Monique Thomassettie, Une eau faite chair, poèmes et trois œuvres plastiques ; Bruxelles : Monéveil, 2018 ; Collection Passage

Chronique de Pierre Schroven

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                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 Monique Thomassettie, Une eau faite chair, poèmes et trois œuvres plastiques ; Bruxelles : Monéveil, 2018 ; Collection Passage


D’une manière générale, la poésie de Monique Thomassettie nous fait toucher notre absence de sol et nous expose à l’étrangeté de notre présence au monde. Il n’en va pas autrement avec ce livre qui fait la part belle à cette eau qui symbolise l’impermanence et l’écoulement de la vie, ce processus cosmique qui se déploie et dont nous sommes parties intégrantes. Explorant l’univers, les silences, les rêves épars voire son être profond, l’auteure s’attache ici à révéler la face cachée de la réalité (les profondeurs qui se cachent derrière les apparences) et à donner du jeu au possible ; mieux, en posant des questions là où il n’y a que des réponses, elle nous aide à dépasser nos abstractions et nos idées toutes faites afin de débusquer une vie qui serait plus la vie. Ici, chaque poème semble se donner au vouloir mystérieux d’une route que personne ne prend ; ici, chaque poème ne nomme que les endroits où le cœur se retrouve ; ici, enfin, chaque poème est une machine à augmenter le monde. Ainsi, pour Monique Thomassettie, l’artiste, en créant voire en rêvant, fait acte de foi dans la vie, enchante les choses, conjure le sort, appelle l’inconnaissable, érode les conventions et développe cet instinct de « confiance au monde » cher à Bachelard. Bref, avec « une eau faite chair », Monique Thomassettie ouvre en nous le bonheur de vivre d’une pensée qui s’accommode de toutes les variétés d’existence, bouscule le repos des sens et fait vaciller en nous l’image du monde(avec la seule préoccupation d’embellir l’existence).

 

Et le sable mouillé aux larmes des exils…

Et à d’autres chagrins, errants et attirés

Par l’éternelle promesse

d’un Horizon marin…

 

Flou de larmes, se devinera-t-il

un lever de soleil ?

 

Quand les embruns sont dans les yeux

 

    ©Pierre Schroven

 

De blancs oiseaux boivent la lumière suivi de Nuit de Grand Vent : Poèmes-Réédition(Et sept œuvres plastiques)/ Monique Thomassettie ; Bruxelles : Editions M.E.O., 2015

Chronique de Pierre Schroven

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De blancs oiseaux boivent la lumière suivi de Nuit de Grand Vent : Poèmes-Réédition(Et sept œuvres plastiques)/ Monique Thomassettie ; Bruxelles : Editions M.E.O., 2015

Ce recueil, publié une première fois sans les œuvres plastiques en 1994 au Non-Dit, apporte une fois de plus la preuve éclatante que Monique Thomassettie est peintre dans son écriture et écrivain dans sa peinture ; chez elle, poèmes et peintures s’unissent d’une même voix pour interroger les limites de la visibilité et nous faire découvrir que le monde dans sa forme donnée n’est pas le seul possible.

Ose mon encre

Couler en prières

Afin que de mon cœur déborde

Un lait d’étoiles

Au détour de chaque page, l’auteure nous montre qu’elle n’a rien oublié de l’amour, de ses danses et de ses chants d’oiseaux ; par ailleurs, elle pose le mystère comme étant le fondement de notre être et la clé de notre devenir. En effet, ici chaque poème semble être une lueur à vivre voire une main tendue vers son désir d’appréhender la source du monde en son visage brouillé.

D’une manière générale, ce recueil vient nous rappeler que la poésie de Monique Thomassettie n’a ni lieux ni frontières et n’a de cesse de parcourir l’infini à heures fixes afin d’une part, de traquer ce que la vie dissimule et d’autre part, de remettre la beauté et l’amour au goût du jour…

Hauts plateaux

Vaste miroir

Pays d’absence où le livre bourgeonne

Le livre fleurit dans la montagne

En grappes ruisselantes

Voici le point de fuite

Où se niche l’oiseau

©Pierre Schroven

Service de presse

22/3/2014

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

 

 

 

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  • Au-pied-du-mur---PieceAu pied du mur, Jacques Ancet, Théâtre ; pièce en deux actes et 24 tableaux ; avant-propos de Nasser-Edine Boucheqif ; Polyglotte-C.i.c.c.a.t. ; collection Paroles de Scènes ; 76 pages ; 10€.

