Service de presse n°32

Service de presse n°32

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Les cahiers Pouchkine, Jean-Charles Beaujean, poésies, éditions Persée, 2013 :

    • Le mot de l’éditeur :

Paru récemment, l’ouvrage de Jean-Charles Beaujean, auteur de Belgique, est un florilège de textes poétiques enchanteurs et captivants. La forme originale de cet ouvrage transporte le lecteur entre poésies en vers libres, prose, nouvelle et fables poétiques. Certaines poésies en prose illustrent également, dans un chapitre, certains tableaux de l’artiste peintre Philippe Waxweiller. Ce recueil est un véritable hymne à la poésie et à l’Art.

  • Le 4ème de couverture :

Solidaire d’une société décalée dont elle vit sans relâche les souffrances, la poésie incarne à elle seule toute la condition humaine. Bonheurs interrompus, rires incontrôlés ou larmes de sang, le chantre conjure aujourd’hui encore la valse des « maux » à la lumière éparse de ses rêves…

Les Cahiers Pouchkine vous proposent un florilège de poésies réalisées en grande partie les yeux fermés. L’écriture qui en résulte ne fut qu’une suite d’intuitions couchées aussitôt sur une page blanche…

  • L’auteur :

Après une longue expérience dans le domaine commercial, Jean-Charles Beaujean décide de se consacrer à la littérature. Entre-temps, il crée sa propre société de coaching en relevant le défi de mener de front ses deux passions : la littérature et la formation d’entreprise.

  • De loin, suivi de Nébo, Rachel ; traduit de l’hébreu par Bernard Grasset ; éditions Arfuyen, 2013 :

    • Le 4ème de couverture :

En 2013 a paru dans la même collection la traduction du premier recueil de Rachel, Regain (1927). Bernard Grasset, grâce à qui cette œuvre était pour la première fois présentée au public francophone, propose ici la traduction des deux autres recueils de Rachel : De loin (1930) et Nébo (1932), publié un an après sa mort.

Née en Russie en 1890, Rachel est l’une des grandes pionnières de la littérature hébraïque moderne. Alors que, durant des siècles, l’hébreu n’avait servi qu’à la transmission du patrimoine religieux, il retrouve un second élan avec l’existence de communautés juives en Palestine. À nouveau, il est parlé dans la vie quotidienne. Alors que la poésie était demeurée l’apanage des hommes, l’écriture de Rachel rencontre immédiatement une large audience et joue un rôle essentiel dans l’adaptation de la langue hébrïque au monde moderne.

La Bible est la racine de la poésie de Rachel. Marquée par son vocabulaire et par sa thématique, elle en vient à regarder sa propre existence à travers celle des personnages bibliques. Ainsi de Rachel, d’Anne, d’Elie, de Mikhal, de Jonathan. Ainsi de Job à qui elle aime le plus à se référer : souffrant et attendant comme lui, dans la nuit du doute, que vienne la guérison.

Parlant d’elle-même, c’est la condition humaine que peint Rachel, et non pas certes de manière abstraite, mais, comme dans l’Ecriture, très concrètement, par la main (yad), le regard (‘ayin), la voix (qol). Il s’agit ici d’une poésie réduite à l’essentiel : un « chant de mille oiseaux », un chant de souffrance et de joie, un chant de l’être en exil et de la lumière. Pour qui a souffert et éprouvé l’intense scintillement du lointain azur, les ornements du langage sont inutiles.

Telle est l’expérience tragique et radieuse de Rachel, très proche au fond, dans un destin pareillement brisé, de celle d’Etty Hillesum, dont la mère Rébecca était née en Russie neuf ans avant la poétesse (en 1881) pour s’exiler non pas en Palestine mais aux Pays-Bas.

  • La demoiselle de massepain/Duduca de marţipan, Doina Ioanid ; édition bilingue français-roumain ; traduit du roumain par Jan H. Mysjkin ; Atelier de l’agneau ; collection transfert, 2013 :

    • Extraits de la préface de Jan H. Mysjkin :

Aussi intimement que ses poèmes puissent être ancrés dans sa vie, Doina Ioanid ne se limite pas aux faits autobiographiques, mais les mélange d’une manière souvent étreignante à des images venues de « l’irréalité immédiate ».

Les poèmes en prose de Doina Ioanid puisent leur force dans cette conjugaison de notations tantôt ordinaires, tantôt oniriques, ou plutôt dans le choc de ces images surréelles ou irréelles sur fond d’un réalisme sec.

  • L’auteure :

Doina Ioanid est née en 1968 à Bucarest. Pendant ses études de langue et de littérature roumaines et françaises, elle était membre du cercle littéraire « Litere » dirigé par Mircea Cărtărescu. Secrétaire de rédaction de l’hebdomadaire Observator Cultural, elle a publié cinq livres. Le premier, La demoiselle de massepain, en 2000, a obtenu le prix « Prima verba » en Roumanie. C’est aussi la première traduction en français de cet auteur, invitée au Salon du Livre de Paris 2013. On peut la lire dans les revues Seine et Danube, Conférence, Europe et Le Fram.

  • Nom de plume : Oiseau, Michel Duprez ; poèmes, 2013 :

    • L’auteur :

Né à Charleroi (Belgique) en 1950, Michel Duprez, auteur de plusieurs ouvrages de poésie et ancien collaborateur à des revues et quotidiens régionaux tels que 4 Millions 4, Marginales, L’Ethnie française, La Nouvelle Gazette/La Province ou Le Journal & Indépendance/Le Peuple, vit aujourd’hui à Forchies-la-Marche, dans l’entité de Fontaine-L’Evêque.

  • Le parapluie rouge, Patricio Sanchez ; poèmes ; préface de Jean Joubert ; éditions Domens, 2011 :

    • Vu par Jean Joubert :

Un porte-parole de la dictature condamnait en ces termes les écrivains exilés : « Quelques lâches, à Paris, s’obstinent dans leur éternelle nostalgie et écrivent de la poésie. » Pourtant la poésie restait l’un des recours contre la tyrannie et la violence. Elle résistait, à sa manière. Face à l’étouffement de la pensée, elle affirmait la primauté de la vie. Patricio Sanchez en témoigne, qui exprime tour à tour sa révolute et une célébration de ce que les surréalistes appelaient « le merveilleux quotidien ».

  • L’auteur :

Venu d’ailleurs, Patricio Sanchez est né en 1959 au Chili, où il a passé son enfance et son adolescence. Exilé politique à dix-sept ans, sous la sinistre dictature de Pinochet, il séjourne à Paris, en Espagne, aux Etats-Unis. Naturalisé français en 1993, il s’établit avec son épouse et ses trois filles dans un village de la garrigue languedocienne, à proximité de Montpellier. Il enseigne la littérature hispano-américaine à l’université de Nîmes.

  • Traversée, Marie-Hélène Lafon, Creaphis éditions et Fondation Facim, collection Paysages écrits, 2013.

    • L’extrait :

« La géographie est au sens premier du terme

une écriture de la terre, on ne saurait mieux dire,

ça m’écrase d’évidence ; l’immuable géographie

de mes livres dessine un pays archaïque, un pays haut,

pelu, bourru violemment doux, ardemment rogue,

perdu et retrouvé toujours, quitté et lancinant. »

  • La collection « Paysages écrits :

Chaque année, la collection invite un auteur contemporain à composer un texte inédit en toute liberté en s’inspirant de ses paysages familiers, qu’ils soient intimes ou géographiques.

Les revues suivantes :

  • Art et poésie de Touraine n°217, été 2014 :

  • La Braise et l’étincelle n°112, juillet 2014 :

    • Hommage à la Marseillaise ; émouvant témoignage d’Adrien Cannaméla : coup de grisou en Turquie ; deux curieuses conférences de Franck Viguié ; rubriques habituelles…

  • Le Gletton n°459, juin 2014 ; n°460-461 (Chemins de traverse : Habay-la-Vieille et Houdemont).

  • Portique n°95, juillet 2014 ; revue de création poétique, littéraire et artistique, membre de l’Union des Poètes Francophones :

    • Chris Bernard ; Stephen Blanchard ; Jacques Canut ; Joël Conte ; McDem ; Jean-Pierre Parra ; Erich von Neff…

  • Rose des temps n°32, printemps 2014 ; revue de l’association Parole & Poésie ; prix de la presse poétique 2012 de la Société des Poètes Français:

    • Max Jacob ; Benjamin Fondane ; Yvette Llères-Bonnaric ; Johanne Hauber-Bieth ; Jean-François Blavin ; Gabriel Eugène Kopp ; Howard Mac Dulinthe ; Louis Savary ; Korinna ; Nicolas Saeys ; Léna Le Flao ; Michelle Caussat ; Claude Lefort ; Olivier Millot ; Aumane Placide ; Patrick Picornot…

Les auteurs de Traversées ont aussi été publiés :

  • Alain Bertrand : L’Eté sous un chapeau de paille ; éditions Weyrich ; collection Plumes du Coq, 2014 :

    • Le livre :

« Les vacances ? Fuir de chez soi en croyant s’évader de soi. »

Trente-sept petites chroniques de vacances dues à la plume savoureuse d’un digne héritier de Blondin et de Vialatte. De drôles d’histoires drôles sur les mœurs de l’homo touristicus, ses rites, ses migrations vers le Sud…

« Certaines peuplades ne vivent que par beau temps. De ces privilégiées, on dit qu’elles ont tout – les jambes des filles et les brugnons mûris sur le pêcher. »

  • L’auteur :

Alain Bertrand (Gand, 1958 – Bastogne, 2014) est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, notamment Lazare ou la lumière du jour (Le Temps qu’il fait), La lumière des polders (Arléa), On progresse (Le Dilettante), Je ne suis pas un cadeau (Finitude) ou Jardin botanique (Le Castor astral). Son roman Le lait de la terre a paru dans la collection « Plumes de Coq ».

  • Éric Chassefière : Le peu qui reste d’ici ; poèmes ; éditions Rafael de Surtis ; collection Pour une Terre interdite, 2014 :

    • L’extrait :

Crépuscule

Serré dans l’absence des morts

le jardin attend la nuit

les lampes brillent dans les carreaux

sous les arbres le ciel bleu

hume la main muette d’un oiseau

  • Valentine Goby : L’échappée, Gallimard, 2007 ; Folio, 2008 :

    • L’extrait :

« Nous marchons, suivies par la foule, têtes rasées parmi les décombres de l’avenue Janvier, de la rue Saint-Hélier dévastée, criblée de béances et d’immeubles en ruine, pendant des semaines c’étaient des gravats enchevêtrés de poutres, de meubles brisés, chambres, cuisines, salles à manger réduites en poussière, éclats de verre, j’imagine que c’était comme ça, tout est déblayé et vide maintenant, je trébuche sur des souvenirs que je n’ai pas, les bombardements ont eu lieu sans moi, j’étais terrée dans un couvent mais je sais tout, ils m’ont fait ce que la guerre leur a fait. »

  • Le 4ème de couverture :

L’échappée ou le destin d’une jeune paysanne bretonne coupable d’avoir aimé un pianiste allemand pendant l’Occupation. Avec ce quatrième roman, Valentine Goby signe un livre tragique et puissant sur l’identité et la liberté.

