Service de presse n°56

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • alors que cognent et fondent ces îles tentant la danse, poésie

Stéphane Rosière

Partycul Suystem, 2018, 73 pages

Partycul System, micro-label de musique et de poésie, est heureux d’accueillir Stéphane Rosière, dont la langue contient ce mélange rare, qui parvient à nous transporter parmi des contrées toujours mouvants, dans les confins confus de nos maquis mentaux. Ces poèmes bâtis de minimalisme soufflent, avec une retenue salvatrice, sur des braises encore chaudes… surtout, je chante; sinon, que deviendrait le monde?

A travers ce pieux dédale en forme de vol plané rétrospectif, la parole libre de Stéphane Rosière est marquée par les grands héritages esthétiques du 20ème siècle, surréalisme, beat generation, poésie sonore et récit de l’intime ou encore lyrisme post-technologique, comme une sorte de prairie industrielle couverte de graminées synthétiques. La contemporanéité ici à l’oeuvre nous fait accéder à l’universel et à l’intemporel; elle nous offre la chance d’une heureuse délocalisation, gage quasi quantique de stabilité pour l’électron que nous sommes, le temps de pumer une floque.

Jouvence, espoir, faux jour, mini tragédie, audace, maroilles et sauvagerie, ébahissement, soupir, joie pure, oubli, désenchantement, inabouti, la liste serait longue des émotions que l’auteur parvient à faire éclore, au creux de nos puits cérébraux. Sans doute à la recherche de l’os définitif…

  • L’Arbre de Silence, poésie

Eric Chassefière

Sémaphore, collection Arcane, 2018, 71 pages

« Ici, les mots cherchent à sondier le réel, à fluidifier la parole, à relier au silence l’écorce du temps, chaque pas est un jaillissement, une approche dans la nudité du poème. »

  • L’arrière-pays n’existe pas, poésie

Gérard Le Goff

Encres vives, 2018, 12 pages

  • Au milieu de tout, poésie

Louis Bertholom

Peinture de couverture et dessins intérieurs de Laskal.

Editions Sauvages, collection Askell, 2019, 176 pages

Louis Bertholom, né en 1955 en Bretagne, poète, critique, est publié en 12 langues. Auteur d’une vingtaine de livres, deux CD, dex DVD, il collabore à des revues littéraires, figure dans une soixantaine d’anthologies et collectifs (France et étranger). Il donne des récitals avec des jazzmen, intervient en milieu scolaire et étudiant. Il participe à des festivals en France et à travers le monde. Il est lauréat du Prix Xavier-Grall pour l’ensemble de son oeuvre.

A travers le phénomène migratoire, Louis Bertholom questionne les obscurantismes: Ne sommes-nous pas déjà / des obscurs qui refusent / de voir et d’admettre? L’exil est un droit, quête culturelle ou survie, nulle frontière ne devrait contrer les individus dont le sort est d’errer car l’espace leur appartient. L’humain est toujours au milieu d’un tout, acteur de lui-même.

Avec beaucoup d’empathie, l’auteur tente ici une approche solidaire et lucide d’un monde en mouvement. Eternel errant, il observe et restitue avec acuité l’esprit des villes et des sociétés et nous fait voyager dans les couleurs de la vie.

Sensible, non dénué d’humour, un recueil bouleversant…

  • Besoin d’infini, poésie

Alain Clastres

Unicité, 2019, 62 pages

« Dans ce recueil, un des sentiments, une des idées est ce besoin d’infini que l’on peut ressentir, cet infini qui nous constitue, comme il constitue toutes choses, la dimension à laquelle au fond nous appartenons pleinement, mais qu’il est souvent difficile de sentir, de saisir dans l’immédiateté, le brouhaha à court terme de la vie quotidienne et qui peut nous laisser un sentiment d’isolement ou de manque.

Un des sentiments, une des idées aussi, est que la porte de cet infini est déjà là, dans chaque chose, dans chaque être… »

Vu par l’auteur

  • Le casque de plumes, poésie

Olivier Billottet

2018, 48 pages

  • La chambre des récoltes, poésie

Christophe Forgeot

Interventions à Haute Voix, 2019, 45 pages

  • La clémence du sable, poésie

Simon-Gabriel Bonnot

L’Harmattan, 2017, 68 pages

« Ce second recueil de Simon-Gabriel Bonnot s’inscrit, de façon parfois plus lyrique que le premier, dans une volonté de maintenir l’image à son stade de beauté brute. A travers la conception d’une trame continue, La clémence du sable se fait un livre-amant qui, pour peu que l’on accepte d’y mêler notre choix, livre les interprétations poético-philosophiques de l’auteur sur le monde qui l’entoure d’une sensibilité charnelle, pour reprendre l’atmosphère du premier livre de Simon-Gabriel Bonnot, publié dans la même collection.

