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VIRTON en poésie… Le programme de la journée

Voici l’horaire de la journée :

Le samedi 19 mars 2022 : ouverture du marché à 9h dans les caves de l’hôtel de ville de Virton.

2 parcours littéraires, un le matin, un l’après-midi, 20 auteurs en lecture, 10 lectrices, 10 lecteurs, 5 lieux emblématiques de la ville

9h30 : Hôtel de ville


Alexandra Anosova/Shahrezaie et Guy Denis

 10h : Biblio’Nef

Taya Leon et Claude Donnay

10h30 : Ciné Patria
Rue des fossés, 20 Virton

Joëlle Billy et André Doms

 11h : Musée gaumais

Marcelle Pâques et Lystéria Valner

 11h30 : Cheval blanc

Malika El Maïzi et Eric Brogniet

 Pause et restauration

 12h30 : récital poético-musical : collectif Balaclava (Sara Antoine et François Schiltz)

 13h30 : Cheval blanc

Laurence Fritsch et Félix Katikakis

14h : Musée gaumais

Martine Rouhart et Patrick Devaux

 14h30 : Ciné Patria

Cathy Jurado et Jean-Michel Aubevert

15h : Biblio’Nef

Florence Noël et Maarten Embrechts

15h30 : Hôtel de ville

Marie-Clotilde Roose et Paul Mathieu

16h30 : récital poético-musical : Françoise Daoust

 17h00 : table ronde auteurs-éditeurs

 18h : dévernissage :

• Discours

• Verre de l’amitié

Toute la journée, dans les caves de l’hôtel de ville :

  •  Des auteurs et des éditeurs en dédicaces
  • Une bourse aux recueils de poésie et aux revues littéraires

Une expo haïkus-peintures de Magali Durant


 La participation de deux écoles secondaires :
  • Les élèves de poésie de l’Athénée royal de Virton sous la direction de Claire Lacour
  • Les élèves de rhétorique du Collège Notre-Dame du Bon Lieu de Virton sous la direction de Laura Woillard

La collaboration de la Province de Luxembourg et de la Ville de Virton

La participation des commerçants de Virton

La poèmothèque d’Ethe 

La poèmothèque d’Ethe s’agrandit de jour en jour, grâce à des services de presse que je reçois depuis plus d’un quart de siècle ainsi qu’à des dons de particuliers et de bibliothèques ou autres organismes, ce dont je les remercie vivement. 

2050 recueils et revues littéraires répertoriés. Près de 4000 en rayons…

N’hésitez pas à parler de ce projet autour de vous et à nous communiquer des adresses de personnes susceptibles d’être intéressées et/ou d’organismes qui pourraient ajouter ces ressources sur leur site !

Le poèmothèque d’Ethe, sise au sein de la bibliothèque de l’ancienne mairie, rue du Dr Hustin, 67A, est accessible sur rendez-vous ainsi que tous les mercredis de 16 à 20 heures. Les ouvrages peuvent soit être consultés sur place, soit être emportés, gratuitement. Pour les lecteurs de la Province de Luxembourg, ils peuvent être envoyés gratuitement via le prêt inter-bibliothèques. Pour tout autre envoi, une participation aux frais de port sera demandée.

Tous les avis, remarques ou suggestions sont les bienvenus.

Patrice Breno

Revue Traversées

Directeur de publication
43, Faubourg d’Arival
6760 VIRTON (Belgique)
https://traversees.wordpress.com/a-propos/
0032 497 44 25 60

0032 63 57 68 64


Poèmothèque d’Ethe (Virton), Belgique = conservatoire de recueils de poésie et de revues littéraires, 

2050 recueils recensés à ce jour sur plus de 4000 en rayons…

Catalogue sur demande à biblioethe@gmail.com

Dans le miroir d’Orphée, de Demosthenes Davvetas, Éditions Traversées, Virton (Belgique), 2019, 233p

Dans le miroir d’Orphée, de Demosthenes Davvetas, Éditions Traversées, Virton (Belgique), 2019, 233p., ISBN 978-2-931077-00-9

Par ces poèmes libres, haïkus et proses poétiques à la verticale, l’auteur revisite le mythe d’Orphée tant joué et chanté (Lully, Offenbach, Gluck, Monteverdi), repris par Rainer Maria Rilke ou Marguerite Yourcenar, Pierre Emmanuel ou Paul Valery,  porté au cinéma par Jean Cocteau.

