Service de presse

22/3/2014

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Ainsi faut-il…, Stephen Blanchard ; éditions France Libris ; 8€ ; 2014 ; aeropageblanchard@gmail.com

  • L’arbre de vie, Raphaël Mérindol, poèmes, illustrations de Pierre Cayol, Christian Jauréguy, Jean-Pierre Péransin et Le Zhang ; éditions Cardère, 42, rue du Pont de Nizon à F-30126 Lirac, 2013 ; www.cardere.fr ; bouquins@cardere.fr

  • L’auteur :

Raphaël Mérindol est né le 23 février 1953 à Avignon. Il suit des études d’anglais, enseigne quelques années, entre en 1995 à la mairie d’Avignon en qualité de chargé de mission aux Affaires Culturelles. Depuis vingt ans, l’histoire de l’art provençal est son domaine et il est nationalement reconnu aujourd’hui comme le spécialiste de la féconde Ecole avignonnaise (peinture et sculpture des années 1850-1950). Son premier recueil de poésie, Souvenirs et soupirs, paru en 1997, révèle une inspiration classique que l’on retrouve dans L’encens des jours et dans D’hiver, publiés en 2005 et 2008. Recherchant dans le poème la précision et la concision, comme l’élégance et la musicalité, Raphaël Mérindol exalte en la condensant une mélancolie ancrée dans l’instant.

  • Le livre :

L’Arbre de vie, dédié à son jeune fils Kléber-Henri, publié par Cardère, ne dévie pas de cette ligne poétique, épurée jusqu’à une forme proche du haïku. Le recueil, comme son nom l’indique, est un éloge à un personnage que l’auteur admire – vénère ? – l’arbre, ou plutôt les arbres dans leur diversité de caractères. Quatre peintres provençaux à la notoriété solidement établie se sont prêtés au jeu de l’illustration de trois poèmes chacun, par amitié pour l’auteur.

  • La Barlenn, Michelle Labbé ; éditions Passage d’encres, collection Trait court ; 16, rue de Paris à F-93230 Romainville ; 27 pages ; 5€ ; 2012 ; www.inks-passagedencres.fr

  • Ce qu’il reste de l’aube et autres poèmes, Danièle Dossot, éditions Atramenta, Näsijärvenkatu, 3 B 50, 33200 Tampere, Filande ; 78 pages ; 8,50€ ; 2013 ; www.atramenta.net ; illustration en couverture : tableau de Sophie Guinzbourg (La femme Arlequin) : www.sophie-guinzbourg.fr

  • Extrait :

« Nuit perdue

Dans l’or des fontaines

Un orpailleur défunt il y a longtemps

Nous avait abreuvé de longues litanies

Pars donc ! Va !

Puisque les mots nous tuent.

Longe le chemin creux derrière la grange

Et là où l’hirondelle dort

Retiens dans ta main

Ce qu’il reste de l’aube. »

  • Chanteaux couleur bleu, Jean Luc Pirlet Nagant, Chloé des Lys, 2013, 91 pages.

  • Le livre :

    • Le narrateur découvre vingt-neuf feuillets manuscrits dans le grenier de sa maison.

Il ne connaît rien à propos de ceux-ci, ni auteur, ni contenu, ni chronologie, ni datation.

Ce sont les feuillets qu’il présente, sans autre ordre que celui dans lequel il les trouve.

Il ajoute à ces manuscrits (nommés « feuillets ») quelques interrogations, réflexions et pensées personnelles (nommées « annotations ») qui parsèment le livre.

Le tout est précédé d’un prélude et suivi d’un final.

Le terme du titre « chanteau » s’entend dans sa définition « morceau d’étoffe coupé à une plus grande pièce ».

  • L’auteur :

    • Psychanalyste à Bruxelles et à Liège. Et psycho-thérapeute. Membre d’Associations psychanalytiques à Paris et à Bruxelles. Ancien directeur d’un Centre de santé mentale agréé à Bruxelles.

Très fréquents séjours à Prague, depuis plus de trente-cinq ans, auprès d’amis intimes. Elle, philosophe. Lui, juriste, procureur de la République et, plus tard, pendnat neuf ans conseiller particulier du Président de la République Vaclav Havel.