Simon-Gabriel Bonnot est né en septembre 1999. il a fait l’expérience de la nouvelle et du théâtre avant de se consacrer à l’écriture poétique. Dans son travail, l’auteur est avant tout préoccupé par la densité du verbe qui révèle les éléments du monde dans leur âpreté. »

  • Les Constellations de Charles-Albert Cingria

Paul Sanda

Sémaphore, 2019, 115 pages

Je ne veux (et ne peux) parler de toutes les oeuvres de Charles-Albert Cingria, je laisse cela aux universitaires et aux éxégètes car c’est en poète que je désire parler de lui, dans toute sa générosité d’aueur profondément original et élevé, et non en analyste. Sans doute sera-ce le principe de ce petit livre, qui n’examinera l’oeuvre que pour tenter de vous en faire partager le merveilleux et la beauté, cette puissance émotionnelle qui porte très loin en soi la liberté créatrice.

Paul Sanda

  • Les contrées des âmes errantes, roman

Jasna Samic

Editions M.E.O., 2019, 431 pages

Dans leur modeste appartement parisien convoité par les promoteurs, Leana voit Aliocha se saouler chaque soir et compulser obsessionnellement ses documents familiaux. Ce naguère brillant informaticien, un des hommes les plus élégants de Sarajevo, est miné par son éternelle interrogation: son père, qu’il n’a pas connu, a-t-il fait rouler les convois de la mortavant de disparaître en 1945? Réquisitionné? Complice de l’innommable?

A travers trois journaux intimes des ascendantes d’Aliocha, celui de sa Babouchka Liza – une Russe qui a connu TolstoÏ et fui le bolchevisme jusqu’en Bosnie – celui de sa mère Irina et celui de son Omama Grete – émigrée de Vienne à Sarajevo – Lena raconte la saga familiale de son premier ex-mari, demeuré amant puis réépousé pour qu’il échappe à la guerre… Entrecroisement d’errances mêlées à la sienne propre d’amoureuse de l’art – Sarajevo, Istanbul, Londres, New York et surtout Paris – poussée par une farouche soif d’indépendance, en quête permanente d’authenticité, affrontant contre vents et marées les apparatchiks ubuesques, les mâles retors, les imposteurs littéraires, les snobs parisiens, les intégristes islamistes enfin.

Jasna Samic partage sa vie entre Paris et Sarajevo…

  • Des nuits au mixer, poésie

Marc Tison

Edith La Chienne, 2018, 110 pages

  • Du feu dans les brindilles, poésie

Aurélien Dony

Bleu d’encre, 2019, 65 pages

  • Enigme du seuil, poèmes et dessins

Rio Di Maria

L’arbre à paroles, 2018, 148 pages

  • Les fissures de l’aube, poèmes

Alain Fleitour

L’Harmattan, 2019, 95 pages

J’ai visité la terre celle peuplée d’humains, j’ai voyagé en ses contrées.

Alain Fleitour, homme pudique et fougueux, s’imprègne de ses rencontres, guidé par des mots sans éloquence gratuite, pour en devenir le témoin. Acuité, sincérité guident sa prose et ses strophes.

Des images puissantes en évocations subtiles et gracieuxes lui viennent de la nature. Leitmotivs de la neige symbole de pureté, de lumière, de l’hiver, des souvenirs, parfois de l’enfance, en opposition avec le sombre, le noir, la terre qui étouffe, la cendre qui disperse.

Beaucoup de petites merveilles nous laissent sans mot et nous surprennent par leurs fulgurances. Une qualité d’écriture souvent étonnante dans la précision des sujets qu’elle convoque, des situations dont elle témoigne.

On retrouve le goût salutaire de la poésie qu’on aime. Une poésie qui ne renonce pas, une poésie de renaissance où les mots suggèrent un salut bien meilleur qu’une consolation. Une poésiequi dénonce parce qu’elle se veut révolte et lucidité, un souffle qui donne au poète de simplement se tenir debout et solidaire des autres.

  • Les Fondateurs suivi de La fontaine d’eau et de feu, poésie

Anne Michel

L’Harmattan, 2018, 86 pages

« Dans notre maison de vacances en Charente, les étagères des bibliothèques croulaient sous les livres. Je lisais beaucoup. L’année de mes dix ans, j’avais déniché un exemplaire du Roland furieux de l’Arioste, illustré de gravures par Gustave Doré, ouvrage monumental, à la couverture cartonnée rouge sombre ornée de caractères dorés.

Je vibrais à ces descriptions d’évènements inspirés par l’Histoire. Il y avait là, grâce au génie des mots et à la tension rythmique de l’Arioste, assortis aux dessins presque délkirants de Gustave Doré, le mystère de l’humain, de son apparition, de son temps et de ses lieux. C’est le fil conducteur du recueil Les Fondateurs, de la Genèse.

Ce recueil fabule le chemin des Hommes, de l’ère du surgissement à celle de leur présence, de leurs actes et de leurs oeuvres. Dans un élan d’inspiration épique sans oublier que chaque poème, ce point du souffle où tout fait sens, est un acte pour, contre ou avec l’humanité.