  • Avant-propos : extrait :

  • Ayant pour décor unique un mur au pied duquel se croisent et se rencontrent divers personnages, la pièce de Jacques Ancet Au pied du mur est une peinture juste et vigoureuse, une satire sociale et politique où les mots portent, où la vivacité des dialogues passe la rampe au-delà de toute virtuosité technique.

L’auteur ici est sensible aux mots et à leurs significations secrètes et n’hésite pas à incarner ses personnages dans leur langage et leur gestuelle quotidiens à travers une langue réfractaire à toute intellectualisation de la réalité, de la vie. (…) Le théâtre devient ici une réjouissance en tant qu’il est déjà dépaysement qui donne à entendre une parole où tous nos sens sont ébranlés. (…)

Au pied du mur est la première pièce écrite par Jacques Ancet.

Nasser-Edine Boucheqif

  • Jacques Ancet, l’auteur :Ancet

    • Né le 14 juillet 1942 à Lyon. Poète, romancier, essayiste, traducteur, il est l’auteur d’une centaine de livres (poésie, prose, essai, traduction). Son œuvre a été aussi traduite en plusieurs langues. Il est l’une des voix les plus prolifiques de sa génération. Il a également obtenu de nombreuses récompenses dont : le Prix Nelly Sachs 1992 ; Prix Rhône-Alpes du Livre 1994 ; Bourse de traductin du Prix Européen de Littérature Nathan Katz 2006 ; Prix de poésie Charles Vildrac de la Société des Gens de Lettres 2006 ; Prix Heredia de l’Académie Française 2006 ; Prix Apollinaire 2009 ; Sélection des Lettres Frontières 2010 ; Plume d’or 2013 de la SAS…

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  • Carnet d’Inde, Eric Chassefière, Poèmes, Encres vives, 2013, 16 pages A5 ; 6,10€ ; Michel Cosem, 2, allée des Allobroges à F-31770 Colomiers.

  • L’auteur : Eric Chassefière, né en 1956 à Montpellier, habite Paris où il exerce le métier de chercheur en physique au CNRS.

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Extrait :

  • Fils caché de la Reine-Mère et du Père Bourdon, il est né, comme tout le monde, au cœur de la ruche, élevé par une ouvrière qui lui a tout sacrifié.

Il a passé une enfance à éplucher des poules et toutes sortes d’oiseaux, à la recherche de l’écriture dans les racines de la plume. Ce fut en vain. Plus tard, adolescent, on le perd dans le noir des mines d’encre de Chine. Et lui s’y perd un peu aussi, mais trouve dans la nuit souterraine… du cambouis et de la suie. Ce qui ne sert à rien. Devenu adulte, il explore le papier, le blanc, le vide dans les glaces artipolaires de nos extrémismes glacés entre deux feuilles de tabac. Il y rencontre Paul, Emile et Victor, ainsi qu’un bon millier de pingouins en costume-cravate. Rien n’y fit.

Il est donc maintenant vieux, ridé, un sourire au coin de la bouche et passe ses journées à plumer des pigeons, les faire cuire au miel, boire de l’encre rouge et déguster le tout sur des nappes en papier. Il n’a rien compris. Il est décidément trop con…

  • L’auteur :

  • timoteo-sergoï-286x300

    • Timotéo Sergoï (né en 1964) est un comédien voyageur, baroudeur de théâtre, nomade au bout du masque. Ses marionnettes objets ont fait le tour du monde, de Singapour à Arkhangelsk. Ses voyages le nourrissent de rencontres et de réflexion sur notre pauvre existence humaine. On le définit comme un pessimiste heureux. Dans le milieu de la poésie liégeoise, il est déjà auteur de cinq livres, dont le dernier recueil Le tour du monde est large comme tes hanches a reçu le coup de cœur de l’Académie Charles Cros à Paris.

