Sylvie E. Saliceti – Couteau de lumière – Rougerie 2016

Chronique de Marc Wetzel

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             Sylvie E. Saliceti – Couteau de lumière – Rougerie 2016


La poésie de notre auteure n’est ni transparente, ni euphorique, ni même exquise . Tant mieux, comme on va tout de suite voir !

Elle n’est en effet pas limpide : « L’ancêtre du torrent – pieds nus à travers champs – a longé le cours d’eau » (p. 15), voilà une typiquement belle formule, dont l’idée n’est pas simple, dont l’image n’est pas facile. Ici comme partout ailleurs, la résonance multiple (comme dit bien le préfacier Marc Dugardin) fait qu’on voit presque trop derrière tout (du temps derrière l’espace, du personnel derrière l’anonyme, de l’initiative derrière du destin …)

Elle n’est pas non plus joviale : si l’on espère que le meilleur sera là, au coin de la vie ou du discours, pour donner un coup de main gracieux, mieux vaut lire la concurrence. « Je suis une grande brûlée de l’être » (p. 45) dit exactement cette ardeur qui ne se (ni ne nous) fait aucun cadeau !

Elle n’est pas non plus impeccablement toilettée : elle ne se rêve pas intégrale, complète, léchée, définitive : un lien en appelle partout aussitôt un autre, et tous ensemble rejettent le sens chaque fois plus loin, en cachant chaque manifestation dans la prochaine, en faisant de chaque horizon le (fragile, et évasif) perron du suivant. Par exemple :
« L’enfance a des fenêtres en bois. Les volets claquent comme des os. Le soleil de craie rouge incise les ardoises du toit. La lumière fonde une sauvagerie puis s’efface. J’édifie le temps pour le guetteur » (p. 67).

Si l’on cherche donc une poésie repue, saturée, à chaque étape d’elle-même insurpassable, qu’on snobe plutôt l’adresse de cette pensée qui veut faire aboutir quelque chose, non du tout se supposer aboutie.

Pourtant, ce livre est pour moi révélation d’une poète exceptionnelle de vivacité, justesse et profondeur.