  • La décision du renard, Cédric Landri ; éditions associatives Clapàs, collection Franche Lippée, 2013 ; 10, Boulevard Sadin Carnot à F-12100 Millau ; 8 pages ; 1,50€ ; www.clapassos.com; clapassos@wanadoo.fr

  • Décollations, Corinne Hoex ; éditions L’Age d’Homme, collection La Petite Belgique ; CP 5076, CH-1002 Lausanne ou 5, rue Férou, F-75006 Paris ; 90 pages ; 14€ ; 2014 ; www.lagedhomme.com

En quatrième de couverture :

  • « Eugénia n’a pas de tête et cela lui convient très bien.

Au moins, elle n’a pas la tête des autres, elle n’a pas l’air de famille.

Eugénia est libre et sa tête, la tête qu’elle n’a pas, roule sa bosse où elle veut. »

  • Avec ce nouveau livre, impertinent à souhait, Corinne Hoex nous entraîne dans un monde de fantasmes, un univers insolite et extravagant.

Le triomphe de la fantaisie.

  • Dehors, l’ombre blanche… j’ai rêvé de Pina Bausch, roman, Bernarde Rousseaux ; 28€ ; éditions de la Main Fleurie, collection L’Atelier du Maître Artisan, rue Haute, 40 à B-5190 Spy ; pascal.jeanjean@gmail.com ; décembre 2013 ; 236 pages.

  • L’auteure :

    • Bernarde Rousseaux a enseigné la philosophie à la Haute Ecole de Namur. Née à Wavre, elle étudie la philosophie à l’Université Catholique de Louvain et se spécialise dans la phénoménologie d’Emmanuel Levinas et de Jacques Derrida. Pendant 15 ans, dans le cadre du Département Social, elle organise des colloques interdisciplinaires autour de certaines questions de la modernité dont la question de « l’hospitalité » qui fera l’objet d’une publication collective. L’enjeu consiste à articuler différents langages – philosophique, politique, sociologique, symbolique – et de les mettre en interaction avec la parole des étudiants et celle des artistes (chorégraphes, comédiens, peintres, sculpteurs). Aujourd’hui à travers le roman de fiction, l’auteure fait le pari d’une philosophie accessible à tous.

  • Le livre :

    • C’est un rêve, sans faits ni récit historiques. Un rêve où la beauté des mots et des images emporte le lecteur dans une réécriture de son propre temps subjectif.

La sonorité du nom de la danseuse « Pina Bausch » répercute à travers le rêve le nom de l’enfant de la Thiérache, Louna Bausch.

Ce récit imaginaire est marqué par la brièveté, par la fuite d’un présent au tempo de la danse : rapide, léger, évanescent.

Louna danse comme elle respire, comme elle parle. Elle marche en dansant pour habiter sa solitude. Pour fuir aussi son orphelinage. Celui d’un père hostile à sa passion et qui n’en a que pour son intelligence H.P. D’une mère trop déniée dans sa place de femme, inquiète, révoltée, fragile.

Le tempo rapide de l’écriture est soutenu par une typographie qui rythme la cadence comme sur une partition musicale. La mesure quant à elle, est donnée par le temps cosmique d’un solstice d’été. Tout se passe autour de la fête de la Saint-Jean quand le sculpteur du village laisse à la mère la promesse d’une passion et à Louna l’énoncé d’une énigme qui réconcilie son art et son intelligence.

Louna perçoit dans cette énigme la clé de son avenir. Apprendre l’allemand et aller à Wuppertal pour la danse. Le refus du père est violent, nourri par une jalousie sans limites envers le sculpteur. La résistance de Louna s’exprime en mots durs et clairvoyants. Elle explose dans un tango solitaire et endiablé qui risque d’épuiser chez le père les ressources de la parole et du sens.

  • En attendant mon seuil…, Alfred Herman ; éditions du Cèdre, CH-1020 Renens ; 70 pages ; 2013.

  • L’étreinte du sablier, Thierry Thirionet, Chloé des Lys, 2012, poèmes.

  • Les lumières floues, Pierre Orban, Chloé des Lys, 2013, 56 pages.

  • Extrait :

    • « Les cycles cosmiques se rejoignent en silence, anneau d’argent de la plus belle des solitudes.

Délivré de ses entraves, l’animal éveillé supporte chaque jour plus de réalité. Je perçois maintenant clairement que ce monde n’est pas davantage prévu pour l’homme que pour les oies, les ours et les merles.

