JACQUES ANCET – Huit fois le jour – poèmes & L’Âge du fragment

Chronique de Xavier Bordes

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JACQUES ANCET – L’Âge du fragment – chronique (Avec 4 images du peintre Jean Murat) – Ed. Æncrages & Co.

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JACQUES ANCET – Huit fois le jour – poèmes – Les Éditions Lettres Vives – Coll. Terre de Poésie.


À cette période de l’existence que René Char, en 1967, appelait «L’âge cassant» Jacques Ancet fait écho en 2016 par «L’âge du fragment». La chronique paraît en même temps que «Huit fois le jour», comme son autre face. Ce dernier recueil de poèmes organise une semaine sous le signe du huit au carré, de huit sections de huit poèmes, pour ainsi dire de l’infini «redressé par un fou de philosophe» (Apollinaire), et de l’éternité du langage, alors que la chronique répartit sur un certain nombre de «fragments» des éléments dont le souci n’est pas immédiatement l’organisation du chaos, toutefois pensées par la même conscience écrivante, bien sûr.

L’âge du fragment présente une succession de proses simples, d’une belle force poétique, qui donnent à méditer, me semble-t-il, sur ce moment où le regard bascule d’une vision du futur conçu comme plus vaste et prometteur que la portion de vie déjà passée, à une vision du futur assagie par son rétrécissement même et la conscience que la probabilité concernant les ans qui restent à vivre n’est pas considérable. Qu’en somme, avec le recul lié à l’âge, l’expérience d’une vie passée « la tête dans le guidon » peut se voir par fragments ressaisie et méditée, conduite jusqu’à des considérations abstraites, voire métaphysiques. Le livre est superbe en sa qualité matérielle, avec de très belles compositions « fragmentaires », en couleurs mais aussi en noir et blanc du peintre Jean Murat. Sur cette affaire du « fragment » il faudrait décidément s’appesantir… Ce qui « fragmente », à mon sens, ce sont avant tout les interrogations. Comment circonscrire, dans les souvenirs qu’il nous reste de ce que, depuis hier ou depuis cinquante ans, nous venons de vivre, ces éclats de « présent », dignes d’être dits – pour être maintenus présents justement -, ou ne méritant au contraire que l’oubli ? Comment « ne pas se perdre », « Comment dire ? Comment ne pas dire », énonce un des derniers textes.

Ce sont bien là des interrogations émouvantes que seul un poète entré dans, au mieux, disons le dernier tiers d’une vie, est amené à se poser. Ce qui est un phénomène spécifique de notre époque, car peu d’oeuvres de poètes témoignent d’une phase de la vie relativement tardive : soit parce que la durée de vie pour beaucoup était tronquée de ce « grand âge », comme disait St John Perse, soit parce que la « vis poetica » s’était éteinte avant même que d’y parvenir… La poésie moderne accède donc à la possibilité de témoigner de l’expérience d’une période fort peu thématisée,

excepté par quelques rares « durs à cuire », comme Victor Hugo. Or, ce qu’on découvre, c’est une sorte de retour réfléchi et analytique à une vision voisine de celle de l’enfance, mais sans la naïveté et l’inconscience. En gros, j’entends que la vision de l’enfant est celle d’un être jeté dans le chaos de l’existence, et qui avec ses sens et son intelligence va travailler à l’organiser en un cosmos sensé, en mettant de côté sous la pression de l’urgence à vivre, ce qui s’opposerait à cette construction mentale, les questions vitales et déconcertantes de la philosophie, concernant la mort, l’essence de la vie, le réel et le fictif, la valeur de l’action, et ainsi de suite. Avec le seuil du « tiers âge », ces questions reviennent comme des torpilles dans le cosmos confortable, unifié, sensé, qu’on s’était bâti au prix de les éviter, à force de travail urgent, de soucis familiaux, de distractions diverses, sport, cinéma, etc. C’était une période où l’adjuvant « poésie » pour un poète se donnait volontiers, liant les jours la voix était là en permanence, et ne s’interrogeait pas sur sa nature, sa source ou sa présence.

