Xavier Patier

Chaux vive, Xavier PATIER, La Table Ronde, 2012, en librairie le 22/8/2012, 190p. ; 17€ – 1992, Bordeaux. Pascal, seul et solitaire (« je n’adressais jamais la parole à personne »), vit « dans le dénuement intérieur » et extérieur le plus complet. Sa chambre, spartiate (ni eau, ni four, ni frigo…), lui sert de refuge. Aubin, quant à lui, vit la grande vie, en apparence, et a tout à portée de main ! Bien entouré, bien fortuné, marié et père de deux enfants. Pascal et Aubain sont tous deux étudiants en histoire et anthropologie, à l’Université.

Tout les oppose ! Mais la loi de la contradiction universelle fait qu’ils se rencontrent et ne parviennent plus ou très peu à se passer l’un de l’autre. En toute logique, ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais est-ce vraiment si fortuit ?

Xavier PATIER nous livre là un roman philosophique où il pose l’air de rien les questions essentielles : qui sommes-nous ? d’où venons-nous ? où allons-nous ?

C’est aussi un véritable thriller où le lecteur se demande sans cesse comment c’est possible, jusqu’où Aubain va entraîner Pascal, comment ce dernier peut se laisser duper et posséder à ce point.

Le terrain est posé d’emblée : un être fragile, issu d’un milieu très pauvre, très (trop ?) croyant, face à un requin qui ne lâche jamais sa proie… jusqu’à l’avaler toute crue…

L’auteur nous révèle une écriture sans faille, incisive aussi ; il nous donne à dévorer un livre qu’on ne peut lâcher qu’une fois lu d’une traite et nous porte à garder en mémoire des véritables scènes d’anthologie : le week-end en montagne, la visite guidée dans les catacombes, la parade amoureuse, l’escapade vers la mer…

A lire absolument !

Xavier PATIER, un nom à retenir, n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a publié des essais, des nouvelles, du théâtre et plus de dix romans.

Patrice Breno

Claude Donnay

L’heure des olivesClaude Donnay – illustrations de Claudine Goux – Bleu d’Encre Editions, 2011.Il émane de ce recueil une force vitale, une énergie voire une paix qui nous transportent sur les récifs d’un lieu qui tourne dans la beauté du mystère (de l’amour) que contient chaque jour.

Au revers de ses yeux
La lumière prend-elle sa source
Ou serait-ce le monde
Qui transpire sous ses paupières ?

On est ici en présence d’une poésie dont le cœur (amoureux) bat au rythme des calanques, des platanes, du laurier, du thym, du vin frais et des… olives ; on est ici en présence d’une poésie qui nous rappelle que le sens de l’existence doit être trouvé dans la simple joie d’exister.

Me réveille une tourterelle
Son cri impatient
Derrière la toile
L’aube tendue
Muette et ton souffle
En mesure

 On est ici en présence d’un poète qui ose l’amour, accueille la beauté de chaque souffle et embrasse toutes les beautés et merveilles qui l’entourent. Comme si le soleil dans son écriture avait pris la parole, Claude Donnay nous livre un recueil lumineux dont chaque mot semble trouver sa raison d’être dans « La chaleur d’un jour hors les jours ».

Ton corps mis à blanc
Coupe-feu clair
Sur la colline aux pins
Le sang des coquelicots
Dans l’herbe couchée
L’été soudain incarné
 