Et comme les autres bêtes, il naît, lutte, souffre, meurt. Mais je sens également une vérité à travers l’humanité et la terre. Seul m’importe d’être à la hauteur de celle-ci ; souple et solide, que le roseau soit inspiré à travers le mystère. »

  • Merveilleuse énergie, Oria Bleuet ; éditions associatives Clapàs, collection Franche Lippée, 2013 ; 10, Boulevard Sadin Carnot à F-12100 Millau ; 8 pages ; 1,50€ ; www.clapassos.com; clapassos@wanadoo.fr

  • Météo marine, Michelle Labbé ; éditions Passage d’encres, collection Trait court ; 16, rue de Paris à F-93230 Romainville ; 20 pages ; 5€ ; 2011 ; www.inks-passagedencres.fr

  • Petites notes d’amertume, Marie-Josée Christien, préface de Claire Fourier, Land art de Roger Dautais ; éditions Sauvage, collection La Pensée Sauvage ; 65 pages ; 12€.

  • Le livre :

    • Avec un clin d’œil aux Syllogismes de l’amertume de Cioran, Marie-Josée Christien compose ici, sous forme de fragments brefs et acérés, une suite de réflexions et pensées, parfois proches de l’aphorisme, qui s’inscrivent comme des jalons nécessaires sur son itinéraire.

  • Extrait de la préface de Claire Fourier :

    • « Marie-Josée Christien a pressé sa vie intérieure pour en extraire une goutte de clarté. Et c’est cette goutte, compacte, dense, qui émerge sur la page, y coule comme sur une joue. Vous percevez une respiration craintive, toujours près de s’affoler, néanmoins une stabilité cosmique sous l’écriture « contenue ». C’est que l’auteur dose la densité, mesure avec minutie, tient en laisse sa palpitation. Le fond commande la forme, sobre, âpre, sévère – on pense aux lignes épurées de Chales Juliet – coupante parfois, – on pense à Annie Ernaux.

  • Temps morts, Marie-Josée Christien, poèmes ; préface de Pierre Maubé ; illustrations de Denis Heudré ; éditions Sauvages, collection Askell ; 53 pages ; 12€.

    • L’auteure :

      • Marie-Josée Christien est née en 1957 dans la Cornouaille Morbihannaise. Elle a fondé la revue annuelle Spered Gouez/l’esprit sauvage en 1991 et en est la responsable.

  • Poète et critique, traduite en plusieurs langues, elle est l’auteur de nombreux ouvrages.

    Prix Xavier-Grall pour l’ensemble de son œuvre.

    • Le livre :

      • Marie-Josée Christien fait ici l’éloge de la lenteur et des instants en suspens que le langage courant désigne injustement sous l’expression « temps morts ». Temps morts convoque ces temps immobiles où il ne se passe rien, qui s’immiscent comme de bienfaisantes parenthèses dans l’agitation du monde et sont des plus indispensables et fertiles pour retrouver l’essentiel.

    • Extrait de la préface de Pierre Maubé :

    « Entre révolte et acceptation, désarroi et patience, un lent cheminement se fait, une maturation obscure mêle des sèves ignorées, une sagesse vient au jour, un accord s’établit, quasi musical, avec le retour des saisons et la germination de l’aube. »

    • Terres d’Outre-mer, Voyages à travers mots ; éditions Bruno Doucy, 2012 ; éditions Orphie, 2012 ; 126 pages.

      • D’océan en océan, de territoire en territoire, à la découverte de contes, de poèmes, de récits illustrés, la littérature comme une invitation aux voyages ultramarins.

    • Ton rêve aura croisé leurs émois, J-G Thomas, Chloé des Lys, 2013, 29 pages.

      • L’extrait :

        • « Ne t’en fais pas, petite

    Si l’aube est impalpable.

    L’instant est la pépite

    Qui surgit sur le sable. »

    A travers ses pages, l’auteur se souvient avec amour, gratitude, nostalgie et beaucoup de vie, de sa femme disparue.

    • Vérité et violence en art, Balises ; cahiers de poétique des archives et musée de la littérature, 15-16 ; Bruxelles, 2013 : www.aml-cfwb.be

      • Consacré cette fois à la seule aire linguistique francophone, la nouvelle livraison de Balises emmène le lecteur du Vietnam aux Caraïbes, et du Liban au Rwanda, en passant par le Congo, la Belgique, la Suisse, la Tunisie, le Maroc ou le Burundi.