Or à l’âge du fragment cette belle continuité vole en éclats, la coulée poétique devient spasmodique car elle se retourne sur elle-même : pourquoi écrire des poèmes, de quelle nature est la voix qui les prenait en charge. Bref, une quantité de questions existentielles ressurgissent, mises de côté depuis l’enfance, qui concernent le « sens » : « Qui te fait signe – une aile passe – et pour dire quoi ? ». C’est le temps où à la fois « tout s’approche et tout se retire », en un mouvement accéléré : « Le jour, la nuit, la vie. Vite. Vite. » Il y a un je-ne-sais-quoi de désemparé dans cette chronique émouvante, dont je citerai le dernier texte, parfaitement représentatif : « Tout près est à présent. On cherche une main. On croit l’avoir vue, mais où ? Et maintenant comment savoir ? Et la voix, que peut-elle dire encore ? Montagne ? Lumière ? Camion ? Visage ? Quelque chose d’autre ? Rien ? On ne sait pas. La voix n’est plus la voix. » Moment pathétique, auquel le poète a répondu par anticipation, quelques pages plus tôt : « Continue, répète la voix, mais si loin maintenant que tu l’entends à peine. »

Et comme pour affirmer, on pourrait dire avec un certain héroïsme, qu’il continue, le poète Ancet organise concomitamment et publie une image cubique et inépuisable de son cosmos, sous le titre « Huit fois le jour ». Quelque chose d’unifié, d’infini, une durée close sur elle-même comme un « cosmos privé » que rien ne pourrait atteindre, et qui est la quintessence de tout ce que Jacques Ancet a su être et voulu léguer. Il y a là une haute voix de la poésie lyrique. Je suis honoré de pouvoir ici la saluer.

Paris, 10/06/2016.

©Xavier Bordes

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Nicolas Gogol, Le Portrait, traduit du russe par Wladimir Berelowitch, avec une postface de Jérôme Vérain, Éditions Mille et Une Nuits, 1992.

Chronique de Lieven Callant

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Nicolas Gogol, Le Portrait, traduit du russe par Wladimir Berelowitch, avec une postface de Jérôme Vérain, Éditions Mille et Une Nuits, 1992.


Ils sont nombreux qui comme moi aiment se réfugier les jours pluvieux dans les boutiques du centre de Bruxelles qui vendent d’occasion livres, disques (vinyles), vieilles cartes postales et bandes dessinées, vieux posters et anciens jeux vidéos.

Pour un peu d’argent, on peut se défaire des livres qu’on n’aime plus ou acquérir au contraire ceux qu’on désire depuis longtemps dans une version épuisée qui n’existe plus nulle part parce que l’auteur n’est plus à la mode ou alors parce qu’on l’aura jugé trop ancien que pour nous apprendre encore quelque chose de nouveau.

Mais les siècles et leurs repères historiques occupent dans mon esprit une zone floue que je n’ai jamais vraiment cherchée à mettre au clair. La durée est une donnée toute relative pour moi. Je ne me dessine aucune ligne du temps sur laquelle je serai en mesure de placer les auteurs anciens, les auteurs contemporains. Bien souvent il me semble que les plus récents usurpent la place des plus anciens quand je pense à ce qu’est la modernité. Mon sentiment est que les grandes œuvres ne se démodent pas. Elles gardent toujours la pertinence qui les a fait naître même si depuis le sujet a été traité plusieurs fois par bien d’autres auteurs.

La nouvelle de Gogol présentée sous ce format est particulièrement agréable à lire. Petit, le livre se dissimule facilement dans la poche, se résume à l’essentiel: le texte. Une brève analyse qui a pour but principal de replacer l’œuvre dans son contexte original tout comme la courte biographie qui reprend les dates importantes dans la vie de l’auteur sont d’une intelligente utilité.

Le papier quelque peu jauni du livre d’occasion exerce sur moi un charme mystérieux qui présume que le livre a vécu plusieurs vies, qu’il a pu éblouir, étonner au court du temps plusieurs générations de lecteurs. Tous ont pu éprouver pour ce livre assez d’amour que pour le préserver et faire en sorte que je puisse le lire et le soigner à mon tour, aujourd’hui.

