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François CHENG – Enfin le royaume – quatrains – (Coll. Poésie/Gallimard NRF)

Une chronique de Xavier Bordes François CHENG – Enfin le royaume – quatrains – (Coll. Poésie/Gallimard  NRF) Avec un laconisme tout oriental, François Cheng, notre académicien venu de Chine, nous offre un recueil de ses quatrains, nourris d’un arrière-plan de sagesse où l’on détecte volontiers quelques traits taoïstes, d’autres confucianistes, associés à une culture issue en particulier des sentences de moralistes français. Cette fusion conduit à des formules d’une efficace simplicité. On les lira avec le plaisir que produit leur profondeur intuitive, leur force évocatrice, leur point de vue spécifique sur le vécu de l’auteur. Point de vue qui par son recul, sa réflexion incessante et surplombante sur ce qu’est vivre, prend un relief universel. On ne saurait accueillir avec indifférence cette sorte de « haikai » : Le centre est là Où se révèle Un Oeil qui voit    Un Coeur qui bat De ce centre la rêverie du poète s’élance à travers l’espace tout à fait comme sont réputés voler les Immortels taoïstes : Suivre les poissons, suivre les oiseaux. Envies-tu leur sort ? Suis-les jusqu’au bout, Jusqu’à …

François Cheng, les Échos du Silence, recueil textes et photos, Créaphis, 22/11/2018, ISBN : 2354281439, 75 p.

Une Chronique de Alain Fleitour, François Cheng, les Échos du Silence, recueil textes et photos,  Créaphis, 22/11/2018, ISBN : 2354281439,  75 p. Trouver un livre inconnu est toujours une expérience excitante, teintée d’émotions. Avec le nom de François Cheng s’affichant sur la couverture, c’est l’impatience, qui vous invite à la lecture de cet opuscule au titre énigmatique les « Échos du Silence ». Ce qui se cache derrière ce titre obscur? Ce sont 35 photographies du Québec prises en Mars par Patrick Le Bescont . Publiées pour la 1ère fois en 1988, elles le sont depuis peu chez Créaphis, grâce à la complicité de la région alpine. François Cheng a illustré ces paysages de textes courts comme des haïkus, révélant l’impression de plénitude ou de méditation qu’il éprouva au contact de ces terres perdues entre Paris et la Chine.Des photos où François Cheng a lu des calligraphies et des vides, des silences qui faisaient échos à d’autres silences. On retrouve la musicalité de l’écriture de cet écrivain, amoureux de notre prose, parfois il égrène au long des …

André Velter : Loin de nos bases – (NRF – Gallimard, 85 pp.) prose-poème. Et : Le jeu du monde – Cartes à Yanny (Coll. Le sentiment géographique – Gallimard, 150 pp.)

André Velter : Loin de nos bases – (NRF – Gallimard, 85 pp.) prose-poème. Et : Le jeu du monde – Cartes à Yanny (Coll. Le sentiment géographique – Gallimard, 150 pp.) André Velter est un poète qui a la bougeotte. Sans doute par le fait d’avoir croisé la poésie sur son chemin, le voici inspiré pour des livres en forme de proses poétiques de voyage. De ses deux récentes publications, la première est certainement la plus singulière. Par la grâce d’une amitié avec un traducteur-poète expert en sinologie, Jacques Dars, voici que l’auteur remet ses pas dans ceux du St John Perse d’Anabase (Alexis Leger, poète français prix Nobel de Littérature 1960), mais également, il met les pas de son écriture jusqu’à un certain point dans celle de son prédécesseur : par exemple, le livre comme ceux de St J.P. est imprimé en italique, et se compose de chapitres numérotés encadrés de deux « chansons », un rappel d’Anabase. Cependant au lieu de dix chapitre, Loin de nos bases en comporte treize, (shi-san en chinois) peut-être pour un motif …