Tous les articles taggés : Cathy Garcia

Les cartes de Cathy Garcia: faites vos voeux!

4 € la carte et l’enveloppeport offert à partir de 3 cartes commandées   Voici la collection de cartes de Cathy Garcia Canalès. La série d’images prises par l’auteur-artiste se constitue de 20 cartes de voeux différentes sur lesquelles on peut écrire à l’intérieur. Chaque carte de 105 x 148mm est imprimée sur un beau papier de 340 g/m² de finition satinée. La fabrication se fait naturellement sans chlore (ECF).L’ enveloppe est en or massif (si, si !). Série très très limitée, pour voir les photos de plus près et/ou commander envoyez un mail à Cathy Garcia Canalès Merci! Tout : http://cathygarcia.hautetfort.com/ Art : https://gribouglyphesdecathygarcia.wordpress.com/ http://materiossagesartnaturel.hautetfort.com/ http://ledecompresseuratelierpictopoetiquedecathygarcia.hautetfort.com/ Conseil littéraire & aide à l’écriture : http://cathygarciacanalesconseil.hautetfort.com/ Association : http://associationeditionsnouveauxdelits.hautetfort.com/ Photo : http://imagesducausse.hautetfort.com/

Le fils de mille hommes, Valter Hugo Māe, traduit du Portugais par Danielle Schramm – Métailié, septembre 2016. 192 pages, 18 €.

Chronique de Cathy Garcia Le fils de mille hommes, Valter Hugo Māe, traduit du Portugais par Danielle Schramm, Métailié, septembre 2016. 192 pages, 18 €. Déjà remarqué pour L’Apocalypse des travailleurs, son premier roman, pour lequel il avait reçu le prix Saramago, Valter Hugo Māe revient ici avec un roman prenant, qui nous plonge sans ménagement dans les noirceurs de l’âme humaine ; mais pas les spectaculaires, non, plutôt les noirceurs banales, quotidiennes, les petites et grandes lâchetés, la bêtise commune, qui peuvent provoquer tout autant de malheur et de désespoir autour d’elles. Ce qui surprend, c’est que s’il nous conduit là où meurt tout espoir, c’est pour nous hisser jusqu’à la lumière, nous montrant ce que l’humain peut aussi avoir de plus beau et qui est d’une telle simplicité, qu’on se demande vraiment pourquoi cela reste tellement hors de notre portée. C’est vraiment un grand écart qui est réalisé ici, et Le fils de mille hommes devient une sorte de roman-médecine. Après avoir posé les bases, Valter Hugo Māe nous raconte plusieurs histoires où …

Allant vers et autres escales, Colette Daviles-Estinès – illustration en couverture de Diane Saint-Honoré – éd. de l’Aigrette, septembre 2016. 45 pages, 16 €.

Chronique de Cathy Garcia Allant vers et autres escales, Colette Daviles-Estinès – illustration en couverture de Diane Saint-Honoré – éd. de l’Aigrette, septembre 2016. 45 pages, 16 €. Voici des poèmes qui ne tiennent pas en place, comme l’indiquent la diversité des lieux mentionnés au-dessous avec les dates d’écriture et il semblerait que la raison d’être de cette sorte d’instabilité, soit à chercher dans un lointain ailleurs dont l’auteur aurait pu être arrachée, quelque part sur les vastes continents d’Afrique ou d’Asie, où seraient restés dispersés des morceaux d’elle-même. La bougeotte, parce que difficile de trouver sa place quand on vit une forme d’exil, de déracinement. Un poème vient confirmer ce ressenti, bref et clair : Mon pays Je sais d’où je viens Je viens d’Expatrie C’est cette « mémoire métisse » qui donne peut-être sa particularité à la langue de Colette Daviles-Estinès, une langue mouvante, chantante, teintée de lumière, de vent, de poussière, une langue du voyage, qui a dû mal avec les rives qui enserrent, un besoin d’espace et de large. Je dévide …

Le ciel déposé là, Jean Baptiste Pedini. Édition L’Arrière-Pays, juin 2016. 54 pages, 9 €.

Chronique de Cathy Garcia Le ciel déposé là, Jean Baptiste Pedini. Édition L’Arrière-Pays, juin 2016. 54 pages, 9 €. Jean-Baptiste Pedini écrit comme un peintre, à petite touches, de bleu, de noir, d’aube et de lumière, avec des cristaux de sel et des étoiles qui traversent la nuit « à toute allure, suspendues à la tyrolienne du ciel », le ciel déposé là non sans quelques éraflures, angoisses, diffuses toujours, mais d’autant plus tenaces. « Les mots comme des entailles sur les nuages. On les dit à voix basse. On y tient. Le matin sort les griffes. » On retrouve ici la mer, dont le ressac donne le rythme, vide, plein, vide, plein. Dans l’écriture de Jean-Baptiste Pedini, il y a comme des trous sous la trame où quelque chose est tapi, quelque chose attend et cette sensation contraste avec la douceur apparente du peintre à petites touches. Le calme semble toujours sur le point d’accoucher. Il y a la musique des mots, enfilés les uns après les autres, les uns aux autres, des perles …

Seul le bleu reste de Samaël Steiner, estampes de Judith Bordas, éditions le Citron Gare, juin 2016. 87 pages, 10 euros.

Chronique de Cathy Garcia Seul le bleu reste de Samaël Steiner, estampes de Judith Bordas, éditions le Citron Gare, juin 2016. 87 pages, 10 euros. Une traversée, voici ce qu’évoque ce recueil de Samaël Steiner. Ombre et lumière tissées par une langue dense et sensuelle. Traverser et être traversé et Seul le bleu reste. Des villes, des lieux, traversés par des corps, des corps qui marchent, des corps qui glissent, « Nous allons ensemble, la rue n’est plus bordée de portes mais de larges entailles, par lesquelles on peut se glisser et apparaître ailleurs et autrement » des corps qui se touchent, des corps et des êtres que seul un voile de peau sépare, des corps qui se désirent, des êtes qui s’aiment, des corps ouverts souvent comme des fruits ou des poissons, des corps qui tombent, des corps comme des morceaux de pays traversés de guerre. « les corps sont là/la tête traversée » comme celle du danseur de la place Maïdan : « Il danse, il a un trou rouge à l’arrière de …