Service de presse n°48

 

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

* Comme un désert de roses, poèmes

Stella Vinitchi Radulescu

L’Harmattan, 2014, 116 pages

Avec constance et bonheur Stella Vinitchi Radulescu poursuit son cheminement poétique, forte d’une oeuvre trilingue pertinente et déjà importante.

Poète d’origine roumane, professeur de française, l’auteure vit aux Etats-Unis où elle s’est exilée pendant le régime de Ceaucescu.

* D’un pas léger

Daniel Simon

Le Taillis Pré, 2007, 67 pages

* Dans le lit d’un rêve, poèmes

Jasna Samic

M.E.O., 2017, 215 pages

Dans un rêve éveillé, Jasna Samic convoque la poésie, la peinture, la danse, le vin, les dieux des religions et des mythologies, les mystiques orientales et toutes les villes aimées (Paris, Sarajevo, Istambul, New York, Alexandrie, Venise…) pour chanter les voluptés du corps, de l’esprit et de l’âme exaltées par l’Art, mais aussi la nostalgie mélancolique du temps qui fuit, avec en filigrane la désolation de la guerre.

Née à Sarajevo, Jasna Samic vit depuis des décennies entre Paris et sa ville natale. Spécialiste des langues, littératures et civilisations orientales, notamment du soufisme, elle a enseigné aux universités de Sarajevo et de Strasbourg, a été directeur de recherche associée au CNRS, collaboratrice de Radio France Internationale et de France culture. Elle écrit en français et en bosniaque (serbo-croate).

Suite à ses prises de position en faveur de la laïcité dans une Bosnie de plus en plus dominée par les mafias politico-religieuses et une vision wahabite de l’islam importée à grands renforts de pétrodollars, Jasna Samic est violemment prise à partie par les

intégristes bosniaques, traînée dans la boue et même menacée de mort. Un appel à fatwa à son encontre a été adressée au grand mufti de Sarajevo, qui jusqu’ici n’y a pas donné suite.

* Dans le parc, textes brefs

Daniel Simon

M.E.O., 2010, 145 pages.

Dramaturge et metteur en scène, poète, nouvelliste, critique littéraire, pionnier et théoricien des ateliers d’écriture qu’il a tenus et tient toujours en de nombreux pays, Daniel Simon affectionne le texte bref et le poème en prose, qui lui permettent, par la fenêtre de son logis ou de son être, de vouer à l’étrangeté du monde son regard perplexe de faux naïf.

 » Dans le parce des gens marchent sur des sentiers décomposés et lèvent les yeux vers les arbres qui se détournent de la nuit que chacun tente de chasser en poussant ses enfants devant soi. Des canards flottent lentement sur l’eau verte qui se ferme sur des plis impeccables. Ils vont le bec ouvert dans la fange qui les porte et plongent le cou jusqu’à la belle indifférence des matières. Ces traces qu’ils emmêlent en de rares sillages n’existent que pour nous qui passons comme des rêves de futurs si vite enfermés dans un présent qui folâtre sur le bord d’un étang.  »

* De pluies & de saisons…, version plurilingue

Rome Deguergue

Art Press, Timsoara, Roumanie, 212 pages, non daté

Dans une démarche totalement bénévole, de bouche à oreille, de mél en mail, de coup de téléphone en envoi de textes scannés, une chaîne solidaire constituée de personnes de « bonne volonté » s’est créée et a proposé, ici, le nom d’un traducteur professionnel, là, occasionnel ou encore débutant, dans le but d’offrir à de jeunes publics, au moins une fois dans leur parcours scolaire, l’occasion de voir (à défaut d’entendre encore) plusieurs langues du monde côtoyer et tutoyer la langue française.