  • Abdellatif Laâbi : Les rides du lion, roman ; Minos & La Différence, 2007 :

    • L’auteur :

Né à Fès, en 1942, Abdellatif Laâbi est l’un des écrivains marocains les plus importants de sa génération. Il fonde en 1966 la revue Souffles, qui a joué un rôle considérable dans le renouvellement de la culture au Maghreb. La revue est interdite en 1972 et Laâbi emprisonné. Libéré huit ans plus tard, il s’exile en France en 1985. Son œuvre plurielle (poésie, roman, théâtre et essai) prend au fil des années la place première qui est la sienne.

  • Le livre :

Partant de son vécu personnel, Abdellatif Laâbi affronte dans Les Rides du lion une fêlure liée à la condition humaine que l’exil peut, selon les circonstances, engendrer en tout un chacun : bannis sans espoir de retour au pays d’origine, déplacés en quête de liberté ou de survie, chercheurs d’altérité et autres rebelles aux consensus. La littérature a depuis toujours scruté cette fêlure au point d’en faire l’un des lieux féconds de l’écriture. Mais rarement son effet de cataclysme sur la perception de soi et du monde a été aussi minutieusement disséqué que dans le récit que nous en offre Laâbi. Qui plus est, l’auteur réussit ici le tour de force de chahuter le désarroi et le sentiment tragique qu’une telle expérience provoque par une dérision proche du sacrilège. Pour parvenir à ses fins, l’écrivain-narrateur (Aïn), plutôt poète, s’aide d’un double caricaturiste (Hdiddane), davantage versé dans la fiction. Ils rédigent à quatre mains et cultivent l’ubiquité pour aboutir à un texte hors norme où l’aventure d’écrire et celle de vivre se réclament des mêmes exigences.

  • Werner Lambersy : Déluges et autres péripéties ; La Porte, 2014.

  • Yves Namur : Ce que j’ai peut-être fait ; choix de poèmes ; préface de Lionel Ray ; éditions Lettres vives ; collection Terre de poésie, 2013 :

    • Lionel Ray, extrait du Don de l’ombre :

La démarche d’Yves Namur me rappelle cette leçon professée par Mallarmé selon Paul Claudel : devant toute chose se demander non pas ce que c’est mais « qu’est-ce que cela veut dire ? »

D’où souvent dans la poésie d’Yves Namur, toute de tension et de retenue, cette hantise du manque, du vide, de l’absence. Sans négliger que c’est à partir de rien que le poète en fin de compte construit quelque chose. Leçon de Du Bellay, de Racine (« toute l’invention consiste à faire quelque chose de rien »), de Flaubert, de Mallarmé (« Rien » est le premier mot de ses Poésies : « Rien, vierge vers… »).

Ce qui pour moi est aussi une marque d’excellence, et que cette belle anthologie affirme, c’est le refus de l’éclat, la sourdine en quelque sorte, le côté verlainien ou le refus des richesses trop apparentes. Mais l’importance accordée à la voir, à l’écho, au vibrato intime qui fait qu’une poésie comme celle d’Yves Namur ne ressemble qu’à elle-même…

  • Yves Namur : La tristesse du figuier ; prix Mallarmé 2012 ; éditions Lettres vives, 2012 :

    • L’extrait :

« Demain, dis-tu, est un autre jour,

Mourir n’est pas une mince affaire

Et où vivre

Ne sera pas non plus chose facile.

Demain est tout simplement une autre histoire,

Où il n’y aura pas de place pour Dieu

Et ses amours,

Où regarder devant soi

Relèvera peut-être de l’exploit,

Où nous chercherons comme tous les hommes à savoir

Qui nous sommes ou qui nous devenons,

Où on dira peut-être

Ce que j’ai fait et comment je suis mort. »

Patrice Breno – Août 2014

Service de presse n°31

 

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Conditions premières d’un travail non servile, Simone Weil, éditions L’Herne.

    • Le livre :

S’il est un travail vivant – mode d’activité essentiellement humain – c’est d’abord le travail manuel, méprisé par les Anciens, véritable levier qui met le monde en mouvement et pivot spirituel de la communauté réconciliée. Il faudra libérer le travail, pour que naisse une société d’hommes libres, pour qu’autour de la production se cristallise la fraternité. Il appartient aux travailleurs de se réapproprier l’appareil productif, pour que s’élargisse « peu à peu le domaine du travail lucide ».

  • L’auteure :

(1909-1943) : née à Paris dans une famille juive non pratiquante, Simone Weil rejoint le Front républicain espagnol et connaît sa première révélation mystique à l’abbaye de Solesmes, après avoir participé aux grèves de 1936 en France.

Lucide sur ce qui se passe en Europe, elle se réfugie à Marseille avec sa famille le 13 juin 1940, lorsque Paris est déclarée « ville ouverte ». C’est à cette époque qu’elle commence la rédaction de ses Cahiers. En 1942, forcée de se réfugier avec sa famille aux États-Unis, Simone Weil refuse de quitter ses compatriotes et revient aider les Forces françaises libres en Angleterre. Malgré sa santé de plus en plus défaillante, elle tente de rejoindre les réseaux de résistance sur le territoire français. L’entourage du général de Gaulle refuse, considérant qu’elle risquait d’être rapidement capturée par la police française — étant juive et déportée. Atteinte de tuberculose, elle s’éteint le 24 août 1943 au sanatorium anglais d’Ashford, à l’âge de 34 ans.

  • Conversation avec Trotski, Simone Weil, éditions L’Herne.

    • Le livre :

Fin 1933, durant quelques jours, Simone Weil hébergera chez ses parents Léon Trotski (avec femme, enfant et gardes du corps): longues et véhémentes discussions sur la révolution, sur le rôle du Parti communiste allemand dans le déclenchement de celle-ci…

Trotski : « Si vous pensez ainsi, pourquoi nous recevez-vous ? Êtes-vous l’Armée du Salut ? » ; commentaire de Nathalie Sédov, l’épouse de Trotski : « Cette enfant qui tient tête à Trotski ! ». Ils finiront la soirée dans un cinéma de quartier où était projeté le film Okraïna du cinéaste soviétique Boris Barnet

  • Le jour aux ignorants, poèmes de Véronique Wautier et dessins de Godelieve Vandamme, éditions Eranthis.

    • Vu par pierre Tréfois :

Confier le jour aux ignorants – que, peu ou prou, nous sommes tous – c’est ouvrir, à leur intention, un livre où les dessins de Godelieve Vandamme et les poèmes de Véronique Wautier, allés de concert, offrent couleurs, signes et mots échangeant leurs épures et rebus ; c’est leur proposer un regard novice sur le réel en gésine, c’est le convier à un partage où nul ne perd ni ne se perd.

Alors les ignorants, en sursaut d’alphabétisation rêveuse, savourent cette offrande essentielle et comme fruitée, et se lovent dans ses fragiles contrepoints.

  • Là où sont les oiseaux, Véronique Wautier, éditions Le Coudrier ; préface de Jean-Michel Aubevert ; illustrations de Pierre Mainguet.

    • Véronique Wautier a plus d’un recueil dans sa manche…

Elle attrape les mots au vol comme tombés du bec d’un oiseau, se rallier à leur chant. Elle est au livre des jardins le retour du printemps au chevet d’un enfant. Elle déroule le paysage pour mieux nous le faire habiter, nous ouvre les yeux au creuset du cœur. Un chant s’élève aux lèvres de ses lignes. Elle place l’écriture au cœur de la nature, en chemin de la vie à vivre, entre quotidien et vérité poétique des jours. D’un banc au soleil, elle tire la convalescence des froidures, un remède aux ténèbres. Ecrire et vivre marchent pour elle d’un même pas d’espérance au logis des astres.

Un pied après l’autre, elle ravive les foyers de lumière où les paumes se réchauffent dans la sagesse d’une jeunesse affective.

  • Extrait de la préface de Jean-Michel Aubevert

« A bien des égards, l’univers du poète relève du merveilleux, voire du fantastique, non du surnaturel. Le poète soulève le paysage en marchant. Il l’embrasse d’un regard, s’affranchit des distances, englobe jusqu’aux astres, plus particulièrement la lune, la ronde, à l’éclairage quelque peu fantomatique. A mesure, il arpente ses propres visions, toise le cri où il est tenté de s’abîmer. Il soulève la poussière jusqu’aux cendres sur son chemin.

  • Mes intimismes – Mélange ouvert à deux battants, Monique Thomassettie, éditions M.E.O.

    • Dans ce genre très particulier qu’est le « mélange », pensées, souvenirs, fragments, dialoguent avec des œuvres plastiques de l’auteur et des œuvres d’enfance, voire de prime enfance de sa fille.
      « Mes fenêtres sont souvent intimistes », dit-elle en guise de sous-titre à son œuvre. des fenêtres qu’elle ouvre pour nous.

  • Oratorio#β, Anthologie de poésie, avant-propos de Nasser-Edine Boucheqif, préface de Jean-Michel Djian, éditions Polyglotte – Ciccat.

    • « Oui, il y a dans ce texte puissant et invertébré un écho de nous-mêmes, quelque chose qui nous dit que la haine de la mort, la nôtre comme celle des autres, vaut d’être célébrée à l’aune de nos défaites. Dans ce théâtre de la cruauté auquel nous invitait Artaud, il y a, ci-après, de quoi s’interroger sur la matière de l’impossible. Ce réel impossible. Cet abstrait impossible. Cette vie impossible. Laissez-vous enflammer par ce chœur qui cherche derrière la frénésie d’un quotidien orgueilleux et ennuyeux le mystère palpable de notre existence.

Jean-Michel Djian (extrait de la préface)

  • Poètes Français et Marocains, Anthologie (1) ; choix, introduction et traduction par Nasser-Edine Boucheqif ; éditions Polyglotte-C.i.c.c.a.t.

