Service de presse n°32

Service de presse n°32

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Les cahiers Pouchkine, Jean-Charles Beaujean, poésies, éditions Persée, 2013 :

    • Le mot de l’éditeur :

Paru récemment, l’ouvrage de Jean-Charles Beaujean, auteur de Belgique, est un florilège de textes poétiques enchanteurs et captivants. La forme originale de cet ouvrage transporte le lecteur entre poésies en vers libres, prose, nouvelle et fables poétiques. Certaines poésies en prose illustrent également, dans un chapitre, certains tableaux de l’artiste peintre Philippe Waxweiller. Ce recueil est un véritable hymne à la poésie et à l’Art.

  • Le 4ème de couverture :

Solidaire d’une société décalée dont elle vit sans relâche les souffrances, la poésie incarne à elle seule toute la condition humaine. Bonheurs interrompus, rires incontrôlés ou larmes de sang, le chantre conjure aujourd’hui encore la valse des « maux » à la lumière éparse de ses rêves…

Les Cahiers Pouchkine vous proposent un florilège de poésies réalisées en grande partie les yeux fermés. L’écriture qui en résulte ne fut qu’une suite d’intuitions couchées aussitôt sur une page blanche…

  • L’auteur :

Après une longue expérience dans le domaine commercial, Jean-Charles Beaujean décide de se consacrer à la littérature. Entre-temps, il crée sa propre société de coaching en relevant le défi de mener de front ses deux passions : la littérature et la formation d’entreprise.

  • De loin, suivi de Nébo, Rachel ; traduit de l’hébreu par Bernard Grasset ; éditions Arfuyen, 2013 :

    • Le 4ème de couverture :

En 2013 a paru dans la même collection la traduction du premier recueil de Rachel, Regain (1927). Bernard Grasset, grâce à qui cette œuvre était pour la première fois présentée au public francophone, propose ici la traduction des deux autres recueils de Rachel : De loin (1930) et Nébo (1932), publié un an après sa mort.

Née en Russie en 1890, Rachel est l’une des grandes pionnières de la littérature hébraïque moderne. Alors que, durant des siècles, l’hébreu n’avait servi qu’à la transmission du patrimoine religieux, il retrouve un second élan avec l’existence de communautés juives en Palestine. À nouveau, il est parlé dans la vie quotidienne. Alors que la poésie était demeurée l’apanage des hommes, l’écriture de Rachel rencontre immédiatement une large audience et joue un rôle essentiel dans l’adaptation de la langue hébrïque au monde moderne.

La Bible est la racine de la poésie de Rachel. Marquée par son vocabulaire et par sa thématique, elle en vient à regarder sa propre existence à travers celle des personnages bibliques. Ainsi de Rachel, d’Anne, d’Elie, de Mikhal, de Jonathan. Ainsi de Job à qui elle aime le plus à se référer : souffrant et attendant comme lui, dans la nuit du doute, que vienne la guérison.

Parlant d’elle-même, c’est la condition humaine que peint Rachel, et non pas certes de manière abstraite, mais, comme dans l’Ecriture, très concrètement, par la main (yad), le regard (‘ayin), la voix (qol). Il s’agit ici d’une poésie réduite à l’essentiel : un « chant de mille oiseaux », un chant de souffrance et de joie, un chant de l’être en exil et de la lumière. Pour qui a souffert et éprouvé l’intense scintillement du lointain azur, les ornements du langage sont inutiles.

Telle est l’expérience tragique et radieuse de Rachel, très proche au fond, dans un destin pareillement brisé, de celle d’Etty Hillesum, dont la mère Rébecca était née en Russie neuf ans avant la poétesse (en 1881) pour s’exiler non pas en Palestine mais aux Pays-Bas.

  • La demoiselle de massepain/Duduca de marţipan, Doina Ioanid ; édition bilingue français-roumain ; traduit du roumain par Jan H. Mysjkin ; Atelier de l’agneau ; collection transfert, 2013 :

    • Extraits de la préface de Jan H. Mysjkin :

Aussi intimement que ses poèmes puissent être ancrés dans sa vie, Doina Ioanid ne se limite pas aux faits autobiographiques, mais les mélange d’une manière souvent étreignante à des images venues de « l’irréalité immédiate ».

Les poèmes en prose de Doina Ioanid puisent leur force dans cette conjugaison de notations tantôt ordinaires, tantôt oniriques, ou plutôt dans le choc de ces images surréelles ou irréelles sur fond d’un réalisme sec.

  • L’auteure :

Doina Ioanid est née en 1968 à Bucarest. Pendant ses études de langue et de littérature roumaines et françaises, elle était membre du cercle littéraire « Litere » dirigé par Mircea Cărtărescu. Secrétaire de rédaction de l’hebdomadaire Observator Cultural, elle a publié cinq livres. Le premier, La demoiselle de massepain, en 2000, a obtenu le prix « Prima verba » en Roumanie. C’est aussi la première traduction en français de cet auteur, invitée au Salon du Livre de Paris 2013. On peut la lire dans les revues Seine et Danube, Conférence, Europe et Le Fram.