* Dits de la nuit, anthologie de contes et de légendes d’Afrique centrale (Congo, Rwanda et Burundi)

Préface de Marc Quaghebeur

Choix des textes, commentaires et lecture de Véronique Jago-Antoine et Antoine Tshitungu-Kongolo

Archives & Musée de la Littérature / M.E.O., 2017, 251 pages

Au coeur de la veillée, dans l’ombre, une voix s’élève, gardienne de la mémoire du monde.

C’est l’heure du conte.

Après les légendes de nos contrées, voici, sous les regards croisés de Belges que fascina la découverte du continent noir et d’Africains soucieux d’en préserver l’inestimable patrimoine oral, des fables du Congo, du Rwanda et du Burundi.

Récits des origines, bestiaires humoristiques ou satiriques, légendes merveilleuses s’offrent en un florilège qui séduit tout à la fois par l’universalité de ses thèmes et par la singulière liberté d’esprit de ses traditions.

En découvrir les saveurs originales, demeurées longtemps à l’écart des civilisations de l’écrit, est une façon de renouer avec notre histoire africaine et d’entrer au coeur du métissage des francophonies.

* Dualités, poèmes

Jacques Canut

Carnets confidentiels, 2017, 11 pages

* Ecoute le silence de l’air, poèmes

Yvette Lheureux

Illustrations de Robert Tadeuz Pirschel, alias Arteepee

Chloé des Lys, 2013, 58 pages

* Entre

Philippe Jaffeux

Lanskine, 2017, 69 pages

Entre est ponctué à l’aide d’une paire de dés. Les intervalles entre chaque phrase s’étendent donc entre deux et douze coups de curseur.

Entre est un texte aléatoire qui est accompagné par l’empreinte de trois formes transcendantes: le cercle, la carré et le triangle.

* Entre mes bras, roman

Thierry Robberecht

Weyrich, Plumes du Coq, 2012, 122 pages

Une chaise roulante peut-elle tomber amoureuse de son occupant? En vérité, ce serait même sa vocation. Mieux qu’une épouse, un enfant ou une mère, elle tient son patient dans ses bras, le réconforte en silence et le protège des atteintes de la vie.

Et quand l’auteur pousse la chaise hors de l’hôpital, c’est pour découvrir dans Charleroi des SDF ou des « jeunes issus de l’immigration ».

De cette quête symboloique à la fois drôle et terriblement curelle, Thierry Robberecht fait une fable sur la dignité, seule réponse possible face à la précarité de la condition humaine.

* Les fatrasies d’Eris

Mandin

Préface de Giovanni Dotoli

Lanore, 2014, 137 pages

Pas de romantisme, pas d’illusions mais le déchirement d’un couple face à l’épreuve du temps. Ainsi peuvent être lues les psalmodies passant tour à tour de l’amour fasciné par l’attrait du corps « ton corps est un poème réincarné puzzle des mots de toutes tes beautés » à la solitude face au silence de la rupture ainsi qu’à la nouvelle identité de la femme moderne « qui asperge l’Homme de Querelles ».

Le quotidien est au rendez-vous et le couple se dispute dans des haines fréquentes. Leur relation semble sans issue « ta tendresse mon impasse est devenue », ils se déchirent « dans des combats sans avenir », l’ambivalence rend leurs rapports complexes « j’aime en toi tout ce que je déteste ». Il n’est pas question de pardon. La mélancolie cède la place à la solitude, le combat à la lassitude puis la souffrance se fait révolte « je ne peux pas mourir dans l’absence de ton corps ». Le voile est levé sur l’histoire du couple: « Le seul meurtre en notre histoire c’est celui de mon ombre que tu n’as jamais aimée ». Changement de décor, pas de place au rêve, le narrateur déchire le rideau! Il projette au grand jour: « une Jeune Fille sans amant fit l’amour avec sa virginité dans le cristal d’une rivière océanique… » et le Fils-Poète naquit « couvert d’euglènes, fripé de ruines, les beaux yeux parfumés d’algies ».

Par quelle magie parviendra-t-il à retrouver les origines d’une humanité?