Pierre Schroven

Daniel Simon

Quand vous serez suivi de échographies I/II et de « la dernière fois que ma mère est morte » –  Daniel Simon – Bruxelles : Editions M.E.O, 2012 – Dans ce recueil, Daniel Simon évoque la beauté fugace du monde, la fuite du temps(« le temps est notre plus précieux ennemi et nous devons l’aimer comme un amour qui s’éloigne ») et l’instabilité socio-économique ambiante. Mais plutôt que de se livrer à une « radiographie » du monde comme il va, le poète part de l’observation minutieuse de notre quotidien afin de dresser un portrait tantôt onirique tantôt réaliste de notre petite communauté humaine et mettre au jour la grandeur des âmes et des choses. Ainsi, à travers ces textes nés de rencontres et de perceptions diverses, Simon fustige un monde dans lequel l’individu a tendance a disparaître dans la masse monétaire et est séparé de ce qu’il est vraiment. Bref, en faisant le procès d’une époque où l’on a de plus en plus de mal à dissocier la réalité formelle de la réalité objective et où la superficialité voire la vulgarité deviennent la norme, le poète dénonce les falsifications de la vie et nous invite à dépasser le stade des représentations pour sortir de l’ignorance dans laquelle on est maintenu et saisir toutes les potentialités de l’existence. Car, et c’est l’originalité du propos de ce livre, si  le poète déplore la déshumanisation qui gangrène nos sociétés modernes, il excelle également à mettre en valeur les « beaux fruits » que nous offre le monde…

Quand vous serez dissipés dans la brume exhalée des vivants, que vous prendrez la mesure d’une infinie coudée votre vie passée, que vous direz en murmurant à l’oreille des enfants des choses entendues qui sauvent parfois des bouches trop goulues, que vous ferez mine de rien entre deux saules ici et deux ombres là-bas, que vous irez dans la vulgaire engeance des colères anciennes à califourchon sur de fières injustices, vous vous direz peut-être : va et note le chemin de ces quelques poèmes tombés de la poche du farouche claudiquant. 

« Quand vous serez » est un recueil d’impressions dans lequel le poète s’emploie à questionner le réel (devenu de plus en plus…virtuel !) pour s’interroger sur le vrai sens de la vie, se découvrir autre(« écrire, c’est détruire toutes les façons de percevoir existant déjà ») et saisir au vol l’ivresse de vivre de ses contemporains. Bref, par la grâce d’une écriture élégante et parfaitement maitrisée, Daniel Simon transfigure la réalité voire la recompose pour mettre en avant les forces actives de la vie et recueillir l’enthousiasme des utopies qui chantent dans la nuit du monde.

Pierre Schroven

Rithy Panh, Christophe Bataille

L’élimination, Rithy PANH avec Christophe BATAILLE, Grasset  (333 pages – 19€) – Ce récit à deux voix offre un éclairage bouleversant sur l’extermination par les Khmers rouges « des bourgeois, des intellectuels, des propriétaires » cambodgiens, sous le régime de Pol Pot.

Rithy Panh part sur les traces des bourreaux qui lui ont volé son adolescence et ravi sa famille.

Habité par trois objectifs : « comprendre, expliquer, se souvenir », il a choisi  de laisser un témoignage visuel (ses films dont S21) et écrit sur ce génocide dont il réchappa miraculeusement.

Le récit, à la veine autobiographique, se divise en deux axes : ce que le narrateur a vécu, vu, entendu (un passé obsédant, lancinant comme une douleur) et ce qu’il a pu recueillir en exhumant des archives, des photos ou en interrogeant  des tortionnaires et Duch dans sa prison.

Tout a basculé le 17 avril 1975, date à laquelle les parents de Rithy Panh et bon nombre de fonctionnaires étaient devenus « des oppresseurs » à éliminer. Les voilà déplacés, ballottés, d’un lieu à un autre, séparés, affectés à des camps, contraints à un travail exténuant.

Le narrateur, âgé de treize ans, va connaître la punition, les privations, la maladie.

Il perdra tout contact avec sa famille, sera réduit à la condition animale. Il égrène ses souvenirs heureux au sein de sa famille, contrastant avec les plus effroyables durant ces « quatre années terribles » où les horreurs s’enchaînent, la terreur.

Rithy Panh rend un vibrant hommage à ses parents : sa mère admirable pour son abnégation, sa bonté, son courage et son père, un héros, devenu « une boussole », qui lui avait donné le goût de la lecture, de la connaissance, ainsi qu’au peintre Vann Nath.

