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Entretien avec Jérôme Attal, à l’occasion de la parution de son roman : Les jonquilles de Green Park, Robert Laffont

Jérôme Attal

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Entretien avec Jérôme Attal, à l’occasion de la parution de son roman : Les jonquilles de Green Park, Robert Laffont

Propos recueillis par Nadine Doyen

ND : Dans ce roman transparaît votre attachement à Londres et votre connaissance des traditions britanniques. D’où vient ce lien amoureux avec Londres ?
La musique en serait-elle le déclic ?
JA : Je suis un amoureux de Londres, j’aime son architecture, ses parcs et ses écureuils, la singularité des gens et l’air vivifiant des rues. Green Park en particulier est l’un de ces rares lieux magiques où je me sens bien, à ma place. Vous savez, ça a dû vous arriver aussi, à un moment de votre vie vous arrivez dans un lieu et quelque chose de magique se produit, vous avez la sensation de connaître cet endroit depuis toujours, vous vous y sentez bien naturellement, c’est ce qui s’est produit pour moi avec Green Park. Après, il est vrai que je suis British dans mes goûts : j’ai été élevé avec les Beatles, je ne bois quasiment que du thé, j’adore les sandwichs au concombre, Churchill et Oscar Wilde sont mes héros, je voudrais être enfermé une journée entière chez Fortnum & Mason ou chez Liberty, et je trouve que Jane Birkin, Keira Knightley, Kate Moss, Charlotte Rampling sont parmi les plus jolies filles de la Terre, ce genre de trucs quoi !
Vous nous faîtes déambuler dans la capitale, depuis Waterloo jusqu’à Regent’s Park, Hyde Park, Green Park.
Combien de séjours avez-vous fait durant l’écriture du roman ? De quelle durée ?
Avez-vous écrit des chapitres sur place à Londres ou une fois de retour en France ?
J’ai écrit le roman à Deauville, donc de l’autre côté de la mer. Mais je connais suffisamment Londres pour y faire de fréquents séjours. Avec l’Eurostar, c’est assez facile. Et puis je suis allé plusieurs fois à South Kensington dédicacer mes romans dans une librairie adorable : The French BookShop qui malheureusement n’existe plus depuis décembre dernier.
Vous faîtes allusion à un théâtre de l’époque élisabéthaine, s’agit-il du Globe ?
Non, mais c’est un théâtre dans ce style. Du côté de Soho, dans mon roman. Je me suis documenté sur le Blitz et ai lu que pas mal de théâtres avaient été éventrés par des bombes. Ce qui me plaisait dans ce passage c’est que mon jeune héros, Tommy Bratford, n’aime pas spécialement le théâtre, il est même associé pour lui à des souvenirs pénibles d’un ennui profond. Seulement, quand il voit qu’un théâtre où il est allé, même pour s’y ennuyer, a totalement été détruit par les nazis, ça le met en pétard ! Il serait capable d’apprendre par cœur tout le théâtre élisabéthain si cela pouvait éradiquer de la planète les nazis jusqu’au dernier.
Vous évoquez un tableau vu à la National Gallery, pouvez-vous préciser duquel il s’agit ?
Je ne me souviens plus de cette évocation, mais à la National Gallery tous les tableaux valent la peine d’être vus !
Préférez-vous comme votre narrateur le cinéma au théâtre ?
Oui sans aucun doute ! Au théâtre je vois toujours davantage le temps passer. Et puis, comme je suis artiste dans l’âme, s’il y a une scène devant moi, j’ai envie de monter dessus !
On se souvient de votre opus : L’ histoire de France racontée aux extra-terrestres, comment est né votre intérêt pour l’histoire ? Avez-vous une préférence pour une période en particulier ?
J’ai fait des études d’histoire de l’art. Dans l’histoire de France racontée aux extra-terrestres, l’idée était de prendre l’histoire de France comme un immense terrain de jeu. Cruel et poétique. Drôle aussi, dans l’esprit des Monty Python. Et littéraire j’espère, notamment quand je décris une soirée parisienne comme si c’était une guerre de tranchées.
J’ai noté des passages très poétiques, dont le poème Home écrit par votre grand-mère maternelle : Maria Collas-Piraprez, comme vous l’indiquez dans vos remerciements. Quels poètes lisez-vous ?
J’ai une prédilection pour la poésie américaine en prose : Carver, Bukowski, Brautigan. Mais j’aime aussi beaucoup la poésie anglaise : Yeats, Brontë, Wordsworth et son magnifique poème sur les jonquilles. Chez les Français, difficile d’échapper à la beauté de Baudelaire, de Rimbaud, et d’Apollinaire.
Vous développez une réflexion philosophique autour du bonheur ?
Partagez-vous celle de votre narrateur ?
Oh oui, écrire pour moi c’est quand même le plus possible se tenir à sa vision ou à sa version du monde. Alors, je partage à mille pour cent les réflexions de mon narrateur. Voir un de ses livres paraître reste quand même exceptionnel, alors je n’aimerais pas qu’on ne m’y retrouve pas. Il y aurait erreur, et sur la marchandise, et sur la personne.
Votre narrateur s’efforce de positiver, en consignant dans son cahier la colonne de + et de – . Tenez-vous votre journal de cette façon ?
Je tiens mon Journal sur internet depuis 1998, mais j’ai quand même la sensation que ce travail est un peu plus élaboré qu’une colonne des + et des -. En fait, j’ai toujours été un grand lecteur du Journal en tant que genre littéraire, je trouve que ça a un côté très boostant à lire. Mon préféré est celui de Jean-René Huguenin.
Qu’aimeriez-vous qu’on retienne de votre roman ?
Qu’on l’a aimé. Qu’on a pu s’y faire une place, un refuge, un temps à soi le temps de la lecture. Qu’on y a trouvé des correspondances entre ce qu’on est et les réflexions de Tommy. C’est ce que dit Jean Cocteau, on écrit pour retrouver des frères dispersés, comme les branches d’une étoile qui seraient dispersées. Je trouve ça très beau.
Magnifique, en effet.