La Jeune Femme délivre la Jeune Fille de la Mort et redonne à l’âme toute sa dimension poétique. Mais « l’amour est un puzzle que l’on ne peut finir » et l’apparition féminine s’évanouit, immortalisée dans la mémoire de l’auteur.

Mandin nous offre avec talent cette aventure poétique, bouleversante, dérangeante, où la vie et la mort se côtoient; une odyssée dans la mémoire du Couple.

Elisabeth Chaizemartin Chabrerie

* Hostilités, nouvelles

Jean-Pierre Pisetta

L’Harmattan, 2016, 113 pages

Qu’est-ce qui différencie la simple hostilité de la guerre? Le niveau de l’aversion? La charge d’agressivité des intervenants? Y a-t-il hostilité dès qu’il y a conflit?

Dans ce recueil, Jean-Pierre Pisetta, sans vouloir ni croire répondre à ces questions, présente des situations où le lecteur trouvera des degrés divers d’hostilité, latente ou manifeste, bénigne ou belliqueuse, douce ou violente, parfois même comique. Y sont aussi évoqués des drames nationaux tels que l’enfermement dans l’ancien bloc soviétique (Départ), le génocide arménien (La révélation) ou les milliers de viols perpétrés en quelques semaines dans le centre de l’Italie, durant la Seconde Guerre mondiale, par des membres du Corps expéditionnaire français (Les hostilités)

Jean-Pierre pIsetta vit à Bruxelles où il enseigne au sein de la faculté de lettres, traduction et communication de l’Université libre de Bruxelles. Il a publié des nouvelles, des traductions et des commentaires d’oeuvres du passé. Parallèlement à son activité littéraire, il pratique aussi la peinture à l’huile.

* J’ai immédiatement écouté les conseils de Dieu, roman

Annie Préaux

M.E.O., 2013, 119 pages

Vieille dame à demi impotente, Estelle vivote entre son chien empaillé, l’infirmière « Madame Derrière », Joël-le-kiné, Marcelline des « Amis de l’Entraide », le vieux Théodore, l’encore plus vieille Adèle, une caisse de livres et la télévision. Et surtout, sur l’ordinateur qu’on lui a offert, elle raconte son quotidien à son fils, journaliste et écrivain connu, qui ne vient jamais la voir.

Sa vie change avec l’arrivée de Jasmine, la nouvelle aide-ménagère, avec laquelle elle se met à partager ses lectures et des évènements tragiques. Peu à peu, en dépit de leurs divergences, voire de leurs affrontements, celle-ci capte toute son attention. Estelle s’invente alors le retour du fils prodigue pour lutter contre la montée des sentiments.

Jusqu’au coup de théâtre final…

Prix RTL-TVI pour son premier roman, Coréenne, Annie Préaux, romaniste et enseignante, s’intéresse également aux arts plastiques, à la philosophie et au théâtre-forum, qu’elle a pratiqué avec la Compagnie du P’tit Thomas. Elle anime aussi des ateliers de lecture-écriture et publie des articles de pédagogie et de réflexion humaniste.

* James Joyce fuit… Lorsqu’un homme sait tout à coup quelque chose suivi de Les bavardages sur la Muraille de Chine, Théâtre; poésie

Catherine Gil Alcala

La maison brûlée, 2015, 106 pages

James Joyce fuit…

Lorsqu’un homme sait tout à coup quelque chose

Ça commence par parler, acter sans sujet, par la perte d’identité…

la fuite d’une révélation qui implose, laissant place à l’hallucination dans une ville aux façades de cinéma qui s’effondrent.

Alors il renaît à travers l’amour d’une actrice, réinvente un monde, s’invente des noms de poètes, James Joyce, Henri Michaux, Antonin Artaud, Arthur Rimbaud, comme les fous qui s’appellent Napoléon.