L’histoire commence dans la boutique du marchand de tableaux du marché Chtchoukine qui invite par toutes les images qu’elle propose de nombreux passants à regarder sa devanture. Les peintures sont souvent de piètre qualité pourtant un jeune peintre talentueux, Tcharkov dépense ses derniers sous à l’achat d’un portrait, « un vieillard au visage desséché couleur de bronze, aux pommettes saillantes » et se retrouve « par pure mégarde, en possession de ce vieux portrait, se demandant dans son for intérieur pourquoi il l’{a} acheté et quel besoin il {peut } en avoir »P13

Déjà, en ce début de la nouvelle, Gogol m’invite à me poser quelques questions sur le statut de l’oeuvre-d’art, sur ses conditions de production et sur la nature des regards qu’on lui porte. L’œuvre a-t-elle une quelconque utilité même pour celui qui la compose? L’intérêt du public ne se limite-t-il pas à de la simple curiosité de passants ? Le lecteur est-il un passant?

Si sa lecture le limite à émettre un avis superficiel qui ne touche pas à la nature même de l’écriture, je serai tenté de dire oui. Car écrire ne se limite pas à raconter une histoire, ni même au style ou au talent qu’on développe à sa production.

Bien vite, je m’aperçois que le regard diabolique que lance le portrait à qui l’observe et le questionne, est celui de Gogol, celui qu’il a envers lui-même. Un regard noir, sans pitié, auquel il ne peut échapper. Le regard de sa propre conscience est semblable à celui d’un vieillard au bord de la mort, sombrant presque dans le gouffre de la folie. Je comprends aussi que la conscience de l’artiste, le regard plein de questions sur l’œuvre qu’il produit, peut se faire manipuler dans les moments de doutes créatifs par un esprit malveillant, qui ne cherche qu’à avilir, manipuler, détruire pour posséder et mieux dominer.

Le personnage de Gogol se soustrait aux interrogations sincères qui auraient dû l’inviter à produire une œuvre originale. Il ne tiendra pas compte des remarques de son ancien professeur l’invitant surtout à développer ses talents de peintre en toute liberté sans se soustraire aux goûts d’un public dont on sait qu’il cherche surtout à être flatté par ce qu’il appelle « l’art ».

Tcharkov se laissera séduire par un succès public au dépend de la qualité artistique mais surtout son regard sur l’art perdra tout éclat. Son goût se limitera établir des catégories et des critères de styles sans fondements artistiques véritables. Les portraits de Tcharkov comme n’importe quelle autre marchandise répondront à la demande d’un public bourgeois dont les visées sont de préserver toutes les habitudes qui leur assurent de préserver le pouvoir qu’il exerce sur le restant de la société.

Un élément viendra remettre en cause la doctrine qui s’était imposée à Tcharkov, son regard retrouvera finalement tout son sens critique, sa curiosité envers la nouveauté et ce qui appelle sans cesse l’artiste à se questionner, à se remettre en doute et à se jouer des cadres, des frontières, des limites qu’on veut imposer ou que l’existence semble imposer. Ce moment de lucidité durera à peine le temps pour le peintre de se rendre compte que son talent s’est évanoui, que rien ne lui permettra plus d’atteindre ce à quoi sa vie aurait dû le mener. Hélas cette lucidité ne lui inspirera que rage et jalousie.

Sur la couverture du livre il est indiqué que Nicolas Vassilievitch Gogol (1809-1852) croyait vraiment au diable et en comparant Le portrait à Faust, on pose la question de savoir si la création artistique est sans danger pour l’âme.

L’œuvre d’art n’a pas de manière intrinsèque le caractère diabolique qu’on lui attribue c’est du moins le sentiment que je pense partager avec Gogol, c’est le cadre dans lequel elle est perçue qui exerce un pouvoir néfaste. Ce qui est dangereux pour l’âme, c’est qu’il est possible de l’acheter par des arguments qui n’ont rien à voir avec les véritables vertus de l’art. Le diable c’est cet autre intolérant ou peut-être cette part de nous-même autodestructrice, impossible à satisfaire, une vision de nous-même négative qu’on a implantée en nous comme un virus.