    Elle le plonge de même dans les séquelles de situations découlant de la colonisation, de l’esclavage ou de la Shoah, mais aussi de la guerre en Irak.

    Le théâtre et la poésie sont tout autnat convoqués que la prose ou l’essai pour approcher ces situations, toujours historiques, mais dont certaines proviennent du quotidien, apparemment le plus ordinaire.

    Numéro composé de fictions et de réflexions, donc, mais aussi d’arts plastiques, Balises est heureux de révéler au public l’œuvre du plasticien vietnamien Pham Luc, qui fut aussi un combattant de la guerre menée victorieusement par son pays contre les Etats-Unis d’Amérique. Balises sé réjouit tout autant de contribuer à la diffusion de l’œuvre du photographe tunisien Samy Snoussi, de l’artiste belgo-slovaque Maja Polackova ou du créateur antillais Ernest Breleur.

    Balises entend ainsi montrer comment la Littérature et l’Art se font et font violence dès lors qu’il s’agit de trouver sa propre voie dans les contradicitons de l’Histoire et des dominations culturelles.

    • Vertiges, Laurent Dumortier, Chloé des Lys, poèmes, 2013.

    Les revues suivantes :

    • L’Aède n°38, avril 2014, bulletin à périodicité variable de l’Union des poètes francophones ; Chris Bernard, Centre social et culturel, Mairie à F-84110 Puyméras ; http://upfpoesie.blogspace.fr ; 6 pages A5 ; Chris Bernard.

    • Arpo n°78, hiver 2014, bulletin de liaison de l’association, Centre culturel JB Calvignac, 34, avenue Bouloc Torcatis à F-81400 Carmaux ; www.arpo-poesie.org; contact@arpo-poesie.org; 28 pages A5 ; Gérard Cathala.

    • Art et poésie de Touraine n°216, printemps 2014 ; 10, rue du Clos-Prenier à F-37550 Saint-Cyr-sur-Loire ; nicole.lartigue@bbox.fr ; 64 pages A4 ; Nicole Lartigue.

    • Le Carnet et les Instants n°180 ; 1er février au 31 mars 2014 ; lettres belges de langue française ; éditorial de Laurent Moosen : Les formes d’une ville ; dossier : écritures urbaines ; Rascal ; interview : Xavier Canonne ; essai : Marcel Mariën ; nouveautés et rééditions ; critiques.

    • Debout les mots n°53, avril à juin 2014 ; périodique d’information trimestriel de la Maison du Livre, 28, rue de Rome à B-1060 Bruxelles ; www.lamaisondulivre.be; info@lamaisondulivre.be; téléphone : 0032/25431220.

    • Kahel n°1, revue littéraire de voyage ; juin 2013 ; 7€ ; 62 pages A5 ; Karim Cornali, 206, avenue de la République à F-78500 Sartrouville ; http://kahelrevue.overblog.com ; kahelrevue@gmail.com

    • Libelle n°253, mensuel de poésie ; février 2014 ; 2€ ; 6 pages A5 ; 14, rue du Retrait à F-75050 Paris ; pradesmi@wanadoo.fr; www.myspace.com/michelprades

    • Microbe n°78 + Mi(ni)crobe # 40 : Venge les anges, Patrice Maltaverne ; juillet-août 2013 ; Eric Dejaeger, Launoy, 4 à B-6230 Pont-à-Celles ; ericdejaeger@yahoo.fr

    • Reflets Wallonie-Bruxelles n°37, 3ème trimestre 2013, 68 pages 18 X 25.

    Hommage à Jean-Claude Pirotte par Frédéric Chef

     

    Pour Jean-Claude Pirotte, i. m.
    Pirotte
    Te voilà sur les bords de la Sambre
    parti la Meuse le Léthé ou le Styx
    peut-être commences-tu à descendre
    dans un poème toujours aussi prolixe

    pourtant locataire sous le vocable
    de la Vierge qui te faisait rempart
    tu tirais par les cornes ce Diable
    ignorant qu’un jour le temps sépare

    ce qu’il a réuni comme un bouquet
    de membres de chair et de pensées
    au-dessus l’âme ou quelque chose

    approchant ? les poètes ne meurent
    c’est connu jamais souffre-douleur
    ils se piquent pour nous à toutes les roses