Les bavardages sur la Muraille de Chine

Lors d’une promenade sur la Muraille de Cine comme sur le fil du rasoir, Buck Mulligan et Humpty Dumpty inventent en « chinois » un dialogue entre James Joyce et Lewis Caroll.

Ils se répandent en bavardages pour tuer le temps ou pour retarder le moment de l’angoisse qui les disloque en une multitude de personnages pour une mise en pièces du théâtre.

* Jours obscurs, poèmes

Jean-Claude Pirotte

Cherche-Midi, 2017, 188 pages

« je ne suis pas complice de la démesure

je demeure enseveli sous les jours obscurs »

Le poète que l’on croyait disparu revient à nous et une obsessionnelle et troublante mélancolie l’accompagne, désespoir teinté d’ironie que ses lecteurs connaissent bien.

Jean-Claude Pirotte, parti sur les traces de ce territoire qu’il n’avait jamais vraiment quitté – l’enfance –, se retrouve face à un présent sombre, déroutant.

Ce sont des cailloux blancs, des ruisseaux, des forêts et des songes qui se réveillent et se révèlent cauchemars de l’Histoire. Sous sa plume, la mort s’efface, les nuits se peuplent.

Une écriture intense, inoubliable.

Jean-Claude Pirotte (19369-2014), peintre et écrivain, a reçu le prix Goncourt de la poésie et le Grand Prix de poésie de l’Académie française.

* Lampe-tempête

Anaël Pineau

Clapas, collection Franche-Lippée n°426, décembre 2016; 8 pages.

* Mosaïques, poèmes

Mireille Podchlebnik

Interventions à Haute Voix, 2014, 51 pages

« Mots perdus

Dans les sables mouvants

Lettres éparpillées

Echos dans le silence »

* Par ma toute petite fenêtre

Raymond Calmettes

Clapas, collection Franche-Lippée n°427, décembre 2016; 8 pages.

* Pour Rebecca, poèmes

José Havet

Mer bleue, 2017, 68 pages

Rebecca, la fille de l’auteur, est morte à l’âge de dix-sept ans, en 1987. Ce recueil paraît donc trente ans après son décès. L’ensemble des textes, au ton souvent autobiographique, lui sont dédiés et les poèmes liminaire et final lui sont consacrés.

Né à Waterloo (Belgique) en 1937, José Havet détient une Licence en sciences sociales de l’Université livre de Bruxelles et un PhD en sociologie de l’Université de Pittsburgh. Il a enseigné en Bolivie, à Porto Rico et principalement l’Université d’Ottawa (1980-2003), et parallèlement a fait paraître des poèmes dans diverses revues…

* La praxis du Docteur Yov, roman

Khiem Do

Riveneuve, 2015, 292 pages

Bruce est un jeune routard américain, vaguement photographe de presse, qui a « égaré »sa fiancée vietnamienne pendant la chute de Saïgon en avril 1975. Décidé à ne pas commettre la même erreur une deuxième fois – et même à se racheter – il part à Beyrouth pendant le siège israélien en juin 1982 pou rvoler au secours d’une jeune Libanaise qu’il a brièvement connue à Los Angeles…

* Psaumes du mensonge / Psalmii minciunii, poèmes

Denis Emorine

Ars Longa, 2016, 104 pages

Poèmes à lire en attendant la guerre

Edition bilingue française-roumaine

* Ravin des Nuits que tout bouscule, poèmes

Isabelle Lévesque

Editions Henry, Les écrits du Nord, 2014, 42 pages

Ce livre n’est si frémissant que parce qu’Isabelle Lévesque refuse d’y être seule, elle dit « tu » aussi souvent que « je », le dialogue est constant, elle ne désire que le temps du « nous », « le point d’orgue ». A travers Ravin des Nuits que tout bouscule, en nous faisant participer à la genèse d’un poème, à la renaissance du Phénix, elle nous communique sa « foi », c’est-à-dire déjà le « feu ».

