Depuis qu’elle est morte elle va beaucoup mieux, Franz Bartelt ; Les éditions du sonneur (1) ; Collection ce que la vie signifie pour moi (72 pages – 12€)

Chronique de Nadine Doyen

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Depuis qu’elle est morte elle va beaucoup mieux, Franz Bartelt ; Les éditions du sonneur (1) ; Collection ce que la vie signifie pour moi (72 pages – 12€)

Un titre ubuesque qui interroge. Qui est ce « elle » pour le narrateur ?

Martine Laval, dans sa préface, brosse un élogieux portrait de Franz Bartelt. (1)

Elle définit ce « philosophe Ardennais » comme « un expert des solitudes » et « de vies minuscules à la Pierre Michon ».

L’auteur nous plonge d’emblée au cœur de la pestilence, de la souffrance et de la mort, par son regard lucide et tendre qui embrasse tous ces êtres qui peuplent les départements de gériatrie, tributaires de « l’administration suprême ». Il dépeint « l’horreur banale de l’existence », la dégradation physique, la souffrance psychique, les maladies diverses, folie, Alzheimer. Un calvaire pour les proches.

Quoi de plus désespérant que ces dialogues de sourds où il ne sert à rien de tenter de raisonner le malade ? Impuissant, on est confronté chaque jour à des situations invraisemblables, à leurs divagations, leurs délires, leurs méprises, lubies (envie de champagne). Sans compter les fugues, le chantage au suicide, les chutes.

Ce déclin, le narrateur l’observe chez sa propre mère : « Elle s’éloigne de sa tête ». Elle vit immergée dans ses souvenirs et convoque souvent sa propre mère, qui « depuis qu’elle est morte va beaucoup mieux ». Et pourtant, elle l’attend.

Ne dit-on pas que l’on devient le parent alors que l’aîné retombe en enfance ? Les confusions dans les repères temporels se multiplient. Puis ce sont les siens que l’on confond. Comment ne pas dérailler quand on entend les mêmes litanies, rengaines, comme un disque rayé ? Et Franz Bartelt de réaliser qu’il se répète par mimétisme.

Les journées défilent monotones, l’ennui s’installe même si des animations ponctuent la semaine ou des visites. Ne fête-t-on pas les anniversaires, les centenaires, Noël ? L’anecdote de l’essayage du cadeau est attendrissante.

Pour distraire ces vieillards, certains hospices acceptent les animaux, d’autres les font venir pour une après-midi. Sinon les peluches offrent cette douceur au contact.

Franz Bartelt a le don à la fois de nous tirer une larme et de nous faire rire.

On imagine l’indignation de cette mère qui croit avoir mangé « le chat » alors que ce sont des friandises « Chamallow » dont elle s’est gavée. Si elle raffole des « têtes de nègre », l’auteur soucieux du mot exact rappelle que l’on doit dire « tête d’homme de couleur » et se montre soulagé de ne pas la voir « traînée devant les tribunaux ».

Les plus valides, comme « ces deux petits vieux », aiment se rendre utiles. On devine qu’ils doivent guetter ce visiteur qui leur distribue des cigares chaque soir.

Advient le moment où le résident n’est plus qu’une épave grabataire condamnée à son lit. A travers les mots : «  tristesse, pitié, pas gai » affleure le désarroi de l’auteur.

Franz Bartelt aborde ce difficile dilemme de prendre la décision de placer un proche en maison de retraite quand il perd son autonomie, avec ce sentiment de culpabilité.

Pas facile de la leur imposer. L’auteur évoque deux films traitant de ce sujet, j’ajouterai Les souvenirs de David Foenkinos où la scène de la persuasion du fils est hilarante par le côté exagéré.

L’auteur souligne le dévouement, l’abnégation et le mérite du personnel soignant confronté quotidiennement à la déliquescence des corps mais qui essaye d’être positif, bienveillant, aimant, souriant.

Quant aux accompagnants, l’écrivain ne cache pas qu’il faut être blindé pour ne pas déprimer. Comment accepter de voir la déchéance inéluctable d’un parent ?

La fin est brutale, la camarde a sonné le clap létal. Pour Woody Allen : « Le côté positif de la mort, c’est que l’on peut l’être en restant couché ».