Après des études de philosophie à la Sorbonne, Anne Michel quitte la France pour la Côte d’Ivoire. Elle y séjourne plusieurs années, enseigne le français tout en suivant un cursus d’Histoire de l’Afrique à l’Université d’Abidjan. De retour en France, elle exerce le métier de journaliste et critique littéraire à Harper’s Bazaar France et à L’Officiel de la Mode. Elle se consacre pleinement à l’écriture.

https://www.annemichel.fr

  • Fractales, poésie

Dario Pellegrini

avec 6 collages originaux d’Agnès Trousselard

Les solicendristes, 2018, 49 pages

Dario Pellegrini, voyageur inépuisable entre les lignes. Dislocation régulière à l’infini, Fractales puise dans les failles, les trous noirs puis paraît rebondir là où beautés et traces rejoignent quelque mythe.

Le poète essaie d’y saisir les vibrations profondes…

Fractures fatales, peut-être jusqu’à l’Etoile et la nature vraie? Ordo ab chaos?

Ou simplement les échos d’un cheminement intime, tels éclats, inflorescence et vie.

A côté de cet espèce de kaléidoscope de réalités fractionnées, et en contrepoint, les collages d’Agnès T. nous disent, déchirés, reconstruits, leur clin d’oeil si espiègle et leur vraie liberté, danse,chant de signes…

  • Hawking; Etoile sans origine, poésie

Catherine Andrieu

Editions Rafael de Surtis, Collection Pour un Ciel désert, 2018, 37 pages

  • Hiver de peur, conte des saisons pour enfants

Jeanne Champel-Grenier

Orthez, 2016, 42 pages

  • Intermède vénitien

Gérard Le Goff

Encres Vives, collection Lieu; 2019, np

  • Je vous regarde partir, poèmes

Christine Van Acker,

L’Arbre à paroles, 2019, 65 pages

« La première chose qui m’est venue à l’esprit en écrivant ce livre, c’était le souvenir de mon père qui m’apprenait à lire quand j’avais cinq ans, lui qui n’était pas allé plus de trois ou quatre ans à l’école primaire, lui pour qui l’écriture était « utile ». Assise sur ses genoux, sage, docile, désireuse de savoir ce que cachaient ces signes mystérieux, je suivais le chemin de ses larges doigts sur les lignes de La petite chèvre turbulent. Il dissipait, avec le dévoilement de ce premier livre, la brume qui me cachait l’autre sens des mots quand ils sont fixés sur le papier. Il ouvrait les portes de mon émancipation. Il me montrait le chemin de mes futures évasions. »

  • Mots

Philippe Jaffeux

Lanskine, 2019, 72 pages

Alphabet

L’alphabet surgit comme un événement irrationnel; une manifestations transgressive suscite une sortie de l’écriture au moyen même de l’écriture; les lettres déjouent, de ce fait, une fuite vers un idéal ou un absolu extérieurs à elles-mêmes. L’alphabet, entendu comme un ensemble d’éléments premiers, incarne une puissance susceptible de tout remettre en cause.

  • Le parfum du monde, poèmes de Java

Eric Chassefière

Encres Vives, collection Lieu; 2018; 20 pages

  • Passants, poèmes

Gérard Le Goff

Encres Vives, 2019, 16 pages

  • Poètes et artistes du Bal Blomet durant l’Entre-deux-guerres

Patrick Picornot

Parole & Poésie, 2019, np

  • Le reste du feu, poèmes

Gérard Le Goff

Encres vives, 2019, np

  • Saint-Pol-Roux –Le Cosmographe des Confins

Bruno Geneste / Paul Sanda

préface de Jacques Goorma

Rafael de Surtis / Editinter, 2018, 169 pages

Le présent ouvrage tente une véritable instrospection dans l’oeuvre du poète symboliste Saint-Pol-Roux, grand explorateur des confins intérieurs. C’est au plus près des limites, en l’espace antédiluvien du littoral breton, que le Magnifique élabore une grande partie de son oeuvre de poète-penseur; de l’inexprimable beauté, tendue à l’extrême depuis le promontoire dressé au-dessus des flots (le Manoir du Boultous, à Camaret) qui fût pour cet homme de l’écume un observatoire de haute amplitude. Saint-Pol-Roux épousa, tout au long de sa vie, cette recherche rimbaldienne du lieu et de la formule, d’une localité du vide et de lumière où tant de traces ont pu se perdre dans l’infinie beauté des vacuités. Ainsi marchons-nous aux côtés de celui qu’André Breton désigna comme l’un des plus fins précurseurs du surréalisme, un poète à la parole de haut vol, un être à l’esprit vif arpentant les contours abrupts de la côte sauvage. C’est avec les sens si aiguisés que, passant à travers les formes du réel, le Mage de Camaret déposa alors, dans les coeurs, d’étranges vigueurs qui, au plus profond, travaillent à un prolongement, à une extension des plus subtiles, à l’élévation d’une poésie spirituelle finalement dégagée de toute contingence…

  • Saperlipopette!, album pour enfants

Jeanne Champel-Grenier

France Libris, nd, 77 pages

  • Sidérales, poèmes

Tristan Alleman

Traverses, 2019, 75 pages

Tristan Alleman publie des textes courts, des nouvelles, des « fusées » que l’on peut appeler parfois poèmes, des histoires. Sidérales rassemble des textes écrits dans un espace de vingt-cinq ans, des formes d’amour courtois contemporain, des suppliques, des hommages, des chants, des mélancolies.

