Annonces, Service de presse

Service de presse n°55 – décembre 2018


Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Anthologie de poésie chinoise – Modernité 1917-1939 & 1987-2014 – Edition bilingue

Shanshan Sun et Anne-Marie Jeanjean

L’Harmattan, collection Levée d’ancre, 2018

Shansan Sun et Anne-Marie Jeanjean traduisent avec justesse des poèmes chinois écrits entre 1917 et 1939, 1987 et 2014. Les rapports de ces poèmes à l’inoubliable tradition qu’ils bouleversent sont souvent tourmentés, parfois apaisés. Ils témoignent de formes diverses d’oppression dont les pesanteurs quotidiennes. Mélancoliques ou ironiques, d’amour ou de révulsion, ils ne se résignent pas à la réalité massivement établie et au langage en cours.

Chen Dongdong évoque un poète des temps anciens qui se moque de son bourreau et pour lequel, au loin, le soleil couchant dessine une aura dorée, celle qui surgit au crépuscule, juste avant l’annonce d’une nouvelle néfaste…

Zhang Zao parle de fleurs de prunier qui tombent et d’une jeune fille nageant dans la rivière comme de choses dangereuses et vraiment belles…

Des voix singulkières et de portée universelle, la liberté et la beauté chaque fois résurgentes.

Christian Cavaillé

Shansan Sun est spécialiste de la poési chinoise du VIIIème sièce, professeur, peintre et calligraphe. Il est l’auteur des encres de la couverture et des pages intérieures.

Anne-Marie Jeanjean est écrivain; elle explore les voies plurielles de l’écriture, travaille sur la période Shang de la culture chinoise et sur l’écriture visuelle.

  • L’Armistice se lève à l’Est, nouvelles

Jean-Marc Rigaux

Murmure des soirs, 2018

L’Armistice, 11 novembre 1918.

Onze heures du matin. Il gèle.

Tout s’arrête. L’aube d’un monde nouveau.

Onze nouvelles.

Soldats, mères, épouses, frères, orphelins, civils, descendants, un juge, un avocat, un accro à l’absinthe. Tous confrontés à l’expérience intime de la guerre.

Histoires de l’Histoire.

  • Au-delà de Kuiper, poèmes

Michel Thibeault

2018

L’auteur est né en 1972. Un long périple le porte assez tôt des côtes mouvantes et fumantes de la Réunion à la capitale. Son premier éveil musical fut Strauss, un vers de Racine fit s’écarquiller ses yeux. Ni prémices ni révélations, plutôt une intuition, qu’il réentendrait ce chant, ce rythme, ces sonorités étrangement familières plus tard, une fois franchis les Charybde et Scylla de l’existence…

  • Aujourd’hui est habitable, poèmes

Cathy Garcia Canalès

Cardère, Lirac, France, 2018

« bientôt nous irons nous aimer

la tête ourlée de pluie

couchés dans le foin

avec dans le coeur

un rêve encore salé

nos poitrines sentiront

la sauge et le lilas

nous irons allumer

un feu de souches veinées

dans le taillis des rides »

  • Charlie Chaplin – Le rêve, essai

Adolphe Nysenholc

M.E.O., Bruxelles, 2018

Le Rêve est vraiment un très beau texte que vous devez vite publier, car il reprend ce qu’il y a de plus original dans vos travaux pour le prolonger et le synthétiser de façon définitive. La dimension la plus nouvelle, i.e. l’aller-retour entre la vie et l’oeuvre, renouvelle l’interprétation de façon extrêmeemnt convaincante.

Francis Bordat

Un des tout meilleurs spécialistes mondiaux de Charlie Chaplin.

Positif, Paris

  • De l’inachèvement des jours, poèmes

Gérard Le Goff

Encres Vives, collection Encres Blanches, 2018

  • Les derniers jours du Moi, roman

Luc Templier

Weyrich, Neufchâteau, Belgique, 2018

S’en revenant de guerre, un homme découvre son nom gravé sur le monument aux morts de son village. Un choc existentiel qui le pousse épeudument à la recherche de lui-même… Dans ses carnets intimes, le fantasque héros nous précipite alors dans une quête insolite où se disputent sagesse et folie, rire et tragique, vrai et faux, un dépouillement jusqu’à l’os, avec pour question lancinante: que reste-t-il quand nous avons retiré de nos vies tout le superflu?

A travers cette fable douce-amère, au ton jubilatoire, Luc Templier revisite ses thèmes de prédilection: l’art, l’humour et la féminité… trois planches de salut. Un roman puissant, inclassable, d’une originalité parfaite sur la question de l’identité.

