Tous les articles taggés : rentrée littéraire

Jean-Philippe Blondel ; La grande escapade, Buchet Chastel.(18€ – 268 pages)

Chronique de Nadine Doyen Jean-Philippe Blondel ; La grande escapade, Buchet Chastel.(18€ – 268 pages) Rentrée littéraire – Août 2019 Jean-Philippe Blondel revisite son enfance à travers son personnage Philippe Goubert et ressuscite la figure maternelle, enseignante en petite section et directrice, sous les traits de Michèle Goubert. Une scolarité, années 70, dans une ville de province, facile à identifier pour les lecteurs fidèles à cet écrivain apprécié. Le récit qui met en scène Philippe, gosse de dix ans, dans une position très périlleuse, débute par un insoutenable suspense comme un « cliff-hanger ». De la graine de « Sylvain Tesson », cet adepte de stégophilie !  On suit ce gosse dans son quotidien : l’élève, le fils, et le copain au sein de sa bande. Le portrait s’étoffe : empoté, gaucher, et surtout enfant non désiré, la mère aurait souhaité une fille. Une blessure pour le môme et des moments de solitude. La bande de gamins, que d’aucuns nomment « vauriens » est dépeinte dans leurs jeux : construction de leur cabane refuge ; plus dangereux, car flirtant avec la mort,  leurs défis de traverser la …

Jérôme Attal    37, étoiles filantes    roman Robert Laffont

Une chronique de Nadine Doyen Jérôme Attal, 37, étoiles filantes, roman Robert Laffont.   Rentrée littéraire   16 août 2018 ( 312 pages –  20€)   Jérôme Attal  nous offre une déambulation dans le Montparnasse des années 1937 et met en scène deux personnalités en passe d’être reconnues : Giacometti vs Sartre. Tous deux se cherchent, aspirent à une renommée internationale, confie l’auteur. Heureuse coïncidence, ce roman sort quand on vient d’inaugurer, à Paris, l’Institut Giacometti. On connaît ses sculptures de « l’Homme qui marche », mais ironie du sort, c’est hospitalisé, le pied plâtré, qu’Alberto se présente à nous. Il ne penserait pas quitter cette clinique tant il y est chouchouté par le personnel. Pensez-vous donc, sous les blouses de ces nurses, « on trouve la peinture de Cézanne » !   Mais l’insulte assassine de Sartre, qu’on lui rapporte le frappe, tel un uppercut, et déclenche son besoin impérieux de vengeance. On le suit dans sa traque de l’ami/ennemi. Pas facile avec « sa sculpture portative », ses béquilles ! Réussira-t-il… ? Son frère Diego, en son absence, recrute les modèles. Mais les voilà …

Rentrée littéraire—CHIEN-LOUP  de SERGE JONCOUR Roman Flammarion

CHIEN-LOUP  de SERGE JONCOUR      Roman Flammarion ****   décliné de façon alphabétique par mots clés par Nadine Doyen                 Rentrée littéraire        22 Août 2018 ( 480 pages – 21€) Ascension « Ça dura cinq minutes, cinq minutes d’ascension comme une épreuve, cinq minutes à piloter cette voiture trop large tout en entendant crisser sa carrosserie. »   Barbarie « Nourrir des fauves convoque la barbarie ».   Cage « il retrouva Lise en bas, elle était au coeur d’une immense pergola aux barreaux dorés, une haute cage dont la structure partait en arceaux à plus de quatre mètres de haut… » «  Chose étrange, le seul élément de civilisation dans les environs, c’était ça, une cage, une cage de cirque au fond d’une igue aux allures de jungle. »   Déflagration « Ils se retrouvaient là, tous les deux, infiniment exhaussés, c’était tellement inattendu que Joséphine en éprouva un spasme, une déflagration, elle avait du mal à respirer. »   Électronique « Les capteurs et le Park Pilot bipaient de toutes parts, l’électronique de veille s’affolait… »   Falaise …

Chien-Loup de Serge Joncour, Éditions Flammarion le 22 Août 2018

Une chronique de  Alain Fleitour, Vannes le 16 Août 2018 RENTRÉE LITTÉRAIRE SEPTEMBRE 2018 Chien-Loup de Serge Joncour, Éditions Flammarion le 22 Août 2018   Fantastique Chien-Loup, « Chien-Loup » renoue avec les grands romans d’aventure, ceux de Jack London ou ceux de Jules vernes, Serge Joncour nous offre avec ce récit une impressionnante fresque historique, où le présent paisible de Lise et de Franck, se heurte à une nature redevenue sauvage. A l’heure du tout numérique, cette confrontation à une nature la plus déglinguée est un pied de nez à l’obscurantisme, une provocation toute Desprogienne à l’adresse de Google, ou autres Amazon, un tweet rageur sur la vie, la vraie, les deux pieds dans la glaise. Dès les premières pages on frémit, « jamais on avait entendu beugler comme ça », ! On sent l’animal Serge Joncour s’exprimer, il n’y a que lui pour vociférer sa haine de la mauvaise foi, clamer le respect la nature, celle que l’on ne doit ni oublier, ni déguiser, ni dédaigner. On ne pourra plus écrire sur la nature sans se référer à …

Frappe-toi le cœur, Amélie Nothomb ; Albin Michel, Rentrée littéraire 2017 – 24 août 2017 (16,90€ – 169 pages)

Chronique de Nadine Doyen Frappe-toi le cœur, Amélie Nothomb ; Albin Michel, Rentrée littéraire 2017 – 24 août 2017 (16,90€ – 169 pages) Reconnaissons à Amélie Nothomb le génie des titres. Elle fait partie des auteurs aux titres qui claquent,interpellent. Pour son vingt-sixième roman, l’auteure nous renvoie à Musset, et à nos classiques ! Un rendez-vous inéluctable ! Le roman s’ouvre par une réflexion sur l’impact du prénom de son héroïne : Marie. Comme l’affirme David Foenkinos :« Certains prénoms sont comme la bande annonce du destin de ceux qui les portent ». (1) Dans l’enfance, on n’existe que par son prénom fait remarquer Serge Joncour (2). Marie, donc, ne manque pas de charme. Amélie Nothomb explore le couple : en premier celui formé par Marie et Olivier. Comme dans Riquet à la houpe, la romancière met au monde des bébés dont certains sont excessivement précoces dans l’analyse du comportement de leurs parents. La maturité de Diane, dès son plus jeune âge sidère. On se prend d’affection avec cette « enfançonne », rejetée par « la déesse », sa mère. Ses monologues intérieurs sont poignants. N’y aurait-il …