Ses textes enchantent pour mieux embrasser ce qui nous permet d’être au monde et de le trouver beau.

« Elle a libéré les oiseaux.

La cage est ouverte.

Le ciel est immense.

Il a absorbé les ailes, les gestes, les mouvements.

Le ciel est bleu d’oiseaux. »

  • Spécial Silvaine Arabo

Encres vives, 2019, 16 pages

  • Les tulipes du Japon, roman

Isabelle Bielecki

M.E.O., 2018, 238 pages

Une histoire d’amour (qui finit mal, mais…)

Une histoire de guerre des nerfs dans une entreprise japonaise (qui finit bien, mais…)

Et des souvenirs qui balisent six journées d’une vie de combat.

Car rien ne se donne à une jeune immigrée, même quand elle est décidée à pleinement s’intégrer. Il faut se battre pour trouver une forme de bonheur, se démener pour garder sa place dans le monde professionnel, particulièrement s’il est transplanté d’une autre culture et ne se greffe pas facilement.

Les revues suivantes :

  • Art et Poésie de Touraine 236, printemps 2019
  • Le bibliothécaire 4/18 et 1/19, octobre 2018 à mars 2019
  • Cabaret 29 ; printemps 2019
  • Le carnet & les instants 201 et 202 ; 1er  et 2ème trimestre 2019

« Dans le domaine littéraire, le « simple » fait d’être publié à compte d’éditeur constitue en soi une consécration, tant les appels sont nombreux et rares les élus. Une fois le livre publié, les auteurs peuvent légitiment nourrir d’autres ambitions et caresser l’espoir que leur ouvrage sorte du lot et atteigne d’autres formes, supérieures, de reconnaissance. Le constat est toutefois identique à celui du stade précédent : il y a beaucoup d’appelés pour peu d’élus… Chacun à leur façon, Pierre Mertens, Adeline Dieudonné et Amélie Nothomb ont régné sur cette rentrée littéraire, mais leurs parcours respectifs rappellent surtout qu’en littérature, il n’est de rois sans faiseurs de rois, et d’auteurs sans lecteurs, qu’ils soient professionnels ou non. »

  • Comme en poésie 76 et 77, décembre 2018 et mars 2019
  • Debout les mots 72, janvier à mars 2019
  • Eclats de rêves 64, 2ème semestre 2018
  • Florilège 174, mars 2019 ; 175, juin 2019
  • Le Gletton 512 à 516, décembre 2018 à avril 2019
  • Intervention à Haute Voix 59, 4ème trimestre 2018
  • La lettre de Maredsous, 48ème année, 1, avril 2019
  • Libelle 307 à 309, janvier 2019 à mars 2019
  • Mot à Maux 7, septembre 2018 ; 8, mars 2019
  • Nos lettres 28, décembre 2018 ; 29, mars 2019
  • Portique 114, avril à juin 2019
  • Reflets Wallonie-Bruxelles 58, octobre à décembre 2018
  • Rose des temps 32, septembre à décembre 2018 ; 33, janvier à avril 2019
  • Septentrion 1/2019, 1er trimestre 2019
  • Soleils & Cendre 127 ; décembre 2018

Textes et toiles… fils de soi ; volume 1

« Ce numéro constitue le premier volume d’un ensemble qui en compte deux : une sorte de numéro double. Il en est ainsi pour des raisons pratiques. Les textes des deux numéros ont tous été amorcés lors des Rencontres d’Ecriture deVilledieu, aucours de trois ateliers.

Les participants ont mené, parallèlement à l’écriture, un travail de création plastique en coopération. Quelques images en sont restituées dans les pages de ce numéro. L’ensemble est disponible sur le site de la revue. Le texte collectif, créé dans l’effervescence du groupe, figure à la fin de chacun des deux volumes. »

LA RÉTROSPECTIVE VINCENT BIOULÈS – Chemins de Traverse – AU MUSÉE FABRE DE MONTPELLIER, du 15 juin au 6 octobre 2019

Chronique de Marc Wetzel

LA RÉTROSPECTIVE VINCENT BIOULÈS – Chemins de Traverse
AU MUSÉE FABRE DE MONTPELLIER,
du 15 juin au 6 octobre 2019


Toi qui vas, visiteur, cheminer ici d’œuvre en œuvre, souviens-toi que cet artiste a toujours douté entre deux œuvres, mais jamais lors de la réalisation de chaque. Il ne te montrera donc ici que ses décisions (par nature joyeuses et désirantes), mais n’oublie pas – pas plus qu’il ne l’oublie lui-même – que cet homme a été constamment malade (ou en tout cas perplexe et angoissé) en cheminant lui-même d’une œuvre vers l’autre. Il aura délibéré tragiquement dès qu’il terminait quoi que ce soit (sentant bien que tant qu’on ne fait que chercher, l’insignifiance est pour soi ; dès qu’on a  trouvé, le sens est pour autrui. Et c’est justice).

