Service de presse n°56

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • alors que cognent et fondent ces îles tentant la danse, poésie

Stéphane Rosière

Partycul Suystem, 2018, 73 pages

Partycul System, micro-label de musique et de poésie, est heureux d’accueillir Stéphane Rosière, dont la langue contient ce mélange rare, qui parvient à nous transporter parmi des contrées toujours mouvants, dans les confins confus de nos maquis mentaux. Ces poèmes bâtis de minimalisme soufflent, avec une retenue salvatrice, sur des braises encore chaudes… surtout, je chante; sinon, que deviendrait le monde?

A travers ce pieux dédale en forme de vol plané rétrospectif, la parole libre de Stéphane Rosière est marquée par les grands héritages esthétiques du 20ème siècle, surréalisme, beat generation, poésie sonore et récit de l’intime ou encore lyrisme post-technologique, comme une sorte de prairie industrielle couverte de graminées synthétiques. La contemporanéité ici à l’oeuvre nous fait accéder à l’universel et à l’intemporel; elle nous offre la chance d’une heureuse délocalisation, gage quasi quantique de stabilité pour l’électron que nous sommes, le temps de pumer une floque.

Jouvence, espoir, faux jour, mini tragédie, audace, maroilles et sauvagerie, ébahissement, soupir, joie pure, oubli, désenchantement, inabouti, la liste serait longue des émotions que l’auteur parvient à faire éclore, au creux de nos puits cérébraux. Sans doute à la recherche de l’os définitif…

  • L’Arbre de Silence, poésie

Eric Chassefière

Sémaphore, collection Arcane, 2018, 71 pages

« Ici, les mots cherchent à sondier le réel, à fluidifier la parole, à relier au silence l’écorce du temps, chaque pas est un jaillissement, une approche dans la nudité du poème. »

  • L’arrière-pays n’existe pas, poésie

Gérard Le Goff

Encres vives, 2018, 12 pages

  • Au milieu de tout, poésie

Louis Bertholom

Peinture de couverture et dessins intérieurs de Laskal.

Editions Sauvages, collection Askell, 2019, 176 pages

Louis Bertholom, né en 1955 en Bretagne, poète, critique, est publié en 12 langues. Auteur d’une vingtaine de livres, deux CD, dex DVD, il collabore à des revues littéraires, figure dans une soixantaine d’anthologies et collectifs (France et étranger). Il donne des récitals avec des jazzmen, intervient en milieu scolaire et étudiant. Il participe à des festivals en France et à travers le monde. Il est lauréat du Prix Xavier-Grall pour l’ensemble de son oeuvre.

A travers le phénomène migratoire, Louis Bertholom questionne les obscurantismes: Ne sommes-nous pas déjà / des obscurs qui refusent / de voir et d’admettre? L’exil est un droit, quête culturelle ou survie, nulle frontière ne devrait contrer les individus dont le sort est d’errer car l’espace leur appartient. L’humain est toujours au milieu d’un tout, acteur de lui-même.

Avec beaucoup d’empathie, l’auteur tente ici une approche solidaire et lucide d’un monde en mouvement. Eternel errant, il observe et restitue avec acuité l’esprit des villes et des sociétés et nous fait voyager dans les couleurs de la vie.

Sensible, non dénué d’humour, un recueil bouleversant…

  • Besoin d’infini, poésie

Alain Clastres

Unicité, 2019, 62 pages

« Dans ce recueil, un des sentiments, une des idées est ce besoin d’infini que l’on peut ressentir, cet infini qui nous constitue, comme il constitue toutes choses, la dimension à laquelle au fond nous appartenons pleinement, mais qu’il est souvent difficile de sentir, de saisir dans l’immédiateté, le brouhaha à court terme de la vie quotidienne et qui peut nous laisser un sentiment d’isolement ou de manque.

Un des sentiments, une des idées aussi, est que la porte de cet infini est déjà là, dans chaque chose, dans chaque être… »

Vu par l’auteur

  • Le casque de plumes, poésie

Olivier Billottet

2018, 48 pages

  • La chambre des récoltes, poésie

Christophe Forgeot

Interventions à Haute Voix, 2019, 45 pages

  • La clémence du sable, poésie

Simon-Gabriel Bonnot

L’Harmattan, 2017, 68 pages

« Ce second recueil de Simon-Gabriel Bonnot s’inscrit, de façon parfois plus lyrique que le premier, dans une volonté de maintenir l’image à son stade de beauté brute. A travers la conception d’une trame continue, La clémence du sable se fait un livre-amant qui, pour peu que l’on accepte d’y mêler notre choix, livre les interprétations poético-philosophiques de l’auteur sur le monde qui l’entoure d’une sensibilité charnelle, pour reprendre l’atmosphère du premier livre de Simon-Gabriel Bonnot, publié dans la même collection.