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  • MEO-Thomassettie-Entre-musiquesEntre-Musiques, Monique Thomassettie, Poésie, éditions M.E.O., 2014, 95 pages ; 14€.

 

 

 

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  • fauxpasLe faux pas, Sylviane Velu, pièce en 5 actes, éditions Chloé des Lys, rue de Maulde, 26 à B-7534 Barry ; chloe.deslys@scarlet.be ; http://www.editionschloedeslys;be ; 66 pages ; 16,40€ ; 2012.

  • 4ème de couverture :

  • Un peintre, lassé de peindre, décide de passer du pinceau au porte-plume. Usant de celui-ci, il plante une (belle) femme dans le décor d’un (beau) jardin au soleil couchant. Et ce décor devient celui d’une pièce de théâtre à partir du moment où il présente son œuvre à un ami.

Il s’émerveille dans un premier temps de pouvoir exprimer ainsi ce que sa technique – limitée – de peintre ne lui permettait pas de transmettre les sensations, les émotions : « – Jamais avec un pinceau, je n’aurais réussi à faire passer le parfum du seringat ».

Mais il prend vite conscience des dangers de l’écriture, en se rendant compte que cette femme vit sa propre vie et l’entraîne, avec son ami, dans un abîme de questions existentielles.

  • Note de l’éditeur :

    • Le faux pas est la première œuvre littéraire publiée de Sylviane Velu. Variation sur le mythe de Pygmalion, métaphore de la Genèse, de la créature qui échappe à son créateur, cette petite pièce est une interrogation sans prétention sur la liberté du créateur et sur celle de sa créature. Sur la liberté aussi de tout homme de rêver sa vie ou de la vivre.

Qu’on ne s’y trompe pas : le sujet est sérieux mais c’est une comédie, presque un vaudeville qui est présenté ici. Un texte surréaliste qui, ballotant sans cesse le lecteur ou le spectateur entre rêve et réalité, lui fait perdre ses repères et l’invite en douceur, pour les retrouver, à voir la vie dans sa beauté et à la vivre pleinement mais dans la légèreté.

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  • indexLes imaginations, Luis Benitez, poèmes, traduit de l’espagnol par Jean Dif, éditions L’Harmattan, 5-7, rue de l’école polytechnique, F-75005 Paris, www.harmattan.com.

  • Note de l’éditeur :

  • « Pour la critique internationale, Luis Benítez est l’une des voix les plus significatives de la nouvelle poésie latino-américaine. Ce recueil encore inédit en espagnol, traduit par Jean Dif, aborde la problématique de l’homme contemporain, ses conflits et ses lacunes dans le monde d’aujourd’hui, à partir d’un point de vue combinant tour à tour l’ironie, la réflexion, le sarcasme ou le recours à des symboles universels, qui sont la marque distinctive du grand poète argentin. De la sorte, l’auteur touche la sensibilité du lecteur, en produisant une identification immédiate : le chaos, l’incertitude générée par un univers brutal, la fragilité de l’individu dans la société du XXIème siècle, sont les scènes quotidiennes dans lesquelles ce dernier reconnaîtra facilement sa propre présence. »

  • L’auteur :index

  • Poète, narrateur, essayiste et dramaturge, Luis Benítez est né à Buenos Aires le 10 novembre 1956. il est membre de l’Académie latino-américaine de poésie, de la World Poetry Society (USA) ; de World Poets (Grèce) et de l’Advisory Board of Poetry Press (Inde). Il a reçu le titre de Compagnon de la poésie de l’association La porte des poètes, qui siège à l’université de la Sorbonne. Il est également membre de la Société des auteures et auteurs de la République argentine. Il a reçu de nombreux prix nationaux et internationaux pour son œuvre littéraire.

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  • indexIntuition, Monique Thomassettie ; Monéveil ; colleciton La Rime intrinsèque ; 2014 ; 304 pages ;

monique.thomassettie@belgacom.net

« Mes diverses facettes ne s’excluent pas. Par définition : des facettes d’une seule et unique personne. Extraits de mon site, mon journal, mes lettres, mes mini-essais, mes inédits… »

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  • indexLundi ou mardi, Virginia Woolf, nouvelles, traduit de l’anglais par Pierre Guglielmina, éditions de l’Herne, 22, rue Mazarine, F-75006 Paris,

lherne@lherne.com ; www.lherne.com.