Je viens de parler de décisions joyeuses et désirantes, non pas d’heureuses et aimantes. C’est qu’en art, dit Bioulès, la joie qui vous traverse ne vous appartient pas (alors que tout bonheur est d’abord sien), et le désir qui vous tient ne se justifie pas (alors que l’amour formule et consulte ses raisons). Mais s’il n’y avait que joie et désir, on serait chez Spinoza ; et s’il n’y avait que détresse et mélancolie (c’est à dire constats de l’absence de bonheur et de l’incapacité d’aimer) on serait chez Pascal. Or ni Spinoza ni Pascal ne se plaisaient à la peinture (Spinoza parce que c’est le tout indivisible de l’espace qui l’intéresse, non les morceaux choisis de ses images sensibles ; Pascal parce que le redoublement complaisant d’une présence par elle-même indifférente des êtres finis l’agace), et, par conséquent, il n’y a pas seulement joie et désir dans les œuvres de Bioulès, mais résolument bonheur et amour. Lui-même l’avoue : il y a bonheur à « être intéressé continuellement » par ce qu’on a à faire (car les belles réponses que viennent fournir ses œuvres lui deviennent aussitôt de bonnes questions !), et il confie d’autre part : « J’ai beaucoup de mal à ne pas aimer ».

Même quand il forçait sa nature à se restreindre à la non-figuration, il a aimé ça (parce que, quand le problème de la nature des figures disparaît avec elles, les problèmes picturaux restants – ceux de l’organisation de l’espace, et de la matérialité de la lumière – sont, à proportion, mieux saisis et affrontés pour eux-mêmes) ;

et c’est un homme qui aime, physiologiquement, les mystères de l’espace (qui est la source des distances, et comme le coffre des directions), de la lumière (qui est le bain des clartés, et le vent des couleurs), et donc, même en sa courte absence, ceux de la figure (qui est la forme de toute présence, et le visage de toute restitution).  

Quand on parcourt la rétrospective d’un grand peintre, comme l’occasion s’offre ici, trois questions normales et communes viennent : « d’où tire-t-il tout ça ? » (la création), « que signifie ce qu’il nous présente ? » (la révélation), et « que vaut, pour mon propre destin, ce qu’on m’invite à rencontrer ici ? » (le salut). Chaque question, on le voit, a sa tonalité religieuse. Mais, justement cet artiste est animé d’une foi catholique sobre et ardente, qui préempte (qu’il le sache ou non, que nous le voulions ou non) ces trois notions. Ce qui change des choses :

Bioulès dirait que le créateur n’est en tout cas pas lui, mais Dieu. Créer, c’est faire être du réel par des moyens inconnus de lui. La formule « créer, c’est produire à partir de rien – ex nihilo » ne vaut que pour Dieu, et du seul point de vue des hommes : ce Dieu aurait su et pu causer l’existence des choses avant elles toutes, donc sans l’aide de rien d’existant. Cette affaire de Création entre Dieu et l’univers, sur fond de néant rétrospectif, ne concerne donc pas l’homme – qui n’y joue aucun autre rôle que … d’en résulter! C’est pourquoi Bioulès ne prétend pas créer, mais seulement devoir se renouveler. « J’ai horreur de la répétition, toujours peur de faire ce que je sais déjà faire ». Il constate seulement qu’il sait transformer ce qu’il vient de réussir en autre chose qu’il n’aura pas su jusque-là accomplir. C’est, littéralement, un homme toujours pressé, par ses étapes concluantes, d’arriver ailleurs. Il ne crée pas, il transfigure.

Bioulès dirait, pareillement, que la puissance de révélation n’est pas de son ressort : seul un créateur de la Totalité peut révéler à l’homme son mode d’emploi spécifique d’elle. Révéler, c’est, pour Dieu, formuler à l’être humain ce que sa conscience d’avoir une source absolue peut et doit faire d’elle-même. Un peintre croyant décline donc par principe l’offre tentante de nous révéler quoi que ce soit : pour Dieu qui révèle, sa Création est au passé (comme un souvenir), mais l’usage humain qu’il préconise d’elle est au présent et au futur (comme son projet que l’homme apprenne à vivre dans cette création, fidèlement à sa source reconnue). Mais voilà que notre peintre écrit quelque chose d’anodin et décisif : « La grande difficulté comme dans toute ma vie est de ne pas confondre les souvenirs et les projets ». Pour qu’une révélation ait lieu, il faudrait qu’un travail cesse (chose impossible chez Bioulès) de se nourrir de lui-même, qu’on comprenne une fois pour toutes le secret d’une conception propre, la signification d’une émergence, qu’un horizon sans nostalgie, un engagement sans réminiscence, se dégage enfin. Ce qui est possible pour Dieu ne l’est pas pour Bioulès : ne saisissant ce qu’il va faire que dans les problèmes que lui pose ce qu’il vient d’accomplir, il n’est pas assez libre du temps pour imaginer produire irréversiblement du décisif, ni décisivement un savoir sans retour. Il ne révèle pas, il approfondit.

