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BERNARD GRASSET, Brise, Jacques André éditeur, collection Poésie XXI, 2020, 44 pages.

Chronique de Patrice Breno

Bernard Grasset, Brise, Jacques André éditeur, collection Poésie XXI, 2020, 44 pages.

Brise rassemble des textes écrits entre 2006 et 2008 qui paraissent presque 15 ans plus tard. Comme le signale Bernard Grasset dans son avant-propos : « Brise est la conclusion, l’accomplissement d’un humble chemin. » Ce qui a été écrit après est un complément, un « surcroît », un prolongement…

La langue française a de ces mots qui ont plusieurs significations. Brise, est-ce l’injonction à mettre en pièce, la cassure, est-ce la brise de mer ou de terre, ce vent qui souffle vers le continent ou vers la mer, ou d’aval ou d’amont. Est-ce briser la glace ?

Laissons simplement le vent nous mener là où il veut bien nous conduire, sans réfléchir plus avant !

Ces superbes poèmes sont intemporels ou nous dirions qu’ils traversent le temps, les temps !

Bernard Grasset, poète et traducteur, a écrit en français, mais aussi en hébreu et en grec. Il a traduit la poétesse juive Rachel de l’hébreu au français ainsi que des poètes grecs du grec moderne vers le français.

Si BRISE de toute évidence se réfère à la Bible, l’auteur nous envoie à la recherche par chacun de ses vers de la lumière et du chemin qui – grâce à un vent peu violent et extrêmement patient – conduisent à une forme de sagesse et de merveilleux.

Ses poèmes de neuf à douze vers nous décrivent ce besoin d’avancer, de chercher, de marcher, de voyager et ainsi de découvrir d’autres horizons, peut-être l’Eldorado !

Son écriture minimaliste, qui évite toute distraction possible, nous suggère une forme d’ascèse, de silence, d’écoute.

Comme sur un palimpseste, le poète Grasset réécrit l’Histoire, efface, rature sans rage, sans colère pour nous conduire vers une forme de renaissance où « les braises s’attisent » pour que « le poème s’embrase ». Ici, le sacré se mêle à l’intime, la poésie de Bernard se prête à la méditation, comme une respiration, voire une longue inspiration pour enfin « vivre l’essentiel ».

Une poésie pure, à lire, à relire, à méditer…

© Patrice Breno

Hellade, Bernard Grasset, éditions Le Lavoir Saint-Martin, 2015, 119 pages, 15 €.

Chronique de Patrice Breno

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Hellade, Bernard Grasset, éditions Le Lavoir Saint-Martin, 2015, 119 pages, 15 €.


Bernard Grasset traduit régulièrement l’hébreu et le grec. Son oeuvre est constituée de recueils de poésie, d’essais et de livres d’art. Ses livres sont à recommander. Pour mémoire, je retiendrai Chemin de feu, paru aux éditions Le Lavoir Saint-Martin en 2013, ainsi que les deux recueils de traduction des œuvres de Rachel Blaustein, essentielles dans la poésie hébraïque : Regain (2006), et
De loin, suivi de Nébo (2013), tous deux parus chez Arfuyen.
Récit de voyage, d’aventures et de mémoire, Hellade retrace la recherche par un homme (Bernard Grasset) et un enfant (son fils) de la Toison d’or, ce qui prend valeur d’initiation.
Par ce livre, l’auteur nous invite à revisiter toute la Grèce, son histoire, sa culture, sa géographie et ses arts. Notre civilisation occidentale doit tant à la civilisation grecque, berceau intellectuel de l’humanité. Nous assistons ici à un retour aux origines d’un père qui souhaite offrir à son fils les émotions qu’il a lui-même rencontrées in illo tempore.
Ces textes en prose relèvent d’une poésie et d’une sensibilité à fleur de peau.
Les références à la fin de chaque chapitre sont nombreuses : Pindare y côtoie Platon et Euripide et tant d’autres. Des anciens et des modernes aussi : Jeanne Tsatsos et Olga Votsi, par exemple.
Quel plaisir de lecture ! Il me semble revenir à chaque page à mes études gréco-latines où, avec mes camarades, je savourais thèmes et versions, anabases, paraboles et autres philosophies de temps anciens qui finalement restent toujours d’actualité…
De la Vendée à la Grèce, en train, bateau et car, BG nous apprend à prendre le temps de déguster chaque instant et nous dévoile les lieux qu’il aime comme un kaléidoscope tout en couleurs.
L’avion, trop rapide !