Simon-Gabriel Bonnot est né en septembre 1999. il a fait l’expérience de la nouvelle et du théâtre avant de se consacrer à l’écriture poétique. Dans son travail, l’auteur est avant tout préoccupé par la densité du verbe qui révèle les éléments du monde dans leur âpreté. »

  • Les Constellations de Charles-Albert Cingria

Paul Sanda

Sémaphore, 2019, 115 pages

Je ne veux (et ne peux) parler de toutes les oeuvres de Charles-Albert Cingria, je laisse cela aux universitaires et aux éxégètes car c’est en poète que je désire parler de lui, dans toute sa générosité d’aueur profondément original et élevé, et non en analyste. Sans doute sera-ce le principe de ce petit livre, qui n’examinera l’oeuvre que pour tenter de vous en faire partager le merveilleux et la beauté, cette puissance émotionnelle qui porte très loin en soi la liberté créatrice.

Paul Sanda

  • Les contrées des âmes errantes, roman

Jasna Samic

Editions M.E.O., 2019, 431 pages

Dans leur modeste appartement parisien convoité par les promoteurs, Leana voit Aliocha se saouler chaque soir et compulser obsessionnellement ses documents familiaux. Ce naguère brillant informaticien, un des hommes les plus élégants de Sarajevo, est miné par son éternelle interrogation: son père, qu’il n’a pas connu, a-t-il fait rouler les convois de la mortavant de disparaître en 1945? Réquisitionné? Complice de l’innommable?

A travers trois journaux intimes des ascendantes d’Aliocha, celui de sa Babouchka Liza – une Russe qui a connu TolstoÏ et fui le bolchevisme jusqu’en Bosnie – celui de sa mère Irina et celui de son Omama Grete – émigrée de Vienne à Sarajevo – Lena raconte la saga familiale de son premier ex-mari, demeuré amant puis réépousé pour qu’il échappe à la guerre… Entrecroisement d’errances mêlées à la sienne propre d’amoureuse de l’art – Sarajevo, Istanbul, Londres, New York et surtout Paris – poussée par une farouche soif d’indépendance, en quête permanente d’authenticité, affrontant contre vents et marées les apparatchiks ubuesques, les mâles retors, les imposteurs littéraires, les snobs parisiens, les intégristes islamistes enfin.

Jasna Samic partage sa vie entre Paris et Sarajevo…

  • Des nuits au mixer, poésie

Marc Tison

Edith La Chienne, 2018, 110 pages

  • Du feu dans les brindilles, poésie

Aurélien Dony

Bleu d’encre, 2019, 65 pages

  • Enigme du seuil, poèmes et dessins

Rio Di Maria

L’arbre à paroles, 2018, 148 pages

  • Les fissures de l’aube, poèmes

Alain Fleitour

L’Harmattan, 2019, 95 pages

J’ai visité la terre celle peuplée d’humains, j’ai voyagé en ses contrées.

Alain Fleitour, homme pudique et fougueux, s’imprègne de ses rencontres, guidé par des mots sans éloquence gratuite, pour en devenir le témoin. Acuité, sincérité guident sa prose et ses strophes.

Des images puissantes en évocations subtiles et gracieuxes lui viennent de la nature. Leitmotivs de la neige symbole de pureté, de lumière, de l’hiver, des souvenirs, parfois de l’enfance, en opposition avec le sombre, le noir, la terre qui étouffe, la cendre qui disperse.

Beaucoup de petites merveilles nous laissent sans mot et nous surprennent par leurs fulgurances. Une qualité d’écriture souvent étonnante dans la précision des sujets qu’elle convoque, des situations dont elle témoigne.

On retrouve le goût salutaire de la poésie qu’on aime. Une poésie qui ne renonce pas, une poésie de renaissance où les mots suggèrent un salut bien meilleur qu’une consolation. Une poésiequi dénonce parce qu’elle se veut révolte et lucidité, un souffle qui donne au poète de simplement se tenir debout et solidaire des autres.

  • Les Fondateurs suivi de La fontaine d’eau et de feu, poésie

Anne Michel

L’Harmattan, 2018, 86 pages

« Dans notre maison de vacances en Charente, les étagères des bibliothèques croulaient sous les livres. Je lisais beaucoup. L’année de mes dix ans, j’avais déniché un exemplaire du Roland furieux de l’Arioste, illustré de gravures par Gustave Doré, ouvrage monumental, à la couverture cartonnée rouge sombre ornée de caractères dorés.

Je vibrais à ces descriptions d’évènements inspirés par l’Histoire. Il y avait là, grâce au génie des mots et à la tension rythmique de l’Arioste, assortis aux dessins presque délkirants de Gustave Doré, le mystère de l’humain, de son apparition, de son temps et de ses lieux. C’est le fil conducteur du recueil Les Fondateurs, de la Genèse.