  • Le dieu des pierres, roman

Lorenzo Caròla

Traverse, 2018

« C’est parce qu’ils coïtaient que nous existons », dit Pascal Quignard dans son essai Le sexe et l’effroi. A la fois acte procréateur et nécessité narcissique, le récit de l’apprentissage de la sexualité d’un père n- architecte au long cours en Afrique – à son fils – le narrateur – dans les bordels de Naples à la fin des années 1940, est relaté ici, au moment du passage de ce dernier à l’âge adulte, au hasard d’un naufrage rocambolesque entre le fleuve Niger et le désert du Sahara.

Un roman d’initiation, d’aventure, d’amour et une écriture en subtiles vagues…

  • En chemin, poèmes

Alain Clastres

Unicité, 2018

Alain Clastres est un poète à part dans le sens où il n’explique pas ce qu’il est, mais ce que nous sommes en notre profondeur qui vient du sans-nom. Ce silence qui est toujours là, quoi que nous fassions, il nous invite à le sentir dans la présence de la nature, en en soulignant parfois un détail qui fait mouche à la manière des haïkus.

Il en va de même lorsque ce poète nous parle d’art pictural, de musique ou de poésie, il parvient à la fois à être objectif ou plutôt sans discours émotionnel, comme pour toucher l’essentiel, dans la simplicité des mots qui résonnent en nous.

Sa poétique tend vers le dépassement des concepts et ne s’attache qu’à la source de notre silence. Alain Clastres questionne, mais ne donne jamais de réponse, peut-être justement parce que la question est la réponse elle-même.

  • Enigmes du seuil, poèmes et dessins

Rio Di Maria

L’Arbre à paroles, 2018

« Le poème résiste

à tous les imbroglios de la vie

Voir

Etre regardé

l’accident

c’est survivre »

  • L’escalier, poèmes métaphysiques

Olga Votsi

Présentation et traduction du grec moderne par Bernard Grasset

Le Taillis Pré, 2018

« Sur les rainures incandescentes de la vertu

tout le jour vous vous penchiez,

tout le jour vous vous taisiez.

Vos entrailles étaient pr!s de s’embraser,

vous avez bu la lave bienfaisante,

vous vouiez montrer comment de tout son corps

seul survit le petit doigt de l’homme.

L’abysse vous offrait l’éblouissement

et vous l’avez à nouveau porté de vos deux mains jointes

pour le boire comme un céleste breuvage

dans une coupe si rare… »

Olga Votsi, née en 1922 et morte en 1998, poète, essayiste et traductrice, a été, de manière singulière, une aventurière de l’esprit. Immergée dans le monde, arpentant avec ardeur les chemins de la terre, elle a écrit une oeuvre humaniste, habitée d’une vibrante vie intérieure en constant dialoge avec l’extérieur, une oeuvre en quête d’absolu. Dans son ample langage se mêlent les figures de l’hellénisme, les symboles bibliques et les métaphores de la modernité.

Lire Olga Votsi, c’est traverser des pays à la fois familiers et étrangers. De son oeuvre s’élève, originale, unique, une parole poétique profondément métaphysique qui résonne jusqu’au seuil du XXIème siècle.

Bernard Grasset, extrait de la préface

  • Est-ce que tu as la clé?, témoignage

Françoise Tefnin

Murmure des soirs, 2018

« C’est pour trois jours! »

Nous sommes le 19 janvier 2005. Tu viens d’en prendre pour cinq ans, mais tu ne le sais pas. Nous non plus. Tu refuses ton admission dans cette maison de repos.

Catégoriquement.

Rien ne nous prépare à jouer le rôle de parents de nos propres parents. Comment incarner cette nouvelle posture à leur égard, affronter leurs demandes impossibles, leurs refus, leurs silences, la vieillesse implacable, les incompréhensions des institutions? Comment préserver ce qui peut l’être? Si possible, jusqu’au bout.

  • Et langue disparaît, poèmes

Gérard Leyzieux

Stellamaris, Brest, France, 2018

« La langue répète des sons usagés » qui annoncent « la fin du dit ». Le temps s’acharne à modifier notre quotidien, à perturber notre langue. Petit à petit les mots s’effacent, tout ne tient qu’à un fil, un filet de voix qu’étreint le silence sous la vague dévastatrice de l’âge.