« Je fais le voyage d’un poète qui serait peintre et musicien, le voyage d’un penseur qui serait exégète, je fais le voyage d’un père ».

Il faut prendre le temps d’apprécier chaque moment, ce que nous ne savons plus faire, à une époque où le profit et la vitesse font loi :

« J’aime cette sublime lenteur du voyage en bateau dans un monde où il n’est plus que hâte » … « si loin de la cacophonie de notre civilisation, si près du murmure de la lumière ».

Je ne peux que vous inviter en compagnie de Bernard Grasset et de son fils à embarquer dans ce voyage fabuleux à la recherche de je ne sais quel Graal, qu’on l’appelle Toison d’or ou Eldorado… Une découverte ou redécouverte de la Grèce, de ses personnages illustres, de ses monuments incontournables, rien que du bonheur ! Superbe balade dans les rues d’Athènes, de Delphes, où nous revivons les moments-clés de cette culture d’où nous venons !

©Patrice Breno

 

Bernard Grasset, Les hommes tissent le chemin – Voyage 2 – 2000-2008 ; peintures de Jean Kerinvel ; éditions Soc & Foc, 2014, np.

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  • Bernard Grasset, Les hommes tissent le chemin – Voyage 2 – 2000-2008 ; peintures de Jean Kerinvel ; éditions Soc & Foc, 2014, np.

Un ouvrage bien construit, où les peintures de Jean Kerinvel apportent de la dimension et de la couleur à la poésie de Bernard Grasset.

Le regard de Bernard « contemple les volutes du mystère » qui plane autour de chaque lieu qui l’interpelle, une fontaine, un jardin, un clocher, la Loire, les vignes…, tous des endroits où la mémoire s’incruste et ne décolle pas.

Les hommes tissent le chemin, au détour des rues, au retour de l’océan ; ils « écoutent la lumière » qui les illumine et les éblouit tout à la fois.

C’est à chaque fois l’éloignement (le train ; le bateau : « partir encore vers le large »), l’errance (« marcher encore, gravir ») mais aussi le retour sur soi, vers son pays ; mais il faut revenir par le « chemin dans les ruelles » tout tracé pour découvrir encore et encore d’autres lieux, d’autres liens.

Si Bernard Grasset recherche la liberté, la lumière, l’évasion, il est aussi le poète du retour, de la « résistance ». Son cheminement ne s’arrête jamais : « L’écho des années/Prolonge l’aventure ».

L’auteur voyage sans arrêt et alterne entre partance et revenance, à la recherche du Jardin oublié.

Jean Kerinvel, grâce à ses peintures, développe une abstraction aérée et vive, où l’on discerne sa volonté de casser une géométrie trop stricte, un agencement trop étriqué vers un espace surdimensionné, qui s’ouvre sur des horizons de découverte et de liberté.

Une association entre peinture et poésie qui a sa raison d’être.

Un ouvrage passionnant à découvrir.

©Patrice BRENO

Les lectures de Patrick Joquel

 

Poésie

 

 

 indexTitre : Les gens polis ne font pas la guerre à autrui

Auteur Jacques Thomassaint

Illustrations Pierre Rosin

Éditeur : Soc et Foc

ISBN : 978-2- 912360-91-5

Année de parution : 2014

Prix : €12

Un livre résolument antimilitariste. Anti guerre. Avec humour. Détermination. Des images riches de couleurs et de sens pour appuyer là où ça gratte. Les poètes qui s’engagent et c’est une des veines de la poésie que cette écriture de combat réveillent. C’est le thème du prochain Printemps des Poètes de mars 2015 et c’est réjouissant pour ce livre !

J’espère que le site du Printemps le mettra à l’honneur car il n’est pas facile de pratiquer cette poésie d’engagement à hauteur d’enfance !

 

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indexTitre : Un temps pour tout

Auteur: Lucile Lux

 Éditeur : Soc et Foc

 Année de parution : 2014

 Prix : 9 €

C’est tout simple. C’est génial. Simplement génial. Secondes, minutes, jours, semaines, mois, années… une vie. Celle de chacune et de chacun. En prise, en miroir, en écho. Sa vie. Ma vie. Nous sommes si différents et nous nous ressemblons tant.

 Les pages tournent comme les jours. Les mots, quelques mots jouent avec les images, s’intègrent et nous regardent. Les images résonnent et l’émotion gagne. 