Ce recueil fabule le chemin des Hommes, de l’ère du surgissement à celle de leur présence, de leurs actes et de leurs oeuvres. Dans un élan d’inspiration épique sans oublier que chaque poème, ce point du souffle où tout fait sens, est un acte pour, contre ou avec l’humanité.

Après des études de philosophie à la Sorbonne, Anne Michel quitte la France pour la Côte d’Ivoire. Elle y séjourne plusieurs années, enseigne le français tout en suivant un cursus d’Histoire de l’Afrique à l’Université d’Abidjan. De retour en France, elle exerce le métier de journaliste et critique littéraire à Harper’s Bazaar France et à L’Officiel de la Mode. Elle se consacre pleinement à l’écriture.

https://www.annemichel.fr

  • Fractales, poésie

Dario Pellegrini

avec 6 collages originaux d’Agnès Trousselard

Les solicendristes, 2018, 49 pages

Dario Pellegrini, voyageur inépuisable entre les lignes. Dislocation régulière à l’infini, Fractales puise dans les failles, les trous noirs puis paraît rebondir là où beautés et traces rejoignent quelque mythe.

Le poète essaie d’y saisir les vibrations profondes…

Fractures fatales, peut-être jusqu’à l’Etoile et la nature vraie? Ordo ab chaos?

Ou simplement les échos d’un cheminement intime, tels éclats, inflorescence et vie.

A côté de cet espèce de kaléidoscope de réalités fractionnées, et en contrepoint, les collages d’Agnès T. nous disent, déchirés, reconstruits, leur clin d’oeil si espiègle et leur vraie liberté, danse,chant de signes…

  • Hawking; Etoile sans origine, poésie

Catherine Andrieu

Editions Rafael de Surtis, Collection Pour un Ciel désert, 2018, 37 pages

  • Hiver de peur, conte des saisons pour enfants

Jeanne Champel-Grenier

Orthez, 2016, 42 pages

  • Intermède vénitien

Gérard Le Goff

Encres Vives, collection Lieu; 2019, np

  • Je vous regarde partir, poèmes

Christine Van Acker,

L’Arbre à paroles, 2019, 65 pages

« La première chose qui m’est venue à l’esprit en écrivant ce livre, c’était le souvenir de mon père qui m’apprenait à lire quand j’avais cinq ans, lui qui n’était pas allé plus de trois ou quatre ans à l’école primaire, lui pour qui l’écriture était « utile ». Assise sur ses genoux, sage, docile, désireuse de savoir ce que cachaient ces signes mystérieux, je suivais le chemin de ses larges doigts sur les lignes de La petite chèvre turbulent. Il dissipait, avec le dévoilement de ce premier livre, la brume qui me cachait l’autre sens des mots quand ils sont fixés sur le papier. Il ouvrait les portes de mon émancipation. Il me montrait le chemin de mes futures évasions. »

  • Mots

Philippe Jaffeux

Lanskine, 2019, 72 pages

Alphabet

L’alphabet surgit comme un événement irrationnel; une manifestations transgressive suscite une sortie de l’écriture au moyen même de l’écriture; les lettres déjouent, de ce fait, une fuite vers un idéal ou un absolu extérieurs à elles-mêmes. L’alphabet, entendu comme un ensemble d’éléments premiers, incarne une puissance susceptible de tout remettre en cause.

  • Le parfum du monde, poèmes de Java

Eric Chassefière

Encres Vives, collection Lieu; 2018; 20 pages

  • Passants, poèmes

Gérard Le Goff

Encres Vives, 2019, 16 pages

  • Poètes et artistes du Bal Blomet durant l’Entre-deux-guerres

Patrick Picornot

Parole & Poésie, 2019, np

  • Le reste du feu, poèmes

Gérard Le Goff

Encres vives, 2019, np

  • Saint-Pol-Roux –Le Cosmographe des Confins

Bruno Geneste / Paul Sanda

préface de Jacques Goorma

Rafael de Surtis / Editinter, 2018, 169 pages

Le présent ouvrage tente une véritable instrospection dans l’oeuvre du poète symboliste Saint-Pol-Roux, grand explorateur des confins intérieurs. C’est au plus près des limites, en l’espace antédiluvien du littoral breton, que le Magnifique élabore une grande partie de son oeuvre de poète-penseur; de l’inexprimable beauté, tendue à l’extrême depuis le promontoire dressé au-dessus des flots (le Manoir du Boultous, à Camaret) qui fût pour cet homme de l’écume un observatoire de haute amplitude. Saint-Pol-Roux épousa, tout au long de sa vie, cette recherche rimbaldienne du lieu et de la formule, d’une localité du vide et de lumière où tant de traces ont pu se perdre dans l’infinie beauté des vacuités. Ainsi marchons-nous aux côtés de celui qu’André Breton désigna comme l’un des plus fins précurseurs du surréalisme, un poète à la parole de haut vol, un être à l’esprit vif arpentant les contours abrupts de la côte sauvage. C’est avec les sens si aiguisés que, passant à travers les formes du réel, le Mage de Camaret déposa alors, dans les coeurs, d’étranges vigueurs qui, au plus profond, travaillent à un prolongement, à une extension des plus subtiles, à l’élévation d’une poésie spirituelle finalement dégagée de toute contingence…