    • « … S’il y a une fierté à initier cette aventure collective qui ne fait que commencer, ce serait de voir des poètes Marocains et Français réunis dans cette Anthologie au-delà des écoles, de l’âge ou de la renommée. Ce serait de voir la poésie revivre et circuler encore à travers toutes ces voix réunies, qui nous rappellent que la poésie peut beaucoup et de belles choses… » Nasser-Edine Boucheqif

Les revues suivantes :

  • Les Cahiers de la rue Ventura n°23, février 2014 ; cl.cailleau@orange.fr ; http://clcailleau.unblog.fr

    • Dossier : Bernard M.J. Grasset

      • Textes de Geneviève Roch, Bernard Grasset, Françoise Nicol, Jean-Claude Coiffard, Eliane Biedermann, Jean-Pierre Boulic, Pierre Kobel, Gérard Paris, Colette Nys-Mazure, Gérard Bocholier, Eva Gentes, Eric Simon, Jean-Louis Vieillard-Baron, Jean-Paul Resweber

    • Vers et proses, chroniques et notes de lecture

  • Florilège n°155, juin 2014

    • Peintures de Colette Denizot

    • Poèmes, nouvelles, reportages, revues en revue, notes de lecture

    • Lauréats du concours d’écriture « Dis-moi dix mots »

  • Plumes et pinceaux n°126, juin 2014

  • Reflets Wallonie Bruxelles n°40, avril à juin 2014

    • La fédération Wallonie-Bruxelles vient de décerner

      • le prix de poésie à Emmanuelle Ménard, auteure publiée dans la revue Traversées

      • le prix de la nouvelle à Noëlle Lans

    • Notes de lecture

    • Beaux-arts : Marie Cornelis

Les auteurs de Traversées ont aussi été publiés :

  • Alain Dantinne :

    • La promesse d’Almache, roman, Weyrich

Après vingt ans de vie bruxelloise trépidante, Dydie et Pierre choisissent de quitter la capitale pour s’installer dans l’ancienne hostellerie d’Almache qu’ils viennent d’acquérir. Cette bâtisse ardennaise, témoin de leur quotidien isolé, sera aussi le lieu de fêtes et de parties de bridge qu’ils partagent avec leurs amis. Mais le bonheur est éphémère. Au décès de son mari, Dydie s’effondre, elle a perdu son complice. Elle se retrouve seule, perdue dans son imposante maison. La vie continue néanmoins, ponctuée d’excès et de folies que lui permet la fortune de Pierre. Elle soigne sa mélancolie dans le champagne et se console dans l’affection que lui porte son neveu Arthur, son confident, à qui elle décide de léguer l’ancienne auberge…

  • Corinne Hoex :

    • Décollations, L’âge d’homme

Eugénia n’a pas de tête et cela lui convient très bien.

Au moins, elle n’a pas la tête des autres, elle n’a pas l’air de famille.

Eugénia est libre et sa tête, la tête qu’elle n’a pas, roule sa bosse où elle veut.

Avec ce nouveau livre, impertinent à souhait, Corinne Hoex nous entraîne dans un monde de fantasmes, un univers insolite et extravagant.

Le triomphe de la fantaisie.

  • Armel Job :

    • Dans la gueule de la bête, roman, Robert Laffont

      Qu’est-ce qu’elle peut bien y comprendre, Annette, à ces rendez-vous du mercredi après-midi, à l’abri des regards indiscrets, chaperonnée par des bonnes soeurs au regard doux et préoccupé ? Peut-être que si elle ne s’appelait pas en réalité Hanna, peut-être que si elle n’était pas juive, la fillette pourrait voir ses parents autrement qu’en catimini…
      Le peuple de Liège a beau renâcler devant la rigueur des lois antijuives, les rues de la ville, hérissées de chausse-trapes, n’en demeurent pas moins dangereuses. Un homme, en particulier, informateur zélé de l’occupant allemand hantant les bas-fonds de la cité, exilerait volontiers les parents d’Hanna vers des cieux moins cléments. Mais la trahison ne vient pas toujours du camp que l’on croit.

      Comment réagissent des gens ordinaires confrontés à une situation extraordinaire ? Quelle est la frontière entre le bien et le mal, entre un héros et un salaud ? Inspiré de faits réels, Dans la gueule de la bête saisit toutes les nuances de l’âme humaine, tour à tour sombre et généreuse, et invite chaque lecteur à se demander : « Et moi, qu’aurais-je fait pendant la guerre ? »

       
  • Werner Lambersy :

    • Opsimath, poésie, Atelier Rougier

Qui apprend sur le tard, à la fin de sa vie »…

Werner Lambersy nous livre là des tercets où les mots liés aux circonstances de son chemin de vie atteignent l’inégalable évidence de nos quotidiens.

  • Emmanuelle Ménard :

    • Impressions new-yorkaises, poésie, Le Coudrier

Flux arrêté sur images qu’aussitôt d’autres chassent, les flashs se bousculent, rendant compte de la surstimulation que provoque la mégapole. Poème fleuve pour ville monde, New-York inscrit ses contrastes dans l’oxymore, ange démon, paradis enfer, qui nous laisse sur sa fascination. Emmanuelle MENARD avait rêvé New-York avant même d’y séjourner. Mots d’amour et de guerre où le froid métal côtoie l’âme ardente de la ville, ce recueil est avant tout le fruit d’un coup de foudre. Il évoque aussi la rencontre fatale avec l’être aimé qui se superpose à la ville : ici la poétesse est l’amoureuse qui déambule à la fois dans le dédale des rues et dans le dédale de son cœur.

  • Deux jours comme l’hiver, roman, L’Harmattan

La rupture entre Claire et François le conduit à se plonger dans son passé et à se livrer à de multiples réflexions sur la vie, l’amour, le temps, la liberté, etc. Dans cette souffrance, François est progressivement amené à la folie. Une folie bénéfique qui lui ouvrira de nouvelles portes tout en lui renvoyant une image plus riche de lui-même et qu’il n’avait pas soupçonnée.

  • Colette Nys-Mazure :

    • Colette Nys-Mazure, accordée au vivant, monographie de Mathieu Gimenez, Luce Wilquin

Écrire la biographie de Colette Nys-Mazure est une gageure. Sa vie transparaît dans tous ses écrits. Chaque essai, chaque poème, chaque recueil de nouvelles est nourri de ses expériences. Sans entrer dans le jeu de l’autofiction, elle se livre et se laisse lire à travers ses phrases qu’elle travaille avec amour et exigence. Cette biographie, Colette Nys-Mazure l’écrit et la vit au jour le jour, ajoutant chaque année de nouveaux textes et de nouvelles expériences à une œuvre d’une richesse féconde. La figure de Pénélope s’impose ici tant la volonté de tisser des liens et de susciter des échos est présente chez l’auteure de Célébration du quotidien. Tout est lié, le vivant s’imbrique dans le vivant. Cette monographie recherche ce regard en tentant de mettre au jour le rythme intime de l’œuvre et des mots qu’il nous appartient de faire résonner.

  • Christine Van Acker :

    • Ici, Le Dilettante

Ici, l’«Ici» majuscule de Christine Van Acker, n’est pas le «là» de tout le monde, un lieu-dit parmi d’autres, c’est son lopin d’élection. Un village à l’écart où elle réside dans l’ancien «café de la jeunesse». En rupture de ville, elle a choisi la campagne pour passer de l’urbanisme à l’urbanité, de la grisaille planifiée à la bienveillance spontanée, du dernier cri aux gens du cru. Ce qu’elle nous dit là d’Ici est un herbier d’impressions émues, une collecte de sentiments vifs et saillies brèves éprouvés par un couple de citadins immergés dans une ruralité accueillante. Un couple, néanmoins toujours entre deux mondes, pris entre les visites de ceux de «là-bas», la ville au loin, et la découverte de ceux d’Ici, devenus la fratrie quotidienne. «Chez ces gens-là», on ne triche pas trop, on «se balade peu», on rend service, on boit dru et on pisse raide, on vit selon. Il y a Albert qui chôme comme il respire, la horde des «barakis» repliée dans son repaire barbare, les voisins, les arbres, le ciel, le cimetière et les sentiers. Il y a même «la descente de la mort qui tue». Mais lhôte majeur, c’est le temps et cette quatrième aiguille, figée, de l’horloge: lennui. Car, quon le veuille ou non, l’ennui est à la campagne ce que le stress est à la ville, et Christine Van Acker, au fil de ces feuillets regroupés d’une néorurale, se livre à une patiente analyse de la perception du temps: «grosse bouchée qui ne veut pas passer», cette «pelote que même le chat ne remarque plus», le temps collé à la tempe pour la «roulette russe d’une journée à vivre, ou non». Alors bienvenue «Ici» où«nul ne pourrait dire qui, du vivant ou du mort, est le voisin de l’autre».

  • Antoine Wauters :

    • Nos mères, roman, Verdier

    • Dans un pays du Proche-Orient, un enfant et sa mère occupent une maison jaune juchée sur une colline. La guerre vient d’emporter le père. Mère et fils voudraient se blottir l’un contre l’autre, s’aimer et se le dire, mais tandis que l’une arpente la terrasse en ressassant ses souvenirs, l’autre, dans le grenier où elle a cru opportun de le cacher, se plonge dans des rêveries, des jeux et des divagations que lui permet seule la complicité amicale des mots.
      Soudain la guerre reprend. Commence alors pour Jean une nouvelle vie, dans un pays d’Europe où une autre mère l’attend, Sophie, convaincue de trouver en lui l’être de lumière qu’elle pourra choyer et qui l’aidera, pense-t-elle, à vaincre en retour ses propres fantômes.
      Ce texte, cruel et tendre à la fois, est avant tout le formidable cri d’un enfant qui, à l’étouffement et au renoncement qui le menacent, oppose une affirmation farouche et secrète de la vie. C’est ce dur apprentissage, fait d’intuition et de solitude, qui lui ouvrira plus tard des perspectives insoupçonnées.

 – Juin 2014

Service de presse

22/3/2014

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Ainsi faut-il…, Stephen Blanchard ; éditions France Libris ; 8€ ; 2014 ; aeropageblanchard@gmail.com

  • L’arbre de vie, Raphaël Mérindol, poèmes, illustrations de Pierre Cayol, Christian Jauréguy, Jean-Pierre Péransin et Le Zhang ; éditions Cardère, 42, rue du Pont de Nizon à F-30126 Lirac, 2013 ; www.cardere.fr ; bouquins@cardere.fr

  • L’auteur :

Raphaël Mérindol est né le 23 février 1953 à Avignon. Il suit des études d’anglais, enseigne quelques années, entre en 1995 à la mairie d’Avignon en qualité de chargé de mission aux Affaires Culturelles. Depuis vingt ans, l’histoire de l’art provençal est son domaine et il est nationalement reconnu aujourd’hui comme le spécialiste de la féconde Ecole avignonnaise (peinture et sculpture des années 1850-1950). Son premier recueil de poésie, Souvenirs et soupirs, paru en 1997, révèle une inspiration classique que l’on retrouve dans L’encens des jours et dans D’hiver, publiés en 2005 et 2008. Recherchant dans le poème la précision et la concision, comme l’élégance et la musicalité, Raphaël Mérindol exalte en la condensant une mélancolie ancrée dans l’instant.