  • Nom de plume : Oiseau, Michel Duprez ; poèmes, 2013 :

    • L’auteur :

Né à Charleroi (Belgique) en 1950, Michel Duprez, auteur de plusieurs ouvrages de poésie et ancien collaborateur à des revues et quotidiens régionaux tels que 4 Millions 4, Marginales, L’Ethnie française, La Nouvelle Gazette/La Province ou Le Journal & Indépendance/Le Peuple, vit aujourd’hui à Forchies-la-Marche, dans l’entité de Fontaine-L’Evêque.

  • Le parapluie rouge, Patricio Sanchez ; poèmes ; préface de Jean Joubert ; éditions Domens, 2011 :

    • Vu par Jean Joubert :

Un porte-parole de la dictature condamnait en ces termes les écrivains exilés : « Quelques lâches, à Paris, s’obstinent dans leur éternelle nostalgie et écrivent de la poésie. » Pourtant la poésie restait l’un des recours contre la tyrannie et la violence. Elle résistait, à sa manière. Face à l’étouffement de la pensée, elle affirmait la primauté de la vie. Patricio Sanchez en témoigne, qui exprime tour à tour sa révolute et une célébration de ce que les surréalistes appelaient « le merveilleux quotidien ».

  • L’auteur :

Venu d’ailleurs, Patricio Sanchez est né en 1959 au Chili, où il a passé son enfance et son adolescence. Exilé politique à dix-sept ans, sous la sinistre dictature de Pinochet, il séjourne à Paris, en Espagne, aux Etats-Unis. Naturalisé français en 1993, il s’établit avec son épouse et ses trois filles dans un village de la garrigue languedocienne, à proximité de Montpellier. Il enseigne la littérature hispano-américaine à l’université de Nîmes.

  • Traversée, Marie-Hélène Lafon, Creaphis éditions et Fondation Facim, collection Paysages écrits, 2013.

    • L’extrait :

« La géographie est au sens premier du terme

une écriture de la terre, on ne saurait mieux dire,

ça m’écrase d’évidence ; l’immuable géographie

de mes livres dessine un pays archaïque, un pays haut,

pelu, bourru violemment doux, ardemment rogue,

perdu et retrouvé toujours, quitté et lancinant. »

  • La collection « Paysages écrits :

Chaque année, la collection invite un auteur contemporain à composer un texte inédit en toute liberté en s’inspirant de ses paysages familiers, qu’ils soient intimes ou géographiques.

Les revues suivantes :

  • Art et poésie de Touraine n°217, été 2014 :

  • La Braise et l’étincelle n°112, juillet 2014 :

    • Hommage à la Marseillaise ; émouvant témoignage d’Adrien Cannaméla : coup de grisou en Turquie ; deux curieuses conférences de Franck Viguié ; rubriques habituelles…

  • Le Gletton n°459, juin 2014 ; n°460-461 (Chemins de traverse : Habay-la-Vieille et Houdemont).

  • Portique n°95, juillet 2014 ; revue de création poétique, littéraire et artistique, membre de l’Union des Poètes Francophones :

    • Chris Bernard ; Stephen Blanchard ; Jacques Canut ; Joël Conte ; McDem ; Jean-Pierre Parra ; Erich von Neff…

  • Rose des temps n°32, printemps 2014 ; revue de l’association Parole & Poésie ; prix de la presse poétique 2012 de la Société des Poètes Français:

    • Max Jacob ; Benjamin Fondane ; Yvette Llères-Bonnaric ; Johanne Hauber-Bieth ; Jean-François Blavin ; Gabriel Eugène Kopp ; Howard Mac Dulinthe ; Louis Savary ; Korinna ; Nicolas Saeys ; Léna Le Flao ; Michelle Caussat ; Claude Lefort ; Olivier Millot ; Aumane Placide ; Patrick Picornot…

Les auteurs de Traversées ont aussi été publiés :

  • Alain Bertrand : L’Eté sous un chapeau de paille ; éditions Weyrich ; collection Plumes du Coq, 2014 :

    • Le livre :

« Les vacances ? Fuir de chez soi en croyant s’évader de soi. »

Trente-sept petites chroniques de vacances dues à la plume savoureuse d’un digne héritier de Blondin et de Vialatte. De drôles d’histoires drôles sur les mœurs de l’homo touristicus, ses rites, ses migrations vers le Sud…

« Certaines peuplades ne vivent que par beau temps. De ces privilégiées, on dit qu’elles ont tout – les jambes des filles et les brugnons mûris sur le pêcher. »

  • L’auteur :

Alain Bertrand (Gand, 1958 – Bastogne, 2014) est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, notamment Lazare ou la lumière du jour (Le Temps qu’il fait), La lumière des polders (Arléa), On progresse (Le Dilettante), Je ne suis pas un cadeau (Finitude) ou Jardin botanique (Le Castor astral). Son roman Le lait de la terre a paru dans la collection « Plumes de Coq ».