    …………………….
    tu poursuivais la chimère du vieux-temps
    au fil des jours dans l’usage des poètes
    et la lumière remisée des jours d’antan
    où tu vivais loin d’être anachorète

    sur le seuil derrière le rideau du ciel
    tricotant l’ordinaire d’un fil ténu
    ou fixant d’un pinceau d’aquarelle
    tes humeurs et ton âme aux nues

    pour que naisse un double de toi
    qui volerait par-dessus les toits
    parmi les anges et les diables cornus

    je ne crois pas du tout que tu sois
    mort c’est sur ce fil de soie
    tricoté par les vers que tu as “disparu”

    ©Frédéric Chef, 27 mai 2014

    Tatiana de Rosnay – Son carnet rouge -Éditions Héloïse d’Ormesson

    • Tatiana de Rosnay – Son carnet rouge –Éditions Héloïse d’Ormesson (192 pages- 17€)

        Tatiana de Rosnay - Son carnet rouge -Éditions Héloïse d'Ormesson (192 pages- 17€)

    Serge Joncour a décrypté le sentiment amoureux dans Combien de fois je t’aime,

    Tatiana de Rosnay, avec Son carnet rouge nous livre le pendant, en onze nouvelles.

    Le genre de la nouvelle se prête bien à cette exploration , tant les rapports humains sont complexes et les cas d’infidélités si nombreux, faisant les choux gras de la presse people. Mais de la femme ou de l’homme, qui trompe le plus? Qui est le plus volage? Qui s’accorde une incartade passagère? Quelles sont les causes de ces dérives?

    Tatiana de Rosnay s’emploie à les autopsier. Ne risque-t-elle pas d’abattre/d’éradiquer les illusions de ceux qui veulent faire rimer amour avec toujours? D’autant qu’on lit en exergue que « les hommes ne sont jamais fidèles ». Qui blâmer?

    D’où vient le titre? Dans une interview, l’auteure a confié qu’elle- même découvrit un jour, consignées dans un carnet rouge, des révélations confondantes.

    La nouvelliste inventorie le grain de sable susceptible de faire tout basculer/vaciller: des cheveux, un message laissé sur le répondeur, une lettre vérité sur une clé USB, le baby phone diffusant non pas les pleurs de bébé, mais des soupirs lascifs, des SMS torrides: « Tu es le roi de mes nuits…et moi l’esclave de ton amour ».

    Elle évoque aussi les conséquences souvent dramatiques dans des chutes parfois désarmantes, brutales, comme la confession d’Hubert révélant son homosexualité à sa femme. Fracassante la façon de solder sa vie commune, broyant tous les oripeaux du passé, pour l’ex-femme de Jean-Baptiste. Suspense quant à l’épilogue de la nouvelle Le « Toki-Baby », vu la pulsion meurtrière qui s’empare de Louise. Inquiétude de François en raison d’un incendie dans l’hôtel, qui abritait son nid d’amour avec Gabrielle. Tatiana de Rosnay nous offre des rebondissements drôles.

    Même si certains personnages recueillent notre compassion, on se surprend à sourire quand Eugénie est victime de son interprétation erronée quant à cette FG.

    La romancière rend hommage au peintre Hopper qui a aussi inspiré Philippe Besson et Franz Bartelt. Le tableau Hotel room sert de décor pour la nouvelle éponyme.

    Elle convoque aussi Proust qu’enseigne Jérôme D, ce French lover séducteur, qui fait fantasmer ses étudiantes. Un Don Juan prédateur qu’Hunter menace de poursuites. Mais comme l’arroseur arrosé, elle lui réserve un plan machiavélique, une fois avoir réussi à décoder son mot de passe: catleya, à la connotation sexuelle et érotique.

    Tatiana de Rosnay montre comment les réseaux sociaux, portables, ont contribué à « larder le contrat de coups de canif » et à multiplier les aventures ultra conjugales. Les sites internet ne guerroient-t-ils pas pour mieux aider à duper ou à démasquer son conjoint? N’y-a-t-il pas des hôtels qui surenchérissent en offrant des tarifs spéciaux pour ces couples illicites, ces hommes mariés qui mènent une double vie?

    Pour les inconditionnels des citations, le recueil est ponctué de réflexions d’écrivains

    célèbres (Flaubert, Baudelaire,Molière, La Rochefoucauld), qui donnent à réfléchir sur le mariage, le couple et montrent que l’adultère ne date pas d’hier.