* Regards d’émoi

Christophe Liron

Clapas, collection Franche-Lippée n°425, octobre 2016; 8 pages.

* Réponse du grillon à la petite fille

Henri Rodier

Clapas, collection Franche-Lippée n°424, octobre 2016; 8 pages.

* Sèmes semés, poèmes

Denis Heudré

Editions sauvages, 2016, 60 pages

* Silencieux, poèmes

Alain Clastres

Unicité, 2017, 88 pages

Alain Clastres observe les phénomènes qui sont lents ou l’oeuvre d’un jaillissement. De cette observation naît un approfondissement. Mais jamais, il ne donne de réponse car ce serait alors trop réducteur. L’éternité c’est quand il marche, s’asseoirt ou regarde par le prisme de la totalité. En ce sens comprendre, c’est ne pas chercher justement à comprendre. La nature, l’art et la musique sont silence en ce poète qui creuse l’âme de l’humanité.

* Soir, poèmes

Jacques Canut

Carnets confidentiels, 2017, 11 pages

* La tragédie de l’âne suivi de Les farces philosophiques, théâtre

Catherine Gil Alcala

Editions La maison brûlée, 2015, 180 pages

* Un chevreuil dans le sang, poèmes

Béatrice Libert http://www.beatrice-libert.be

L’Arbre à paroles, 2014, 148 pages

Le présent volume réunit Lalangue du désir et du désarroi (1995), Le Bonheur inconsolé (1997) et L’Instant oblique (2009). Quatorze

années séparent le plus ancien du plus récent. En relisant l’ensemble, on est frappé par une double cohérence. D’une part, chaque livre obéit à une nécessité interne en présentant sa propre construction, son modèle formel, sa titrologie… D’autre part, au-delà de ces entités distinctes, le lecteur retrouve, d’un receuil à l’autre, la même voix, la même évidence et les mêmes préoccupations…

Laurent Demoulin

* Une âme qui joue, choix de poèmes

Shizue Ogawa

Traduits de l’anglais par Michèle Duclos et Jacqueline Starer

A bouche perdue, 2010, 177 pages

Les poèmes de Shizue Ogawa répondent à cette esthétique de simplicité, de naturel et aussi de subtilité et de sérénité, qui sont au coeur de tous les arts dont s’illustre la culture japonaise, depuis le jardin zen, la cérémonie du thé jusqu’au haïku, ou à l’ikebana, cet art des bouquets qui, de leurs trois branches majeures déposées avec un art très calculé, reproduisent la relation entre le ciel, l’homme et la terre…

Shizue Ogawa est née au Japon en 1947 dans l’île d’HOkkaïdo. Spécialiste de John Keats, elle enseigne la littérature anglaise à l’université du Kansaï et à Osaka…

* La Vivaldi, roman

Serge Peker

M.E.O., 2017, 136 pages

placée à la maison de retraite des Arpèges, une vieille dame vit d’infimes événements, cocasses ou pathétiques, mais tous aussi intenses. Elle a laissé son nom à la porte de cet établissement et pris celui de la chambre qu’elle occcupe, devenant ainsi pour tous et pour elle-même « la Vivaldi ». Au fil de multiples sensations ou de situations incongrues, elle interpelle le « tu » de sa jeunesse revisitée par fragments. Du « je » de son vécu aux Arpèges au « tu » de son enfance dans le quartier de Belleville et de la jeune fille juive réfugiée en zone livre, la Vivaldi traverse un espace-temps créé par le seul cheminement de son monologue intérieur.

Les revues suivantes :

* Soleils & cendre – Revue d’écriture, n°121, janvier 2017

amer(s) de la poésie … récifs dans l’écho des mots perdus

1bis, impasse Anatole France à F-84500 Bollène solicend@orange.fr http://www.soleils-et-cendre.org/

(Isabelle DUCASTAING)