C’est d’abord quelqu’un qui évoque l’expressivité originaire, paléontologique de l’animal humain (sa capacité unique à inscrire ce qui s’efface et à s’effacer dans ce qu’il inscrit) dans le leitmotiv des « pierres à cerf » sibériennes et nord-mongoles (ces étranges monolithes gravés de cervidés volants et figurant l’univers comme un guerrier à étages) d’un nomade âge du bronze. L’auteure saisit admirablement leur illustration paradoxale (puisque toute stèle est anthropomorphe par principe, elle est à chaque fois tel ou tel homme de pierre) d’une individualité inerte, par laquelle l’homme « coule » dans un bloc son insaisissable incomparabilité, son inexportable indivisibilité. On lira dans ce recueil d’extraordinaires intuitions montrant dans cette singularité littéralement minéralisée (du monolithe anthropomorphe) l’autoportrait d’un homme tout fait, d’un homme qui n’aurait pas eu à le devenir, mais aussi d’un homme sans dedans sensori-moteur, sans chair différenciée, comme une intériorité qu’on pourrait comprendre sans devoir la creuser, comme un organisme tout d’une pièce ou qui serait à lui-même son seul organe ! Mais encore la stèle est l’homme rêvant de se redresser sans plus d’effort qu’un arbre, de pouvoir tenir debout sans devoir s’appuyer pour cela sur quelque chose en lui : une humanité qu’il suffirait d’enfoncer un peu dans le sol pour lui faire mériter sa si complexe et douloureuse verticalité !  Sylvie.E. Saliceti en suggère partout de magnifiques éléments.
D’autant que le façonnement et la décoration incisée de ces « pierres à cerf » renvoient pour notre auteure à l’action d’un « couteau de lumière » (qui donne son titre au recueil), fondé, avoue-t-elle, sur une image de Christian Bobin,
« La vie est un couteau de lumière dont la lame s’enfonce dans le cœur des saints et des cerfs » (citée p. 6)
image dans laquelle on peut voir, avec la poète, le propre du vivant, l’originale capacité biologique permettant à un être de découper en lui ce qui lui permet d’être comme hors de lui ce qu’il fait être. Cette idée du « ciseau », de la « lame », qui incise en l’être son propre mode d’emploi de lui-même (car le couteau de lumière ne sait donner qu’une chose : la vie, et par l’unique moyen de la trace creusée, de la marque par entaillement, de la rainure séparatrice, qui est toujours aussi un sillon de mort – comme le note aussi le préfacier Dugardin) est particulièrement évocatrice et fidèle : un couteau de lumière, montre-t-elle, n’a pas de fourreau (il carboniserait tout étui !), pas même de tiroir propre (même un ange serait sans usage d’une dînette de lumière) – mais il incise, comme vie, la formule de réalité propre, de présence d’une chair à soi-même. Un couteau de lumière, ça donnerait des lèvres à un parpaing, et saurait satelliser des coups plutôt que les nier ou les aggraver !
On laissera au lecteur le soin de parcourir et interpréter d’autres merveilleuses visions : si l’homme a su par le cheval qu’il pouvait obtenir monture pour son corps, c’est par le daim et l’élan que le chamane acquiert monture correspondante pour l’âme ; si l’animal n’a pas d’histoire, c’est donc qu’il est moins temporel que l’homme, et donc, en un sens, plus réceptif à l’éternel (et c’est cette réceptivité animale à l’esprit supra-temporel que la pierre chamanique vise ici à capter et capitaliser pour qui l’écrit et la lit) ; les cornes et andouillers du cerf sont littéralement du buissonnement, de la ramification ligneuse de tête, et à ce titre ses « bois » sont des sortes d’ailes végétales (pliées sur soi comme des nœuds de lumière !). Il y a, chez Sylvie E. Saliceti , une poète, une pure mémorialiste de l’énergie, qui n’hésite pourtant pas à guetter pragmatiquement, patiemment, les réelles conditions originaires de l’homme (ça ne le dérange pas de faire jouer sa poésie comme trousse vivante d’une anthropologie, et elle a la figure très singulière, rare, incongrue,  de la scrupuleuse notaire du bien … qu’on EST).

Je voudrai dire enfin l’intelligente ambition du propos, son austère et pourtant fraternelle lucidité, par trois traits distinctifs, particulièrement remarquables, de cette auteure, qui sont aussi des leçons d’existence.
D’abord, pas de beauté sans deuil, détresse ni désolation. La beauté est éclat, équilibre et forme ; la mort est, à l’inverse, obscurité du néant, déséquilibre de l’ultime (on n’attend pas le rien pour rien !) et passage à l’informe, à l’éternellement   impossible reconversion de l’ex-vivant en une quelconque figure de réalité. Et pourtant « la mort est la moisson pour toujours » (p. 27) dit-elle. C’est que la même pensée, qui ne suffit pas pour vaincre la mort, ne suffit jamais non plus pour circonscrire la beauté. Une forme enclot ses propriétés, mais la forme belle les contient aussi mystérieusement que l’individualité morte abandonne à jamais les siennes au mystère.
Ensuite, pas de fécondité sans humilité. « Un jour, nos mains n’auront plus d’importance » (p. 44). On ne peut pas mieux marquer le lien entre l’humilité, le sentiment de sa propre insuffisance, le « refus de se contenter de ce qu’on vaut » dit Comte-Sponville, et la fécondité, dans laquelle on déploie ce qui nous dépasse (comme l’humilité dépasse et tient pour rien ce qu’elle déploie), et qui est comme le mépris de s’arrêter à soi, le refus de faire valoir ce qui ne contente que nous !
Enfin, je crois discerner dans cette auteure une dernière formule de vie, qui touche au plus profond, au plus près de ce qu’on exige d’être, et qui est quelque chose comme : pas d’indépendance sans honnêteté. Je ne suis pas seulement frappé par l’absence, dans cette pensée et ce discours, de toute caution élevée, de tout gourou réconfortant, de tout entraîneur attitré (qui, comme le dit Sloterdijk, permettrait de se guider vers l’improbable comme coach spirituel vous faisant signer un léonin contrat de perfectionnement ou de mutation) – Saliceti est merveilleusement seule là où il faut l’être, quand tout intercesseur vous détournerait complaisamment du pire, du vide, de l’inhumanité à assumer. Pour dire les choses brutalement, cette poète n’est jamais simple, mais elle est toujours honnête. Et comme la liberté est d’abord l’art de s’appartenir, le refus de se fier et s’en remettre à une autorité qu’on ignore, l’honnêteté est l’intégrité dans l’échange, le refus de tirer parti, contre un autre, de ce qu’il ignore. C’est ce qu’on lit dans cet admirable passage (p. 32) :
« Les baisers des animaux rôdent sur des pistes où dorment mes parents. Mon père le cerf ne me reproche aucune lâcheté. Les ancêtres ni la neige n’élèvent la voix : ils savent que je ne suis l’esclave de personne. Je n’ai pas bradé la terre du dernier loup. Je n’ai pas vendu les os de ma mère ».