  • Extrait :

  • « Il ya quinze ans, je suis venu ici avec Lily, se disait-il. Nous nous étions assis quelque part là-bas, près du lac, et je l’avais suppliée de m’épouser tout au long de cet après-midi étouffant. La libellule n’avait cessé de tourner autour de nous : comme je revois clairement la libellule et sa chaussure avec la boucle carrée en argent sur les orteils. Tout le temps que je parlais, j’avais les yeux fixés sur sa chaussure et lorsqu’elle bougeait brusquement, je savais, sans avoir à lever la tête, ce qu’elle allait dire : la totalité de son être semblait contenue dans la chaussure. Et mon amour, mon désir, était dans la libellule : pour une raison quelconque, je me disais que si elle se posait là, sur cette feuille, elle répondrait « Oui » immédiatement. Mais la libellule ne cessait de voler : elle ne s’était jamais posée nulle part – bien sûr que non, heureusement que non, sans quoi je ne serais pas en train de me promener avec Eleanor et les enfants – « Dis-moi, Eleanor. Penses-tu jamais au passé ? »

  • L’auteur : Virginia Woolf (1882-1941).

  • Considérée comme la plus grande romancière anglaise du XXème siècle, elle est l’auteure de Mrs Dalloway (1925) et de La Chambre de Jacob (1922)…

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  • indexMes intimismes, Mélange ouvert à deux battants, Monique Thomassettie, 31 œuvres plastiques commentées par l’auteur plus 10 par Véronique Adam

 

 

 

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  • indexNote sur la suppression générale des partis politiques, Simone Weil, éditions de l’Herne, Carnets, 2014, 73 pages ; 7,50€.

  • « Un parti politique est une machine à fabriquer de la passion collective.

Un parti politique est une organisation construite de manière à exercer une pression collective sur la pensée de chacun des êtres humains qui en sont membres.

La première fin, et, en dernière analyse, l’unique fin de tout parti politique est sa propre croissance, et cela sans aucune limite.

Par ce triple caractère, tout parti est totalitaire en germe et en aspiration. S’il ne l’est pas en fait, c’est seulement parce que ceux qui l’entourent ne le sont pas moins que lui. [… Il est douteux qu’on puisse remédier à cette lèpre, qui nous tue, sans commencer par la suppression des partis politiques. »

Avant-propos de François L’Yvonnet

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  • indexOn m’avait dit « écris », Marion Mesnil, poèmes, éditions Persée, 29, rue de Bassano, F-75008 Paris, www.editions-persee.fr; emollaret@editions-persee.fr

  • Note de l’éditeur :

  • C’est le premier recueil de cette jeune poétesse de 19 ans très prometteuse.

Marion Mesnil est une amoureuse des mots. Ecrivain de jour comme de nuit, elle puise son inspiration dans des faits de la vie de tous le sjours. Traitant de sujets de société comme de sujets plus personnels, c’est avec assurance qu’elle écrit pour transformer sur papier ses émotions.

Auteure déjà d’une centaine de textes, c’est grâce à l’encouragement de sa professeure de français qu’elle publie son premier recueil. Des séances de dédicaces en librairie sont déjà prévues pour promouvoir son ouvrage plus que prometteur.

Alliant avec détermination ses études et sa passion de toujours, laissez-vous surprendre par la plume de Marion Mesnil et son aisance à manier les mots.

Avec ce premier recueil de poésies, Marion Mesnil âgée de 19 ans, originaire de l’Aigle en Basse-Normandie, étudiante en théâtre à Paris, tente de s’imposer. C’est avec ses mots qu’elle va exprimer ses sentiments, sa vision de la vie, mais aussi évoquer les relations humaines, ses angoisses, ses doutes, ses espérances et ses joies.