  • Saperlipopette!, album pour enfants

Jeanne Champel-Grenier

France Libris, nd, 77 pages

  • Sidérales, poèmes

Tristan Alleman

Traverses, 2019, 75 pages

Tristan Alleman publie des textes courts, des nouvelles, des « fusées » que l’on peut appeler parfois poèmes, des histoires. Sidérales rassemble des textes écrits dans un espace de vingt-cinq ans, des formes d’amour courtois contemporain, des suppliques, des hommages, des chants, des mélancolies.

Ses textes enchantent pour mieux embrasser ce qui nous permet d’être au monde et de le trouver beau.

« Elle a libéré les oiseaux.

La cage est ouverte.

Le ciel est immense.

Il a absorbé les ailes, les gestes, les mouvements.

Le ciel est bleu d’oiseaux. »

  • Spécial Silvaine Arabo

Encres vives, 2019, 16 pages

  • Les tulipes du Japon, roman

Isabelle Bielecki

M.E.O., 2018, 238 pages

Une histoire d’amour (qui finit mal, mais…)

Une histoire de guerre des nerfs dans une entreprise japonaise (qui finit bien, mais…)

Et des souvenirs qui balisent six journées d’une vie de combat.

Car rien ne se donne à une jeune immigrée, même quand elle est décidée à pleinement s’intégrer. Il faut se battre pour trouver une forme de bonheur, se démener pour garder sa place dans le monde professionnel, particulièrement s’il est transplanté d’une autre culture et ne se greffe pas facilement.

Les revues suivantes :

  • Art et Poésie de Touraine 236, printemps 2019
  • Le bibliothécaire 4/18 et 1/19, octobre 2018 à mars 2019
  • Cabaret 29 ; printemps 2019
  • Le carnet & les instants 201 et 202 ; 1er  et 2ème trimestre 2019

« Dans le domaine littéraire, le « simple » fait d’être publié à compte d’éditeur constitue en soi une consécration, tant les appels sont nombreux et rares les élus. Une fois le livre publié, les auteurs peuvent légitiment nourrir d’autres ambitions et caresser l’espoir que leur ouvrage sorte du lot et atteigne d’autres formes, supérieures, de reconnaissance. Le constat est toutefois identique à celui du stade précédent : il y a beaucoup d’appelés pour peu d’élus… Chacun à leur façon, Pierre Mertens, Adeline Dieudonné et Amélie Nothomb ont régné sur cette rentrée littéraire, mais leurs parcours respectifs rappellent surtout qu’en littérature, il n’est de rois sans faiseurs de rois, et d’auteurs sans lecteurs, qu’ils soient professionnels ou non. »

  • Comme en poésie 76 et 77, décembre 2018 et mars 2019
  • Debout les mots 72, janvier à mars 2019
  • Eclats de rêves 64, 2ème semestre 2018
  • Florilège 174, mars 2019 ; 175, juin 2019
  • Le Gletton 512 à 516, décembre 2018 à avril 2019
  • Intervention à Haute Voix 59, 4ème trimestre 2018
  • La lettre de Maredsous, 48ème année, 1, avril 2019
  • Libelle 307 à 309, janvier 2019 à mars 2019
  • Mot à Maux 7, septembre 2018 ; 8, mars 2019
  • Nos lettres 28, décembre 2018 ; 29, mars 2019
  • Portique 114, avril à juin 2019
  • Reflets Wallonie-Bruxelles 58, octobre à décembre 2018
  • Rose des temps 32, septembre à décembre 2018 ; 33, janvier à avril 2019
  • Septentrion 1/2019, 1er trimestre 2019
  • Soleils & Cendre 127 ; décembre 2018

Textes et toiles… fils de soi ; volume 1

« Ce numéro constitue le premier volume d’un ensemble qui en compte deux : une sorte de numéro double. Il en est ainsi pour des raisons pratiques. Les textes des deux numéros ont tous été amorcés lors des Rencontres d’Ecriture deVilledieu, aucours de trois ateliers.

