On entre dans un nouveau silence.
On ne sait pas s’il a un nom.
La neige le recouvre et l’éclaire.
On ne sait rien. On ne saisit qu’un
mouvement de doigt dans la lumière,
un visage, la pause d’un pied,
On entre dans ce qu’on ne sait pas.
Dans ce qu’on ne sait pas
il y a ce qu’on sait et autre chose.
On reconnaît le coussin, le carrelage,
la tasse, le livre, la lampe,
mais il y a ce vide que met le regard,
une sorte de battement de cil.
Sans savoir, on entre dans l’infime.
Inédits de Jacques Ancet publiés dans le N° 60 de Traversées

quand l’inquiétant devient familier, quand chaque pas est une traversée
un passage dans l’entre deux
là où ne se pose aucune poussière
juste le frémissement d’une voix remémorée
qui nous parle de ce silence
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De bien jolis mots Carol !
N’hésitez-pas à aller dans « l’à propos » de ce site pour proposer quelques unes de vos peintures qui pourraient illustrer un futur numéro de la revue.
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Merci beaucoup pour ce regard et votre proposition; je vous écris rapidement pour proposer quelques travaux. Je serais heureuse d entrer dans les résonances de cette belle revue.
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