Mais je crois bien pourtant que le Bioulès, peintre figuratif, peintre parfois même de corps et de visages, veut sauver quelque chose de lui-même et de nous. On peut rapprocher deux de ses formules : « J’ai le sentiment de ne pouvoir me dérober à chaque visage que je rencontre », et « L’Éternité n’est pas quelque chose qui dure ». Or un visage humain, non seulement n’est pas fait pour durer, mais, comme une sorte d’incarnation de la finitude même, comme un figurant de l’Absolu de ce qui passe, montre, à l’inverse du masque, qu’il n’a d’autre choix que de bien user de lui-même, de bellement s’user : c’est pour cela que l’éternité est dans la figuration d’un visage, et la perte d’éternité, à l’inverse, dans l’immuabilité pour rire de « l’abstrait ». L’absolu vivant n’est qu’expression, et toute expressivité est mortelle. Les jours de tout visage sont comptés, mais le visage de son jour (son regard) en est le juge de paix. Et l’œuvre qui lui donne présence est comme un échangeur décisif des sorts (à la fois singulier et objectif, exemplaire et accessible).

Une œuvre accomplie (telle que plus de soixante années d’efforts de Bioulès ont su la faire advenir) c’est ça : pour l’auteur et les spectateurs, un commun vestiaire des dignités. Le génie d’un peintre tient à ce que ceux qui se glisseront dans son imagination visible pourront s’y juger impeccablement eux-mêmes. La proximité bouleversante de cette œuvre – pourtant si exigeante ! – est justement que chaque usager assidu et confiant d’elle s’y retrouvera miraculeusement à la distance vraie de lui-même. « Sans doute faut-il essayer plusieurs vêtements pour découvrir celui qui vous convient, mais personne d’autre que soi-même ne peut en prendre les mesures ». Vincent Bioulès est alors comme le malicieux et infaillible tailleur de nos âmes. Le salutaire de cette œuvre est qu’elle combine l’hospitalité d’une Étable native à l’efficacité d’un Jugement dernier. Quelqu’un est assez sauvé quand il peut littéralement se déduire de la source de tous ses efforts. Cette œuvre donne purement et simplement la force dont la nostalgie de notre existence prochainement révolue a besoin !

Une dernière chose : pourquoi l’artiste a-t-il choisi  – assez tôt après la parenthèse « non-figurative », et en s’y étant dès lors toujours tenu – le réalisme figuratif ? Parce qu’il est, je crois, toujours plus juste que son contraire (le formalisme abstrait) : juste, c’est à dire à la fois intelligent, charitable et digne.

Le réalisme figuratif a toujours une idée d’avance : il montre comment, réellement, les choses se cachent les unes derrière les autres (il ne le cache pas) ; il montre d’où il dessine ce qu’il fait voir (en nous faisant regarder avec lui depuis un endroit où les choses représentées lui permettaient justement de s’installer) ; enfin, non seulement l’échelle proposée des tailles et des volumes est fidèle et loyale (le regard n’en tombera pas !), mais le spectateur y est assuré d’en être lui-même un des barreaux vivants.

La peinture « abstraite » est a contrario aristocratique : on n’est à égalité avec l’artiste (et les uns avec les autres, devant l’œuvre ) que devant des objets (et des scènes) reconnaissables, alors que nul ne pourrait voter contre – donc résister à – ce qu’on lui refuse de se figurer. Tout réalisme pictural est plus honnête, a l’intelligence plus ouverte et offerte, parce que tout monde réel représenté demande avec cela comment l’existence même de cet artiste et de ses amateurs mêmes y (ou en) fut possible, alors que nul ne serait défié de s’expliquer comment il a pu surgir d’un monde informe ou irréel.

Et puis il y a une certaine joie de la présence complète que l’art non-figuratif ne peut évidemment pas garantir (que serait l’intégralité d’une coulure, une fumerolle ou un vortex ?). La joie sans but de l’abstraction lyrique et la tristesse sans cause du formalisme militant sont d’égales pertes de temps et de chances de vérité. Pour dire brutalement les choses : les formes en décomposition l’exhalent. Et puis il n’y a que la réalité figurable dont on puisse découvrir qu’on l’ignorait, ou comprendre qu’on « la connaissait depuis toujours sans la savoir encore » ! Voilà pourquoi, réellement et contagieusement, ce formidable peintre a titre à écrire :

 « Tout être peut tirer parti de ce qui le met en péril, y puiser les raisons de se battre et s’avancer en équilibre au-dessus de l’épouvante ».

