec leurs éditeurs un véritable travail artistique. 

Le geste semble simple et dérisoire. Pourtant, il est plein de vie, plein d’intentions ludiques et poétiques. Le livret est composé d’une seule grande feuille pliée quatre fois créant ainsi huit pages, couverture et quatrième de couverture comprises. La grande feuille a deux faces, l’une contient le dessin de Valérie Rouillier, l’autre les textes de Béatrice Pailler.

Ce livret est un petit être qu’on a choyé comme un louveteau peut-être. On a choisi avec soin le papier, son épaisseur, sa texture, sa teinte. L’illustration magique résonne comme une pluie de traits bleus abreuvant une terre ocre. Une forêt de mots s’avance. 

Louves, elles sont le sang de la forêt, son souffle, son âme. Jamais domestiquées, libres, sauvages et conscientes, elles jouent ce rôle protecteur et nourricier de la vie libre. Elles sont à la forêt ce qu’est la poésie à l’existence humaine. 

Louves toujours sur le point de s’effacer, de disparaître. L’équilibre discret de l’écriture poétique est sans cesse menacé comme celui d’un paysage où disparaissent les libertés. 

« Petit feu du chant, la haie des oiseaux s’éteint. » 

mais

« une louve enfantine mord la bure des ombres, ici se parle encore la langue des oiseaux. »

Béatrice Pailler réussit à émouvoir son lecteur sans se servir d’artifices inutiles. Son écriture raffinée renvoie sans cesse à la beauté épurée de la nature. Sa démarche s’inscrit dans celle qu’a ouvert Jean Giono. L’invitation à se ressourcer au plus près de la forêt en contemplant les tableaux vibrants qu’elle nous offre est lancée. Marchons à pas de louve. 

© Lieven Callant

Géry Lamarre, L’énigme de la nuit, livre d’artiste, Éditions Uniques.

Une chronique de Lieven Callant

Géry Lamarre, L’énigme de la nuit, livre d’artiste, Éditions Uniques.

Édition originale, poèmes et peintures originales de Géry Lamarre, composé de six cahiers peints recto-verso contenant cinq poèmes et un en-tête sur papier Pergamon. Fait main en 6 exemplaires.


De quelle nuit s’agit-il? L’en-tête nous prévient: elle est indéfinissable tel un rêve. La première peinture nous invite à voyager vers l’abysse de notre naissance, entre brumes et poussières cosmiques. Nos galaxies se forment. Vient alors le premier mot du premier poème telle une étoile. Le temps nait autour du silence d’un point.

La nuit se personnifie, elle est cette soeur qui attend nos sommeils pour nous consoler de nos déroutes en inventant le songe. D’abord, celui-ci apaise l’inquiétude intrinsèque originelle sans lui ôter sa force mystérieuse . 

Grâce à lui, on découvre l’existence d’autres mondes sans en désigner les frontières, sans en dénoncer les vérités irrationnelles. Tangible, secret, animal à l’affut, ombre à l’orée de ce qu’il nous reste à découvrir. Aller au-delà de nos craintes: vivre.

La nuit procède par étapes pour nous acclimater à la vie. En nous révélant qu’à l’énigme de notre naissance, de notre apparition il n’y a pas de réponse. Personne pour nous expliquer pourquoi nous sommes là comme s’il s’agissait d’un prodigieux hasard. Rien pour consoler notre ignorance, tout pour conforter le doute dans son désir de comprendre. La nuit se révèle être un vaste océan, une mer créatrice. L’énigme serait son coeur battant.

Les cahiers symbolisent quelques étapes, les poèmes et les peintures nous suggèrent ce qui existe entre et au-delà de ces étapes: le travail artistique. Pour progresser dans ces eaux, il nous faut ce navire, cette nef. L’art.

Ne vous arrive-t-il pas de contempler le ciel, la nuit? Ce spectacle d’étoiles, de voiles gazeux, de galaxies au coeur si éloigné? Notre esprit ne peut parfois pas s’empêcher de dessiner des correspondances entre des mondes si éloignés qu’on peut se demander s’ils existent encore. Regarder le ciel, c’est regarder le passé, l’infiniment loin. Croire que nos souvenirs restent à jamais identiques. Regarder le ciel nous apprend à nous méfier des apparences. Car ce qui apparait la nuit et semble disparaitre le jour se transforme en permanence, bien au-delà de ce que je suis en mesure d’imaginer. L’artiste, le poète est un passeur, un traducteur de nos questions pour la nuit.

Regarder les peintures de ce livre, contempler ses poèmes nous ramène à rêver l’existence, nous interroge sur la place que nous voulons occuper et nous ramène constamment à admettre que nous sommes presque rien. Le geste de peindre est semblable à celui du nageur, le geste du poète à celui de l’explorateur. Arriverons-nous à destination? Le voyage n’est-il plus important que le but final? Cette expérience artistique unique est un réel bonheur dont la caractéristique principale est sans doute l’échange. Le partage d’émotions.

Rien ne remplace cette expérience unique, ces lectures multiples proposées par ce merveilleux objet qu’est le livre. Aux peintures proposées se superposent des voyages marins, entre coraux, algues et courants. Face aux poèmes, on se perd pour prendre pieds plus loin, ailleurs. Le pouvoir des mots s’allie à celui des silences supposés de l’image picturale. Notre cerveau agence les pièces éparses d’un puzzle, les éclats d’un vase précieux. 

Je partage l’idée qu’il est important de soutenir les artistes à la mesure de ses propres moyens, de préférer ceux qu’aucune notoriété médiatique n’avantage. D’aller vers ceux dont les oeuvres nous touchent, nous émeuvent. Un texte, un commentaire constructif, un mot d’encouragement a bien plus de valeur qu’on ne le pense pour l’artiste qui cherche. Il n’est pas nécessaire d’investir des sommes folles pour être l’heureux accompagnateur pour la vie d’une oeuvre unique. Peu importe ce qu’en disent les critiques ou ce qu’elles n’en disent pas. Réinventons l’art qui nous plait bien loin des circuits consuméristes des grandes galeries d’art et des musées mastodontes vides d’un art contemporain qui ne sait plus se renouveler par les racines. Faisons confiance à ce que nous aimons. La valeur d’une oeuvre est dans l’amour que nous lui portons.  

© Lieven Callant


Pour se procurer un livre de Géry Lamarre: prendre contact avec l’artiste

  • via son blog
  • via son compte Instagram où l’on peut avoir un bel aperçu de son travail
  • via son site
  • via FB
  • Éditions Uniques, 33 rue Ferrer 59116 Houpelines

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