Commence, pour ceux qui restent, la période de résilience et de mémoire « Pour eux (les disparus), nous ne sommes plus rien. Pour nous, ils sont encore beaucoup ».

Franz Bartelt offre un touchant et vibrant tombeau de papier à cette mère qui lui apprit à lire. En abordant ce sujet tabou de la finitude, douloureusement universel, l’auteur souligne les carences de la législation française sur la fin de vie, l’euthanasie, contrairement à La Suisse. Il explore avec réalisme les multiples facettes de la décrépitude humaine. Il pose un regard implacable sur les institutions gériatriques et brocarde les failles de ces hospices où la nourriture laisse parfois à désirer.

Être drôle et vif en parlant de vieillesse, « rien de moins qu’une prison », c’est le pari euclidien de Franz Bartelt. L’humour et la démesure restent une manière élégante pour exorciser par le haut la tristesse du réel que suscite l’absurdité de la condition humaine. Un récit témoignage grave, profond, frappé sous le sceau de la délicatesse, qui ne peut laisser indifférent, car il fait aimer la vie doublement.

On retrouve avec plaisir le poète qui décline la liste de ses désirs : « Désirer le bleuité des matins dans le jardin, quand la rumeur des fleurs épouse la clameur des oiseaux » et le styliste, usant d’oxymores : « J’en arrive à me dire que les malheurs que nous subissons contiennent encore tout ce qui fait le bonheur ».

Pourquoi ne pas suivre le viatique dont l’auteur se dit adepte ?

A savoir : « le vin, le tabac, les promenades dans les bois, la lecture, l’écriture, la musique à fond les biscottes… ». Abusons donc de sa gouaille, de ses livres.

Il ne reste plus qu’à attendre de Franz Bartelt «  cette littérature du contournement, de la périphrase, du décalage » dont il se dit partisan.

©Nadine Doyen


 

  1. Voir l’article de Martine Laval sur Franz Bartelt :

Le tour de Franz en 70 livres – Télérama no 2915 – 23 novembre 2005.

Robinson dans les villes, photographies Nathan R. Grison, textes Laurent Grison, Atelier BAIE, novembre 2013, 96 pages, 20€

Chronique de Lieven Callant

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Robinson dans les villes, photographies Nathan R. Grison, textes Laurent Grison, Atelier BAIE, novembre 2013, 96 pages, 20€

Ce livre propose quelques 93 photographies en noir et blanc de différentes villes d’Europe et d’ailleurs. À chaque image s’associe une expérience poétique. Des révolutions sous forme de questions toujours à taille humaine, d’attente, de course contre le temps vers la cité idéale.

À chaque image se superposent des fictions, des apparitions ou au contraire des disparitions. Le jeu des mots, des sons et de leur disposition sur la page d’écriture répond au jeu des lignes de force, des surfaces, des matières, des ombres et de la lumière des images photographiques.

Deux formes d’écriture avec la lumière se retrouvent et deux regards se rejoignent dans celui de Robinson. Les villes, le poème s’appréhendent comme des îles et pour les apprivoiser ou se laisser apprivoiser par leur singularité, il faut du temps. Il faut poser et non pas reposer son regard, partir à la découverte sans cesse, quitter ses zones de confort. Parfois, on se sent impuissant, éternellement étranger aux mondes qu’on observe. Le photographe comme le poète ne se résignent pas à figurer au même titre que les ombres anonymes qui habitent le décor des villes et ne font que passer. Ils tentent au contraire par les questions qu’ils soulèvent de repositionner l’humain au centre du jeu. Ils dénoncent l’aliénation, la perte d’une véritable vision sociale et architecturale à long terme. Ils se font les témoins critiques d’une société aux dysfonctionnements aberrants tant elle a perdu toute notion de mesure à échelle humaine.

En se joignant l’une à l’autre, la photographie et l’écriture poétique ne perdent rien de leurs spécificités. Dans les images du fils on lit en filigrane de subtiles allusions aux grands noms de la photographie qui ont su poser au début et tout au long de son histoire un regard innovant, révolutionnaire. Je pense à Alfred Stieglitz, Paul Stand, le constructiviste Alexandre Rodtchenko mais encore Bérénice Abbott. Les références picturales sont multiples. Les images frôlent par moments l’abstraction lorsqu’elles révèlent les architectures de fenêtres des façades ou déploient de grandes constructions métalliques. Lorsqu’elles s’arrêtent sur des détails, on rencontre Miro, Mondrian, Kandinsky, Fernand léger.