A Duch, présenté comme un « homme éduqué », capable d’aimer et de procréer, chargé du centre S21, revient la responsabilité d’un million sept cent mille morts.

A l’auteur, rescapé du kamtech, qui ne cache pas les séquelles d’un tel enfer (insomnies, cauchemars, agoraphobie, angoisse),ni son chagrin incommensurable, on aurait envie de le conforter dans la pertinence de son travail avec la citation de Karen Blixen : « Tous les chagrins sont supportables si on en fait une histoire ».

Rithy Panh  rend compte des atrocités (familles décimées), des exactions (tortures,massacres, viols, prises de sang) au nom d’une idéologie. Scènes insoutenables, poignantes, traumatisantes, l’horreur au-delà de l’entendement, de l’indicible, susceptibles de heurter la sensibilité du lecteur.

L’auteur fait entendre sa colère, sa révolte, son indignation à l’encontre de ceux qui ont détourné la vérité. Comment accepter les mensonges de Duch ? Si ce n’est qu’en soulignant sa soumission à sa hiérarchie, celui-ci se défendant en affirmant qu’il n’était « qu’un rouage entre les décideurs et les exécutants ».Faute d’obtenir la vérité, Rithy « cherche la parole » en tentant de soutirer des aveux, des confessions afin de montrer que Duch n’est pas un monstre, « que l’homme n’est pas foncièrement mauvais ». Mais « sa vérité n’était pas celle qu’il attendait ».

L’auteur n’était-il pas bercé d’illusions en pensant qu’il pourrait amener Duch vers plus d’humanité ?

Dans cette description foudroyante du totalitarisme, l’auteur pointe une analogie avec le stalinisme, un modèle pour Duch et dénonce cet embrigadement qui transforme les hommes en esclaves, en automates. Le récit est ponctué de slogans terrifiants, comme celui-ci : « Seule la violence chasse une violence antérieure ». Cruauté, barbarie, purge, fosses, charniers sont des mots clés traduisant le drame épouvantable que la bouffée d’oxygène apportée par la poésie peine à adoucir.

De nombreux ouvrages de références (si l’on en juge par la copieuse bibliographie) ont irrigué la pensée du narrateur dont : Primo Levi, Hannah Arendt, Claude Lanzmann, Jean Hatzfeld.

Le parcours hallucinant du narrateur force notre admiration, par son courage dans sa lutte pour survivre, « rester vivant », puis pour s’adapter dans sa famille d’accueil française et reprendre des études. N’a-t-il pas puisé sa force de résilience dans sa volonté d’évacuer le passé ? N’a-t-il pas caressé l’espoir que « chaque témoignage est une pierre qui contribue à édifier un rempart contre la menace du retour à la barbarie ».

Rithy Panh, avec la collaboration de Christophe Bataille, livre un implacable réquisitoire contre le Kampuchea démocratique et accomplit un travail de mémoire indispensable, trente ans après la chute de Phnom Penh. La puissance de cet éprouvant ouvrage l’assure de résister à l’oubli.

Nadine Doyen

Lee Seung-U

Ici comme ailleurs de Lee Seung-U – Zulma 2012 – Traduit du coréen par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet – 220 pages – 21 € – Kafkaïen est le premier qualificatif qui vient à l’esprit en lisant ce roman, pour l’univers dans lequel il se déroule et l’absurdité qui émane du parcours du personnage principal. Yu est muté par sa boite, le Gangsan Complex Resort, à Sori, une ville perdue entre un lac et des montagnes à l’Ouest du pays. « Lorsque, dans son guide, il a lu que « la petite ville de Sori, du fait de sa topologie particulière avait servi de lieu de bannissement », son cœur s’est de nouveau mis à balancer ».