En trois mots, rappelons qu’Eurydice fut mordue par un serpent et descendit aux Enfers. Orphée, fou amoureux, jouant de sa lyre à neuf cordes, parvint à endormir le chien à trois têtes Cerbère et obtint de Hadès de ramener sa bien-aimée sur terre, à la seule condition qu’il ne devait en aucun cas se retourner. Orphée ne tint pas parole, perdit son être cher et finit lui-même tragiquement. 

En fait, le présent livre n’est nullement une description d’Orphée et d’Eurydice, mais bien, au second degré, par un ensemble de  pensées et sentences philosophiques, une manière d’investigation du connais-toi toi-même. Ou plutôt les infinis rebondissements entre le Moi face à Toi et le Toi face à Moi. Ce, davantage qu’un Moi « en » Toi et Toi « en » moi qui seraient, eux, l’Amour intensément fusionnel au travers de l’autre, comme le voudrait la tradition orphique. 

Classiquement, le salut d’Orphée se situe dans son amour inconditionnel, à portée de baisers au bord du gouffre, alors qu’ici, me semble-t-il, Davvetas est avant tout dans une solitude assumée de l’écrivain (C’est à travers la langue que se transfuse la solitude.(p.52) ou : L’homme solitaire se nourrit d’ombres.(p.56) et, dans l’immense tradition des philosophes grecs, dans la quête de soi. Laquelle se niche ici, davantage dans le marbre poli d’un statuaire (La beauté t’allège jusqu’à exhaler ton âme comme un souffle. p.56) que dans les chairs frémissantes. On ressent plus l’analyse de la psyché que le lyrisme du propos : Si toutes choses / me ramènent à moi, / alors il me faut consentir / que ne me reste  / à découvrir / que moi-même. Ou : Je te cherche sans arrêt, en empêchant / toujours les passions / d’outrepasser ce qu’elles sont  (p.140) ou encore : Je suis fatigué de modifier tous les jours / mon moi de l’effeuiller, afin / que d’entre ses feuilles dispersées / il surgisse et que je le découvre. (p.177) Quête sans doute douloureuse mais avant tout de soi-même : Combien de mots à surgir encore / du fond de moi / pour m’alléger ? (p.182)

Certes, Demosthenes (quel beau prénom !) est également poète: Quelle est cette larme / dont naissent des fleurs (…) ? (p.186) Il est phototrophe (son attirance avérée pour la lumière, quand son spectre se dissocie en couleurs ou quand elle se fait synthèse et éblouit le monde) : Elle est pluie / soleil / bleu abyssal / orange radieux / alchimie de vert / blanc illimité / noir infini / elle est le rouge aveugle (…) (p.208) Les cordes de sa cithare, la sienne, celle d’ Orphée sans doute, reviennent également à plusieurs reprises et enchantent le lecteur.

Un mot final, dans cette découverte : un mot pour revenir au brillant prologue de Xavier Bordes, musicologue, docteur ès lettres, traducteur de ces textes et lui-même poète.

Demosthenes Davvetas est un Grec, qui écrit en grec, mais peut-être devrais-je dire un Hellène (…) Dans la perspective grecque intime et classique, que ce soit l’amour, la pensée, l’exercice physique, la création artistique, le rapport à la vie ne sont pas compartimentés : le corps et l’esprit sont pensés comme un « corpsesprit » (…) où la mort était part de la vie qui ne méritait pas toute l’image infernale dont on l’a chargée avec la métamorphose religieuse de la société inspirée par le christianisme.

En un trait de plume, avec ces clés et au gré de cette brève recension : et si Orphée, était pour une fois, au-delà de sa dimension amoureuse mythique, une voie pour la connaissance de soi ?

©Claude Luezior 

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