Jérôme Attal, Aide-moi si tu peux, Robert Laffont (18€ – 265 pages)

RENTRÉE LITTÉRAIRE SEPTEMBRE 2015



Chronique de Nadine Doyen 

Jérôme Attal, Aide-moi si tu peux, Robert Laffont (18€ – 265 pages)

9782221157374

Après Presque la mer, Jérôme Attal change de registre abordant le cas d’une disparition. Tout le monde s’interroge : Où s’est donc évanouie Tamara ? Sa mère la pense, en Espagne, avec le père dont elle est séparée. Une fois l’alerte enlèvement déclenchée (ce qui n’est pas sans évoquer des faits récents), la police se trouve d’abord confrontée au meurtre de Maxime Fourque, conseiller financier  découvert par la femme de ménage.

Le narrateur, Stéphane Caglia, l’inspecteur chargé de l’enquête coordonnée par le colonel Brousmiche, relate toutes les investigations  effectuées dans le voisinage, secondé par Prudence Sparks, jeune stagiaire anglaise. Une autre découverte macabre, au domicile de la victime, vient  se greffer sur l’enquête en cours d’élucidation. Y aurait-il un lien avec la disparition de la jeune lycéenne ? Ne partageaient-ils pas la même idolâtrie pour les Fab Four, postant leurs reprises sur YouTube ? Le roman  prend des allures « gore » de thriller.

D’autre part le lecteur suit une deuxième piste, celle de Benjamin Dray, le voisin amoureux de Tamara, qui échafaude des hypothèses non dramatiques. Il enquête auprès de ses amies de lycée, enfourche son vélo et ratisse cette forêt à la lisière du complexe sportif. Le voilà victime de jeunes drogués, mais il débusque un cahier et reconnaît l’écriture de Tamara dans ce message : « Aide-moi si tu peux ». A qui s’adresse-t-il ? Est-elle en danger ? L’auteur sait distiller le suspense. Il souligne les dérives du net car les secrets peuvent se retrouver « à la vue de tous », le mot de passe étant « aussi violable qu’un cadenas de pacotille ». ll pointe les dégâts collatéraux que peuvent causer le « bashing » gratuit chez une personne fragile.