Dans un contexte d’intrusions, d’errements et de parcours impromptus l’expression elle-même enregistre des bouleversements linguistiques: néologismes, formes agrammaticales, ruptures syntaxiques, ponctuation flottante, accords distendus, inattendus ou impossibles, perturbation de la référence énonciative manifestent le processus de « disparition » qui oeuvre implacablement.

Malgré ces mains lancées vers l’ailleurs, au bout de la langue la sentence sans appel de la solitude tord le « je » qui, finalement, coupe le son afin de ressentir ce souffle, venu du fond du temps, qui le mène à « la totalité d’être ».

  • Femmes de Rops, roman

Michaël Lambert

Murmlure des soirs, 2018

A la suite d’un attentat pâtissier sur une toile de Félicien Rops, l’inspecteur des assurances Jean Desjardins est engagé par les responsables du musée Rops pour évaluer les dommages. Cette enquête de routine se transforme bientôt, grâce à l’intervention d’une jeune assistante passionnée, en une quête des traces de l’artiste anticonformiste du XIXème siècle.

Qui a intérêt à récupérer la mémoire de Félicien Rops, peintre sulfureux et amoureux des femmes: les amateurs de tartes à la crème potaches, les bourgeois collectionneurs d’art rentable ou le petit inspecteur qui rêve de raviver sa vie sentimentale?

Une biographie romancée de Félicien Rops, qui joue à réinventer le présent à partir d’un passé fantasmé et de la correspondance de l’artiste, pour mieux croquer les rapports entre l’art, l’argent et l’amour.

Michaël Lambert vit à Liège où il est très impliqué dans la vie associative et culturelle. Auteur d’un premier roman, Mad, qui a connu un franc succès, il écrit également du théâtre, des nouvelles, des scénarios de bandes dessinées et de la poésie. Il est connu sur les scènes sous le pseudonymle de « L’homme chouette ».

  • Fenia ou L’acteur errant dans un siècle égaré, roman – récit

Lev Bogdan

M.E.O., 2018

A la fin du XIXème siècle, les Doukhobors, secte chrétienne communiste et pacifiste, sont persécutés par le tsar. Lev Tolstoï finance leur émigration vers le Canada, qu’organise son disciple Léopold Soulerjitski. Lors d’une escale, une fillette égarée d’un autre exosde est adoptée par l’infirmière de Fenia Koralnik.

Pour échapper aux pogroms qui se multiplient, nombre de juifs fuient l’Empire russe. Parmi eux, Jocob « Yankele » Adler, le Grnd Aigle du théâtre yiddish d’Odessa, qu’interdit le pouvoir tsariste. Après un séjour à Londres, il ira aux Etats-Unis constituer le socle de ce qui deviendra le théâtre de Broadway…

L’auteur, à travers le regard de Fenia, retrace le parcours eratique des plus importants monstres sacrés du théâtre et de l’écran, Jacob Adler et sa fille Stella, Richard Boleslavski, Michaël Checkhov, Maria Ouspenskaïa…

Une saga passionnante; enrichissante aussi, tant l’idéal de ces acteurs et pédagogues tranche sur l’aspect égotique et commercial qui d’ordinaire nous est présenté…

  • Gésir – Tombeau d’Icelle, poèmes

Emilie Gévart

La chouette imprévue, Amiens, France, 2018

D’une voix vive et bouillonnante, Emilie Gévart nous partage dans ce premier recueil un message d’amour à sa grand-mère disparue.

Des souvenirs du quotidien à la célébration du verbe, on y vit l’urgence d’écrire les instants partagés pour ne pas oublier.

La poésie se fait ici héritage précieux, témoin de l’absence, épitaphe de retrouvailles au delà du temps.

  • Jusqu’à la cendre, poèmes

Claude Luezior

Librairie-Galerie Racine, Paris, 2018

Afin que nul ne les ébruite, ces poèmes et proses ont été commis par une âme nocturne. Au fil de rêves et de combats, au gré de désirs, d’angoisses et de révoltes. Peut-être un jour, un archéologue trouvera-t-il une pierre de Rosette pour en révéler le sens? Une pierre noire, nervurée de signes cabalistiques. Ou une météorite jetée dans l’espace par un dieu bienveillant.

Traduira-t-il les lignes du poète en une langue enfin compréhensible? De sa truelle, découvrira-t-il dans le grès cette épitaphe:

A satiété, des Sibéries dans nos coeurs: à quand un peu de réchauffement poétique?

Mais toi, mon Lecteur unique, toi qui en as déjà le code, garde jalousement ce recueil sous ta manche. Et pour l’instant du moins, ne le confie qu’à un ami.