Les participants ont mené, parallèlement à l’écriture, un travail de création plastique en coopération. Quelques images en sont restituées dans les pages de ce numéro. L’ensemble est disponible sur le site de la revue. Le texte collectif, créé dans l’effervescence du groupe, figure à la fin de chacun des deux volumes. »

Invitation-Jeudi 8 novembre-19H30

Invitation SLL 08-11-2018.jpgInvitation SLL 08-11-2018

Rémy Cornerotte, Seul, poèmes retrouvés, avec des photographies de Jacques Cornerotte, éditions Traversées, janvier 2018, 68 pages, 15€ ==> lire la chronique  
==> Seul Bon de commande

Frédéric Chef, Poèmeries, préface de Bertrand Degott, Éditions Traversées-Poésie, 96 pages, Juin 2018, 15€
==> Lire la chronique
==> poèmeries bon de commande

Paul Mathieu, Le temps d’un souffle, illustration de Blandy Mathieu, Éditions Traversées, collection images, 72 pages, 18€
==>Lire la chronique
==>Bon de commande

Service de presse n°46

0-2

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

* Anthologie poétique 1972-2012

Maurice Couquiaud

L’Harmattan, 2014, 220 pages

(7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris;

+ 33 (0)1 40 46 79 20 http://www.harmattan.fr )

Maurice Couquiaud demeure marqué par ses souvenirs d’enfance pendant la Deuxième Guerre mondiale. Sensible aux troubles qui ne cessent d’agiter le monde, à travers le bonheur et la tragédie, il a cherché, pendant plus de soixante ans d’écriture poétique, à traduire émotionnellement non seulement les événements traversés, mais les bouleversements de la pensée, des connaissances, des moeurs, et de la société. L’esprit et le coeur trouvent en ces pages une résonance commune.

« Je crois que jamais vos poèmes ne m’ont semblé comprendre si pleinement à la définition du poème: une image ou un ensemble d’images analogiques, mélodieuses et rythmées. En tout cas, une fois de plus, ils m’ont charmé au sens étymologique du mot. »

Léopold Sédar Senghor

« Je vous retrouve avec plaisir. Vieux souvenirs depuis votre premier livre, au si beau titre: Que l’urgence demeure! »

Yves Bonnefoy

« (…) car avec Char, Guillevic ou Vigée, il est un des grands poètes qui figureront parmi les classiques du XX ème siècle, avec une bonne part du XXIème siècle »

Paul Van Melle

Maurice Couquiaud fut rédacteur en chef de la revue Phréatique pendant 17 ans. Ancien vice-président du Pen-Club français, il est sociétaire de la Société des Gens de Lettres, et membre du Centre International de Recherches et d’Etudes Transdisciplinaires. Il est l’auteur de trois essais consacrés à ses réflexions sur l’étonnement poétique et la place de l’homme au sein d’un univers mystérieux.

Parmi ses recueils publiés, certains ont été couronnés par des jurys prestigieux, comme ceux de l’Académie française ou de la Société des Gens de Lettres.

* Appel du large

Rome Deguergue

Alcyone, collection Surya, 2016, 40 pages

Les textes sont accompagnés de huit superbes photographies en noir et blanc de Yan Le Flohic.

Après avoir pérégriné durant deux décennies en Europe, Arabie, Iran, aux USA, Rome Deguergue a depuis quelques années regagné l’Aquitaine de son adolescence, afin de se consacrer à l’écriture, à la traduction, et à la création d’Ateliers De Plein Air, Champs de géo-poésie, dispensés à de jeunes publics de par l’Europe et destinés à utiliser des « mots migrateurs » pour s’assurer de la vitalité et de l’avenir du français, capable de dialoguer avec d’autres langues du monde.

Du sommet de la dune du Pyla, la randonneuse géo-poète observe l’océan, et le microscosme des sables qui l’emporte – et avec elle le lecteur, à travers les époques et l’espace. « je suis d’ici & d’autres ailleurs traversiers » : sensible à l’étrange étrangeté du monde, que modifient les temps climatériques, Rome Deguergue va de l’avant, se cherche dans le monde offert au marcheur, nous propose de « réapprendre à voir, en écho diffracté », de redevenir « Souffle, graine, voix échappée à la ronde des lunes, aux grands anneaux du temps d’avant, inachevés et complices de l’avenir en expansion infinie » et de « percevoir, mugissantes les paroles croisées, singulières, lancées d’autres déserts ».

La prose poétique, vibrante et rythmée, de l’auteure, fait siennes les leçons d’Hölderlin, de l’exilé de Guernesey, évoque Edouard Glissant, Paul Valéry, Kenneth White… Pour la poète, comme pour eux, « La terre est un mot qui embrasse la terre » – et sa voix prophétique résonne,

appel du large, sur « l’horizocéan » que nous dévoilent ses mots, et les belles photos de Patrice Yan le Flohic.