L’intrigue gravitant autour de Tamara reste nimbée de mystère pour Benjamin, ainsi que pour Brandon, cet élève violent, qui agressa Tarama et la prend maintenant en filature. Quant au « capitaine Caglia », il craint d’être la cible d’un dealer à « la rancune inépuisable » en lien avec le Souterrain stellaire, d’où ses ruses.

Avant de questionner Valérie Georgin, la mère de la disparue, Sparks et Caglia s’offrent une parenthèse en tête à tête, propice aux confidences et qui dévoile la personnalité de Caglia. On perçoit son altruisme, sa bienveillance et son indignation, sa révolte devant « l’injustice et la cruauté » et « le délabrement de la société » et l’insécurité. Quant à Prudence Sparks, son British touch ravive les souvenirs scolaires de Caglia et la compétence de cette séduisante « coéquipière hors pair », même avec l’« expérience du brouillard », suscite son admiration.

Auront-ils collecté des informations précieuses après avoir inspecté la chambre de Tamara, décrypté son ordinateur retrouvé ? Ce tandem soudé va avoir à en découdre.

Le récit s’accélère après la collision avec une Porsche. Comment vont-ils s’en sortir ? Car le chauffard n’est autre que l’Elégant, bien connu de Caglia, ex John Franju.Le suspense happe d’autant plus le lecteur, que l’assaillant est bien armé (couteau, revolver). Situation qui échappe à Sparks, ignorant le passé de Caglia, mais subodorant anguille sous roche.Les interrogatoires effectués auprès des amies de lycée de Tamara, « l’insaisissable adolescente », le téléphone confisqué, l’audition de Benjamin Dray, fourniront-ils des indices permettant de percer le mystère de son évanescence ?

Coup de théâtre, nouveau vent de panique après le kidnapping d’une jeune libraire. L’étau se resserre, toutes les victimes partagent la même passion pour les Beatles. Le récit nous réserve encore des surprises avec Natacha, « la ravissante hôtesse ».

Les énigmes se détricotent peu à peu, grâce à l’irréprochable et zélée Sparks, tout l’opposé de Caglia dont elle n’apprécie pas les méthodes  parfois trop expéditives. Les aficionados de Jérôme Attal retrouveront sa prédilection pour les comparaisons insolites : « Mes sens restaient en alerte H24 », « les lampadaires disposés tels des flamants roses… », ses tournures inattendues : « L’un des meilleurs flics de la planète, c’est le temps qui passe ». On soulignera la précision d’orfèvre de toutes les descriptions de lieux, des portraits des personnes interrogées. Les références musicales omniprésentes, (Goldman, Les Beatles), ce qui n’étonne pas quand on connaît l’implication de l’auteur dans ce domaine, raviront tous ceux qui ont vécu cette Beatlemania.  La chanson Help me if you can  serait-elle un  mot de passe ?

En filigrane, par flashback, évoquant sa vie familiale (les repas dans « les maisons rondes  avec leurs grillades… », ou le repas avec l’incontournable 20 heures), son enfance, le narrateur brosse une fresque des années 80. Cette nostalgie des eighties, qu’il se plaît à cultiver, convoque pour lui un chapelet de souvenirs heureux. Époque où l’on ne parlait pas de «  toutes ces allergies ». Il oppose deux statuts : celui de l’insouciance de l’enfant et le dur métier d’adulte, car « On se rajoute du souci ».