On est tout entier dans ce petit miracle, la vie, tout  entier dans ce livre. On ferme le livre et l’envie de dire merci nous monte aux lèvres.

 

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indexTitre : De la tête aux pieds et des pieds à la tête

 Auteur: Constantin Kaïteris

 Illustratrice : Brigitte Dusserre Bresson

 Éditeur : Éditions Corps Puce

 Année de parution : 2014

 

Prix : €14

 

On passe ici en revue tout le corps humain. Chaque partie a son poème. D’abord en descendant puis en remontant. Muscles, articulations, organes, sens : chacun est mis en mot. Des mots qui disent l’essentiel de la partie, qui jouent avec la langue en insérant les expressions langagières concernées. Beaucoup de tendresse. Beaucoup de richesse. On se dit en première lecture que c’est une bonne idée, que c’est tout simple et puis ensuite on s’aperçoit que comme tout ce qui parait simple ne l’est pas autant qu’il le parait. C’est à cela aussi qu’on reconnait le poème : à sa richesse, à ce qu’il révèle des secrets…

 Une réussite soulignée par les gravures de Brigitte Dusserre Bresson, fines et limpides. Un livre qui devrait rejoindre toutes les bcd des écoles, rayon poésie.

 

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indexTitre : notes de bois

 Auteur: Thomas Vinau

 Dessins de Valentine Leboucq

 Éditeur : Cousu main

 Année de parution : 2014

 Prix : € 8.50

 

Un bel accordéon bleu pour une douzaine de poèmes. Il s’en dégage une sérénité paisible. On est là. Comme la petite mouche dont on rêve souvent, installé au plafond du bureau de Thomas, une planche de bois deux tréteaux, quatre fenêtres et cet étrange jardin du monde au devant des yeux. Bien douillet au silence du matin, dans la lumière. Mi-songeur, mi-contemplatif, un peu ermite, un peu  ronronnant sous la caresse des mots. Une sorte d’art poétique d’un voyageur immobile.

 Bien. Juste bien.

Cette poésie du minuscule comme le présente Thomas dans son blog, du quotidien. Ces touts petits éclats de vie qui donnent de grands sourires et même d’immenses rires. La vie, simplement.

 http://etc-iste.blogspot.fr/

 http://editionscousumain.blogspot.fr/

 

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indexTitre : Dunité

 Auteur: Anne Pastor Cadou

 Photographe : Marie-Geneviève Lavergne

 Éditeur : Soc et Fo

 Année de parution : 2014

 Prix : 12€

 Un bel équilibre. Un livre où le ressac berce le lecteur de page en page. Blanches d’écume.

 Emmène-moi, veux-tu.

 Et retournons à la mer, comme d’habitude.

 Comme toujours.

 

 La mer. L’errance au rythme des vagues. Sur le fil du sable et du varech. Les yeux dans l’infini. Le pas dans le silence. L’immense méditation de la mer. Sa violence aussi.  Un bel accord texte/photo. Le lecteur voyage et se plonge dans ses souvenirs de bord de mer. En écho.

 Un bel ouvrage à méditer, rêver. Idéal pour les jours de gris ou les jours trop continentaux, les jours de métro…

 

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indexTitre : Ecrits du Nord 25-26

 Auteur : revue

 Éditeur : Éditions Henry

 Année de parution : 2014

 Prix : €12

 

Un bel ensemble où sont publiés divers poètes comme Philippe Blondeau, Constantin Kaïteris et Claude Burneau que notre revue caïrn a publié également au fil de ses numéros.

 Cela donne un bel aperçu du travail de l’éditeur, des textes qu’il reçoit et de la vitalité de cette poésie qui tient la main de nombreux êtres. A découvrir sur http://www.editions henry.com.

 

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indexTitre : Les hommes tissent le chemin

 Auteur: Bernard Grasset

 Peintures de Jean Kerinvel

 Éditeur : Soc et Foc

 ISBN : 978-2-912360-92-2

 

Année de parution : 2014

Prix : €12

 Curieux livre que celui-ci. Curieux et plaisant. Des poèmes de voyages, écrits sur la route : paysages, sensations, émotions, recherche des traces de l’homme et du temps… Une écriture proche de la photographie comme souvent dans cette géopoétique de l’écriture chère à Kenneth White. Des peintures totalement abstraites. Une mise en écho via les couleurs, les formes, les rythmes. Un livre inversé si on peut oser ce terme et c’est ce qui lui donne sa personnalité propre et nous invite à y revenir comme on revient sur et dans les paysages qui nous fondent, nous parlent, nous re connectent au monde et à nous-mêmes. Un livre d’éditeur et bravo !