Dans les textes du père, on repère les mêmes révolutions mais on découvre aussi de nouveaux questionnements. Ce qui change perpétuellement, c’est le regard, le point de vue qu’on acquiert peu à peu sur l’Histoire à force de la lire et relire dans les oeuvres illustres des poètes. Dans la mémoire, les vestiges nous enseignent l’avenir. Des failles, des plaies, des blessures on tire finalement l’enseignement nécessaire pour redevenir humain, pour le rester.

L’homme-oeil fait bien plus que regarder, il écrit, il participe à la construction d’un monde fait de « brique et de broque », il est une fenêtre ouverte, l’oeuvre d’art en train de se révéler à l’intérieur de son cadre. Laquelle des deux est « le port amarré au ciel » la poésie ou sa photographie? « L’envers du monde est un nuage » apprend-on. « Quand l’être devient lettres errantes, l’homme retrouve son âme en morceaux. » L’ascension de l’arbre reste malgré tout toujours possible, irais-je m’asseoir près des miens dont les pieds pendent dans le vide à quelques mètres du sol, irais-je planter mes regards dans le ciel bleu des coupoles où poudroient les sens comme des étoiles ou comme les flocons de neige?

Ce très beau livre-ville vous rendra  amoureux des villes comme le sont d’ailleurs les auteurs. Qu’elles soient réelles, fictives, sorties des griffes de l’Histoire ou tout au contraire abandonnées aux frontières de l’oubli comme les derniers témoins d’un passé douloureux qu’on cherche à étouffer ou comme les éclaireurs d’un futur où l’ennui risque bien d’être noir.

©Lieven Callant


Laurent Grison  fait partie des auteurs qui ont été publiés par Traversées

Retrouvez Laurent Grison ici  et là

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Service de presse n°39

 

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Armand Niquille, artiste-peintre au cœur des cicatrices

Claude Luezior, biographie, 249 pages, éditions de l’Hèbe, Chemin du Lac 39 à 1637 Charmey, Suisse.

www.lhebe.ch

Claude Luezior fut l’élève admiratif puis devint, au cours des décennies, l’un des amis proches du peintre Armand Niquille. Maître ès vie, celui-ci lui ouvrit son monde intérieur, mais aussi ses origines, son parcours de vie, ses cicatrices à l’extrême faille de l’art.

L’un (son nom civil est Claude-André Dessibourg) devitn médecin envahi par l’écriture. L’autre, enfant illégitime au pied de sa croix, continua de visser ses Christs sur des toiles à sa démesure. Tous deux complices à la recherche d’Essentiel.

Armand Niquille est un peintre majeur, issu de rien (il signa même Nihil), mais issu d’une très grande et noble famille. Refoulé du château de son père, caillassé par les gamins de sa rue Marcello, du nom de sa lointaine alliance, ordonné artiste par un moine, farouchement solitaire, il connut Balthus et le foisonnement culturel fribourgeois où publièrent maints écrivains prestigieux, tels Claudel, Maritain, Pierre Emmanuel, Mauriac, le cardinal Journet ou Pierre Jean Jouve, pendant la deuxième guerre mondiale. Comme Claude Monet à Rouen, il peignit cent fois sa cathédrale, guettant la lumière qui s’accroche et se transforme, la couleur qui se tord et ruisselle. S’il était monté à Paris, à l’instar de Giacometti qu’il a fréquenté, sans doute serait-il reconnu comme un très grand de la peinture du XX ème siècle.

Cette biographie est basée sur maints entretiens, témoignages et documents originaux, y compris ceux de cette mystérieuse Anne qui chercha, toute sa vie, ses véritables origines pour abouter en l’atelier du peintre.

Ses nus, portraits, natures mortes, allégories et scènes mystiques ainsi que ses Fribourg prirent une place considérable dans l’espace culturel de cette ville d’art et d’histoire. Comparé à Rouault ou à Cézanne mais singulier et autodidacte, longtemps indigent, Niquille, hanté par une sorte de phobie sociale ou d’autisme Asperger, resta à rebrousse-poil des galeries, cénacles et coteries, des réseaux commerciaux et des petits fours : il ne voulait pas briller mais veillait sur sa flamme secrète.