©Lieven Callant


Le portrait, Gogol sur wikisource

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Le numéro 64 de Traversées

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Service de presse n°42

 

cropped-bandeau-traversc3a9es-44.jpgTraversées a reçu :

Les recueils suivants :

* Autobiographie rêvée

Daniel Simon ; éditions Couleur livres ; 2016 ; 86 pages

* Celles qui marchent près de nous

Guy Vieilfault ; poésie ; préface de Christian Amstatt ; prix d’édition poétique de la ville de Dijon 2016 ; éditions Les poètes de l’amitié ; 64 pages

* Entendre le monde

Alain Clastres ; poésie ; éditions unicité, 2016 ; 59 pages.

Lire Alain Clastres, c’est entrer vivant dans la matière des mots et des paysages, c’est voir le ciel, les montagnes, sentir le vent avec force et tranquillité. Dans ce recueil, il nous parle aussi de peintre, de poésie comme si cela préexistait déjà en nous. Alain Clastres est un poète qui dit l’infini comme il dit les oiseaux et la mer. Il use de belles certitudes et de patience qui expriment ce qui est pour finalement toucher l’infini. Le lecteur ne tardera pas à éprouver qu’ici le loin est proche et que le proche est loin. Une poésie non duelle qui exprime la simplicité au cœur des choses et nous invite à une autre lecture du monde.

* L’été de la rainette

Corinne Hoex ; éditions Le Cormier ; 2016 ; 31 pages

* Hors je

Stephen Blanchard ; poésie ; préface de Joël Conte ; France Libris ; 48 pages

Stephen Blanchard est le président-fondateur depuis 1974 de l’association « Les poètes de l’amitié – poètes sans frontières » qui publie la revue de création littéraire et artistique Florilège. Fondateur des Rencontres poétiques de Bourgogne en 1990, du Prix de l’édition de la ville de Dijon en 2001, il crée entre autres « l’Union nationale pour l’information des auteurs et concouristes » en 1991, puis en 1994, l’association « de la poésie contemporaine française »…

* L’or des étoiles

Francesca Y. Caroutch ; préface de Salah Stétié ; éditions du Cygne, collection “Poésie francophone” ; 2015 ; 67 pages

“Poèmes inspirés, tout d’énergie spirituelle. Vous partez des choses plus énoncées pour nous conduire à la quête de l’être.

J’aime cette poésie cosmique et liée paradoxalement à la ténuité de l’instant. C’est une poésie en effet de passante, de nomade et qui se veut fille éphémère de la variété des heures et des saisons.

Il y faut beaucoup d’intuition et de sensibilité, et vous débordez de l’un et de l’autre.”

Salah Stétié

Francesca Yvonne Caroutch a publié une vingtaine de recueils de poèmes, dont La voie du coeur de verre qui reçut le prix Louise Labé. Elle est également romancière et traductrice de poètes italiens, comme Dino Campana et Ungaretti. Certaines de ses oeuvres sont traduites en tialien, anglais, japonais et portugais. L’homme de feu, Giordano Bruno, se situe entre la fiction et l’érudition (éditions Pygmalion).

Elle publia, entre autres, quelques essais sur la poésie et sur le bouddhisme tibétain, ainsi que cinq ouvrages illustrés sur le

mythe de la licorne et son origine orientale. Le livre de la Licorne, symboles, mythes et réalités, obtint le prix du Pélican d’or. Son dernier recueil, Les enfants de la foudre, parut aux éditions Rougerie en 2011, à la suite de Clameurs nomades, aux éditions du Cygne, en 2009.

* Le partage d’un temps

Michelle Caussat ; éditions Thierry Sajat ; 2015 ; 17 pages.

* Recueille la fleur de mes pensées

Marianne Ledent ; Evocations poétiques ; éditions Chloé des Lys ; 2016 ; 116 pages.

Marianne Ledent est née à Charleroi en 1953 mais elle a toujours vécu à Bruxelles.