La teneur si prégnante de « l’arôme des souvenirs » concorde avec cette assertion de Mario Rigoni Stern : «  L’endroit où l’on a passé une période sereine demeure dans la mémoire et dans le cœur toute la vie. » Jérôme Attal multiplie les références musicales et cinématographiques (« clip de Thriller », Tron) des années 80, comme un leitmotiv. Il dresse un inventaire des mythologies de la France des eighties, décennie gangrenée par le consumérisme (voitures majorette, film de Delon, Pif gadget, la coupe du monde de foot de 1986, les publicités géantes). Cette plongée agit comme un exutoire pour Caglia. Elle lui permet de conjurer la réalité de son quotidien, fréquemment confronté à la violence urbaine et fracassé par le récent « cataclysme » personnel. L’hommage du narrateur à ses parents disparus fait écho à la touchante et discrète dédicace de Jérôme Attal qui clôt le roman.

Le roman distille la vision et les interrogations du narrateur sur les rapports amoureux, la vie qui « peut vous fausser compagnie du jour au lendemain ». Il s’achève sur l’injonction de « chérir », pouvant servir de viatique aux naufragés de l’amour, message identique véhiculé dans la chanson de Chedid : « On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime » ou dans All you need is love des Beatles. 

Jérôme Attal signe un polar captivant par sa succession de rebondissements improbables, de coïncidences troublantes, nourri par une imagination débordante, empreint de gravité, mâtiné d’humour, émaillé d’anglais, rédigé dans un style imagé. Aide-moi si tu peux qui se révèle être le reflet de notre société, en déliquescence, interpelle. Il soulève une réflexion sur les dangers potentiels du web où s’immiscent des prédateurs, où se déversent des bordées d’insultes, de critiques assassines, et sur le droit à l’oubli. L’auteur sait toucher la corde sensible du lecteur, le faire saliver avec ses desserts, le faire rire mais aussi trembler et frissonner d’effroi. Alors, prenez votre «  ticket to read » sur fond sonore de « Ticket to ride ».

©Nadine DOYEN

Jérôme Attal – Presque la mer – Hugo & Cie —par Nadine Doyen

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  • Jérôme Attal – Presque la mer – Hugo & Cie ( 199 pages, 16€)

La mer est au coeur du roman de Jérôme Attal, enfin la mer invisible, la mer fantasmée par les habitants  de Patelin,village perdu au milieu de nulle part, accessible après « une trentaine de ronds-points », et « un tas de péripéties déloyales » ( gravillons, nids de poule, trous insondables).

Roman ancré dans la réalité puisque l’auteur aborde le thème de la désertification médicale. Tout le monde connaît la galère pour obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologiste.

On suit donc, en chapitres alternés, d’une part le parcours de Frédéric, terminant ses études de médecine, avant de répondre à l’annonce du maire, Serge Ornano.

D’autre part Louise, qui monte à Paris, pour une émission de radio crochet, rêvant de célébrité et d’ailleurs.

Jérôme Attal  oppose la vie  trépidante à Paris ( « réservoir inépuisable de gens à guérir, à croiser, à oublier. ») à celle dans la France profonde. Il déploie tout son talent de portraitiste , avec le sens des détails,et brosse une riche  galerie de personnages très variés  y compris les secondaires. ( Broussard, le boucher – Marie-Eve, l’épicière – Mirabelle, une gamine qui prend le docteur pour un conteur).

Ce qui ramifie le récit en moult digressions dont l’implantation de bulles d’habitation, « ouvertes sur la nature », concept  à la mode pour des vacances insolites.

 

On croise  le maire qui mobilise tout un village pour insuffler à  Patelin l’attrait qui pourrait attirer les touristes. On est médusé par son subterfuge de  la voiture peinte.

 

Quant à Paco, le facteur,  « l’homme providentiel »,  il fédère, avec son idée farfelue, tous ceux qui croient à son projet : faire venir la mer jusqu’à Patelin.