  • Ces douleurs mises à feu

Claude Luezior, poésie ; prix de poésie 2015 Yolaine & Stephen Blanchard ; éditions Les presses littéraires ; collection Florilège ; 2015, 55 pages.

  • Cristal fragmenté

Luc Renders, recueil, 136 pages, 2013, Bruxelles.

Que faire des aspirations, des émotions qui étreignent les cœurs ? Comment tromper l’ennui dans la monotonie sinon par l’exubérance des sens, l’attraction des records, et d’explorer tous les recoins qui sont à portée de main ? Pourtant la spiritualité est essentielle pour les hommes qui ne trouvent pas dans les dictionnaires, dans les idéaux politiques, dans les structures institutionnelles, même religieuses, de réponses à leurs questions profondes sur le Sens.

Le XXI ème siècle sera-t-il toujours spirituel ? En fait, les civilisations creusent toujours des sillons dans la terre comme le font les fleuves, et ce depuis des temps immémoriaux. Peut-être, pour le siècle à venir, doit-on s’attendre à nouveau à des furies collectives comme expression religieuse pour apaiser l’angoisse de l’errance, à des révolutions sanglantes des peuples exploités pour se libérer du joug du monde financier, ou à des réveils sporadiques qui tentent d’ébranler les édifices cimentés pour éviter l’enlisement de leur conscience ?

Pour ma part, il me reste les images poétiques pour traduire, imparfaitement, le sillon que je creuse dans cette terre, tout en y cultivant les graines de Sagesse et d’Amour qui m’ont été confiées.

  • Le crocodile et la sac à main et autres poèmes pour petits et grands enfants

Dominique Gauthier, 8 pages, Clapas, collection Franche Lippée, 2014.

  • Détail d’intérieur

Basile Rouchin, poésie ; Interventions à Haute Voix ; 2015, 80 pages.

  • Dieu nous a plantés et les pierres nous regardent

Christophe Liron, 8 pages, Clapas, collection Franche-Lippée, 2014.

  • L’exil et la présence

Michel Santune, poésie, 34 pages, Orthez.

  • Fenêtres sur cœurs

Marie Bruyns, nouvelles ; éditions Traverse ; collection Lentement ; 2014, 168 pages.

« Mille façons d’aimer. Parfois, ça marche.

Une grand-mère se rebelle, des frères et sœurs se perdent ou se trouvent, un chasseur solitaire se révèle inlassable, un médecin se sauve d’une période glaciaire, une amazone, type executive woman accepte (enfin) le hasard, une Belle au Bois dormant se réveille, un vieil homme retrouve (peut-être) son amour d’enfance, un jeune Goguenard se laisse convertir à la vie de famille. En ordre dispersé, tous ces cœurs ballotés par la vie, drôles ou pathétiques, cherchent à se réchauffer.

Chaque nouvelle ouvre une fenêtre sur ces vies fragmentées de notre temps où l’amour est bancal et son désir toujours plus intense.

Marieu Bruyns a exercé comme médecin à Oran (Algérie), puis gynécologue à Bruxelles et médecin humanitaire depuis 1994. Jeune, elle pratique l’écriture « pour soi » et envoie d’innombrables lettres lors de ses fréquents voyages. Elle note, rapporte, « vole » ce que le hasard lui offre… En 2011, elle publie, chez Couleur livres, dans la collection Je, une suite de récits ramenés de « là-bas », « Le rire de Shéhérazade » (avec l’aide du Fonds national de la littérature).

  • Feu de tout bois

Jeanne Champel Grenier, poésie, 2015, 52 pages.

« J’écris toujours

Comme on écrit dans le Sud

En humant les parfums

Soupesant les rondeurs

Avec soif et tendresse

Ce besoin de douceur et de sucre immédiat

Que l’on cherche toujours dans un melon bien mûr

Dont on goûte l’espoir dès la première tranche…

Que de fruits rejetés trahissant leur promesse

Pour un seul dont on puisse conserver la graine !

J’écris aussi

Avec la peur au ventre d’un excellent fruit

Qui a mille chances de rouler dans l’oubli »

  • Illusions et autres poèmes

Michel Cassagne, 8 pages, Clapas, collection Franche Lippée, 2015.