Sa mère et son grand-père maternel étaient tous deux journalistes de tourisme et avaient la plume facile. Son père, quant à lui, était assez érudit et lecteur assidu. L’écriture est dans ses gènes. C’est son moyen d’expression favori.

Marianne Ledent nous décrit son univers par petites touches un peu comme un peintre impressionniste.

Elle nous fait pénétrer dans son monde peuplé de rêves et de sensations. Son terrain de jeu, ce sont les moments de la vie qui touchent son imaginaire et sont sources d’inspiration.

Dans le choix de ses sujets de prédilection, elle balaie assez large entre l’enfance et la mort, l’été et l’hiver, ou encore le bonheur et la tristesse, la mer, les oiseaux et la nature en général.

Les contrastes l’attirent manifestement.

Recueil à laisser à portée de regard, à feuilleter de temps en temps, suivant l’humeur du moment.

* Requiem

Marie-Josée Desvignes ; poésie ; éditions Cardère ; 2013 ; 107 pages.

“ C’est un ciel de braise à perte de vue – au-dessus d’une mer sombre, agitée – L’écume – des vagues – l’aube – c’est une foule anonyme pressée sur la colinne, leur pieds nus dans le sable – leurs sillons irréguliers – grain sombre, précieux – les nuages – ensemble – une tempête s’annonce – orchestration sauvage ”

* Roulette russe – Chants de vie et de mort

Horia Badescu ; poésie ; éditions L’herbe qui tremble ; 2015 ; 70 pages.

“ Et tout d’un coup

plus courts deviennent les jours,

et tu n’arives pas à saisir

que la lumière

est tombée

et d’elle-même

se retire,

et tout d’un coup tu la vois

à la fin des choses,

la fin qui maintenant est aussi

la tienne,

effaçant avec son noir absolu

la mémoire de l’ombre qui épaule

ta vie.”

Poète, romancier et essayiste roumain, Horia Badescu est l’auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages publiés en Roumanie, France, Belgique, Etats-Unis, Macédoine, Bulgarie, Vietnam. Il a fondé aussi en 1991 le Festival international de poésie “Lucaian Blaga”. Parmi ses ouvrages traduits ou écrits en français: Le vol de l’oie sauvage (roman, Gallimard, 2 (2000); Miradors de l’abîme; Parler silence (poèmes, l’Arbre à paroles).

Les revues suivantes :

* Art et poésie de Touraine,

n°224, printemps 2016

revue trimestrielle

10, rue du Clos Prenier à F-37540 Saint-Cyr-sur-Loire

prix de la presse poétique 2007 de l’UPF

prix de la presse poétique 2008 de la SPF

Association fondée en 1955

nicole.lartigue@bbox.fr

(Nicole Lartigue)

* Le bibliothécaire

n°1/2016 ; 80 pages

B-1470 Genappe

dagneau.michel@skynet.be

(Michel Dagneau)

* Cabaret

# 17, printemps 2016 : Mode et travaux

31, rue Lamartine, F-71800 La Clayette

revue-cabaret@laposte.net

(Alain Crozier)

* Cahiers de la rue Ventura

n°31, 1er trimestre 2016, 64 pages A5

amis.rueventura@hotmail.com

http://clcailleau.unblog.fr

9, rue Lino Ventura à F-72300 Sable-sur-Sarthe

(Claude CAILLEAU)

Cinq femmes poètes : Marie Noël, Cécile Sauvage, Gilberte Dallas, Margherita Guidacci, Josette Barny (Textes de Jean-Pierre Boulic, Béatrice Marchal, Françoise Vignet, Jean Pichet, Eric Simon) ; Vers et proses de … Angelo Bandinelli, Patrick Beaucamps, Anne Certain, Jean-Marc Gougeon, Jean-Micehl Jouan, Ivand de Monbrison, Bruno Thomas ; « Des jours entre les mots » par Michel Passelergue ; La page d’enfance de

Nicole Luce ; Lire t relire par Bruno Sourdin, Pierre Borghero ; et la revue des revues …

* Le carnet et les instants

n°190, du 1er avril au 30 juin 2016

Lettres belges de langue française, bimestriel

Bd Léopold II, 44 à B-1080 Bruxelles

(Dossier : Histoires de vie ; événement : Frank Pé ; rencontre : Patrick Lowie…)

http://le-carnet-et-les-instants.net

carnet.instants@cfwb.be

(Laurent MOOSEN)

* Le Coin de table

n°66, avril 2016 ; Jacques Charpentreau, Société des Poètes Français, 16, rue Monsieur le Prince à F-75006 Paris ;

lamaisondepoesie@gmail.com

La poésie continue !