Dans son précédent (et premier) livre chez Rougerie, « Je compte les écorces de mes mots », l’auteure posait une terrifiante question : l’homme peut-il mieux illustrer son pouvoir sur la vie qu’en organisant des crimes de masse ? Ici, de manière plus apaisée, mais plus profonde encore, sa question paraît être : l’homme tient-il de la vie seule le pouvoir de la questionner ?
Dans la stèle décorée de la « pierre à cerf », l’homme se révèle le seul animal dessinant pour chasser ; dans ce « couteau de lumière », le seul se chassant pour écrire. La fièvre intègre de cette poète ne s’oubliera plus.

©Marc Wetzel

Lectures d’avril 16 de Patick Joquel

http://www.patrick-joquel.com




 

Poésie

Titre : Lame de fond
Auteur : Marlène Tissot
Editeur : La Boucherie littéraire
Année de parution : 2 016

J’ai ouvert le livre et dès le premier texte j’ai été happé. Jusqu’au bout. Sans halte. Sans pause. Connivence des vécus même si chacun demeure unique bien sûr. Surprises régulières des phrases, des images, des sentiments. Je sais déjà que je lirai et relirai ces pages, histoire de savourer des moments comme celui-ci (il faut bien en choisir un pour cette chronique, ne pas tout dévoiler mais donner envie) :

La paupière grise du ciel. Le chant des baleines de parapluie. Le dos rond des frissons sous la caresse du pull. Ce petit surplus de douceur qui aide à franchir les jours de pluie. Ici, on parle de grain. Ailleurs de folie.

Ces bonds du langage sur les ressorts de sens des mots, ces sensations. C’est vivifiant. Comme cet air du large qui vient de l’Ouest sur le dos du gulf stream et qui baigne le livre. Marlène Tissot nous emmène à Cancale, avec elle, respirer les marées, de se renouer, à la recherche non d’un passé sclérosé, antiquité de musée aux souvenirs, mais d’un passé fondateur ; d’une de ses vies. Car nous vivons plusieurs vies et parfois le besoin de les rassembler nous taraude jusqu’à, comme ici, traverser la France pour remettre sa main dans la sienne.

Un livre autour de la perte, autour du voyage, pèlerinage géographique d’un retour à une des origines mais aussi quête intérieure.

Décidément ce nouvel éditeur La Boucherie littéraire surprend à chaque fois !

http://laboucherielitteraire.eklablog.fr/


Titre : Amoroso
Auteur : Jean-Claude Touzeil
Editeur : Atelier typographique de Groutel
Année de parution : 2 015

Un livre rare : 50 exemplaires. Beauté du geste, de la typo et de l’objet. Beauté de l’inutile et de l’indispensable poésie.
Un recueil de poèmes sur, autour et pour la femme. Tous les âges, de la jeunesse à la maturité et au départ…
De l’humour, sinon ce ne serait pas du Touzeil. De l’émotion, sinon… De la bonté, sinon… Du l’air de rien le profond affleure et nous effleure, sinon…
Un livre d’explorateur !