 

 

 

Roman

 

 

 

indexTitre : Et je prendrai tout ce qu’il y a à prendre

 Auteur: Céline Lapertot

 Éditeur : Viviane Hamy

 Année de parution : 2014

 Prix : €17

  

Un livre poignant. Oscillant entre un présent où se joue un avenir plus qu’incertain et un passé lourd de silence et de détresse.

 Un livre qui témoigne que parfois la seule et unique solution pour sortir de l’enfermement et du mutisme est la violence…

 Un livre à mettre dans toutes les mains qui de près ou de loin travaillent avec l’enfance, juste pour garder en mémoire que la vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille.

 

 ©Patrick Joquel

www.patrick-joquel.com

 

Un nouveau livre avec Johan Troïanowski :

Chercheur d’or

aux éditions Pluie d’étoiles.

Cette fois-ci : c’est une BD !

 

https://www.facebook.com/patrick.joquel

 

Service de presse n°31

 

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Conditions premières d’un travail non servile, Simone Weil, éditions L’Herne.

    • Le livre :

S’il est un travail vivant – mode d’activité essentiellement humain – c’est d’abord le travail manuel, méprisé par les Anciens, véritable levier qui met le monde en mouvement et pivot spirituel de la communauté réconciliée. Il faudra libérer le travail, pour que naisse une société d’hommes libres, pour qu’autour de la production se cristallise la fraternité. Il appartient aux travailleurs de se réapproprier l’appareil productif, pour que s’élargisse « peu à peu le domaine du travail lucide ».

  • L’auteure :

(1909-1943) : née à Paris dans une famille juive non pratiquante, Simone Weil rejoint le Front républicain espagnol et connaît sa première révélation mystique à l’abbaye de Solesmes, après avoir participé aux grèves de 1936 en France.

Lucide sur ce qui se passe en Europe, elle se réfugie à Marseille avec sa famille le 13 juin 1940, lorsque Paris est déclarée « ville ouverte ». C’est à cette époque qu’elle commence la rédaction de ses Cahiers. En 1942, forcée de se réfugier avec sa famille aux États-Unis, Simone Weil refuse de quitter ses compatriotes et revient aider les Forces françaises libres en Angleterre. Malgré sa santé de plus en plus défaillante, elle tente de rejoindre les réseaux de résistance sur le territoire français. L’entourage du général de Gaulle refuse, considérant qu’elle risquait d’être rapidement capturée par la police française — étant juive et déportée. Atteinte de tuberculose, elle s’éteint le 24 août 1943 au sanatorium anglais d’Ashford, à l’âge de 34 ans.

  • Conversation avec Trotski, Simone Weil, éditions L’Herne.

    • Le livre :

Fin 1933, durant quelques jours, Simone Weil hébergera chez ses parents Léon Trotski (avec femme, enfant et gardes du corps): longues et véhémentes discussions sur la révolution, sur le rôle du Parti communiste allemand dans le déclenchement de celle-ci…

Trotski : « Si vous pensez ainsi, pourquoi nous recevez-vous ? Êtes-vous l’Armée du Salut ? » ; commentaire de Nathalie Sédov, l’épouse de Trotski : « Cette enfant qui tient tête à Trotski ! ». Ils finiront la soirée dans un cinéma de quartier où était projeté le film Okraïna du cinéaste soviétique Boris Barnet

  • Le jour aux ignorants, poèmes de Véronique Wautier et dessins de Godelieve Vandamme, éditions Eranthis.

    • Vu par pierre Tréfois :

Confier le jour aux ignorants – que, peu ou prou, nous sommes tous – c’est ouvrir, à leur intention, un livre où les dessins de Godelieve Vandamme et les poèmes de Véronique Wautier, allés de concert, offrent couleurs, signes et mots échangeant leurs épures et rebus ; c’est leur proposer un regard novice sur le réel en gésine, c’est le convier à un partage où nul ne perd ni ne se perd.

Alors les ignorants, en sursaut d’alphabétisation rêveuse, savourent cette offrande essentielle et comme fruitée, et se lovent dans ses fragiles contrepoints.