  • Images

Charles Viquerat, poésie ; prix de poésie 2015 Yolaine & Stephen Blanchard ; éditions Les presses Littéraires ; collection Florilège ; 2015, 47 pages.

  • Mon cher ami

Christine Van Acker, roman, Les déjeuners sur l’herbe asbl, 2015, 145 pages.

L’auteure :

Christine Van Acker navigue librement d’un genre à l’autre (poésie, roman, nouvelles, théâtre…), dans un bercement doux-amer empreint d’audace, de rêveries, d’espièglerie, et de rébellion contre tout ce qui tend à nous détourner des voies de l’humanité. Elle est « drôle sans être méchante, caustique sans être cynique » aux dires de Jérôme Garcin. Bien qu’elle aime jouer avec la matière des mots, elle se méfie de ceux, nombreux à notre époque, dont on détourne le sens à nos dépens. Cette « grande oreille » réalise également des documentaires, des fictions radiophoniques, et anime des ateliers d’écriture.

Le roman :

Pour Hubert, les jours se déroulent au rythme de ses balades à cheval, dans une ancienne forge à travers laquelle ne résonnent plus les échos du labeur des ouvriers, un vaste domaine où il habite seul.

Pour Guillaume, un adolescent de la cité, le vélo sur lequel il pédale à toute allure lui permet d’aller respirer un air autre que celui de la précarité grandissante dans laquelle, lui et ses parents, tentent de survivre.

Un jour, distrait, le jeune garçon pénètre dans la propriété du vieil aristocrate.

Guillaume, le petit prince fauché, et Hubert, le contemplatif au verbe châtié, vont apporter l’un à l’autre le petit bout de planète qui leur manque.

Ici, pas de mouton à dessiner, ni d’avion à réparer, juste un cheval, quelques vaches, un chat, et une vieille bicyclette.

C’est l’histoire d’une rencontre émouvante et drôle d’un jeune garçon sans le sou et d’un vieil homme riche… qui s’apprivoiseront de très jolie façon. Enfin un peu de tendresse dans ce monde de brutes !

Le texte vous prend par la main et sans vous en rendre compte vous emmène jusqu’à la dernière page : c’est ça, la vraie magie d’un récit.

Un extrait à découvrir sur :

http://www.lesdejeunerssurlherbe.com/mon_cher_ami.html

  • La poésie contemporaine

Recueil 2015 ; préfacé par Ellen Fernex ;

Dissidences

Recueil de poèmes 2015 ; préfacé par Patrick Lefèvre

éditions Les presses littéraires ; collection Florilège ; 2015.

  • Pour quelques becquées de lumière, Journal 2013.

Albert Strickler, Le chant du monde, 2014, 434 pages.

« Lire Albert Strickler, c’est avant tout cheminer avec lui dans son errance poétique, découvrir « les idées qui l’assaillent en légion » et suivre le « chemin de joie et de surprises » qu’il a balisé avec des points « d’acclamation » !

Albert Strickler signe un ouvrage incontournable, servi par une écriture de dentelle, qui devient vite livre de chevet tant il est stimulant et peut constituer un antidote à la morosité ambiante. (…) Le lecteur ne quittera son journal que … pour y revenir constamment » (Nadine Doyen, Traversées)

« Le ressort d’Albert Strickler ? La joie. Une euphorie existentielle qui prend sa source dans la conscience de cette « incroyable précarité qui donne sa valeur aux choses » et dans cet accord avec ce qui ne se tient pas pour inutile ou vain à travers des générations, infiniment reproduites ou brisées, d’humains jetés au monde (…)

Ecrit selon une technique mixte où les aphorismes tutoient les poèmes, son journal kaléidoscopique se contracte et projette comme des bouquets d’étoiles dans un souffle de ferveur créatrice. Autant de vagues de vie pour aviser encore et toujours l’émerveillement d’être – et d’avoir, à chaque mot, tout l’univers à exprimer ». (Michel Loetscher, L’Ami hebdo)

Avec Pour quelques becquées de lumière, Albert Strickler poursuit l’aventure de son Journal au quotidien. Si ce nouveau volume est fidèle aux ingrédients qui caractérisaient ceux des années précédentes, le livre d’heures de 2013 n’en a pas moins sa tonalité et ses couleurs propres. Et celles-ci sont dominées par la figure de Commandeur du Temps lui-même. Un personnage principal qui se voit néanmoins réduit à ne plus jouer qu’un second rôle à partir de l’automne où la mort de la mère vient l’éclipser. Mais le choc de ce deuil brutal ne résiste pas longtemps à la joie irrépressible du poète qui reprend vite ses droits au service de ce perpétuel hymne à la vie que constitue plus que jamais le Journal de Tourneciel !

