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Il n’est feu que de grand bois, éd. De la Différence, septembre 2015. 188 p. 17 euros.

RENTRÉE LITTÉRAIRE SEPTEMBRE 2015   Claire Fourier, Il n’est feu que de grand bois, roman, Éditions de la Différence A l’heure des courriels, des textos, des MMS, certains ont la nostalgie de la vraie correspondance, genre qui semble avoir un regain d’intérêt. À noter que le festival de la correspondance de Grignan draine toujours autant de passionnés de ce genre. Claire Fourier nous dévoile la correspondance de ses deux protagonistes et nous fait pénétrer dans leur intimité. Ils s’écrivent, et nous lisons leurs états d’âme. L’auteur distille seulement des bribes de leur rencontre, alimentant le mystère. Tout les oppose à l’exception de leur goût pour le bois. L’homme sillonne la forêt vosgienne, la femme les couloirs des bibliothèques et des musées pour son travail sur l’histoire du mobilier. Elle lui écrit, il téléphone. Elle maîtrise la langue française, il l’égratigne. Après la période d’apprivoisement, les lettres se gonflent comme une voile sous le vent de la passion. Alma invite son « empereur forestier » à la caresser : « viens usiner ton amoureuse ». La « femme de l’Ouest » confesse avoir plus « l’âge …

Julien Blanc-Gras, In utero, Au diable Vauvert (15€ – 190 pages)

RENTRÉE LITTÉRAIRE SEPTEMBRE 2015 Julien Blanc-Gras, In utero, Au diable Vauvert (15€ – 190 pages) Les deux citations en exergue autour de la venue d’un enfant donnent la tonalité du récit. Celle de  Pierre Desproges pleine d’humour, celle de Laurence Pernoud traduisant le séisme causé par les neuf mois d’attente pour les futurs parents. En désignant la future mère par La Femme, Julien Blanc-Gras donne une portée universelle à son expérience personnelle qu’il va consigner comme un journal.Le récit s’ouvre sur les émotions contradictoires qui traversent le couple, à la lecture du test positif. Pour elle, à la fois la joie et l’affolement. Pour lui « tempête intérieure », « terreur », et nécessité de « rasséréner » La Femme. Il brosse un portrait  dithyrambique de cette Femme rayonnante, d’origine coréenne, et de lui-même, formant « une famille métissée ». Le trouble  flagrant du narrateur se répercute dans ses gestes. Il nous fait sourire quand le mot Nutella surgit. On aurait envie de lui dire qu’il est bien au frigo ce pot !Voici son esprit taraudé de mille questions dont une de taille : et si …