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  • indexLe parapluie rouge, Patricio Sanchez, poèmes, préface de Jean Joubert, Domens, Pézenas ;

editions.domens@domens.fr; http://www.domens.fr

  • Extrait :

  • Un porte-parole de la dictature condamnait en ces termes les écrivains exilés : « Quelques lâches, à Paris, s’obstinent dans leur éternelle nostalgie et écrivent de la poésie. » Pourtant la poésie restait l’un des recours contre la tyrannie et la violence. Elle résistait, à sa manière. Face à l’étouffement de la pensée, elle affirmait la primauté de la vie. Patricio Sanchez en témoigne, qui exprime tour à tour sa révolte et une célébration de ce que les surréalistes appelaient « le merveilleux quotidien ».

  • L’auteur :index

  • Venu d’ailleurs, Patricio Sanchez est né en 1959 au Chili, où il a passé son enfance et son adolescence. Exilé politique à dix-sept ans, sous la sinistre dictature de Pinochet, il séjourne à Paris, en Espagne, aux Etats-Unis. Naturalisé français en 1993, il s’établit avec son épouse et ses trois filles dans un village de la garrigue languedocienne, à proximité de Montpellier. Il enseigne la littérature hispano-américaine à l’université de Nîmes.

Jean Joubert

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  • indexRetourne à la poussière, Assia Ouehbi, Clapàs, collection Franche Lippée n°390 ; décembre 2013 ; 8 pages ;

http://www.clapassos.com; clapassos@wanadoo.fr

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  • indexRêve d’encre, Pierre Covarel, Clapàs, collection Franche Lippée n°379 ; décembre 2013 ; 8 pages ;

http://www.clapassos.com; clapassos@wanadoo.fr

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  • indexSublimisme balkanique, tome 2, poètes de Bosnie-Herzégovine, choix de Tomislav Dretar, traduction de Tomislav Dretar et Gérard Adam, éditions M.E.O. ; 2014 ; 164 pages.

    • Le livre :

Dans ce nouvel opus, Tomislav Dretar poursuit sa quête de poètes relevant de ce qu’il a nommé « sublimisme balkanique » et dont il a donné une définition dans un premier tome consacré à des poètes de Croatie.

« Les poètes qui répondent à ma définition du sublimisme balkanique, s’ils ont subi la guerre et son choc post-traumatique, ne sont pas tombés dans un état de haine ou de vengeance. Au contraire, ils sont parvenus à sublimer dans la poésie et par la poésie ce qui a traumatisé leur chair ou leur imaginaire, créant un être esthétique, le Beau, complètement ouvert au monde. »

Ce second tome offre une sélection de dix-neuf poètes de Bosnie-Herzégovine. On y retrouve, selon le vœu de l’auteur, des poètes majeurs de leur pays, parfois reconnus bien au-delà, et d’autres qui n’ont pas la même notoriété mais qu’il apprécie tout autant.

  • Tomislav Dretar :index

Né à Nova Gradiška (Croatie), Tomislav Dretar était professeur à l’université de Bihać (Bosnie-Herzégovine), ainsi qu’un poète reconnu, quand la guerre a bouleversé sa vie.

Réfugié en Belgique, il y a obtenu l’asile politique, puis la nationalité belge.

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  • Suite d’impressions, Marie-Thérèse Troy, Clapàs, collection Franche Lippée n°378 ; décembre 2013 ; 8 pages ;

http://www.clapassos.com; clapassos@wanadoo.fr

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Les revues suivantes :

  • Les amis de l’Ardenne n°41, septembre 2013 ; Lettres – Arts – Histoire ; 12€ ; Dossier spécial : Souvenirs, souvenirs… de Jean Casanave ; Interview par Claude Carton : Palix, illustrateur éclectique ; Béatrice Deparpe ; Patrick Mouze ; Jean-Luc Spriet ; P.J. Jouve ; M. Larreguy de Civreux ; C. Vildrac ; M. Martinet ; Stéphane Balcerowiak ; Michel Lamart ; Corinne Collin…

  • La braise et l’étincelle n°106 à 110, 15 juillet 2013 à 15 mars 2014, 24 pages A4 ; Journal bimestriel indépendant au service de la francophonie (arts – lettres – poésie – échos) ; 7/2 rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 COURBEVOIE ; yvesfred.boisset@papus.info; http://yves-fred.over-blog.com;

(Annie et Yves-Fred BOISSET)

  • Catarrhe n°6, décembre 2013, 20 pages A5 ; revue.catarrhe@gmail.com ; Jean-Paul Verstraeten, 19a, Montegnet à B-5370 Havelange.