  • Là où sont les oiseaux, Véronique Wautier, éditions Le Coudrier ; préface de Jean-Michel Aubevert ; illustrations de Pierre Mainguet.

    • Véronique Wautier a plus d’un recueil dans sa manche…

Elle attrape les mots au vol comme tombés du bec d’un oiseau, se rallier à leur chant. Elle est au livre des jardins le retour du printemps au chevet d’un enfant. Elle déroule le paysage pour mieux nous le faire habiter, nous ouvre les yeux au creuset du cœur. Un chant s’élève aux lèvres de ses lignes. Elle place l’écriture au cœur de la nature, en chemin de la vie à vivre, entre quotidien et vérité poétique des jours. D’un banc au soleil, elle tire la convalescence des froidures, un remède aux ténèbres. Ecrire et vivre marchent pour elle d’un même pas d’espérance au logis des astres.

Un pied après l’autre, elle ravive les foyers de lumière où les paumes se réchauffent dans la sagesse d’une jeunesse affective.

  • Extrait de la préface de Jean-Michel Aubevert

« A bien des égards, l’univers du poète relève du merveilleux, voire du fantastique, non du surnaturel. Le poète soulève le paysage en marchant. Il l’embrasse d’un regard, s’affranchit des distances, englobe jusqu’aux astres, plus particulièrement la lune, la ronde, à l’éclairage quelque peu fantomatique. A mesure, il arpente ses propres visions, toise le cri où il est tenté de s’abîmer. Il soulève la poussière jusqu’aux cendres sur son chemin.

  • Mes intimismes – Mélange ouvert à deux battants, Monique Thomassettie, éditions M.E.O.

    • Dans ce genre très particulier qu’est le « mélange », pensées, souvenirs, fragments, dialoguent avec des œuvres plastiques de l’auteur et des œuvres d’enfance, voire de prime enfance de sa fille.
      « Mes fenêtres sont souvent intimistes », dit-elle en guise de sous-titre à son œuvre. des fenêtres qu’elle ouvre pour nous.

  • Oratorio#β, Anthologie de poésie, avant-propos de Nasser-Edine Boucheqif, préface de Jean-Michel Djian, éditions Polyglotte – Ciccat.

    • « Oui, il y a dans ce texte puissant et invertébré un écho de nous-mêmes, quelque chose qui nous dit que la haine de la mort, la nôtre comme celle des autres, vaut d’être célébrée à l’aune de nos défaites. Dans ce théâtre de la cruauté auquel nous invitait Artaud, il y a, ci-après, de quoi s’interroger sur la matière de l’impossible. Ce réel impossible. Cet abstrait impossible. Cette vie impossible. Laissez-vous enflammer par ce chœur qui cherche derrière la frénésie d’un quotidien orgueilleux et ennuyeux le mystère palpable de notre existence.

Jean-Michel Djian (extrait de la préface)

  • Poètes Français et Marocains, Anthologie (1) ; choix, introduction et traduction par Nasser-Edine Boucheqif ; éditions Polyglotte-C.i.c.c.a.t.

    • « … S’il y a une fierté à initier cette aventure collective qui ne fait que commencer, ce serait de voir des poètes Marocains et Français réunis dans cette Anthologie au-delà des écoles, de l’âge ou de la renommée. Ce serait de voir la poésie revivre et circuler encore à travers toutes ces voix réunies, qui nous rappellent que la poésie peut beaucoup et de belles choses… » Nasser-Edine Boucheqif

Les revues suivantes :

  • Les Cahiers de la rue Ventura n°23, février 2014 ; cl.cailleau@orange.fr ; http://clcailleau.unblog.fr

    • Dossier : Bernard M.J. Grasset

      • Textes de Geneviève Roch, Bernard Grasset, Françoise Nicol, Jean-Claude Coiffard, Eliane Biedermann, Jean-Pierre Boulic, Pierre Kobel, Gérard Paris, Colette Nys-Mazure, Gérard Bocholier, Eva Gentes, Eric Simon, Jean-Louis Vieillard-Baron, Jean-Paul Resweber

    • Vers et proses, chroniques et notes de lecture

  • Florilège n°155, juin 2014

    • Peintures de Colette Denizot

    • Poèmes, nouvelles, reportages, revues en revue, notes de lecture

    • Lauréats du concours d’écriture « Dis-moi dix mots »