Robert Vigneau, Destin posthume de Marc Papillon ; Nicolas Gautherot, Quelques réflexions sur « le Poème en prose » ; Jean Messain, La Correspondance d’Alfred de Vigny ; Jean Cadas, La Ballade du vieux marin de S.T.Coleridge ; Jacques Charpentreau, Louis Aragon, poète ;

Poèmes : Pascal Adam, Patrick Auboin, Henri Bartoli, Marie Botturi, Lucien Bourgeois, Henri Cachau, Jacques Charpentreau, Didier Colpin, Daniel Cuvilliez, Marie-Martine Hellier, Mireille Hourani, Christian Laballery, Thomas Le Goareguer, Gérard Lemeunier, Jean-Luc Moreau, Vincent Ozbolt, Nicolas Pavée ;

Jacques Charpentreau, Pierre Lexert, Autre Ménagerie ambulante ; Jean-Luc Despax, Une lecture de La France aux quatre vents ; Jean-Pierre Rousseau, Lassi Nummi, poète de la lumière ; Jean Hautepierre, Christian Bouchain et le Corpus Poeticum ;

Chroniques : Guillaume Gallienne : Baudelaire, Apollinaire, Eluard et Aragon ; Mathilde Martineau, Le

Centre de Réflexion sur les Auteurs Méconnus ; La chronique d’Emma Tulu, Alain Duault, poète des blocs ;

Poèmes ; études ; comptes rendus ; critiques ; pages de garde.

Fantaisie

L’amour est coquin,

La Muse est coquette

Et se moque bien

De qui l’a choisie :

Ne vous gaussez pas

Des pauvres poètes,

Ils ont dans le cœur

Tant de poésie.

Si leur mirliton

Leur monte à la tête,

C’est qu’ils ont goûté

De cette amboisie,

Qui n’est quelquefois

Qu’une humble piquette

Mais de Margoton

Fait une Aspasie.

Ne vous moquez pas

Des pauvres poètes,

Ne vous faussez pas

De leurs fatrasies :

Ils sont si contents

De leur musiquette,

Ils aimeraient tant

Que l’on s’extasie.

Jean-Luc Moreau

* Comme en poésie

n°65, mars 2016, 84 pages A5

Revue trimestrielle de poésie

2149, avenue du Tour du lac à F-40150 HOSSEGOR

j.lesieur@orange.fr

http://perso.orange.fr/jean-pierre.lesieur

(Jean-Pierre LESIEUR)

* Debout les mots

n°60, janvier à mars 2016 ; n°61, avril à juin 2016

Périodique d’information trimestres de la Maison du Livre, rue de Rome, 28 à B-1060 Bruxelles

bibliotheque.1060@stgilles.irisnet.be

http://www.bibliothequedesaintgilles.wordpress.com

* Expressions – Les Adex

Les Ateliers d’Expressions personnelles et collectives

n°60, avril 2016

appt.43, 10, rue du docteur Roux à F-60200 Compiègne

les.adex@free.fr

http://www.lesadex.com

(Patrice PICHERE)

* Florilège

(n°162, mars 2016 ; 56 pages ; revue trimestrielle de création littéraire et artistique ; Maison des Associations « Les poètes de l’Amitié », revue Florilège, boîte H1, 2, rue des Corroyeurs à F-21000 Dijon.

redacflorilege@gmail.com

(Stephen BLANCHARD)

* Handshake,

n°93, 2016

5 Cross Farm, Station Road North Fearnhead, Warrington, Cheshire, WA2 0QG, England

(John F. Haines)

