L’étreinte, de Corinne Pluchart

Tu dis l’étreinte et puis la peau. La disparition de l’aube et de l’autre. Le ruissellement du sel à ta chair fragile, l’encombrement pesant des jours d’après.

Et puis… l’instant du soir entre l’étoile et l’ombre, l’immobile silence dans le dérangement des minutes arides. Ta main passée le long du temps, pressée contre l’emplacement de l’autre, les mots inutiles.

Tu dis la chair contre l’absence du nom et puis…. l’opacité fiévreuse des doigts sur l’invisible. La nuit bâclée par d’autres mémoires, les draps à peine vivants dans la montée du jour.

Tu dis l’étreinte et puis la peau…….et tout ce qui se tait dans l’indécise aurore.

 Son blog […]