Marilyne Bertoncini


* Dans l’atelier des nuits – Poèmes somnambules

Claude Vancour

Bf éditeur, 2014, 190 pages.

« Noctis (II)

La traversée du silence

quand les pas gourds reprennent

possession des espaces vieillis

et que l’eau de cette vie nous revient

humectée d’un demi-réveil,

quand les doigts, la langue se remémorent

la place de chaque phalange et s’assurent

de chacune des gerçures,

vérifient une à une

la non-cicratisation des espérances. »

Claude Vancour, poète, traducteur, historien et politologue, né en 1948. Il publie son 7ème recueil de poésie. Auteur (sous son nom d’état-civil Vladimir Fišera) d’anthologies de poésie slave et d’ouvrages d’histoire contemporaine de l’Europe. Prix de poésie Mitteleuropa 1992. Second prix Pierre Corneille 2014.


* L’Homme détaché

Mandin

Lanore, 2016, 108 pages http://mandin.com http://www.fernand-lahore.com contact@editionslanore.com

Dans ce parcours s’inscrit l’écriture comme la seule impasse possible sous conditions de gommer ce qu’on pourrait en dire. Une matière s’y travaille de mots rares, où les concepts s’architecturent dans l’épure, se calligraphienet despace blanc et de respirations, spasmes

ou souffles longs, de leitmotive en variations. En cette substance, Savie, est un art poétique liminaire qu’il faut interroger inlassablement comme les échos de Maria Gabriela Llansol ou de Roberto Juarroz. Autant de motifs pour tisser les labyrinthes savants qui mènent à la réconciliation.

Autre spasme, celui de la colère et d’une humanité fustigée en son arrogance ignorante. Le poète poursuit sa solitude, travaillant le médium d’un nouvel amour où la Femme et l’Homme se retrouvent, à côté. Savie est enjeu dans la quête poétique de la Femme au portrait impossible où l’or alchimique affleur d’un regard et d’une chevelure. La sexualité en cascades et mots en chaos se fraye toutes les issues de la liberté dans le dictionnaire amoureux. Les noeuds se sont déroulés jusqu’à leurs noyaux.

La nuit est tombée sur Paris. Une femme fume sous un lampadaire, de l’autre côté de la vitre, le Poète la regarde…

Et l’autre et l’une deviennent la même nuée souple

la même présupposition

La nuit serait consolation si tout faisait corps en son revers.


* Hors je, poésie

Stephen Blanchard

Préface de Joël Conte

France Libris, 2016, 48 pages

Stephen Blanchard est le président-fondateur depuis 1974 de l’association « Les poètes de l’amitié – poètes sans frontières » (marque déposée) qui pubkie la revue de création littéraire et artistique Florilège. Fondateur des Rencontres Poétiques de Bourgogne en 1990, du Prix de l’Edition de la Ville de Dijon en 2001, il crée entre autre « l’Union Nationale pour l’Information des Auteurs et Concouristes » en 1991, puis en 1994, l’associaiton « de la poésie contemporaire française »…


* Humeurs Alphabétiques, poèmes

Jeanne Galand

Chloé des Lys, 2015, 77 pages

rue de Maulde, 26 à F-7534 Barry chloe.deslys@scarlet.be http://www.editionschloedeslys.be

Recueil de poèmes reflètant l’expression spontanée et sans tabous d’un temps de crise amoureux.


* Intempéries

Emmanuelle Imhauser

Atelier de l’agneau, 2015, 51 pages

1, Moulin de la Couronne à F-33220 St-Quention-de-Caplong; +33 (0)5 57 41 28 57 at.agneau@wanadoo.fr http://atelierdelagneau.com

« est-ce si difficile

parler de l’outre creuse infinie des saisons

des blés mûrs et dorés qui poussent dans les rues

de l’effluve des mers au nom vert exotique

des pistes d’un langage aux agrumes bleutés »

Le réel d’une femme, transformé en images ou pas, au rythme des journées et des années… Tout en questionnant les mots, l’auteur célèvre tout autant le froid, les enfants, la fête…

De nationalité belge, Emmanuelle Imhauser naît en 1959 à Bukavu, (province du Kivu, ex-Cong belge). Après des études de français, de théâtre et de communication, elle entreprend une thèse en anthropologie à l’université de Liège.

Proche de l’écrivain Jacques Izoard (1936-2008), passionnée de poésie, elle publie en 2012 son premier livre: Mise en pages à l’Atelier de l’agneau. Elle travaille aujourd’hui à la Bibliothèque Ulysse Capitaine, à la conservation des Fonds patrimoniaux de la Ville de Liège.