  • Le livre :

L’Arbre de vie, dédié à son jeune fils Kléber-Henri, publié par Cardère, ne dévie pas de cette ligne poétique, épurée jusqu’à une forme proche du haïku. Le recueil, comme son nom l’indique, est un éloge à un personnage que l’auteur admire – vénère ? – l’arbre, ou plutôt les arbres dans leur diversité de caractères. Quatre peintres provençaux à la notoriété solidement établie se sont prêtés au jeu de l’illustration de trois poèmes chacun, par amitié pour l’auteur.

  • La Barlenn, Michelle Labbé ; éditions Passage d’encres, collection Trait court ; 16, rue de Paris à F-93230 Romainville ; 27 pages ; 5€ ; 2012 ; www.inks-passagedencres.fr

  • Ce qu’il reste de l’aube et autres poèmes, Danièle Dossot, éditions Atramenta, Näsijärvenkatu, 3 B 50, 33200 Tampere, Filande ; 78 pages ; 8,50€ ; 2013 ; www.atramenta.net ; illustration en couverture : tableau de Sophie Guinzbourg (La femme Arlequin) : www.sophie-guinzbourg.fr

  • Extrait :

« Nuit perdue

Dans l’or des fontaines

Un orpailleur défunt il y a longtemps

Nous avait abreuvé de longues litanies

Pars donc ! Va !

Puisque les mots nous tuent.

Longe le chemin creux derrière la grange

Et là où l’hirondelle dort

Retiens dans ta main

Ce qu’il reste de l’aube. »

  • Chanteaux couleur bleu, Jean Luc Pirlet Nagant, Chloé des Lys, 2013, 91 pages.

  • Le livre :

    • Le narrateur découvre vingt-neuf feuillets manuscrits dans le grenier de sa maison.

Il ne connaît rien à propos de ceux-ci, ni auteur, ni contenu, ni chronologie, ni datation.

Ce sont les feuillets qu’il présente, sans autre ordre que celui dans lequel il les trouve.

Il ajoute à ces manuscrits (nommés « feuillets ») quelques interrogations, réflexions et pensées personnelles (nommées « annotations ») qui parsèment le livre.

Le tout est précédé d’un prélude et suivi d’un final.

Le terme du titre « chanteau » s’entend dans sa définition « morceau d’étoffe coupé à une plus grande pièce ».

  • L’auteur :

    • Psychanalyste à Bruxelles et à Liège. Et psycho-thérapeute. Membre d’Associations psychanalytiques à Paris et à Bruxelles. Ancien directeur d’un Centre de santé mentale agréé à Bruxelles.

Très fréquents séjours à Prague, depuis plus de trente-cinq ans, auprès d’amis intimes. Elle, philosophe. Lui, juriste, procureur de la République et, plus tard, pendnat neuf ans conseiller particulier du Président de la République Vaclav Havel.

  • La décision du renard, Cédric Landri ; éditions associatives Clapàs, collection Franche Lippée, 2013 ; 10, Boulevard Sadin Carnot à F-12100 Millau ; 8 pages ; 1,50€ ; www.clapassos.com; clapassos@wanadoo.fr

  • Décollations, Corinne Hoex ; éditions L’Age d’Homme, collection La Petite Belgique ; CP 5076, CH-1002 Lausanne ou 5, rue Férou, F-75006 Paris ; 90 pages ; 14€ ; 2014 ; www.lagedhomme.com

En quatrième de couverture :

  • « Eugénia n’a pas de tête et cela lui convient très bien.

Au moins, elle n’a pas la tête des autres, elle n’a pas l’air de famille.

Eugénia est libre et sa tête, la tête qu’elle n’a pas, roule sa bosse où elle veut. »

  • Avec ce nouveau livre, impertinent à souhait, Corinne Hoex nous entraîne dans un monde de fantasmes, un univers insolite et extravagant.

Le triomphe de la fantaisie.

  • Dehors, l’ombre blanche… j’ai rêvé de Pina Bausch, roman, Bernarde Rousseaux ; 28€ ; éditions de la Main Fleurie, collection L’Atelier du Maître Artisan, rue Haute, 40 à B-5190 Spy ; pascal.jeanjean@gmail.com ; décembre 2013 ; 236 pages.

  • L’auteure :

    • Bernarde Rousseaux a enseigné la philosophie à la Haute Ecole de Namur. Née à Wavre, elle étudie la philosophie à l’Université Catholique de Louvain et se spécialise dans la phénoménologie d’Emmanuel Levinas et de Jacques Derrida. Pendant 15 ans, dans le cadre du Département Social, elle organise des colloques interdisciplinaires autour de certaines questions de la modernité dont la question de « l’hospitalité » qui fera l’objet d’une publication collective. L’enjeu consiste à articuler différents langages – philosophique, politique, sociologique, symbolique – et de les mettre en interaction avec la parole des étudiants et celle des artistes (chorégraphes, comédiens, peintres, sculpteurs). Aujourd’hui à travers le roman de fiction, l’auteure fait le pari d’une philosophie accessible à tous.

  • Le livre :

    • C’est un rêve, sans faits ni récit historiques. Un rêve où la beauté des mots et des images emporte le lecteur dans une réécriture de son propre temps subjectif.

La sonorité du nom de la danseuse « Pina Bausch » répercute à travers le rêve le nom de l’enfant de la Thiérache, Louna Bausch.

Ce récit imaginaire est marqué par la brièveté, par la fuite d’un présent au tempo de la danse : rapide, léger, évanescent.

Louna danse comme elle respire, comme elle parle. Elle marche en dansant pour habiter sa solitude. Pour fuir aussi son orphelinage. Celui d’un père hostile à sa passion et qui n’en a que pour son intelligence H.P. D’une mère trop déniée dans sa place de femme, inquiète, révoltée, fragile.

Le tempo rapide de l’écriture est soutenu par une typographie qui rythme la cadence comme sur une partition musicale. La mesure quant à elle, est donnée par le temps cosmique d’un solstice d’été. Tout se passe autour de la fête de la Saint-Jean quand le sculpteur du village laisse à la mère la promesse d’une passion et à Louna l’énoncé d’une énigme qui réconcilie son art et son intelligence.

Louna perçoit dans cette énigme la clé de son avenir. Apprendre l’allemand et aller à Wuppertal pour la danse. Le refus du père est violent, nourri par une jalousie sans limites envers le sculpteur. La résistance de Louna s’exprime en mots durs et clairvoyants. Elle explose dans un tango solitaire et endiablé qui risque d’épuiser chez le père les ressources de la parole et du sens.

  • En attendant mon seuil…, Alfred Herman ; éditions du Cèdre, CH-1020 Renens ; 70 pages ; 2013.

  • L’étreinte du sablier, Thierry Thirionet, Chloé des Lys, 2012, poèmes.

  • Les lumières floues, Pierre Orban, Chloé des Lys, 2013, 56 pages.

  • Extrait :

    • « Les cycles cosmiques se rejoignent en silence, anneau d’argent de la plus belle des solitudes.

Délivré de ses entraves, l’animal éveillé supporte chaque jour plus de réalité. Je perçois maintenant clairement que ce monde n’est pas davantage prévu pour l’homme que pour les oies, les ours et les merles.

Et comme les autres bêtes, il naît, lutte, souffre, meurt. Mais je sens également une vérité à travers l’humanité et la terre. Seul m’importe d’être à la hauteur de celle-ci ; souple et solide, que le roseau soit inspiré à travers le mystère. »

  • Merveilleuse énergie, Oria Bleuet ; éditions associatives Clapàs, collection Franche Lippée, 2013 ; 10, Boulevard Sadin Carnot à F-12100 Millau ; 8 pages ; 1,50€ ; www.clapassos.com; clapassos@wanadoo.fr

  • Météo marine, Michelle Labbé ; éditions Passage d’encres, collection Trait court ; 16, rue de Paris à F-93230 Romainville ; 20 pages ; 5€ ; 2011 ; www.inks-passagedencres.fr

  • Petites notes d’amertume, Marie-Josée Christien, préface de Claire Fourier, Land art de Roger Dautais ; éditions Sauvage, collection La Pensée Sauvage ; 65 pages ; 12€.

  • Le livre :

    • Avec un clin d’œil aux Syllogismes de l’amertume de Cioran, Marie-Josée Christien compose ici, sous forme de fragments brefs et acérés, une suite de réflexions et pensées, parfois proches de l’aphorisme, qui s’inscrivent comme des jalons nécessaires sur son itinéraire.

  • Extrait de la préface de Claire Fourier :

    • « Marie-Josée Christien a pressé sa vie intérieure pour en extraire une goutte de clarté. Et c’est cette goutte, compacte, dense, qui émerge sur la page, y coule comme sur une joue. Vous percevez une respiration craintive, toujours près de s’affoler, néanmoins une stabilité cosmique sous l’écriture « contenue ». C’est que l’auteur dose la densité, mesure avec minutie, tient en laisse sa palpitation. Le fond commande la forme, sobre, âpre, sévère – on pense aux lignes épurées de Chales Juliet – coupante parfois, – on pense à Annie Ernaux.

  • Temps morts, Marie-Josée Christien, poèmes ; préface de Pierre Maubé ; illustrations de Denis Heudré ; éditions Sauvages, collection Askell ; 53 pages ; 12€.

    • L’auteure :

      • Marie-Josée Christien est née en 1957 dans la Cornouaille Morbihannaise. Elle a fondé la revue annuelle Spered Gouez/l’esprit sauvage en 1991 et en est la responsable.

  • Poète et critique, traduite en plusieurs langues, elle est l’auteur de nombreux ouvrages.

    Prix Xavier-Grall pour l’ensemble de son œuvre.

    • Le livre :

      • Marie-Josée Christien fait ici l’éloge de la lenteur et des instants en suspens que le langage courant désigne injustement sous l’expression « temps morts ». Temps morts convoque ces temps immobiles où il ne se passe rien, qui s’immiscent comme de bienfaisantes parenthèses dans l’agitation du monde et sont des plus indispensables et fertiles pour retrouver l’essentiel.