    Doit-on prendre sa revanche, comme le suggère La Fontaine pour qui « c’est double plaisir de tromper le trompeur »? Doit-on plutôt suivre le précepte de Louise de Vilmorin qui ne veut aimer personne, n’ayant aucune confiance en sa fidélité?

    La jalousie, la vengeance( Oeil pour oeil, dent pour dent), les mensonges , l’usure du couple, le harcèlement,l’espionnite, font le terreau de ces nouvelles où l’on croise tant de femmes bafouées mais aussi celles qui transgressent ( le désir leur chatouillant les lèvres), et plus rarement celles qui pardonnent , occultent les preuves.

    A travers ses protagonistes, l’auteure aborde la question qui taraude les infidèles, craignant la délation: faut-il passer aux aveux ou non?

    Tatiana de Rosnay dans sa radiographie du couple,signe un recueil ancré dans notre époque qui nous renvoie un miroir de la société peu glamour et peu optimiste.

    En définitive, quelle foi peut-on avoir en l’amour ? Quelle confiance accorder à l’autre partenaire, après un tel panorama / éventail de la déliquescence des sentiments, de leur délitement? Un proverbe anglais souligne qu’il vaut mieux souffrir d’avoir aimé que de souffrir de ne pas avoir aimé. Puisse-t-il aider à panser les blessures !

    A chacun de savoir rebondir et de trouver comment pimenter sa vie amoureuse.

    ©Nadine DOYEN

    L’OUVRE – BOÎTE A POEMES, Numéro 94

    L’OUVRE – BOÎTE A POEMES, Numéro 94

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    Dans chaque numéro, L’Ouvre – Boîte à Poèmes met à l’honneur un artiste présenté par Christine Roucaute, elle-même artiste de talent, avec des reproductions de ses œuvres en quadrichromie sur la couverture et la quatrième de couverture, en noir et blanc dans le corps de la revue. Après Jean-Claude Hiolle et ses splendides paysages, pour certains urbains ( n° 93 ), ce sont les rythmes de couleurs de Martine Belfodil qui enchantent le regard. De belles photographies de bateaux, de ports, de grèves sauvages, et de chats, dont Christine Roucaute est l’auteure, transportent le lecteur-spectateur de Malte à Venise à Amiens en passant par d’autres lieux, et une composition artistique de Coryne Hautemaison évoque les émois de l’amour.

    Jeannine Dion – Guérin rend hommage au défunt poète Emile Kastermann, Yves – Fred Boisset, directeur de La Braise et l’Etincelle avec sa femme Annie, livre deux poèmes de son enthousiasmant recueil « Un quart d’heure avant l’orage », Jean – Michel Klopp, qui tient dans « La Cigogne » une rubrique de critique littéraire remarquée, exprime un talent poétique plein de force et de conviction dans deux poèmes… Très ou peu connus, les poètes rassemblés dans ce
    numéro font preuve de véritables qualités littéraires, et souvent d’originalité. De la bonne poésie !
    Se remarque aussi l’inattendu conte « Le dos du caïman » de Jean – Baptiste Tiemélé qui est extrait de son recueil Contes déracinés d’Afrique.

    Fin 2013, l’Union des Poètes Francophones a décidé d’attribuer le Prix de la Presse Poétique 2012 à L’Ouvre – Boîte à Poèmes, ce dont les lecteurs se conjouient. Ce prix a été remis le 20 avril 2013 à Mons, en Belgique.
    L’OUVRE – BOÎTE A POEMES – Trimestriel – AS – 58 pages – 25 Euros l’abonnement pour les personnes résidant en France , 28 Euros pour les autres.

    L’Ouvre – boîte à Poèmes – Christine ROUCAUTE – Résidence Les Floralies – 15 ter rue du Maréchal Foch – 95120 ERMONT – France.

    Site Internet : ici
    Blog :

    Emissions de radio :
    L’Onde Poétique : le deuxième mardi de chaque mois de 20 H à 22 H avec François Fournet et Yves – Fred Boisset
    Les Rencontres Francophones : le deuxième mardi de chaque mois de 20 H à 21 H avec
    François Fournet, Yves – Fred Boisset et Joël Conte
    En Vers et avec Tous : le deuxième jeudi de chaque mois, de 13 H à 14 H avec Jeannine Dion
    – Guérin
    sur Radio Enghien IDFM, 98 FM, ou Internet http://www.ldfm .fr. fm

     

    ©Béatrice GAUDY