Le site de l’explorateur: http://biloba.over-blog.com/


Titre : A fleur de poème
Auteur : Morgan Riet
Illustrations : Matt Mahlen
Editeur : Donner à Voir
Année de parution : 2 016

Le poète… S’interroge : « Qu’est-ce qui fait que je suis poète ? Que les mots m’envahissent ? Que je passe autant de temps sur le papier ? … » et toutes ces sortes de choses…

Des poèmes ici qui interpellent les mots, qui jouent avec eux, qui les suivent… Des mots qui deviennent poèmes parce que peut-être ils ne savent pas faire grand-chose d’autres que de tenter de dire le monde et de se moquer de l’absurdité de la vie.

Un homme qui a bien conscience de sa fragilité, un homme qui s’interroge et qui cherche à vivre au plus près de ce mystère que représente l’étincelle de la vie, les labyrinthes de nos vies et leurs complexités.

Complexités qu’accompagnent les traits de Matt Mahlen. Des illustrations qui poursuivent la réflexion instaurée par le poème, qui dialoguent avec lui et offrent une nouvelle dimension au livre grâce à leur rencontre.

Un beau petit carré comme sait les concevoir Donner à Voir.
http://www.donner-a-voir.net/


Titre : C’est gentil d’être passé
Auteur : Hélène Dassavray
Editeur : Le pédalo ivre
Année de parution : 2 013

Le titre donne le ton. Hélène Dassavray s’empare des mots de tous les jours, des simples, des expressions et leur donne une vibration profonde, comme un gong. Elle les charge d’humanité, d’émotion et de cette tendresse qui oscille entre espoir et désolation. Cet entre-deux, cette fissure. Quand l’amour hésite entre s’enflammer ou s’éteindre.

Les poèmes se tiennent là. Dans cette faille. Ils parlent de la perte, du désir et des leurs folies. Beaucoup de solitude, la nôtre. Celle qui nous poigne le cœur quand on se sent si seul au monde…

Être humain n’est pas toujours aussi simple qu’on voudrait le croire ; pas toujours aussi compliqué qu’on le vit.

http://www.lepedaloivre.fr


Titre : Le chuchotis des mots
Auteur : Chantal Couliou
Illustratrice : Charlotte Berghman
Editeur : Les Carnets du Dessert de Lune

http://dessert-de-lune.123website.be/
Année de parution : 2 016

Un livre promenade. Des poèmes courts. Un plein d’images au fil de la lecture. On commence la ballade à l’école (Chantal Couliou est enseignante en primaire). Des instantanés de cour, de classe, d’émotions. Un regard plein d’empathie sur les enfants, plein d’humour sur les objets de la classe, les mouettes de la cour. C’est frais, apaisant et poignant.

On continue la promenade au bord de l’océan, à l’intérieur des terres. Une Bretagne que Chantal Couliou aime et qu’elle écrit à petites touches, à petits chuchotis. Puis on passe en ville. La ville aussi est vivante, comme l’école. Ce serait trop simple de ne trouver de la poésie que dans les vastes espaces naturels, non, Chantal s’applique à la dénicher au quotidien. A fixer sur le papier ces petites palpitations qui nous ramènent à l’essentiel, à ces petites haltes dans la course, ces brèves jubilations qui aèrent le cœur et l’esprit.

Lire Chantal Couliou, c’est apprendre à vivre sans bruit, à guetter le fragile, l’éphémère. Lire Chantal Couliou à l’école, c’est permettre aux enfants de découvrir qu’il existe un autre monde que celui des écrans et tout aussi, sinon plus, magique.


Titre : Maison poésies domestiques
Auteur : Emanuel Campo
Editeur : La Boucherie littéraire
Année de parution : 2 015

Des poésies domestiques, alors il en existerait des sauvages, des qui résisteraient à l’apprivoisement, des à capturer au lasso, à piéger, flécher… Entrer dans cette maison, celle qu’habite Emanuel Campo, c’est aller de flèche en flèche : le regard suit un parcours du quotidien. Celui qu’on a tendance à traiter de banal et dont on dit « rien de neuf, tout pareil, jamais rien ne se passe ». Sauf que ce rien est déjà quelque chose. Ce rien signe une vie. Une vie qui marque (infime) la planète. Une vie qui se reproduit. Qui échange. Qui… une vie, nos vies que l’on partage.