    • Extrait de la préface de Pierre Maubé :

    « Entre révolte et acceptation, désarroi et patience, un lent cheminement se fait, une maturation obscure mêle des sèves ignorées, une sagesse vient au jour, un accord s’établit, quasi musical, avec le retour des saisons et la germination de l’aube. »

    • Terres d’Outre-mer, Voyages à travers mots ; éditions Bruno Doucy, 2012 ; éditions Orphie, 2012 ; 126 pages.

      • D’océan en océan, de territoire en territoire, à la découverte de contes, de poèmes, de récits illustrés, la littérature comme une invitation aux voyages ultramarins.

    • Ton rêve aura croisé leurs émois, J-G Thomas, Chloé des Lys, 2013, 29 pages.

      • L’extrait :

        • « Ne t’en fais pas, petite

    Si l’aube est impalpable.

    L’instant est la pépite

    Qui surgit sur le sable. »

    A travers ses pages, l’auteur se souvient avec amour, gratitude, nostalgie et beaucoup de vie, de sa femme disparue.

    • Vérité et violence en art, Balises ; cahiers de poétique des archives et musée de la littérature, 15-16 ; Bruxelles, 2013 : www.aml-cfwb.be

      • Consacré cette fois à la seule aire linguistique francophone, la nouvelle livraison de Balises emmène le lecteur du Vietnam aux Caraïbes, et du Liban au Rwanda, en passant par le Congo, la Belgique, la Suisse, la Tunisie, le Maroc ou le Burundi.

    Elle le plonge de même dans les séquelles de situations découlant de la colonisation, de l’esclavage ou de la Shoah, mais aussi de la guerre en Irak.

    Le théâtre et la poésie sont tout autnat convoqués que la prose ou l’essai pour approcher ces situations, toujours historiques, mais dont certaines proviennent du quotidien, apparemment le plus ordinaire.

    Numéro composé de fictions et de réflexions, donc, mais aussi d’arts plastiques, Balises est heureux de révéler au public l’œuvre du plasticien vietnamien Pham Luc, qui fut aussi un combattant de la guerre menée victorieusement par son pays contre les Etats-Unis d’Amérique. Balises sé réjouit tout autant de contribuer à la diffusion de l’œuvre du photographe tunisien Samy Snoussi, de l’artiste belgo-slovaque Maja Polackova ou du créateur antillais Ernest Breleur.

    Balises entend ainsi montrer comment la Littérature et l’Art se font et font violence dès lors qu’il s’agit de trouver sa propre voie dans les contradicitons de l’Histoire et des dominations culturelles.

    • Vertiges, Laurent Dumortier, Chloé des Lys, poèmes, 2013.

    Les revues suivantes :

    • L’Aède n°38, avril 2014, bulletin à périodicité variable de l’Union des poètes francophones ; Chris Bernard, Centre social et culturel, Mairie à F-84110 Puyméras ; http://upfpoesie.blogspace.fr ; 6 pages A5 ; Chris Bernard.

    • Arpo n°78, hiver 2014, bulletin de liaison de l’association, Centre culturel JB Calvignac, 34, avenue Bouloc Torcatis à F-81400 Carmaux ; www.arpo-poesie.org; contact@arpo-poesie.org; 28 pages A5 ; Gérard Cathala.

    • Art et poésie de Touraine n°216, printemps 2014 ; 10, rue du Clos-Prenier à F-37550 Saint-Cyr-sur-Loire ; nicole.lartigue@bbox.fr ; 64 pages A4 ; Nicole Lartigue.

    • Le Carnet et les Instants n°180 ; 1er février au 31 mars 2014 ; lettres belges de langue française ; éditorial de Laurent Moosen : Les formes d’une ville ; dossier : écritures urbaines ; Rascal ; interview : Xavier Canonne ; essai : Marcel Mariën ; nouveautés et rééditions ; critiques.

    • Debout les mots n°53, avril à juin 2014 ; périodique d’information trimestriel de la Maison du Livre, 28, rue de Rome à B-1060 Bruxelles ; www.lamaisondulivre.be; info@lamaisondulivre.be; téléphone : 0032/25431220.

    • Kahel n°1, revue littéraire de voyage ; juin 2013 ; 7€ ; 62 pages A5 ; Karim Cornali, 206, avenue de la République à F-78500 Sartrouville ; http://kahelrevue.overblog.com ; kahelrevue@gmail.com

    • Libelle n°253, mensuel de poésie ; février 2014 ; 2€ ; 6 pages A5 ; 14, rue du Retrait à F-75050 Paris ; pradesmi@wanadoo.fr; www.myspace.com/michelprades

    • Microbe n°78 + Mi(ni)crobe # 40 : Venge les anges, Patrice Maltaverne ; juillet-août 2013 ; Eric Dejaeger, Launoy, 4 à B-6230 Pont-à-Celles ; ericdejaeger@yahoo.fr

    • Reflets Wallonie-Bruxelles n°37, 3ème trimestre 2013, 68 pages 18 X 25.

    Service de presse

    22/3/2014

    Traversées a reçu :

    Les recueils suivants :

     

     

     

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    • Au-pied-du-mur---PieceAu pied du mur, Jacques Ancet, Théâtre ; pièce en deux actes et 24 tableaux ; avant-propos de Nasser-Edine Boucheqif ; Polyglotte-C.i.c.c.a.t. ; collection Paroles de Scènes ; 76 pages ; 10€.

    • Avant-propos : extrait :

    • Ayant pour décor unique un mur au pied duquel se croisent et se rencontrent divers personnages, la pièce de Jacques Ancet Au pied du mur est une peinture juste et vigoureuse, une satire sociale et politique où les mots portent, où la vivacité des dialogues passe la rampe au-delà de toute virtuosité technique.

    L’auteur ici est sensible aux mots et à leurs significations secrètes et n’hésite pas à incarner ses personnages dans leur langage et leur gestuelle quotidiens à travers une langue réfractaire à toute intellectualisation de la réalité, de la vie. (…) Le théâtre devient ici une réjouissance en tant qu’il est déjà dépaysement qui donne à entendre une parole où tous nos sens sont ébranlés. (…)

    Au pied du mur est la première pièce écrite par Jacques Ancet.

    Nasser-Edine Boucheqif

    • Jacques Ancet, l’auteur :Ancet

      • Né le 14 juillet 1942 à Lyon. Poète, romancier, essayiste, traducteur, il est l’auteur d’une centaine de livres (poésie, prose, essai, traduction). Son œuvre a été aussi traduite en plusieurs langues. Il est l’une des voix les plus prolifiques de sa génération. Il a également obtenu de nombreuses récompenses dont : le Prix Nelly Sachs 1992 ; Prix Rhône-Alpes du Livre 1994 ; Bourse de traductin du Prix Européen de Littérature Nathan Katz 2006 ; Prix de poésie Charles Vildrac de la Société des Gens de Lettres 2006 ; Prix Heredia de l’Académie Française 2006 ; Prix Apollinaire 2009 ; Sélection des Lettres Frontières 2010 ; Plume d’or 2013 de la SAS…

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    • Carnet d’Inde, Eric Chassefière, Poèmes, Encres vives, 2013, 16 pages A5 ; 6,10€ ; Michel Cosem, 2, allée des Allobroges à F-31770 Colomiers.

    • L’auteur : Eric Chassefière, né en 1956 à Montpellier, habite Paris où il exerce le métier de chercheur en physique au CNRS.

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    Extrait :

    • Fils caché de la Reine-Mère et du Père Bourdon, il est né, comme tout le monde, au cœur de la ruche, élevé par une ouvrière qui lui a tout sacrifié.

    Il a passé une enfance à éplucher des poules et toutes sortes d’oiseaux, à la recherche de l’écriture dans les racines de la plume. Ce fut en vain. Plus tard, adolescent, on le perd dans le noir des mines d’encre de Chine. Et lui s’y perd un peu aussi, mais trouve dans la nuit souterraine… du cambouis et de la suie. Ce qui ne sert à rien. Devenu adulte, il explore le papier, le blanc, le vide dans les glaces artipolaires de nos extrémismes glacés entre deux feuilles de tabac. Il y rencontre Paul, Emile et Victor, ainsi qu’un bon millier de pingouins en costume-cravate. Rien n’y fit.

    Il est donc maintenant vieux, ridé, un sourire au coin de la bouche et passe ses journées à plumer des pigeons, les faire cuire au miel, boire de l’encre rouge et déguster le tout sur des nappes en papier. Il n’a rien compris. Il est décidément trop con…

    • L’auteur :

    • timoteo-sergoï-286x300

      • Timotéo Sergoï (né en 1964) est un comédien voyageur, baroudeur de théâtre, nomade au bout du masque. Ses marionnettes objets ont fait le tour du monde, de Singapour à Arkhangelsk. Ses voyages le nourrissent de rencontres et de réflexion sur notre pauvre existence humaine. On le définit comme un pessimiste heureux. Dans le milieu de la poésie liégeoise, il est déjà auteur de cinq livres, dont le dernier recueil Le tour du monde est large comme tes hanches a reçu le coup de cœur de l’Académie Charles Cros à Paris.

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    • MEO-Thomassettie-Entre-musiquesEntre-Musiques, Monique Thomassettie, Poésie, éditions M.E.O., 2014, 95 pages ; 14€.

     

     

     

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    • fauxpasLe faux pas, Sylviane Velu, pièce en 5 actes, éditions Chloé des Lys, rue de Maulde, 26 à B-7534 Barry ; chloe.deslys@scarlet.be ; http://www.editionschloedeslys;be ; 66 pages ; 16,40€ ; 2012.

    • 4ème de couverture :

    • Un peintre, lassé de peindre, décide de passer du pinceau au porte-plume. Usant de celui-ci, il plante une (belle) femme dans le décor d’un (beau) jardin au soleil couchant. Et ce décor devient celui d’une pièce de théâtre à partir du moment où il présente son œuvre à un ami.

    Il s’émerveille dans un premier temps de pouvoir exprimer ainsi ce que sa technique – limitée – de peintre ne lui permettait pas de transmettre les sensations, les émotions : « – Jamais avec un pinceau, je n’aurais réussi à faire passer le parfum du seringat ».

    Mais il prend vite conscience des dangers de l’écriture, en se rendant compte que cette femme vit sa propre vie et l’entraîne, avec son ami, dans un abîme de questions existentielles.