  Il ne suffit pas de « ne pas se raconter d’histoires » (Althusser) ; il faut encore, dit Bioulès, ne pas se faire de cadeaux. C’est ce qui a permis au second de pouvoir ne tuer, lui, que sa Muse – elle qui aime bien ça, ressuscite volontiers, retraverse joyeusement le Styx pour, avec cet étonnant maître, figurer infatigablement notre condition.

Musée Fabre de Montpellier

©Marc Wetzel

STÉPHANIE DUPAYS, Comme elle s’imagine, Mercure de France (157 pages – 16€), Février 2019

Chronique de Nadine Doyen


STÉPHANIE DUPAYS, Comme elle s’imagine, Mercure de France (157 pages – 16€), Février 2019

Les protagonistes de Stéphanie Dupays sont des digital natives addicts aux réseaux.  A travers Laure, professeure de Lettres, « maîtresse de conférences », l’auteure explore les relations amoureuses sur la toile : comment l’étincelle naît, comment l’attirance grandit, évolue au point de tomber dans la dépendance.

On suit donc Laure, la trentaine, au début de sa relation virtuelle avec Vincent.

Elle croit « avoir trouvé un cocon chaud et doux où elle pouvait faire halte ».

Elle est si entichée, que même en plein cours, elle ruse pour pouvoir vérifier si Vincent lui a bien répondu. Si impatiente de s’isoler pour lui répondre, est-elle vraiment présente à ses élèves ? L’attentif Jean-Baptiste n’a-t-il pas décelé un signe de fébrilité ? La voilà scotchée à son smartphone.

Elle est si hypnotisée par l’écran que même dans un bus bondé elle est capable de se créer une bulle.

On peut lire certains de ses échanges avec ses followers, et en particulier avec ce fameux Vincent. Elle n’hésite pas à passer des heures à zoner la toile, à chatter ou à passer au crible le profil de Vincent, à fouiller dans ses posts. (1) Comme Swann, elle décrypte le moindre mot, le moindre geste, chaque texto, « comme s’il s’agissait d’un télégramme diplomatique pendant la guerre froide ».

Sa dépendance aux messages de Vincent devient incontournable car celui-ci a l’art de la séduire, l’appelant sa « délicieuse », son « alliée ». Sa vie bascule, rêvant de leur rencontre, elle tente de la programmer mais la réaction de Vincent la refroidit, la déconcerte. La jalousie s’installe.

Elle va jusqu’à s’offrir une séance photo avec une professionnelle, pour poster une image séduisante de son profil. Elle fantasme déjà sur le nombre de likes qu’elle recueillera, en espérant ceux de Vincent.

L’auteure montre combien l’apparence prime sur Facebook.

Si bien que Laure qui se compare aux créatures virtuelles, aux « visages lisses, aux corps parfaits » en est complexée. Elle voit « se rouvrir la cicatrice d’une image de soi défaillante ». Il est bon de convoquer l’injonction de Frédéric Midal : « Foutez-vous la paix », déconseillant de se comparer à un autre.

On constate que Laure, spécialiste de Flaubert, peine à concilier son travail quotidien  (copies, colloques à préparer) et son égarement sur la toile. Elle perd sa concentration, corrige « l’esprit ailleurs, papillonne de ses copies à son smartphone, ce qui l’oblige à veiller parfois jusqu’à cinq heures du matin.

On suit les « montagnes russes » affectives entre les deux protagonistes et les rebondissements dans leur relation. Les vacances de Noël pour Laure, ce sera auprès de ses parents, à la campagne, pour renouer avec la nature, avec elle-même, afin que son cerveau ne tourne pas en boucle et surtout pour mettre Vincent entre parenthèses ! Elle se fait violence pour travailler sur ordi mais sans internet, elle se plonge dans Proust, Gary. Besoin de « retrouver sa souveraineté ». « Le travail effréné a un pouvoir anxiolytique » reconnu.

Comme le fait remarquer Patrick Boucheron : « Les livres sont des boussoles. Quand on perd pied, on n’a pas tant de choses auxquelles on peut se raccrocher. »

La romancière relate leur premier baiser, leurs premières étreintes, leur premier repas en tête à tête. Puis les rencontres ponctuelles, parfois de brèves entrevues, entre deux trains, une soirée au restaurant, des rendez-vous improvisés en dernière minute ! Entre, place à leur correspondance numérique qui est loin de combler Laure, une romantique, qui rêve de lettres manuscrites. En effet, « l’écran ne laisse rien transparaître du souffle qui guide la plume, de ses hésitations, de ses soubresauts » et « le choix du papier, le tracé délivrent  quand même un peu du génie propre au scripteur ». « L’espacement de leurs rencontres faisait de chacune une éternelle première fois ».