Des poèmes au jour le jour qui jettent un regard amusé sur quelques instants, quelques moments, quelques pensées.

Histoire de vivre sérieusement sans se prendre au sérieux.
http://laboucherielittéraire.ekablog.fr


Titre : Quotidiennes pour lire
Auteur : Georges Cathalo
Editeur : La Porte
Année de parution : 2 016

Fidèle au format de ses quotidiennes, Georges Cathalo s’interroge ici sur ce qui pousse à lire, à lire et à lire encore… ce qui pousse à écrire, écrire et écrire encore… et sur ces mots mystérieux qui nous inventent, nous tiennent et nous révèlent. De petits bijoux ciselés sur ces thèmes et qui poussent à la réflexion. J’en verrai bien quelques-uns en poème affiche dans les bibliothèques ou autres lieux (et dans ce cas dans des lieux un peu incongrus pour un livre…).

Les éditions de la Porte 215 rue M.Bodhuin 02 000 Laon, tirent artisanalement à 200 ex. Un miracle, un bonheur et un indispensable. Merci à Yves Perrine.


Titre : Fragments d’alphabet
Auteur Chantal Couliou
Editeur : Encres Vives
Année de parution : 2 016

Voici un petit ensemble intéressant pour les enseignants. Proposer à lire ces petites proses et chercher à les imiter avec d’autres mots… Un jeu libre et qui permet de manier la langue.
En effet, chaque prose est consacrée à une lettre de l’alphabet et on retrouve à l’intérieur du texte un maximum de mots contenant ou commençant par cette lettre. Le tout dans un petit récit poétique fluide et joyeux.
Un exercice pas aussi facile qu’il n’en a l’air…
A vous de jouer !
Pour une commande de plusieurs exemplaires, le prix d’Encres Vives est compatible avec les budgets des classes : 6.10€.

Contact : encres vives, 2 allée des Allobroges. 3.1770 Colomiers.


Titre : Voyage autour du monde
Auteur : ouvrage collectif
Editeur : Editions Corps Puce
Année de parution : 2 016

Une anthologie contemporaine suite à un appel à écriture lancé durant l’été 2 015. Elle rassemble des poètes de tous horizons et même hors France. Ce qui est la moindre des choses pour ce voyage.
Des poèmes de grands voyages, de petits voyages (en terme de km car le voyage demeure le voyage). Un grand bol d’air et d’ouverture ; une manière de résister à la fermeture des frontières.

http://www.corps-puce.org




Roman

Titre : 16 ans et des poussières
Auteur :Mireille Disdero
Editeur : Seuil
Année de parution : 2 009

Une histoire d’amour à 16 ans. Quoi de plus banal. Celle-ci se passe dans une cité des hauteurs de Marseille, avec vue sur mer. On retrouve dans le casting une mère qui a du mal à tenir la route, sa fille qui veut s’en sortir, qui veut étudier, grandir. Son ami d’enfance et son amour partagé. Les loubards, lourds et méchants. Un père qui tient la route, lui… Une professeur qui respecte ses élèves et les pousse en avant.

Et avec tout ça on est pris par l’histoire et on ne laisse pas tomber le livre. C’est dense. Profond. Vivant. Ça vibre fort. Je m’y suis régalé.

http://www.seuil.com/livre-9782021058963.htm

©Patrick Joquel

Tournai, Ville en poésie

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5 Hertain Lison-Leroy_0162 Cimetière d’Hertain    (c) JL-MC

La Ville de Tournai bénéficie depuis cette année et pour trois ans du titre de Ville en poésie. Une reconnaissance pour les nombreuses initiatives tournaisiennes autour de la poésie, qu’elles viennent de La Rotonde, Unimuse, des librairies locales, des maisons d’éditions, de la Bibliothèque ou encore de la Maison de la Culture. 

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Vos manuscrits-Les éditions Traversées

Dostoyevsky The Demons Manuscript

Fiodor Dostoïevski [Public domain], via Wikimedia Commons


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1670 Philips manuscript

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