    • Note de l’éditeur :

      • Le faux pas est la première œuvre littéraire publiée de Sylviane Velu. Variation sur le mythe de Pygmalion, métaphore de la Genèse, de la créature qui échappe à son créateur, cette petite pièce est une interrogation sans prétention sur la liberté du créateur et sur celle de sa créature. Sur la liberté aussi de tout homme de rêver sa vie ou de la vivre.

    Qu’on ne s’y trompe pas : le sujet est sérieux mais c’est une comédie, presque un vaudeville qui est présenté ici. Un texte surréaliste qui, ballotant sans cesse le lecteur ou le spectateur entre rêve et réalité, lui fait perdre ses repères et l’invite en douceur, pour les retrouver, à voir la vie dans sa beauté et à la vivre pleinement mais dans la légèreté.

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    • indexLes imaginations, Luis Benitez, poèmes, traduit de l’espagnol par Jean Dif, éditions L’Harmattan, 5-7, rue de l’école polytechnique, F-75005 Paris, www.harmattan.com.

    • Note de l’éditeur :

    • « Pour la critique internationale, Luis Benítez est l’une des voix les plus significatives de la nouvelle poésie latino-américaine. Ce recueil encore inédit en espagnol, traduit par Jean Dif, aborde la problématique de l’homme contemporain, ses conflits et ses lacunes dans le monde d’aujourd’hui, à partir d’un point de vue combinant tour à tour l’ironie, la réflexion, le sarcasme ou le recours à des symboles universels, qui sont la marque distinctive du grand poète argentin. De la sorte, l’auteur touche la sensibilité du lecteur, en produisant une identification immédiate : le chaos, l’incertitude générée par un univers brutal, la fragilité de l’individu dans la société du XXIème siècle, sont les scènes quotidiennes dans lesquelles ce dernier reconnaîtra facilement sa propre présence. »

    • L’auteur :index

    • Poète, narrateur, essayiste et dramaturge, Luis Benítez est né à Buenos Aires le 10 novembre 1956. il est membre de l’Académie latino-américaine de poésie, de la World Poetry Society (USA) ; de World Poets (Grèce) et de l’Advisory Board of Poetry Press (Inde). Il a reçu le titre de Compagnon de la poésie de l’association La porte des poètes, qui siège à l’université de la Sorbonne. Il est également membre de la Société des auteures et auteurs de la République argentine. Il a reçu de nombreux prix nationaux et internationaux pour son œuvre littéraire.

    ***

    • indexIntuition, Monique Thomassettie ; Monéveil ; colleciton La Rime intrinsèque ; 2014 ; 304 pages ;

    monique.thomassettie@belgacom.net

    « Mes diverses facettes ne s’excluent pas. Par définition : des facettes d’une seule et unique personne. Extraits de mon site, mon journal, mes lettres, mes mini-essais, mes inédits… »

    ***

    • indexLundi ou mardi, Virginia Woolf, nouvelles, traduit de l’anglais par Pierre Guglielmina, éditions de l’Herne, 22, rue Mazarine, F-75006 Paris,

    lherne@lherne.com ; www.lherne.com.

    • Extrait :

    • « Il ya quinze ans, je suis venu ici avec Lily, se disait-il. Nous nous étions assis quelque part là-bas, près du lac, et je l’avais suppliée de m’épouser tout au long de cet après-midi étouffant. La libellule n’avait cessé de tourner autour de nous : comme je revois clairement la libellule et sa chaussure avec la boucle carrée en argent sur les orteils. Tout le temps que je parlais, j’avais les yeux fixés sur sa chaussure et lorsqu’elle bougeait brusquement, je savais, sans avoir à lever la tête, ce qu’elle allait dire : la totalité de son être semblait contenue dans la chaussure. Et mon amour, mon désir, était dans la libellule : pour une raison quelconque, je me disais que si elle se posait là, sur cette feuille, elle répondrait « Oui » immédiatement. Mais la libellule ne cessait de voler : elle ne s’était jamais posée nulle part – bien sûr que non, heureusement que non, sans quoi je ne serais pas en train de me promener avec Eleanor et les enfants – « Dis-moi, Eleanor. Penses-tu jamais au passé ? »

    • L’auteur : Virginia Woolf (1882-1941).

    • Considérée comme la plus grande romancière anglaise du XXème siècle, elle est l’auteure de Mrs Dalloway (1925) et de La Chambre de Jacob (1922)…

    ***

    • indexMes intimismes, Mélange ouvert à deux battants, Monique Thomassettie, 31 œuvres plastiques commentées par l’auteur plus 10 par Véronique Adam

     

     

     

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    • indexNote sur la suppression générale des partis politiques, Simone Weil, éditions de l’Herne, Carnets, 2014, 73 pages ; 7,50€.

    • « Un parti politique est une machine à fabriquer de la passion collective.

    Un parti politique est une organisation construite de manière à exercer une pression collective sur la pensée de chacun des êtres humains qui en sont membres.

    La première fin, et, en dernière analyse, l’unique fin de tout parti politique est sa propre croissance, et cela sans aucune limite.

    Par ce triple caractère, tout parti est totalitaire en germe et en aspiration. S’il ne l’est pas en fait, c’est seulement parce que ceux qui l’entourent ne le sont pas moins que lui. [… Il est douteux qu’on puisse remédier à cette lèpre, qui nous tue, sans commencer par la suppression des partis politiques. »

    Avant-propos de François L’Yvonnet

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    • indexOn m’avait dit « écris », Marion Mesnil, poèmes, éditions Persée, 29, rue de Bassano, F-75008 Paris, www.editions-persee.fr; emollaret@editions-persee.fr

    • Note de l’éditeur :

    • C’est le premier recueil de cette jeune poétesse de 19 ans très prometteuse.

    Marion Mesnil est une amoureuse des mots. Ecrivain de jour comme de nuit, elle puise son inspiration dans des faits de la vie de tous le sjours. Traitant de sujets de société comme de sujets plus personnels, c’est avec assurance qu’elle écrit pour transformer sur papier ses émotions.

    Auteure déjà d’une centaine de textes, c’est grâce à l’encouragement de sa professeure de français qu’elle publie son premier recueil. Des séances de dédicaces en librairie sont déjà prévues pour promouvoir son ouvrage plus que prometteur.

    Alliant avec détermination ses études et sa passion de toujours, laissez-vous surprendre par la plume de Marion Mesnil et son aisance à manier les mots.

    Avec ce premier recueil de poésies, Marion Mesnil âgée de 19 ans, originaire de l’Aigle en Basse-Normandie, étudiante en théâtre à Paris, tente de s’imposer. C’est avec ses mots qu’elle va exprimer ses sentiments, sa vision de la vie, mais aussi évoquer les relations humaines, ses angoisses, ses doutes, ses espérances et ses joies.

    ***

    • indexLe parapluie rouge, Patricio Sanchez, poèmes, préface de Jean Joubert, Domens, Pézenas ;

    editions.domens@domens.fr; http://www.domens.fr

    • Extrait :

    • Un porte-parole de la dictature condamnait en ces termes les écrivains exilés : « Quelques lâches, à Paris, s’obstinent dans leur éternelle nostalgie et écrivent de la poésie. » Pourtant la poésie restait l’un des recours contre la tyrannie et la violence. Elle résistait, à sa manière. Face à l’étouffement de la pensée, elle affirmait la primauté de la vie. Patricio Sanchez en témoigne, qui exprime tour à tour sa révolte et une célébration de ce que les surréalistes appelaient « le merveilleux quotidien ».

    • L’auteur :index

    • Venu d’ailleurs, Patricio Sanchez est né en 1959 au Chili, où il a passé son enfance et son adolescence. Exilé politique à dix-sept ans, sous la sinistre dictature de Pinochet, il séjourne à Paris, en Espagne, aux Etats-Unis. Naturalisé français en 1993, il s’établit avec son épouse et ses trois filles dans un village de la garrigue languedocienne, à proximité de Montpellier. Il enseigne la littérature hispano-américaine à l’université de Nîmes.

    Jean Joubert

    ***

    • indexRetourne à la poussière, Assia Ouehbi, Clapàs, collection Franche Lippée n°390 ; décembre 2013 ; 8 pages ;

    http://www.clapassos.com; clapassos@wanadoo.fr

    ***

    • indexRêve d’encre, Pierre Covarel, Clapàs, collection Franche Lippée n°379 ; décembre 2013 ; 8 pages ;

    http://www.clapassos.com; clapassos@wanadoo.fr

    ***

    • indexSublimisme balkanique, tome 2, poètes de Bosnie-Herzégovine, choix de Tomislav Dretar, traduction de Tomislav Dretar et Gérard Adam, éditions M.E.O. ; 2014 ; 164 pages.

      • Le livre :

    Dans ce nouvel opus, Tomislav Dretar poursuit sa quête de poètes relevant de ce qu’il a nommé « sublimisme balkanique » et dont il a donné une définition dans un premier tome consacré à des poètes de Croatie.

    « Les poètes qui répondent à ma définition du sublimisme balkanique, s’ils ont subi la guerre et son choc post-traumatique, ne sont pas tombés dans un état de haine ou de vengeance. Au contraire, ils sont parvenus à sublimer dans la poésie et par la poésie ce qui a traumatisé leur chair ou leur imaginaire, créant un être esthétique, le Beau, complètement ouvert au monde. »

    Ce second tome offre une sélection de dix-neuf poètes de Bosnie-Herzégovine. On y retrouve, selon le vœu de l’auteur, des poètes majeurs de leur pays, parfois reconnus bien au-delà, et d’autres qui n’ont pas la même notoriété mais qu’il apprécie tout autant.

    • Tomislav Dretar :index

    Né à Nova Gradiška (Croatie), Tomislav Dretar était professeur à l’université de Bihać (Bosnie-Herzégovine), ainsi qu’un poète reconnu, quand la guerre a bouleversé sa vie.

    Réfugié en Belgique, il y a obtenu l’asile politique, puis la nationalité belge.

    ***

    • Suite d’impressions, Marie-Thérèse Troy, Clapàs, collection Franche Lippée n°378 ; décembre 2013 ; 8 pages ;

    http://www.clapassos.com; clapassos@wanadoo.fr

    ***

    Les revues suivantes :

    • Les amis de l’Ardenne n°41, septembre 2013 ; Lettres – Arts – Histoire ; 12€ ; Dossier spécial : Souvenirs, souvenirs… de Jean Casanave ; Interview par Claude Carton : Palix, illustrateur éclectique ; Béatrice Deparpe ; Patrick Mouze ; Jean-Luc Spriet ; P.J. Jouve ; M. Larreguy de Civreux ; C. Vildrac ; M. Martinet ; Stéphane Balcerowiak ; Michel Lamart ; Corinne Collin…

    • La braise et l’étincelle n°106 à 110, 15 juillet 2013 à 15 mars 2014, 24 pages A4 ; Journal bimestriel indépendant au service de la francophonie (arts – lettres – poésie – échos) ; 7/2 rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 COURBEVOIE ; yvesfred.boisset@papus.info; http://yves-fred.over-blog.com;

    (Annie et Yves-Fred BOISSET)

    • Catarrhe n°6, décembre 2013, 20 pages A5 ; revue.catarrhe@gmail.com ; Jean-Paul Verstraeten, 19a, Montegnet à B-5370 Havelange.