  • Éric Chassefière : Le peu qui reste d’ici ; poèmes ; éditions Rafael de Surtis ; collection Pour une Terre interdite, 2014 :

    • L’extrait :

Crépuscule

Serré dans l’absence des morts

le jardin attend la nuit

les lampes brillent dans les carreaux

sous les arbres le ciel bleu

hume la main muette d’un oiseau

  • Valentine Goby : L’échappée, Gallimard, 2007 ; Folio, 2008 :

    • L’extrait :

« Nous marchons, suivies par la foule, têtes rasées parmi les décombres de l’avenue Janvier, de la rue Saint-Hélier dévastée, criblée de béances et d’immeubles en ruine, pendant des semaines c’étaient des gravats enchevêtrés de poutres, de meubles brisés, chambres, cuisines, salles à manger réduites en poussière, éclats de verre, j’imagine que c’était comme ça, tout est déblayé et vide maintenant, je trébuche sur des souvenirs que je n’ai pas, les bombardements ont eu lieu sans moi, j’étais terrée dans un couvent mais je sais tout, ils m’ont fait ce que la guerre leur a fait. »

  • Le 4ème de couverture :

L’échappée ou le destin d’une jeune paysanne bretonne coupable d’avoir aimé un pianiste allemand pendant l’Occupation. Avec ce quatrième roman, Valentine Goby signe un livre tragique et puissant sur l’identité et la liberté.

  • Abdellatif Laâbi : Les rides du lion, roman ; Minos & La Différence, 2007 :

    • L’auteur :

Né à Fès, en 1942, Abdellatif Laâbi est l’un des écrivains marocains les plus importants de sa génération. Il fonde en 1966 la revue Souffles, qui a joué un rôle considérable dans le renouvellement de la culture au Maghreb. La revue est interdite en 1972 et Laâbi emprisonné. Libéré huit ans plus tard, il s’exile en France en 1985. Son œuvre plurielle (poésie, roman, théâtre et essai) prend au fil des années la place première qui est la sienne.

  • Le livre :

Partant de son vécu personnel, Abdellatif Laâbi affronte dans Les Rides du lion une fêlure liée à la condition humaine que l’exil peut, selon les circonstances, engendrer en tout un chacun : bannis sans espoir de retour au pays d’origine, déplacés en quête de liberté ou de survie, chercheurs d’altérité et autres rebelles aux consensus. La littérature a depuis toujours scruté cette fêlure au point d’en faire l’un des lieux féconds de l’écriture. Mais rarement son effet de cataclysme sur la perception de soi et du monde a été aussi minutieusement disséqué que dans le récit que nous en offre Laâbi. Qui plus est, l’auteur réussit ici le tour de force de chahuter le désarroi et le sentiment tragique qu’une telle expérience provoque par une dérision proche du sacrilège. Pour parvenir à ses fins, l’écrivain-narrateur (Aïn), plutôt poète, s’aide d’un double caricaturiste (Hdiddane), davantage versé dans la fiction. Ils rédigent à quatre mains et cultivent l’ubiquité pour aboutir à un texte hors norme où l’aventure d’écrire et celle de vivre se réclament des mêmes exigences.

  • Werner Lambersy : Déluges et autres péripéties ; La Porte, 2014.

  • Yves Namur : Ce que j’ai peut-être fait ; choix de poèmes ; préface de Lionel Ray ; éditions Lettres vives ; collection Terre de poésie, 2013 :

    • Lionel Ray, extrait du Don de l’ombre :

La démarche d’Yves Namur me rappelle cette leçon professée par Mallarmé selon Paul Claudel : devant toute chose se demander non pas ce que c’est mais « qu’est-ce que cela veut dire ? »

D’où souvent dans la poésie d’Yves Namur, toute de tension et de retenue, cette hantise du manque, du vide, de l’absence. Sans négliger que c’est à partir de rien que le poète en fin de compte construit quelque chose. Leçon de Du Bellay, de Racine (« toute l’invention consiste à faire quelque chose de rien »), de Flaubert, de Mallarmé (« Rien » est le premier mot de ses Poésies : « Rien, vierge vers… »).

Ce qui pour moi est aussi une marque d’excellence, et que cette belle anthologie affirme, c’est le refus de l’éclat, la sourdine en quelque sorte, le côté verlainien ou le refus des richesses trop apparentes. Mais l’importance accordée à la voir, à l’écho, au vibrato intime qui fait qu’une poésie comme celle d’Yves Namur ne ressemble qu’à elle-même…

  • Yves Namur : La tristesse du figuier ; prix Mallarmé 2012 ; éditions Lettres vives, 2012 :

    • L’extrait :

« Demain, dis-tu, est un autre jour,

Mourir n’est pas une mince affaire

Et où vivre

Ne sera pas non plus chose facile.

Demain est tout simplement une autre histoire,

Où il n’y aura pas de place pour Dieu

Et ses amours,

Où regarder devant soi

Relèvera peut-être de l’exploit,

Où nous chercherons comme tous les hommes à savoir

Qui nous sommes ou qui nous devenons,

Où on dira peut-être

Ce que j’ai fait et comment je suis mort. »

Patrice Breno – Août 2014