  • Debout les mots n° 52, janvier à mars 2014, 6 pages. A3

Périodique d’information trimestriel de la Maison du Livre

rue de Rome, 28 à B-1060 BRUXELLES

info@lamaisondulivre.be

  • Lectures françaises n°677, septembre 2013, 64 pages A5

Revue mensuelle de la politique française

BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL

L’euthanasie en France : entretien avec Jean-Claude Martinez

Nelson Mandela et la « Nouvelle Afrique du Sud »…

sadpf.chire@gmail.com ; www.lectures-francaises.info

(Jean AUGUY)

  • Libelle n°245 et 246, mai et juin 2013, 6 pages A5 – Mensuel de poésie

116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

pradesmi@wanadoo.fr

http://www.myspace.com/michelprades

(Michel PRADES)

  • Portique n°93, janvier à mars 2014, 56 pages A5

Revue de création poétique, littéraire et artistique

Mairie à F-84110 Puyméras

http://portique.jimdo.com

http://poesievivante.canalblog.com

(Chris BERNARD)

  • Reflets Wallonie-Bruxelles n°36, 2ème trimestre 2013, 75 pages 18 X 25 ; Organe officiel de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie ; Espace Wallonie, 25, rue Marché-aux-Herbes à B-1000 BRUXELLES.

joseph.bodson@skynet.be

(Joseph BODSON)

Entre-Musiques suivi de La ville-forêt/Monique Thomassettie ; Bruxelles : Editions M.E.O, 2014

Une chronique de Pierre Schroven

 MEO-Thomassettie-Entre-musiquesEntre-Musiques suivi de La ville-forêt/Monique Thomassettie ; Bruxelles : Editions M.E.O, 2014

La poésie de Monique Thomassettie est une tentative tant pour transformer le monde tel qu’il est perçu par le sens commun(la pensée se construit à partir de ce qui nous échappe, pas de ce qu’on voit !)qu’ouvrir les rideaux d’un éveil susceptible de rendre l’être à son espace premier ; on ne s’étonnera donc pas du fait qu’elle pose ici l’écriture comme étant un voyage initiatique intérieur, une forme de méditation spirituelle voire une source de libération profonde(les vraies portes ne s’ouvrent que vers l’intérieur/Léon Tolstoï).

L’oiseau ne connaît pas l’errance

Il sait le ciel

et les arbres reliant celui-ci

à la terre

Dans ce recueil aux confluents de la poésie, du récit intérieur, du théâtre et bien sur de la musique(Bien que mesure/la Musique est-elle mesurable ?/Limitée ?/Elle fusionne mesure et infini !/Temps et Espace illimité/Clefs de l’âme),Thomassettie se garde bien de suivre le fil rouge des apparences qui traverse le creux de nos vies mais cherche plutôt à arracher les masques d’un réel en représentation ; mieux, mettant à mal nos perceptions communes, elle brise la chaîne des certitudes qui fige nos vies, ouvre notre esprit à la présence des mystères et permet à notre regard de « voir à nouveau ».

Dans Entre-Musiques, chaque poème semble entretenir de nouveaux rapports avec le réel, dit le non-dit, s’interroge sur notre « être au monde » et traque ce que la vie dissimule(L’errance s’est faite aile/Qui se pose parfois au faîte du temporel/Au cœur de mon errance/dépassant Nuit et Jour/j’attends activement/mon tour) ; dans Entre-Musiques, chaque poème décroche avec la logique commune, approche ce qui se passe en profondeur dans l’immensité de notre psychisme et du cosmos pour mettre en joue une liberté respirant l’air sauvage d’une vérité sans visage.

Ici-bas

si tu lèves un coin de brume,

tu verras le matin s’éveiller

Mais n’imagine pas

que ce sera plus simple !

Même si…

©Pierre Schroven