* Poéclats (Caprice avec des ruines)

Martine Morillon-Carreau

Editinter, 2015, 74 pages

Transformer la contrainte en véritable moteur de l’inspiration, son apparent ennemi intime, tel est ici le défi. La contrainte d’écriture de Poéclats, le prélèvement (chaque mot de chaque poème – sauf dans les anagrammes liminaires – a été prélevé dans l’oeuvre romanesque et théâtrale de Julien Gracq), joue d’emblée, par des indices suggestifs mais réticents, avec le secret d’abord préservé autour de cette contrainte et son dévoilement: les deux citations épigraphes de Gracq livrent les indices programmateurs, les anagrammes liminaires disent tout, quoique de manière cryptée – les deux dernières pages de l’après-dire révélant enfin au lecteur l’exacte matrice des anagrammes initiales.

Martine Morillon-Carreau

« Ce livre, entre palimpseste (le disparu sous ce qui reste) et ramnence (ce qui reste quand le tangible a disparu) se tien au bord du secret, avec vue sur lui et interdiction de le dévoiler – le secret, si près du sacré (phonétiquement comme philosophiquement)! »

Martine Morillon-Carreau, née à Nantes en 1948, est membre de la Direction de rédaction collective de la revue Poésie/Première et du comité de rédaction de la revue 7 à dire. Invitée du Mercredi du Poète en octobre 2010 à Paris, elle est publiée par diverses revues et anthologies de poésie et de nouvelles, tant françaises qu’étrangère. Poéclats, Caprice avec des ruines, est son neuvième ouvrage. (http://m.morillon.carreau.free.fr)


* Poèmes insolites

Véronique Guyotot-Lanz alias ÉOA


* Silence, mort et conquête, poèmes

Grégory Lebarbier

Les Presses littéraires, collection Florilège


* Soleils au monde

Anna Roques-Sanchez

Snott, collection Revers, 2015, 69 pages

53, Boulevard Montebello à F-81000 Albi

Encres de Laurent Arévalo


* Zoartoïste et autres textes

Catherine Gil Alcala

Editions La maison brûlée, 2016, 131 pages

(Joël Marette; +33(0)9 67 31 97 76; contact@editionslamaisonbrulee.fr )

Zoartoïste:

Théâtre * poésie

Un rite des morts et des renaissances.

Le flot des vies jaillit du corps morcelé, ensorcelé de Zoartoïste dans les éclats des miroirs.

« Zoartoïste… prononce une voix de noyé dans un rêve, c’est le nom d’une divinité animale du monde archaïque ou d’un démiurge industrieux dans la dent creuse d’une caverne tellurique.

Les esprits s’agitent et vitupèrent autour des dormeurs dans le vacarme de la mort.

Alors l’autiste rase les murs dans un abîme de sons. »

Contes défaits en forme de liste de courses

Poésie

Tapage des miracles, tourbillon des rêves, des sons, des sens, de la jouissance du langage, de l’érotisme des corps, des désirs de la mort, de l’humour grinçant des dents noires de geisha.



Les revues suivantes :

* Le bibliothécaire 4/2016, octobre à décembre 2016, 92 pages

périodique trimestriel – juillet à septembre 2016

B-1470 Genappe dagneau.michel@skynet.be

(Michel DAGNEAU)

* Cabaret n°20, hiver 2016

31, rue Lamartine, F-71800 La Clayette revue-cabaret@laposte.net

(Alain CROZIER)

* Cahiers de la rue Ventura n°34 amis.rueventura@hotmail.com http://clcailleau.unblog.fr

9, rue Lino Ventura à F-72300 Sable-sur-Sarthe

(Claude CAILLEAU)

Bonne feuilles… Antoine Emaz

Une rencontre inattendue… par Bernard Grasset

Femmes poètes (suiite):

Andrée Chédid, Hélène Cadou, Sabine Sicaud

Textes de Paul Badin, Christina Bulting, Françoise Vignet

Vers et proses de… Daniel Birnbaum, Eric Chassefière, Paul Couëdel, Guillame Decourt, Colette Elissalde, Claude Gobin, Béatrice Marchal, Sydney Simonneau

Des jours entre les mots… par Michel Passelergue

Les pages d’enfance de… François Tézenas du Montcel, Nicole Nadir

Lire et relire Marie Noël… par Jean-Marie Alfroy

Vagabondage dans les revues et les livres


* Le carnet et les instants n°192, octobre à décembre 2016, 50 pages

Lettres belges de langue française, bimestriel

Bd Léopold II, 44 à B-1080 Bruxelles http://le-carnet-et-les-instants.net carnet.instants@cfwb.be

(Laurent MOOSEN)

Dossier: La littérature pour adolescents

Evénement: Xavier Hanotte

Anniversaire: Plumes du Coq …


* Florilège n°165, décembre 2016; 56 pages

revue trimestrielle de création littéraire et artistique

Maison des Associations « Les poètes de l’Amitié », revue Florilège, boîte H1, 2, rue des Corroyeurs à F-21000 Dijon. redacflorilege@gmail.com

(Stephen BLANCHARD)


* Interventions à Haute Voix n°56, 4ème trimestre 2016.