Or il apparaît que Vincent a « comme un sixième sens »:dès que Laure s’éloigne, il revient vers elle ! Va-t-elle lui accorder une nouvelle chance ? Peut-elle lui faire confiance quand il lui dit que leur « rencontre est un miracle » et qu’elle est « son ange gardien » ? Laissons le lecteur découvrir l’évolution de cette relation et voir si elle parviendra à « résoudre l’énigme Vincent ».

On serait tenté de rapprocher Laure de l’héroïne de David Foenkinos, Mathide, elle aussi enseignante, qui « avait trop lu de livres » et « tous les malheurs venaient de la littérature »! Pour le narrateur de « Deux soeurs » (2), le métier de professeure « c’était une soumission à l’interprétation des mots ». Stéphanie Dupays , elle aussi, met en exergue le pouvoir des mots à travers Laure qui a tendance à vouloir vivre sa relation amoureuse à l’instar de personnages de romans. « Elle avait besoin des mots des autres pour décoder les êtres et les choses, interposer la littérature entre elle et le monde la protégeait ».

Toutefois les livres restent sa bouée de secours, son refuge, préférant « se passer de confident et s’en remettre aux livres ». Ainsi toutes ses références littéraires et cinématographiques (Rohmer) offrent au lecteur un terreau éclectique où puiser pour s’enrichir. Citons les poètes Brautigan, Cadou, Bousquet et Valérie Rouzeau qui méritent d’être lus. On croise également Durrell, Modiano.

Et si vous êtes à Paris, vous pouvez rendre visite à la statue de Montaigne, lui frotter le pied droit et le bonheur devrait vous sourire ou l’amour !

Stéphanie Dupays livre une réflexion sur le célibat selon les âges, sur les vieux couples, sur la difficulté d’entretenir une relation pérenne avec autrui.

Elle oppose celui qui se contente d’échanges derrière l’écran et de rencontres épisodiques à celle qui a besoin de relations concrètes, de convivialité et ne se satisfait pas « de mots d’amour ». Pour Laure, il devient évident que « Vincent est une divinité inaccessible ». Leur connivence serait-elle factice ? On plonge dans les pensées de Laure qui en vient à douter de la sincérité des liens tissés avec Vincent, à se demander si elle n’a pas été ghostée. Le manque devient insupportable, douloureux pour l’amoureuse. Le poids du silence est terrible quand il brise l’illusion de proximité.

Si vous n’êtes pas sur les réseaux, ce roman vous protégera de cette aliénation, de cette techno- dépendance que Serge Joncour pointe aussi dans son roman CHIEN- LOUP. (3) Pour lui, « c’est comme le Nutella, dès qu’on y touche on est ferré » ! Le danger de devenir esclave de son smartphone est souligné : «L’objet magique peut devenir un instrument de torture ». Quant à Facebook, c’est ce « gigantesque texte à déchiffrer » où Laure s’égare des heures pour tromper sa solitude ou son chagrin. De plus elle se livre à des interprétations erronées.

Laure n’est pas la seule à s’être brûlé les ailes, mais son récit a la vertu de mettre en garde tous ceux qui s’emballent trop vite et s’investissent trop dans une relation virtuelle avec un(e) inconnu(e) ! Sa lucidité, toute relative, lui a toutefois permis d’éviter le piège tendu par Vincent, préférant renoncer à son invitation pour un week-end à Séville. Elle a su résister à la tentation !

Laure sait prendre de la distance (comme par exemple sa déconnexion lors d’un Noël chez ses parents), ce qui relance sa créativité, elle réagit comme Philippe Besson qui voit une corrélation entre écriture et séparation : « La souffrance et les chagrins d’amour rendent l’écriture très fertile ».

Stéphanie Dupays signe un récit nécessaire pour mettre en garde les naïfs afin d’éviter les rencontres toxiques et d’éventuelles désillusions ou déceptions.

Une sorte de diatribe qui éclaire et alerte sur les dangers de l’addiction à  Facebook et à son smartphone. En même temps, elle offre une ode aux livres (qui prennent soin de nous) et à la littérature, échappatoire pour les héroïnes.

La romancière se fait chantre de l’ici et maintenant, de la vraie vie, en sorte.

(1) Post : publications faites sur Facebook

(2) Deux sœurs de David Foenkinos, éditions Gallimard

(3) CHIEN-LOUP de Serge Joncour, éditions Flammarion

Prix Landerneau 2018 , Prix du roman d’écologie,

Prix de la Ville de Vannes 2019

©Nadine Doyen

François Ndje Man, un auteur de Traversées

François Ndje Man est lauréat de la 18e édition du concours international de poésie réservé aux étudiants, de thème libre et de forme poétique, organisé par la faculté des Lettres de Sorbonne Université; dans la catégorie « Prix de la Francophonie »

Concours international de poésie

CONCOURS INTERNATIONAL DE POÉSIE

Concours réservé aux étudiants, de thème libre et de forme poétique

Prix de la Francophonie

Dieudonné François Ndje Man

pour La grosse Pomme