    • Debout les mots n° 52, janvier à mars 2014, 6 pages. A3

    Périodique d’information trimestriel de la Maison du Livre

    rue de Rome, 28 à B-1060 BRUXELLES

    info@lamaisondulivre.be

    • Lectures françaises n°677, septembre 2013, 64 pages A5

    Revue mensuelle de la politique française

    BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL

    L’euthanasie en France : entretien avec Jean-Claude Martinez

    Nelson Mandela et la « Nouvelle Afrique du Sud »…

    sadpf.chire@gmail.com ; www.lectures-francaises.info

    (Jean AUGUY)

    • Libelle n°245 et 246, mai et juin 2013, 6 pages A5 – Mensuel de poésie

    116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

    pradesmi@wanadoo.fr

    http://www.myspace.com/michelprades

    (Michel PRADES)

    • Portique n°93, janvier à mars 2014, 56 pages A5

    Revue de création poétique, littéraire et artistique

    Mairie à F-84110 Puyméras

    http://portique.jimdo.com

    http://poesievivante.canalblog.com

    (Chris BERNARD)

    • Reflets Wallonie-Bruxelles n°36, 2ème trimestre 2013, 75 pages 18 X 25 ; Organe officiel de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie ; Espace Wallonie, 25, rue Marché-aux-Herbes à B-1000 BRUXELLES.

    joseph.bodson@skynet.be

    (Joseph BODSON)

    Traversées a reçu

    10/09/2013

    Traversées a reçu :

    Les recueils suivants :

    ◊ Baudelaire entre Aube et Crépuscule,  Alice Machado,

    Lanore (François-Xavier Sorlot, éditeur, 6, rue de Vaugirard

    à F-75006 Paris), collection Littératures, 222 pages ; 15€ ;

    2009; contact@editionslanore.com;

    http://www.fernand-lanore.com.

    oPar son œuvre novatrice et provocante, voulant

    transcender le mal, Charles Baudelaire semble incarner

    à lui seul la modernité littéraire, dans le constant désir

    d’ouvrir des voies nouvelles.

    ◊ Le blason de l’éditeur,  Paul Serval, Azimuts asbl, Cité

    Nicolas Dprez, 61 à B-4040 Herstal ; 120 pages ; 11€ ;

    2013.

    o André Gide a donné pour sous-titre à son roman « Les

    caves du Vatican » : sotie de la vie moderne.

    Au Moyen  Âge, la sotie était une farce. Le présent

    ouvrage est une sotie de la vie littéraire et médiatique.

    L’auteur a le brillant et le pointu d’un couteau. Il fait

    mal au bon endroit. On n’ose dire qu’on en voudrait

    plus, tant on sent que, chez lui, la qualité de prose va

    avec la rareté.

    Paul Serval est le pseudonyme d’un auteur confirmé,

    membre de l’Association des Ecrivains belges, et fin

    observateur de la comédie humaine

    ◊ Boréale, Valérie Canat de Chizy, poèmes, Encres Vives (2,

    allée des Allobroges à F-31770 Colomiers), collection Encres

    Blanches, 16 pages A4 ; 6,10€ ; 2013.

    ◊ L’éveilleur de mots, Stephen Blanchard, poèmes, France

    libris, 48 pages.

    oStephen Blanchard est né à Thiès (Sénégal) le 2

    décembre 1952. il est le président-fondateur depuis

    1974 de l’association « les poètes de l’amitié – poètes

    sans frontières » (marque déposée) qui publie la revue

    de création littéraire et artistique Florilège sous l’égide

    d’un comité de lecture dirigé par Jean-Michel Lévenard.

    Fondateur des Rencontres poétiques de Bourgogne en

    1990, du Prix de l’Edition de la Ville de Dijon en 2001, il

    crée entre autres « l’Union Nationale pour l’Information

    des Auteurs et Concouristes » en 1991, puis en 1994,

    l’association « de la poésie contemporaine française ».

    membre du syndicat des journalistes et écrivains à

    Paris, il collabore en tant que délégué départemental

    de la Côte d’Or à la revue « Indépendante » fondée par

    Georges Sand en 1841…

    ◊ Faibluss, Jeanpyer Poëls, poèmes, La Porte, 2013.

    ◊ La Femme abandonnée,  Honoré de Balzac, nouvelle,

    éditions de l’Herne (22, rue Mazarine à F-75006 Paris ;

    lherne@lherne.comhttp://www.lherne.com; lherne.blogspot.com,

    89 pages, format 13,5 X 21 cm, 7€, 2013.

    o La Femme abandonnée  est une nouvelle d’Honoré de

    Balzac, parue en 1832 dans la Revue de Paris, publiée

    en volume en 1833 dans le tome II des  Scènes de la

    vie de province  des  Etudes de mœurs  aux éditions

    de Madame Béchet. Rééditée en 1842 aux éditions

    Furne avec une dédicace à la duchesse d’Abrantès.

    Elle figure alors dans  Scènes de la vie privée. La

    vicomtesse de Beauséant, abandonnée par le marquis

    d’Ajuda Pinto après une aventure malheureuse, s’est

    réfugiée dans son château en Basse-Normandie. Elle

    y vit en solitaire, recluse. Ce personnage fait partie de

    la  Comédie humaine : Madame de Beauséant y est la

    référence parisienne, tenant un salon très réputé. Elle

    est également parente de Rastignace, qu’elle initie aux

    subtilités de la vie mondaine dans la capitale.

    oMadame la vicomtesse de Beuséant était blonde,

    blanche comme une blonde, et avait les yeux bruns. Elle

    présentait noblement son front, un front d’ange déchu

    qui s’enorgueillit de sa faute et ne veut point de pardon.

    Ses cheveux, abondants et tressés en hauteur audessus de deux bandeaux qui décrivaient sur ce front

    de larges courbes, ajoutaient encore à la majesté de sa

    tête. L’imagination retrouvait, dans les spirales de cette

    chevelure dorée, la couronne ducale de Bourgogne ; et,

    dans les yeux brillants de cette grande dame, tout le

    courage de sa maison ; le courage d’une femme forte

    seulement pour repousser le mépris ou l’audace, mais

    pleine de tendresse pour les sentiments doux.

    o Honoré de Balzac (1977-1850) : a été tour à tour

    dramaturge, journaliste et écrivain. Considéré comme

    l’une des figures majeures du monde des lettres

    françaises, il est le créateur du roman réaliste moderne

    et a conçu dès 1833 le grand cycle de la  Comédie

    humaine. Il laissera à sa mort l’une des plus grandes

    œuvres de la littérature mondiale. « Il entre le même

    jour dans la gloire et dans le tombeau », dira Victor

    Hugo dans l’éloge funèbre qu’il prononça au cimetière

    Père-Lachaise.

    ◊ Lettre à nu,  Sylviane Werner, poèmes, avec 6 encres

    originales de Pierre Midena, Les Solicendristes (www.soleilset-cendre.org),

    ◊ La paix du ménage,  Honoré de Balzac, roman, éditions

    de l’Herne, 80 pages, format 13,5 X 21 cm, 2013, 7€.

    o Le bal est donné chez le comte de Gondreville avec un

    étalage de luxe au milieu duquel une inconnue en robe

    bleue, discrète et timide, tranche avec l’arrogance et

    la frénésie du paraître qui règne dans ce lieu. Intrigués

    par cette jolie personne, le comte de Montcornet et

    le baron de la Roche-Hugon se livrent à un jeu de

    pari : lequel des deux réussira à la séduire, elle qui est

    précisément la femme du comte de Soulanges. Des

    intrigues amoureuses se nouent par ailleurs, se défont

    ici, se renouent là. La paix du ménage est initialement

    paru en 1830 chez Mame et Delaunay-Vallée, dans

    Scènes de la vie privée. Ce roman court, dense, vif et

    incisif, est construit comme une pièce de théâtre sur

    l’unité de temps : une heure, l’unité de lieu : un bal.

    Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire,

    il ne s’agit en rien d’un roman bourgeois, mais d’une

    peinture étincelante de la vie mondaine sous l’Empire.

    o « Montcornet était là comme le roi de la fête, il trouvait

    jeu, la danse, la coquetterie, les intérêts, les malices

    dans ce tableau mouvant une vue complète du monde,

    et il en riait en recueillant les sourires intéressés de cent

    femmes brillantes et parées ; un colonel de la garde

    impériale, poste qui comportait le grade de général

    de brigade, était certes un des plus beaux partis de

    l’armée. Il était minuit environ. Les conversations, le

    et les projets, tout arrivait à ce degré de chaleur qui

    arrache à un jeune homme cette exclamation : le beau

    bal ! »

    ◊ Poussières,  Laurent Bayssière, poèmes, Interventions à

    haute voix, 2013, 51 pages.

    o Ouvrir sa vie au monde.

    Laisser sa chaleur diffuse pénétrer en soi, et aller vers

    elle, démuni, en toute humilité.

    Traversées. Brûlures. Des mots crépitent. Au foyer du

    poème :

    poussières. Éphémères.

    Quelles traces d’humanité aux tables de la bonté ?

    ◊ Quadrille magico-poétique,  Serge Torri, préface et 4

    photographies de Michel Carqué, postface de Paul Sanda,

    éditions Rafael de Surtis, F-81170 Cordes sur ciel, 2013, 102

    pages.

    ◊ Les routes de l’Inde,  Mircea Eliade, roman, traduit du

    roumain par Alain Paruit, éditions de l’Herne, 2013, 208

    pages, 16€.

    o Les routes de l’Inde  est un roman d’aventures au

    quotidien. Les aventures de l’esprit et de la chair

    survenues de 1928 à 1931, à Calcutta, à un jeune

    Roumain venu y étudier le sanskrit et la philosophie

    indienne. S’il ne néglige pas son travail, il ne dédaigne

    pas non plus les plaisirs. Il raconte ses amours et celles

    de ses amis, expose des pensées contradictoires avec

    une sincérité qui exclut la pudeur. Des notes de journal

    telles qu’elles se présentaient alors sous sa plume.