  • La Traversée aveugle

Roger Gonnet, poésie ; éditions du Petit Pavé ; collection Le Semainier ; 2010, 77 pages.

Les revues suivantes :

  • La braise et l’étincelle,

n°119, 15 septembre 2015

Journal bimestriel indépendant au service de la francophonie (membre de l’Union des Poètes francophones)

Arts – lettres – poésie – échos

7/2, rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 Courbevoie ;

yvesfred.boisset@papas.info

http://yves-fred.over-blog.com

(Annie et Yves-Fred Boisset)

  • Cabaret 

(# 15, automne 2015 : Histoires d’eau, avec Estelle Cantala, Anne Hupé, Barbara Le Moëne, Bénédicte Montjoie, Clara Regy, Muriel Sendelaire ; chorégraphie : Barbara Le Moëne).

31, rue Lamartine, F-71800 La Clayette.

revue-cabaret@laposte.net

(Alain Crozier)

  • Chronique des musées gaumais

2ème et 3ème trimestres 2015

Bulletin d’information trimestriel

Musées Gaumais asbl Société Royale – Virton – Montauban – Montquintin – Latour, 38-40, rue d’Arlon à B-6760 Virton

courrier@musees-gaumais.be

www.museesgaumais.be

(Didier CULOT)

  • Le Coin de table

n°64, novembre 2015 ; Jacques Charpentreau, Société des Poètes Français, 16, rue Monsieur le Prince à F-75006 Paris ;

lamaisondepoesie@gmail.com

Entendre la poésie : Henri Suhamy : Quelques réflexions vagabondes sur la syntaxe poétique ; Mathilde Martineau : Sarah Bernhardt « dans les nuages » ; Jacques Charpentreau : Les Parnasses de Leconte de Lisle ; Jehan-Richtus, poète des Soliloques ; Les Verbics de Michel Schmidt ;

Poèmes : Jean-Marie Alfroy ; Louise Alméras ; Daniel Ancelet ; Henri Bartoli ; Marek Battero ; Michel Beaugency ; Jean-Michel Boulic ; Michel Calonne ; Daniel Cuvilliez ; Tristan Derème ; Bernard Lallement ; Pierre Lexert ; Jean-Luc Moreau ; Georges Saint-Clair ; Robert Vigneau ; Youri ;

Chroniques : Sidoine Apollinaire et les barbares ; André Mage de Fiefmelin ; Correspondance de Pierre Louÿs et Georges Louis ; Alain-Fournier ; Sylvoisal ; Silvius, Gazette rimée : Triolets de l’automne ;

  • Comme en poésie

(n°64, décembre 2015, 84 pages A5

Revue trimestrielle de poésie

2149, avenue du Tour du lac à F-40150 HOSSEGOR

j.lesieur@orange.fr

http://perso.orange.fr/jean-pierre.lesieur

(Jean-Pierre LESIEUR)

  • Florilège

(n°160, septembre 2015 et 161, décembre 2015 ; revue trimestrielle de création littéraire et artistique ; Stephen Blanchard, Maison des Associations « Les poètes de l’Amitié », revue Florilège, boîte H1, 2, rue des Corroyeurs à F-21000 Dijon.

redacflorilege@gmail.com

  • Le Gletton

(n°471, 20 pages ; n°472-473 : Chemins de traverse : Chiny ; mensuel de la Gaume et d’autres collines)

28, rue Saint-Martin à B-Villers-sur-Semois ;

micheldemoulin@yahoo.fr

(Michel Demoulin)

  • Inédit nouveau,

n°277, novembre-décembre 2015 ; 32 pages A4 ;

avenue du Chant d’Oiseaux, 11 à B-1310 La Hulpe

0032 2 652 11 90

(Paul Van Melle)

  • Libelle

(n°270, septembre 2015, 6 pages A5 – Mensuel de poésie

14, rue du Retrait à F-75020 PARIS

pradesmi@wanadoo.fr

http://www.myspace.com/michelprades

(Michel PRADES)