L’histoire démarre sur ses mots qui donnent d’emblée le ton :

« Le vent a des hurlements de bête féroce. Au moment de quitter sa voiture, Yu a l’impression qu’un molosse enragé se jette sur lui. Il a un mouvement de recul. Le long des rues, papiers sales et sacs plastique tourbillonnent sous la bourrasque. Quelques véhicules cahotent sur la chaussée éventrée en soulevant des nuages de poussière ocre. Les rares passants, silencieux, font la gueule. »

Ici comme ailleurs est un roman hybride, indéfinissable. Il tient du polar, du roman noir, psychologique, métaphysique, à la limite du fantastique, et on pense à des films de cet extrêmement riche cinéma sud-coréen, en particulier ceux de Kim Ki-Duk, qui de même échappent à toute définition.

Lee Seung-U raconte le parcours d’un homme qui arrive dans une ville inconnue en pensant y travailler et qui y perdra tout ce avec quoi il est venu : sa femme, avant même d’arriver, car elle ne le suivra pas mais retournera dans une autre ville s’occuper d’un ancien amant, son portefeuille, l’accès à son compte, sa voiture, la raison pour laquelle il est là et ainsi de suite, comme si le réel se dissolvait derrière lui à chacun de ses pas. Sori, cette ville grise, froide, venteuse, inhospitalière et même dangereuse est un piège, mais à vrai dire, cet homme là n’avait-il pas déjà tout perdu avant même d’y arriver ? En refermant les dernières pages du livre, où la nature dans une apothéose grandiose, met un point final à tout questionnement, toute corruption, à toute l’absurdité de la condition humaine qui est exprimée ici, c’est la question que l’on se pose. Ce roman est un véritable condensé critique du monde d’aujourd’hui, une allégorie inversée, et finalement c’est un roman initiatique. On se détruit ici-bas et le seul espoir, le seul moyen que les hommes ont trouvé pour ne pas sombrer totalement dans la folie, c’est de quitter ce monde avant que la mort les prenne, découvrir par la dépossession, la paix éternelle. La grotte où un vieux fou dénommé Noé construit des maisons de pierre, est le seul lieu par lequel on peut s’échapper, le double enfermement devient matrice. Les vivants sont morts et les morts sont éternellement vivants. Les hommes libres sont piégés par une ville entièrement corrompue dans laquelle ils s’enlisent, ceux qui ont tenté de résister sont enfermés dans une grotte et découvrent dans l’enfermement, la liberté du détachement suprême. Subtile hybridation là aussi entre la pensée occidentale et orientale.

Ce roman austère, minéral, désespérant parfois, offre de par sa lecture elle-même, une étonnante expérience. Parfois, on voudrait poser le livre, le laisser tomber, mais il est impossible d’en sortir avant la fin car on la cherche, comme on cherche une goulée d’air. Par moment on s’ennuie,  on se sent morne et même quand la fin arrive, on reste hébété, comme choqué, voire insatisfait. La magie de Lee Seung-U, c’est de provoquer ainsi une réflexion, où soudain on accède à la compréhension de l’ensemble et on ne peut que saluer le génie de l’auteur. Ce n’est pas une lecture facile, une lecture de détente, si au départ nous pouvons être captivés comme on l’est par un polar, vers la fin, on s’enlise comme le protagoniste, on se sent gris. L’auteur nous fait traverser les états d’âme, les sensations de ce qu’il raconte, si bien que nous ne faisons plus qu’un avec ce que nous lisons. Avec le recul, c’est fascinant.

Cathy Garcia

Lee Seung-U est né en 1959 à Jangheung, au sud-est de la péninsule, et a passé son adolescence à Séoul. Suite à une expérience religieuse, il entreprend des études de théologie (« Je ne me sentais pas heureux, je me suis lancé dans cette voie pour fuir ce malheur et cette pression »), bientôt interrompues (« J’ai réalisé que l’on ne pouvait aborder la théologie d’un point de vue mystique ou à la manière d’un refuge. »). Le goût retrouvé de l’écriture se concrétise en 1990 par la parution d’un premier roman (Portrait d’Erisichton) qui lui vaut le Prix du jeune espoir littéraire de son pays. Majeure et unique dans la littérature contemporaine, sa voix est celle de l’intranquilité.

