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Adelheid Duvanel, Délai de grâce, traduit de l’allemand (Suisse) par Catherine Fagnot, éditions Vies Parallèles, Bruxelles, 2018.

Adelheid Duvanel, Délai de grâce, traduit de l’allemand (Suisse) par Catherine Fagnot, éditions Vies Parallèles, Bruxelles, 2018. Les pages ne sont pas numérotées Sont rassemblés sous ce titre quelques textes courts. En une seule page, grâce à quelques mots simples, incisifs, Adelheid Duvanel dresse des portraits aux teintes bouleversantes. Elle raconte la vie de ceux qu’elle croise, elle se reconnait parfois dans leurs déboires, leurs désarrois, leurs solitudes et dans la façon qu’on a de les juger et puis de les condamner. Presque tous les personnages ont une blessure commune qui les exile, les mutile, les enferme.  Ce sont les liens filiaux, ce qui unit ou désunit les humains, Ce sont des bouts de vie, des morceaux de tempêtes et ce qu’il en reste après lorsqu’on est forcé de continuer qu’Adelheid Duvanel met sous sa loupe et interroge. Quels sont nos abris et nos réponses possibles? Comment se protéger, évacuer les souffrances?  Dans les réponses qu’on pourrait échafauder, il n’y a pas de certitudes, de lignes droites, il n’y a que des boucles, des courbes …

Lendemain de massacre–Xavier Bordes

Lendemain de massacre . À tant écrire, il y a de la nuit qui tombe qui finit par tomber comme un voile de désintérêt auquel participe une Hécate complice Une fleur cramoisie de sang qui grandit et occupe le premier plan de l’image puis toute l’image Et l’esprit subitement s’éteint à la façon d’une lampe de chevet dont un clic dans la poire noire a coupé la source d’énergie À tant écrire, à tant parler il y a de la nuit qui tombe qui finit par tomber Pour des heures on va vivre sous un chapiteau de ténèbres Une inconsciente paix qui ressemble à la mort Une paix à laquelle seuls nos cauchemars sont capables de mettre fin en ranimant en nous l’horreur de revivre. Xavier Bordes

De blancs oiseaux boivent la lumière suivi de Nuit de Grand Vent : Poèmes-Réédition(Et sept œuvres plastiques)/ Monique Thomassettie ; Bruxelles : Editions M.E.O., 2015

Chronique de Pierre Schroven De blancs oiseaux boivent la lumière suivi de Nuit de Grand Vent : Poèmes-Réédition(Et sept œuvres plastiques)/ Monique Thomassettie ; Bruxelles : Editions M.E.O., 2015 Ce recueil, publié une première fois sans les œuvres plastiques en 1994 au Non-Dit, apporte une fois de plus la preuve éclatante que Monique Thomassettie est peintre dans son écriture et écrivain dans sa peinture ; chez elle, poèmes et peintures s’unissent d’une même voix pour interroger les limites de la visibilité et nous faire découvrir que le monde dans sa forme donnée n’est pas le seul possible. Ose mon encre Couler en prières Afin que de mon cœur déborde Un lait d’étoiles Au détour de chaque page, l’auteure nous montre qu’elle n’a rien oublié de l’amour, de ses danses et de ses chants d’oiseaux ; par ailleurs, elle pose le mystère comme étant le fondement de notre être et la clé de notre devenir. En effet, ici chaque poème semble être une lueur à vivre voire une main tendue vers son désir d’appréhender la source du monde en son visage …