  • Microbe,

n°92, le vermisseau chez les pachydermes, novembre-décembre 2015

ericdejaeger@yahoo.fr

(Eric Dejaeger)

  • Plumes et pinceaux,

N° 131, septembre 2015, Arts et poésie, Nelly Hostelaert, B-7330 Saint-Ghislain ;

franz.nelly@yahoo.fr

(Nelly Hostelaert)

  • Reflets Wallonie-Bruxelles

n°45, juillet à septembre 2015 ; organe officiel de l’Association Royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie ; Joseph Bodson, 109, rue de la Mutualité à B-1180 Bruxelles ; articles et chroniques

joseph.bodson@skynet.be

www.areaw.org

(Joseph Bodson)

  • Rose des temps

Revue de l’association Parole & Poésie ; prix de la presse poétique 2012 de la Société des Poètes Français

(sixième année, n°22, été 2015 : René Tavernier ; Yvette Llères-Bonnaric ; Thierry Sajat ; Gérard Paris ; Nicolas Saeys ; Gabriel Eugène Kopp ; Louis Savary ; Patricia Mazur ; Jean-Daniel Girard ; Howard Mac Dulinthe ; Claude Prouvost ; Olivier Millot ; Francine Bonnemain ; Françoise Tchartiloglou ; Guy Vieilfault ; Aumane Placide ; Patrick Picornot)

12, rue Théophraste-Renaudot à F-75015 Paris

parole.et.poesie@gmail.com

(Patrick Picornot)

  • Septentrion, Arts, Lettres et Culture de Flandre et des Pays-Bas,

(44ème année, n°4, déc embre 2015 : revue éditée par l’institution culturelle flamando-néerlandaise « Ons erfdeel vzw » … beaucoup d’articles et chroniques très fouillés)

Murissonstraat 260 à F-8930 Rekkem.

+32 (0) 56 41 12 01

www.onserfdeel.be

www.onserfdeel.nl

http://septentrionblog.onserfdeel.be

(Luc Devoldere)

  • Spered Gouez

L’esprit sauvage ; n°21, Centre culturel Breton Egin Ti ar Vro, 6, place des Droits de l’homme à F-29270 Carbaix-Plouguer, sous la direction de Marie-Josée Christien

(Michel Hellequin)

La poésie ramène sa science : Basarab Nicolescu, physicien quantique et poète ; René Rougerie et la Bretagne (1926-2010) ; Une lettre inédite d’Armand Robin ; Claire Fourier, en corps à corps avec le verbe…

  • Traction-Brabant,

n°65, Association Le Citron Gare, Résidence Les Jardins de l’Abbaye, 1er étage, 12, rue de l’Abbaye à F-57000 Metz

p.maltaverne@orange.fr

(Patrice Maltaverne)

 

Osez l’aphorisme !

 

Un vocable savant pour quelque chose qui l’est beaucoup moins, l’aphorisme est essentiellement ludique. 

Comme l’on s’en doute, cela vient du grec : « aphorismos » qui signifie définition. 

Mais le sens a évolué : « courte maxime », nous dit le Larousse encyclopédique. 

« Un énoncé autosuffisant » qui « peut être lu, compris, interprété sans faire appel à un autre texte », explicite Wilipédia qui propose « sentence » comme synonyme. 

Bref, l’aphorisme est indispensable, puisqu’il ne sert à rien (ce qui, en soi, est déjà un aphorisme !)… sinon à relativiser, à vous divertir. Il a été pratiqué de tous temps. En particulier par les poètes et les philosophes. Plus près de nous, par un Prévert. Et chez nous, par les surréalistes : Louis Scutenaire dans ses Inscriptions, Achille Chavée dans ses Décoctions… Du cher Achille, «Chassez le naturel, il revient à vélo» ou «Je suis un vieux peau-rouge qui ne marchera jamais dans une file indienne»… On attend les vôtres !

La revue Traversées prépare un numéro spécial consacré aux aphorismes.

Dans ce cadre, un appel à contributions est lancé : maximum 10 aphorismes par personne.

Les meilleurs textes seront publiés dans le numéro spécial de la revue Traversées consacré aux aphorismes.

Intéressé(e), vous pouvez faire parvenir vos textes avant le 30 avril 2016 à francis_chenot@yahoo.fr