  • Laisse tomber la poussière, poèmes

Olivia Del Proposto

Petit Rameur, 2018, 24p. A6

  • Mémoire vive des replis, poèmes

Marilyne Bertoncini

Editions Pourquoi viens-tu si tard?, 2018

Est-ce tenter l’impossible que vouloir donner forme au passé, matière à ce qui fut et n’a laissé que des traces de sa dispartion, que faire ressurgir du néant le sens et la mémoire?

Avec une langue et des images précises et puissantes, sous les plis cumulés, déployés, déroulés indéfiniment du passé et du présent, comme l’incessant mouvement des vagues, ce livre donne voix à ce que le temps a recouvert, parole aux murmures de tout ce qui habite nos mémoires.

Par son regard posé sur les détails du monde, Marilyne Bertoncini, mêlant les sources vives et fluides de son imaginaire, nous offre un accès à l’infini de notre propre mémoire.

Carole Mesrobian

  • Sensations dérivées, poèmes

Eva Pechová

D’Ici et d’AilleurS, collection « Voix d’aujourd’hui », nd

Laisser exister ces vers, c’est comme retrouver un souvenir oublié et réprimé. Trouver une autre façon pour le nommer. C’est comme redécouvrir les mots, les dérivées des sensations. Ce recueil est une recherche dans le temps et dans l’espace, des questions qui s’ouvrent à travers les images accumulées, les jeux de mots, les petites futilités quotidiennes. Ce ne sont que les sensations éprouvées plus de mille fois mais jamais les mêmes, les sensations dérivées prononcées avec une telle urgence d’être dites à l’heure.

  • Sur les traces de la Louve, récit de vie

Guy Denis

L’Harmattan, 2018

Quels sont les secrets d’une vocation? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs? A priori, être galeriste, c’est vivre entre l’économie et l’esthétique, c’est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l’emporte et comment passer du numéraire à l’esprit, du matériel au spirituel? A travers quelques anecdotes et faits saillants d’une carrière de vingt ans, l’auteur tente de répondre à ces questions.

Guy Denis est né à Bruxelles en 1942. Il a passé son enfance dans une ville en ruines, détruite à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Essayiste, romancier, poète, dramaturge, il a fondé avec son épouse la galerie d’art La Louve s.a. en 1997. l’écrivain est président de l’Académie luxembourgeoise, il a publié deux romans aux éditions L’Harmattan.

  • Les trains qui roulent sur la mer…, poèmes

Sydney Simonneau

Interventions à Haute Voix, 2018

Les revues suivantes :

  • Arpo n°74, automne 2018
  • Art et Poésie de Touraine n°234, automne 2018

Une revue élégamment illustrée en couleurs ; poèmes de Jean Gallé, Guy Péricart, Nadia-Cella Pop, Eric Jouanneau, Catherine Réault-Cosnier, Rémi Godet, Yvan Jade, Frank Dardalhon, Claude Felgerolles et autres ; chroniques de lecture…

  • Bleu d’encre n°40, hiver 2018
  • Cabaret n°28, hiver 2018
  • Debout les mots n°71, octobre à décembre 2018
  • Décharge n°179, septembre 2018 ; 180, décembre 2018
  • Florilège n°172, septembre 2018

La poésie me semble être une forme de « dire autrement », capable d’évoquer, entre ses mots et ses silences, les mystères de l’indicible. Elle tient au corps, au cœur, autant qu’à la pensée… 

Patrick Lefèvre, dans son éditorial

Des poèmes, des nouvelles, des articles (un hommage à Paul Valéry ; est-ce que la poésie peut encore évoluer?… ; poésie révolutionnaire d’Angola), des chroniques et notes de lecture très pointues, bref une revue qui tient le haut du pavé… et une équipe qui semble bien dynamique…

  • Florilège n°173, décembre 2018
  • Le Gletton n°507-508, juillet-août 2018 ; 509, septembre 2018 ; 510, octobre 2018 ; 511, novembre 2018
  • La lettre de Maredsous, 47ème année, n°2, septembre 2018 ; 3, décembre 2018
  • Libelle n°302, juillet-août 2018 ; 303, septembre 2018 ; 304, octobre 2018 ; 305, novembre 2018 ; 306, décembre 2018
  • Nos lettres n°27, octobre 2018
  • Plumes et pinceaux n°142, décembre 2018
  • Portique n°112, octobre à décembre 2018 ; 113, janvier à mars 2019
  • Rose des temps n°30, janvier-avril 2018 ; 31, mai-août 2018
  • Septentrion n°3/2018, 47ème année, 3ème trimestre 2018