* Inédit nouveau,

n°279, avril à mai 2016 ; 32 pages A4 ;

avenue du Chant d’Oiseaux, 11 à B-1310 La Hulpe

0032 2 652 11 90

* Interventions à HauteVoix

n°55, 1er trimestre 2016 ; Lisières

MJC de la Vallée, 47, rue de la Bataille de Stalingrad à F-92370 Chaville

direction@mjcdelavallee.fr

http://www.mjcdelavallee.fr

* La lettre des Académies

n°36, Jacques De Decker, Palais des Académies, 1, rue Ducale à B-1000 Bruxelles

lettre.academies@cfwb.be

* Libelle

n°277, avril 2016, 6 pages A5 – Mensuel de poésie

14, rue du Retrait à F-75020 PARIS

pradesmi@wanadoo.fr

http://www.myspace.com/michelprades

(Michel PRADES)

* Microbe,

n°94, la revue qui est tout sauf de la revue ; mars-avril 2016 + Mi(ni)crobe # 51 : Vénus 13, de Céline Maltère ;

Launoy, 4 à B-6230 Pont-à-Celles

ericdejaeger@yahoo.fr

(Eric DEJAEGER)

* Plumes et pinceaux,

n°133, mars 2016, Arts et poésie, Nelly Hostelaert, rue du Temple, 39 à B-7331 Baudour

franz.nelly@yahoo.fr

(Nelly HOSTELAERT)

* Poésie sur Seine,

(n°91, avril 2016, revue d’actualité poétique ; 111 pages ; 13, Place Charles de Gaulle à F-92210 Saint-Cloud.

(Alexandre Voisard, Claude Albarède, Danièle Corre, Jehan Despert, Maurice Lestieux…)

13, Place Charles de Gaulle à F-92210 Saint-Cloud.

http://www.poesie-sur-seine.com

(Pascal Dupuy)

* Portique

n°102, avril à mai 2016

revue de création poétique, littéraire et artistique de l’Union des Poètes francophones

Mairie à F-84110 Puyméras

Cahier poétique n°48 : Des mots qui passent, de Kie (Philippe B.Y. Cailleux)

http://portique.jimdo.com

http://poesievivante.canalblog.com

(Chris BERNARD)

* Septentrion, Arts, Lettres et Culture de Flandre et des Pays-Bas,

44ème année, n°1, 1er trimestre 2016 : revue éditée par l’institution culturelle flamando-néerlandaise « Ons erfdeel vzw » … beaucoup d’articles et chroniques très fouillés

Murissonstraat 260 à F-8930 Rekkem.

+32 (0) 56 41 12 01

http://www.onserfdeel.be

http://www.onserfdeel.nl

http://septentrionblog.onserfdeel.be

(Luc Devoldere)

* Skené

Rivista di letterature francese e italiana contemporance

Revue de littérature française et italienne contemporaines

Poème et Poésie aux XXe et XXIe siècles

Henri Meschonnic en dialogue

(textes de Marcella Leopizzi, Henri Meschonnic, Jacques Ancet, Daniel Banon, Patrice Breno, Anne Mounic, Marko Pajevic, Serge Pey, Constantin Frosin, Delphine Garnaud)

A cura di – sous la direction de Marcella Léopizzi

+ Essais, documents, textes, comptes rendus…

Anno V – Vème année ; 2016

Schena editore, ZI Via dell’Agricoltura, 63 à I-72015 Fasano (Br – Italie)

http://www.schenaeditore.it

info@schenaeditore.it

(Luc Devoldere)

* Vocatif

n°27, printemps 2016

14, rue du Colonel Driant « Le Jalna » A2 à F-06100 Nice

monique.marta0294@orange.fr

http://www.moniqueannemarta.fr

Le sel sur le corps : textes de Saverio Bafaro, Daniel Biga, Claude Cailleau, Frédéric Dechaux, Alain Helissen, Annick Manbon-Lesimple, Marcel Migozzi, Aksinia Mihaylova, Denis Morin, Marc-Louis Questin, Corinne Tisserand-Simon, Guy Bellay.

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