Comment réussir ce challenge ? Un peu de peinture bleue, les mains des élèves de l’école du village, et le tour est joué, les champs oscillent comme les vagues. De l’étage de la « Villa des bons soins » , on peut  apercevoir  « une large bande bleue verte » qui figurera «  à merveille la mer souveraine et scintillante ». Les habitants deviennent des estivants, lunettes de soleil, attirail de plage sous les bras, qui se  rendent à la mer. Le pot aux roses ne  risque-t-il d’être découvert ou quelqu’un ne va-t-il pas vendre la mèche ?  Suspense.

 

Fréderic,  le médecin non autochtone, lui,  il croise  chez Paco une silhouette qui le convoque. « Au lieu d’une étoile filante, il découvrit une frêle jeune femme », et l’ émotion physique qu’il ressentit  « tenait à la fois de l’attraction et de la terreur ».

On peut s’étonner que le jeune médecin n’éprouve pas l’appel de la mer, comme l’écrivain national de Serge Joncour, qui, lui, ressent l’appel de la forêt.

Mais , investi de sa mission, il consulte, rédige des ordonnances. Serait-il, en plus, psychologue pour prescrire  une thérapie plus qu’originale afin de débarrasser Louise de sa mélancolie ? Louise, « corsetée dans un costume de pensées sombres », Louise qui sait le gratifier d’un sourire « léger comme un volant de badminton » .

Et Fréderic subjugué, qui « mourrait d’envie » de « la contempler des heures durant ».

 

Stan, l’ amoureux éconduit,le voyou du village,  fait irruption  où on ne l’attend pas , créant du désordre. Il fomente alors sa vengeance  qui , mise à exécution, sème la panique  et  menace de ruiner l’avenir d’un village. A nouveau la solidarité aura le dessus.

 

Comme le déclare Eric Vuillard : «  Une des fonctions de l’écriture, c’est peut-être de rendre leur intensité aux images ». Jérôme Attal réussit  à merveille ce tableau représentant « la mer opalescente », les cabines « striées de couleurs primaires ».

L’oeil du lecteur moissonne une pléthore d’images. Une touche exotique se glisse avec les repas japonais de l’unique auberge du village.

 

A travers Louise, il stigmatise la cruauté  de ces concours de chants, et dénonce ce miroir aux alouettes qui génère tant  de déçus parmi ces « chanteurs jetables ». On devine , en filigrane, l’auteur compositeur, connaissant ce monde implacable.

 

Jérôme Attal  radiographie avec brio la vie d’un village et ses ouailles.

De multiples passages pourraient être mis en scène. On imagine facilement  les saynètes du médecin en partance pour Patelin avec tous ses bagages, y compris la cage de Spéculum, pour qui les voyages  étaient « synonymes de transpiration … et de spéléologie » ou  le  départ pour  la plage  avec ce défilé incessant sous les fenêtres du docteur, tout comme le repas en tête à tête, prélude à d’autres ordonnances.

Scène plus tendue et violente pour l’agresseur agressé par les piranhas.

Le récit est ponctué de truculents dialogues, comme celui entre le maire et Frédéric au sujet des déjections des mouettes «  intelligentes et respectueuses » !

 

L’auteur brode des comparaisons inattendues : « la paupière droite aussi mobile qu’un store vénitien ».  La comédie tourne  à plein régime, saupoudrée d’humour, de jeux de mots («  Beach Party / biches party ») et nous invite à préférer la fragilité du rêve à la réalité peu roborative. Les gens  ont besoin d’illusion pour avancer dans la vie, affirme Woody Allen.  On note aussi des références cinématographiques et musicales.

 

Si certains s’intéressent à la première phrase d’un roman, c’est la dernière qui retient notre attention. L’image qu’elle suscite a quelque chose de romantique, convivial, après  le travelling sur cette procession empreinte de bonheur.

La mer aurait-elle scellé les destins contrariés de Louise et Frédéric ?

Jérôme Attal, à l’esprit inventif,  signe un roman irrigué par les bons sentiments, baigné dans une atmosphère onirique, qui  peut être classé dans la catégorie des « feel good book ». Presque la mer, un récit qui peut être lu même loin de la mer.

©Nadine DOYEN 

 

 

 

 

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