Indignons-nous!

5, rue de Jouy à F-92370 Chaville gerard.faucheux@numericable.be

(Gérard FAUCHEUX)

« …Nous indigner ne suffira évidemment pas. Ce n’est que l’étape nécessaire pour nous inventer une démocratie véritable, au service de l’humanité entière. Mais commençons par cela: faisons entendre notre voix et notre colère, indignons-nous! »

Marie-Josée Christien

Textes de: Eliane Biedermann, Danielle Allain Guesdon, Laurent Bayssière, Louis Bertholom, Anne-Lise Blanchard, Anne Bouchara et de beaucoup d’autres; différentes chroniques, des illustrations en noir et blanc, des textes bien choisis, bref un tout qui permet d’agréables moments de lecture…


* Libelle n°282 à 284, octobre à décembre 2016

6 pages A5 – Mensuel de poésie

14, rue du Retrait à F-75020 PARIS

+ 33 (0)1 43 15 24 29 pradesmi@wanadoo.fr

http://www.libelle-mp.fr

(Michel PRADES)


* Microbe n°98, novembre-décembre 2016

Launoy, 4 à B-6230 Pont-à-Celles ericdejaeger@yahoo.fr

(Eric DEJAEGER)


* La poésie contemporaine – recueil 2016, préfacé par Kathleen Hyden-David et Dissidences – recueil de poèmes 2016, préfacé par Jeanne Champel-Grenier

Les presses littéraires, collection Florilège/L’aéro-page

* Reflets Wallonie-Bruxelles n°50, octobre à décembre 2016, 84 pages

Organe officiel de l’Association Royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie ; Joseph Bodson, 109, rue de la Mutualité à B-1180 Bruxelles ; articles et chroniques joseph.bodson@skynet.be http://www.areaw.org

(Joseph BODSON)


* Septentrion 4/2016, 45ème année, 100 pages

Arts, Lettres et Culture de Flandre et des Pays-Bas,

revue trimestrielle éditée par l’institution culturelle flamando-néerlandaise « Ons erfdeel vzw » …

beaucoup d’articles et chroniques très fouillés

Murissonstraat 260 à F-8930 Rekkem.

+32 (0) 56 41 12 01 http://www.onserfdeel.be http://www.onserfdeel.nl http://septentrionblog.onserfdeel.be

(Luc DEVOLDERE)


* Traction-Brabant n°71, décembre 2016

Association Le Citron Gare, 1, rue des Couvents à F-57950 Montigny-lès-Metz p.maltaverne@orange.fr http://traction-brabant.blogspot.fr

(Patrice MALTAVERNE)



 

Un article de Georges Cathalo sur le N°80 de Traversées- pour la revue Texture

Un article de Geoges Cathalo sur le n°80 paru originellement sur le site de la Revue Texture, le site de Michel Baglin


n80recto

Patrice Breno ne souhaite pas faire les choses comme on s’y attendrait puisqu’il faut aller à la page 184 pour trouver son édito dans lequel il rend un hommage appuyé aux membres de son Comité. Le bonheur qu’il éprouve à composer chaque numéro est ressenti par le lecteur qui devine que chaque écrit a été choisi avec soin. En parallèle avec le Printemps des Poètes, Traversées a souhaité consacrer un dossier de 80 pages à la collection Poésie Gallimard qui fête ses 50 ans. Sous la houlette de Xavier Bordes les douze derniers titres de cette série sont ici présentés. Pour chaque poète, après une brève présentation, on lira quelques poèmes représentatifs du style de l’auteur au sein d’un florilège de grande qualité.
S’en suivent les écrits de 21 poètes présentés par ordre alphabétique, de façon à ne pas imposer une quelconque hiérarchie dans le choix. C’est là que l’on peut constater la diversité des écritures actuelles qui se présentent sous différentes facettes, attractions ou répulsions selon chaque lecteur. Retenons, dans ce riche corpus, l’écriture choc de Fred Bonnet, le poème désarticulé de Jean-Marc Couvé, la douce voix de Michelle Hourani, les étonnants flashs d’Anne Léger ou les étranges « planches d’une encyclopédie imaginaire » d’Eric Godichaud. En relisant l’ensemble, il apparaît que ce serait finalement tout qu’il faudrait citer tant ce numéro de Traversées est, une fois de plus, entièrement réussi.

©Geoges Cathalo