Du même auteur :

L’envers de la vie, Zulma, 2000

La vie rêvée des plantes, Zulma, 2007

Un lecteur attentif

Bonjour,

Cette nuit, j’ai continué la lecture (délaissée à cause de trop d’autres lectures concurrentes) du n° Spécial nouvelles de Septembre 2011.

Je tenais à vous féliciter pour votre nouvelle Le parc, qui est un bijou qui se représente d’abord comme d’un vert émeraude puis devient peu à peu très noir.

Fantastique cauchemar métaphysique sur l’intervention des identités, l’échange des corps (voir mon article sur ce thème dans la Revue Indications, analyse des nouvelles de Michel Rozenberg) mais qui se soutient, dans votre cas, d’une écriture ciselée et d’une poésie subtile qui fleure bon l’Ardenne et la Gaume. Perle rare. De plus, Lamberty est le nom de mon meilleur ami. Son père est gaumais. Je vais davantage me méfier de ce type aussi depuis cette lecture. D’ailleurs, il n’est peut-être aimable avec moi que parce qu’il convoite d’être moi…

Mais presque toutes les autres nouvelles sont bonnes

Le deux que j’ai lues l’année passée :

Vous souvenez de mon réveil de Frédérique Deghelt recoupe ce genre fantastique mais la poésie et la qualité de l’écriture en moins. Très bon pourtant.

Mise en abîme de Michèle Bougon est basée sur une idée originale (quoique pas tant que cela car les histoires de statues qui s’animent et de personnages qui descendent de leurs toiles n’ont rien d’exceptionnelles). Mais l’écriture est très belle, musicale même par endroit !

Celles que j’ai enfin lues cette nuit :

L’ange déçu (et non déchu) de Frédérique Longrée est bien écrite, bien développé jusqu’à la chute (d’une ironie qui touche au tragique). Je me reconnais dans ce personnage qui hait les transports en communs et qui trouvent que les autres qui l’entourent puent.

Cévennes de Jacques Cornerotte est très valable aussi. Je suis sensible au thème de la désertion des villages dans certaines régions de France mais cela se termine sur une note optimiste à laquelle, par nature, je suis moins sensible. Il aurait fallu un chute dans laquelle ce couple de nouveaux venus apparemment de bonne volonté se serait révélé des promoteurs de la pire race prédatrice, construisant des lotissements sur les hectares vendus par le vieux survivant, transformant l’école en luna-park et en casino et puis le vieux cévenol se suicide de désespoir.

Le néon rouge de Jean-Baptiste Pedini est aussi une excellente nouvelle qui suggère fort sobrement la tragédie de l’Alzheimer et les coïncidences étranges de la vie.

Un Belge au pays des bleuets de Loïse Lavallée et Claude Raucy ne manque pas d’humour et de sens de la caricature, c’est le moins qu’on puisse dire, mais elle n’est pas très bien écrite et l’enchaînement des étapes du scénario est parfois improbable (on peut y déplorer une coquille – il y a un « le » ou un « que » qui manque quelque part, je ne sais plus où).

Les autres ne sont pas des nouvelles.

Attention Patrice avec tes sauts de pages (qui t’ont déjà joué un tour avec le poème La table) : dans Moulin premier… de Daniel Abel, où il y a quelquefois de belles images mais dans un ensemble plutôt confus, la phrase farfelue mais bien sonnante « Le rossignol, par la gorge du condor, l’étincelle dispose quand/la foudre compose, refuser tout joug, celui surtout de l’or » est écrite deux fois, à la fin d’une page et au début de la suivante (à moins que c’était dans l’intention de l’auteur, sait-on jamais ?…)

C’est un peu kikine d’aller jusqu’à ce degré de comparaison, mais Monsieur Mathieu je considère que votre nouvelle est la meilleure, grâce à l’originalité de l’histoire, à la qualité de l’écriture et celle de la poésie du lieu.

Cordialement,

Daniel Pisters