    Fruit d’un contact avec l’Inde (1928-1931) et de ses

    séjours dans les monastères himalayens, Les routes de

    l’Inde est un précieux témoignage sur cet extraordinaire

    berceau de la civilisation et de la spiritualité orientales.

    Peu d’écrivains européens ont connu comme Eliade

    la pensée et la poésie indiennes. Ce livre retrace son

    initiation à la civilisation indienne dans son sens le

    plus profond. L’évocation de la femme indienne et ses

    entretiens avec Tagore transmettent ses sensations les

    plus personnelles.

    o Si je pouvais trouver un sens à mon existence présente

    j’attends qu’elle se révèle à moi désormais), ce serait

    (car ma véritable existence, dont je connais le sens,

    vraisemblablement celui-ci : consumer furieusement

    mon passé, les parties de mon passé que je sens encore

    étrangères, détachées, toxiques, dans mon âme. Je

    dois affûter mon attention, la rendre assez robuste pour

    qu’elle puisse se nourrir et se délecter de vulgarité.

    Je dois dégourdir mon intelligence, trop accoutumée

    aux symboles, aux emblèmes. Ne plus mépriser le

    quotidien, le concret, l’insignifiant. Je ne sais pas très

    bien ce que je veux dire, mais je sens que j’ai raison,

    totalement raison. Et cela me suffit.

    oMircea Eliade (1907-1986) : historien des religions,

    mythologue, philosophe et romancier roumain,

    considéré comme l’un des fondateurs de l’histoire

    moderne des religions. Au centre de l’expérience

    religieuse de l’homme, Eliade situe la notion

    du « Sacré ». Sa formation d’historien et de philosophe

    l’a amené à étudier les mythes, les rêves, les visions,

    le mysticisme et l’extase. Auteur prolifique, il cherche à

    trouver une synthèse dans les thèmes qu’ila borde.

    oJ’assiste aux sacrifices funéraires faits pour le

    détachement et la paix de l’âme de la mère de D… Il

    s’est rasé – pas seulement la figure, mais aussi le crâne

    – pour la première fois depuis le décès, survenu il y a

    quatorze jours. A présent, il ressemble encore plus à

    une grenouille. Il est vêtu d’un dhotĩ ordinaire, comme

    un paysan. Il m’a obligé à en mettre un aussi, mais

    en soie. Je marche pieds nus dans la maison, ce qui

    m’aide à rêver, à imaginer que je suis qui je voudrais et

    comme je voudrais. Je me réfugie par moments dans la

    bibliothèque, où je peux rester seul et d’où je le regarde

    dehors à travers les fenêtres grillagées, avec le désir

    fou de ne plus jamais m’évader. Ce qui me ravit tout

    particulièrement, ce sont les jeunes filles et les femmes

    que je commence à voir de plus près et à connaître.

    ◊ Talisman, Valérie Canat de Chizy, poésie, L’Harmattan, 5-

    7, rue de l’Ecole-Polytechnique à F-75005 Paris, 60 pages ;

    2013 ; 12€.

    o Indiens d’Amérique du Sud ou d’Amérique du Nord,

    Dogons, Roms… autant d’évocations de peuples dont

    la richesse demeure dans la préservation de leur

    identité profonde. De ces hommes, la poète puise

    une vibration, lance une passerelle en un dialogue

    imaginaire, comme celui qui s’établit avec les morts,

    dans la tradition chamanique. Être ici, parfois dans le

    froid d’un manque de chaleur, et pouvoir se relier à

    d’autres présences, plus lointaines, en marge de notre

    monde occidentalisé, n’est-ce pas la capacité, par un

    état de vacuité intérieure, à être à l’écoute des signaux

    dont notre corps et notre esprit sont les rédempteurs ?

    La poésie participe de cette forme d’attention aux

    messages de l’invisible. Le poème est ici épuré,

    presque « nu », dans le souci d’être au plus près de

    la juste perception, de la juste présence. Comme

    ces Indiens dont la peau luit au soleil, vibrant aux

    manifestations de la nature.

    Valérie Canat de Chizy est née en 1974. Elle est

    bibliothécaire à Lyon. Depuis 2006, elle a publié une

    dizaine de recueils de poèmes et un récit.

    ◊Trois élégies,  Jacques Demaude, avec dix-huit

    compositions de Jeanne-Marie Zele, Orbes, 42/10, avenue

    Georges Henri, 1200 Bruxelles.

    ◊ Voyages encrés suivi de Les chemins contrariés, Patrick

    Navaï, poésie et encres, Carnets-Livres, 2011.  http://

    carnets-livres.over-blog.net ; carnetslivres@gmail.com

    o Dans Les Chemins contrariés, j’ai fait appel à l’acrylique

    ainsi qu’à quelques gouttes d’huile. J’ai pu ainsi faire

    surgir les formes du désarroi, désarroi qui a porté une

    ombre à ma vie de migrant.

    Dans  Voyages encrés, c’est l’encre qui coule, ou

    plutôt les encres. Le fond est à base d’aquarelle ou de

    gouache. Muni d’un petit gris, j’ai fixé de nombreux

    navires.

    Les revues suivantes :

    o L’aède n°34, printemps 2013, 12 pages A5

    Bulletin à périodicité variable

    Union des Poètes francophones

    Centre social et culturel, Mairie à F-84110 Puyméras

    http://upfpoesie.blogspace.fr

    http://pagesperso-orange.fr/upfr

    (Chris BERNARD)

    o Les Amis de l’Ardenne n°38, décembre 2012, 100 pages.

    Carte blanche aux plumes de l’Ardenne et de la Champagne

    10, rue André Dhôtel

    à F-08130 ST-LAMBERT-ET-MONT-DE-JEUX

    montdejeux@gmail.com

    http://www.lesamisdelardenne.com

    (Frédéric CHEF)

    o Bleu d’encre n°29, 58 pages A5, été 2013

    Revue littéraire en Haute-Meuse

    43, rue d’Anseremme a B-5500 Dinant

    Rencontre avec Anne Mounic

    (Claude DONNAY)

    o Le carnet et les instants n°177,

    du 1er

    Dossier : Benoît Jacques

    Portrait : Yves Namur

    Mes éditeurs et moi : Jean-Luc Outers

    Hommage : Dominique Rolin

    Lettres belges de langue française, bimestriel

    Bd Léopold II, 44 à B-1080 BRUXELLES

    carnet.instants@cfwb.be

    (Laurent MOOSEN)

    o Comme en poésie n°54, juin 2013, 84 pages A5

    Revue trimestrielle de poésie

    La poésie dans tous ses états

    2149, avenue du Tour du lac à F-40150 HOSSEGOR

    j.lesieur@orange.fr

    http://perso.orange.fr/jean-pierre.lesieur

    (Jean-Pierre LESIEUR)

    o Coup de soleil n°87/88, mars 2013, np A5, 7€

    Poésie et art

    Spécial Jean-Vincent Verdonnet : dossier de Gérard Paris

    Maison de la poésie, 12, avenue de Trésum à F-74000

    ANNECY

    (Michel DUNAND)

    o L’écritoire de Bousserez n°81, juin 2013, np A4

    L’écritoire de Bousserez rassemble des personnes aimant

    écrire, échanger des idées, jouer avec les mots…

    Les réserves naturelles

    91, rue de Bousserez à B-6769 SOMMETHONNE

    irene.jacques@live.be

    juin au 30 septembre 2013, 92p. 23 X 21

    (Irène JACQUES)

    o Fermentations, … dans le mouvement du monde ! n°2,

    avril 2013, 24 p.A4

    3, impasse du Poirier à F-39700 Rochefort-sur-Nenon

    pagesinsulaires@orange.fr

    (Jean-Michel BONGIRAUD)

    o Lecture et tradition n°25, mai 2013, 32p.A5

    Bulletin littéraire contrerévolutionnaire

    Doctrines philosophiques et systèmes politiques

    Hommage à Louis Jugnet (1913-1973)

    • 26, juin 2013, 32p. A5

    Philippe de Villiers : le roman de Charrette…

    • n°27-28, juillet-août 2013, 32p. A5

    Entretien avec Joëlle d’Abbadie

    BP 1 à F-86190 CHIRE-EN-MONTREUIL

    http://www.lecture-et-tradition.info

    sadpf.chire@gmail.com

    (Jean AUGUY)

    o Lectures françaises n°673, mai 2013, 64 pages A5

    Revue mensuelle de la politique française

    Dans quels tourbillons sommes-nous tombés ! …

    • n°674, juin 2013

    • n°675, juillet-août 2013

    Les dessous politiques de la Manif pour tous, par Pascal

    Gannat

    La crémation : quelques aspects et rappel de la position de

    l’Eglise, par Luc Perrel

    BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL

    sadpf.chire@gmail.com

    http://www.lectures-francaises.info

    (Jean AUGUY)

    o Libelle n°244, avril 2013, 6 pages A5 – Mensuel de poésie

    116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

    pradesmi@wanadoo.fr

    http://www.myspace.com/michelprades

    (Michel PRADES)

    o Microbe n°77, mai-juin 2013, 24 pages A6

    La revue si petite et si légère qu’elle pourrait un jour

    décoller…

    Launoy, 4 à B-6230 PONT-A-CELLES

    ericdejaeger@yahoo.fr

    (Eric DEJAEGER)

    o Plumes et pinceaux n°122, juin 2013, 44 pages A5

    Arts et poésie

    Rue du Temple 39 à B-7331 BAUDOUR

    franz.nelly@skynet.be

    (Nelly HOSTELAERT)

    o Poésie sur Seine n°83, juillet 2013, 114p. A5

    Revue trimestrielle d’actualité poétique

    Prix de la Presse poétique 2000 décerné par la Société des

    Poètes Français

    « Le ciel »

    Jean-Louis Bernard

    Jean Joubert

    Jacques Simonomis

    13, Place Charles de Gaulle à F-92210 SAINT-CLOUD

    http://www.poesie-sur-seine.com

    (Pascal DUPUY)

    o Portique n°90, avril à juin 2013, 56 pages A5

    Revue de création poétique, littéraire et artistique

    Mairie à F-84110 Puyméras

    http://portique.jimdo.com

    http://poesievivante.canalblog.com

    (Chris BERNARD)

    o Revue indépendante n°338, juillet à septembre 2013,

    54 pages 15X24

    Résidence B, 24, rue Saint-Fargeau à F-75020 PARIS

    sje_ri@yahoo.fr

    (Jeannine-Julienne BRAQUIER)