L’aéro-page n°99, automne 2012, trimestriel

 

  • L’aéro-page n°99, automne 2012, trimestriel A4, 16 pages ; l’adhésion à l’UNIAC, d’un montant de 22€, constitue en même temps l’abonnement ; Stephen BLANCHARD, 19, allée du Mâconnais à F-21021 DIJON-LAC CEDEX.

Pour que la poésie trouve ses lecteurs, il faudrait sans doute multiplier les initiatives telles que lectures publiques, diffusion électronique, ou affichages de poèmes – ce qui, pour les lieux où ils sont le plus susceptibles d’être lus, dépend aussi de l’accord des pouvoirs publics, ainsi que l’écrit Kathleen Hyden-David en guise d’éditorial. Mais peut-être, contrairement à ce qu’elle semble entendre, cet effort devrait-il être surtout celui des éditeurs dont c’est tout le travail – les auteurs, de poésie et d’autres genres littéraires, n’auraient en effet nul besoin des éditeurs s’ils trouvaient tout seuls leur lectorat.

Parmi le bouquet de poèmes sur les thèmes les plus divers qu’offre ce numéro de l’Aéro-page, se remarquent tout particulièrement Révélation d’Alain Bernier qui souligne avec son usuelle originalité combien il est en notre monde de Tartuffe qui s’ignorent et que les animaux sont parfois plus doux qu’eux ; la séduisante métaphore d’Amphibien de Dominique Bauer ; la perception que Danielle Auclerc a de la jeunesse et qu’elle retranscrit dans Les enfants d’aujourd’hui ; l’évocation de la Bretagne par Chantal Cros et Joël Conte ; les sujets de conversation de Georges Dumoutiers et son récit d’une menue scène de la nature ; l’Africaine de En marche de Claudine Letourneur, le poème d’amour de l’Algérie Entre mes doigts de Geneviève Couvert ; la dénonciation des dangers de l’alcool au volant sous la plume de Gilbert Lompret ; et le poème Le prisonnier d’Yvette Vasseur qui comptait à la souffrance de l’incarcération de par le monde – en France, depuis 2009, en raison de la surpopulation dans les prisons et de la difficulté financière d’en construire de supplémentaires, seules les peines de plus de deux ans, qui souvent sanctionnent des faits graves, sont appliquées.

De petites illustrations s’intercalent entre les poèmes, conférant à chaque page un attrait visuel. Un dessin de Marie Odile Vallery orne par ailleurs la couverture.

◊Béatrice Gaudy