  • Plumes et pinceaux n°126, juin 2014

  • Reflets Wallonie Bruxelles n°40, avril à juin 2014

    • La fédération Wallonie-Bruxelles vient de décerner

      • le prix de poésie à Emmanuelle Ménard, auteure publiée dans la revue Traversées

      • le prix de la nouvelle à Noëlle Lans

    • Notes de lecture

    • Beaux-arts : Marie Cornelis

Les auteurs de Traversées ont aussi été publiés :

  • Alain Dantinne :

    • La promesse d’Almache, roman, Weyrich

Après vingt ans de vie bruxelloise trépidante, Dydie et Pierre choisissent de quitter la capitale pour s’installer dans l’ancienne hostellerie d’Almache qu’ils viennent d’acquérir. Cette bâtisse ardennaise, témoin de leur quotidien isolé, sera aussi le lieu de fêtes et de parties de bridge qu’ils partagent avec leurs amis. Mais le bonheur est éphémère. Au décès de son mari, Dydie s’effondre, elle a perdu son complice. Elle se retrouve seule, perdue dans son imposante maison. La vie continue néanmoins, ponctuée d’excès et de folies que lui permet la fortune de Pierre. Elle soigne sa mélancolie dans le champagne et se console dans l’affection que lui porte son neveu Arthur, son confident, à qui elle décide de léguer l’ancienne auberge…

  • Corinne Hoex :

    • Décollations, L’âge d’homme

Eugénia n’a pas de tête et cela lui convient très bien.

Au moins, elle n’a pas la tête des autres, elle n’a pas l’air de famille.

Eugénia est libre et sa tête, la tête qu’elle n’a pas, roule sa bosse où elle veut.

Avec ce nouveau livre, impertinent à souhait, Corinne Hoex nous entraîne dans un monde de fantasmes, un univers insolite et extravagant.

Le triomphe de la fantaisie.

  • Armel Job :

    • Dans la gueule de la bête, roman, Robert Laffont

      Qu’est-ce qu’elle peut bien y comprendre, Annette, à ces rendez-vous du mercredi après-midi, à l’abri des regards indiscrets, chaperonnée par des bonnes soeurs au regard doux et préoccupé ? Peut-être que si elle ne s’appelait pas en réalité Hanna, peut-être que si elle n’était pas juive, la fillette pourrait voir ses parents autrement qu’en catimini…
      Le peuple de Liège a beau renâcler devant la rigueur des lois antijuives, les rues de la ville, hérissées de chausse-trapes, n’en demeurent pas moins dangereuses. Un homme, en particulier, informateur zélé de l’occupant allemand hantant les bas-fonds de la cité, exilerait volontiers les parents d’Hanna vers des cieux moins cléments. Mais la trahison ne vient pas toujours du camp que l’on croit.

      Comment réagissent des gens ordinaires confrontés à une situation extraordinaire ? Quelle est la frontière entre le bien et le mal, entre un héros et un salaud ? Inspiré de faits réels, Dans la gueule de la bête saisit toutes les nuances de l’âme humaine, tour à tour sombre et généreuse, et invite chaque lecteur à se demander : « Et moi, qu’aurais-je fait pendant la guerre ? »

       
  • Werner Lambersy :

    • Opsimath, poésie, Atelier Rougier

Qui apprend sur le tard, à la fin de sa vie »…

Werner Lambersy nous livre là des tercets où les mots liés aux circonstances de son chemin de vie atteignent l’inégalable évidence de nos quotidiens.

  • Emmanuelle Ménard :

    • Impressions new-yorkaises, poésie, Le Coudrier

Flux arrêté sur images qu’aussitôt d’autres chassent, les flashs se bousculent, rendant compte de la surstimulation que provoque la mégapole. Poème fleuve pour ville monde, New-York inscrit ses contrastes dans l’oxymore, ange démon, paradis enfer, qui nous laisse sur sa fascination. Emmanuelle MENARD avait rêvé New-York avant même d’y séjourner. Mots d’amour et de guerre où le froid métal côtoie l’âme ardente de la ville, ce recueil est avant tout le fruit d’un coup de foudre. Il évoque aussi la rencontre fatale avec l’être aimé qui se superpose à la ville : ici la poétesse est l’amoureuse qui déambule à la fois dans le dédale des rues et dans le dédale de son cœur.

