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Poèmes de Xavier Bordes

Poèmes de Xavier Bordes sur RCF émission présentée par André TARDY https://rcf.fr/embed/1974554 https://rcf.fr/embed/1975842 https://rcf.fr/embed/1976924 Ce poète contemporain , né en 1944, est un spécialiste de musique et de poésie grecque. Son 1er recueil poétique date de 1979. Nous écouterons quelques poèmes  extraits de son ouvrage de 1998, « Comme un bruit de source », aux éditions Gallimard  qui lui valut le prix Max Jacob.

MARILYNE BERTONCINI – L’anneau de Chillida, poèmes. (Ed. L’Atelier du grand Tétras – 80 pp.)

Chronique de Xavier Bordes MARILYNE BERTONCINI – L’anneau de Chillida, poèmes. (Ed. L’Atelier du grand Tétras – 80 pp.) Nourrie d’une culture gréco-latine toujours sourdement présente et qui intemporalise ou dé-situe ce qui serait parfois du quotidien, la poésie de Marilyne Bertoncini est pour moi fort singulière. Si singulière, à vrai dire, que je m’y égare à la façon d’un Ulysse naviguant d’archipel en archipel, chaque fois abordant à une profusion d’images, pour la plupart inspirées par l’Europe méditerranéenne. Pour ce qui concerne le titre, le rapport au peintre et sculpteur basque Eduardo Chillida (décédé en 2002), il ressaisit un symbole emprunté des puissantes formes d’acier courbe forgées par l’artiste, parmi lesquelles j’imagine qu’il y aurait une sorte d’anneau de Moebius figurant le cours de la vie, dont la boucle lors de la mort se refermerait sur l’instant de la naissance, ainsi que l’imaginait un autre poète du sud, Joe Bousquet. Ce schéma de la « palingénésie » déjà présent chez Zénon ou Héraclite, apparaît à l’époque contemporaine chez un Pierre Oster, avec le concept repris comme …

Service de presse n°53

Traversées a reçu : Les recueils suivants :   Alexandre Ritter – Allées et venues entre deux mondes – Europe/Amérique latine   Coordonné par Constanza Alzamora et Daniel-Henri Pageaux L’Harmattan, 2018, 251 pages Avec l’entrée d’Alexandre Ritter dans la collection « Classiques pour demain », celle-ci trouve pleinement sa justification. Un poète de vingt-quatre ans, né à Mexico, au sein d’une famille équatorienne et vénézuélienne, ayant vécu à Caracas et vivant aujourd’hui à Paris, vient prendre place dans une liste longue de noms prestigieux, aux côtés d’autres pour lesquels le temps n’a pas encore pleinement accompli son devoir de reconnaissance. On lira le présent volume comme un premier bilan: il porte sur six recueils de poésie dont les deux derniers ont été écrits en français et publiés en France. Coordonné par Constanza Alzamora, mère du poète, et par le responsable de la collection, Daniel-Henri Pageaux, il offre un ensemble d’études et d’hommages ainsi qu’un long entretien qui permettra au lecteur d’accompagner « la naissance d’un poète » Pour une lecture plus approfondie, Giuseppe Bellini, grand spécialiste des littératures hispaniques et …

Le « tungstène que le serpent ne pourra jamais transpercer »*

Une note de lecture de Daniel ILEA Sanda VOÏCA, Trajectoire déroutée, poèmes, éditions LansKine, Nantes, 2018. Le « tungstène que le serpent ne pourra jamais transpercer »*   C’est dans l’enfance baignant dans le soleil noir de la mélancolie que la mère plonge à la recherche de sa fille, du « bleu royal » (ou baume) de la Poésie. Ce « bleu royal », le même que celui du tungstène, traverse le livre et le monde ; c’est aussi celui de la ceinture, nœud sur l’estomac, autour de la taille, enveloppant également le cœur de la mère (p. 18) ; celui de l’eau claire et froide, avec laquelle la mère s’identifie, d’une baie (p. 65) ; celui du bien-aimé lui-même (p. 20) ; celui de l’air, du ciel, du jour.   Le ventre est ambivalent : c’est le ventre béni de la mère, d’où la fille est sortie, mais c’est aussi celui de la fille, devenu le siège de sa maladie mortelle : « Qu’il y ait donc une flèche / avec deux pointes, / une à chaque bout. / Qu’elle s’amollisse / jusqu’au serpent. / Qu’il entre …

Jacques ANCET  – Voir venir et laisser dire – poèmes (Ed. La rumeur libre – 132 pp.)

Une chronique de Xavier Bordes Jacques ANCET  – Voir venir et laisser dire – poèmes (Ed. La rumeur libre – 132 pp.)   Notre ami Jacques Ancet est loin d’être un poète inconnu en Belgique puisqu’il a été nommé, honoris causa, docteur de l’Université Catholique de Louvain, parmi beaucoup d’autres flatteuses distinctions que sa fécondité lui a méritées. Tous les livres d’Ancet sont d’une poésie, intime souvent, intéressante, toujours. Celui-ci n’échappe pas à ces deux qualités, particulièrement en ce que sont les mouvements intimes d’une conscience favorisée par une vision poétique simple, belle et originale. Il s’agit, davantage encore que d’habitude chez notre poète d’une réflexion, disons ferme et douce, sur l’être d’un homme un peu à l’écart, dans sa relation avec le “contemporain” qui sollicite son esprit. Quelque chose qui n’est pas mièvre tout en s’essayant à un dire juste et bienveillant, en dépit du négatif qui secoue ce XXI ème siècle commençant :    Le printemps comment en parler avec les cris, les détonations,                           Le fracas des bombes ?                             Et …