  • Deux jours comme l’hiver, roman, L’Harmattan

La rupture entre Claire et François le conduit à se plonger dans son passé et à se livrer à de multiples réflexions sur la vie, l’amour, le temps, la liberté, etc. Dans cette souffrance, François est progressivement amené à la folie. Une folie bénéfique qui lui ouvrira de nouvelles portes tout en lui renvoyant une image plus riche de lui-même et qu’il n’avait pas soupçonnée.

  • Colette Nys-Mazure :

    • Colette Nys-Mazure, accordée au vivant, monographie de Mathieu Gimenez, Luce Wilquin

Écrire la biographie de Colette Nys-Mazure est une gageure. Sa vie transparaît dans tous ses écrits. Chaque essai, chaque poème, chaque recueil de nouvelles est nourri de ses expériences. Sans entrer dans le jeu de l’autofiction, elle se livre et se laisse lire à travers ses phrases qu’elle travaille avec amour et exigence. Cette biographie, Colette Nys-Mazure l’écrit et la vit au jour le jour, ajoutant chaque année de nouveaux textes et de nouvelles expériences à une œuvre d’une richesse féconde. La figure de Pénélope s’impose ici tant la volonté de tisser des liens et de susciter des échos est présente chez l’auteure de Célébration du quotidien. Tout est lié, le vivant s’imbrique dans le vivant. Cette monographie recherche ce regard en tentant de mettre au jour le rythme intime de l’œuvre et des mots qu’il nous appartient de faire résonner.

  • Christine Van Acker :

    • Ici, Le Dilettante

Ici, l’«Ici» majuscule de Christine Van Acker, n’est pas le «là» de tout le monde, un lieu-dit parmi d’autres, c’est son lopin d’élection. Un village à l’écart où elle réside dans l’ancien «café de la jeunesse». En rupture de ville, elle a choisi la campagne pour passer de l’urbanisme à l’urbanité, de la grisaille planifiée à la bienveillance spontanée, du dernier cri aux gens du cru. Ce qu’elle nous dit là d’Ici est un herbier d’impressions émues, une collecte de sentiments vifs et saillies brèves éprouvés par un couple de citadins immergés dans une ruralité accueillante. Un couple, néanmoins toujours entre deux mondes, pris entre les visites de ceux de «là-bas», la ville au loin, et la découverte de ceux d’Ici, devenus la fratrie quotidienne. «Chez ces gens-là», on ne triche pas trop, on «se balade peu», on rend service, on boit dru et on pisse raide, on vit selon. Il y a Albert qui chôme comme il respire, la horde des «barakis» repliée dans son repaire barbare, les voisins, les arbres, le ciel, le cimetière et les sentiers. Il y a même «la descente de la mort qui tue». Mais lhôte majeur, c’est le temps et cette quatrième aiguille, figée, de l’horloge: lennui. Car, quon le veuille ou non, l’ennui est à la campagne ce que le stress est à la ville, et Christine Van Acker, au fil de ces feuillets regroupés d’une néorurale, se livre à une patiente analyse de la perception du temps: «grosse bouchée qui ne veut pas passer», cette «pelote que même le chat ne remarque plus», le temps collé à la tempe pour la «roulette russe d’une journée à vivre, ou non». Alors bienvenue «Ici» où«nul ne pourrait dire qui, du vivant ou du mort, est le voisin de l’autre».

  • Antoine Wauters :

    • Nos mères, roman, Verdier

    • Dans un pays du Proche-Orient, un enfant et sa mère occupent une maison jaune juchée sur une colline. La guerre vient d’emporter le père. Mère et fils voudraient se blottir l’un contre l’autre, s’aimer et se le dire, mais tandis que l’une arpente la terrasse en ressassant ses souvenirs, l’autre, dans le grenier où elle a cru opportun de le cacher, se plonge dans des rêveries, des jeux et des divagations que lui permet seule la complicité amicale des mots.
      Soudain la guerre reprend. Commence alors pour Jean une nouvelle vie, dans un pays d’Europe où une autre mère l’attend, Sophie, convaincue de trouver en lui l’être de lumière qu’elle pourra choyer et qui l’aidera, pense-t-elle, à vaincre en retour ses propres fantômes.
      Ce texte, cruel et tendre à la fois, est avant tout le formidable cri d’un enfant qui, à l’étouffement et au renoncement qui le menacent, oppose une affirmation farouche et secrète de la vie. C’est ce dur apprentissage, fait d’intuition et de solitude, qui lui ouvrira plus tard des perspectives insoupçonnées.

 – Juin 2014

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