Sulak, Philippe Jaenada, roman, Julliard, 2013, 490 pages.

Sulak, Philippe Jaenada, roman, Julliard, 2013, 490 pages.

Sulak, Philippe Jaenada, roman, Julliard, 2013, 490 pages.

Quand j’ai refermé Plage de Manaccora, 16h30, lu en aussi peu de temps qu’il n’en faut pour le dire, tant cette histoire ne m’avait pas lâchée – je me suis dit : « il faut que je lise tout Jaenada ! ». Et pourquoi pas, en commençant par son dernier.

Sulak, une brique de presque cinq cent pages, est écrit avec la même frénésie, où l’on retrouve humour et tragédie, colère et abnégation, lutte et espoir… C’est une histoire vraie, rocambolesque en soi tant on se dit qu’une vie comme celle de Bruno Sulak n’est pas possible. Roman pour sûr, car qui détient la vérité ? L’écriture de Jaenada est fluide et, comme pour Plage de Manaccora…, le lecteur n’a pas droit au moindre répit.

Bruno Sulak, gentleman cambrioleur des années 70-80, est un mélange d’Arsène Lupin, de James Bond, de Fantômas et de Robin des Bois. Tout cela à la fois, ce n’est pas possible, me direz-vous ! Eh bien si ! Durant dix ans, cet ancien légionnaire va défrayer la chronique judiciaire. Il n’en aura jamais assez !

Adulé par ses amis comme par ses ennemis, ce héros (anti-héros !) des temps modernes fait devenir chèvres les polices de France, se joue de l’univers carcéral et crée à l’injustice du système sociétal. Ses cambriolages et ses évasions ne se comptent plus ! Le lecteur finit par s’identifier à ce personnage tellement fou, il espère que c’est une histoire sans fin mais craint une issue fatale. Car le danger est là, à chaque instant, mais Bruno s’en fout de prendre des risques de plus en plus insensés.

Mais personne ne parvient à lui faire quitter la route qu’il s’est tracée : ses amis, ses complices, les femmes de sa vie (nombreuses mais toutes éprises de sa force de caractère et de sa générosité), son presque alter ego (de l’autre côté de la barrière) qui le pourchasse mais avec respect (le commissaire Moréas), son flic aussi (ou sa conscience, son sixième sens, son instinct… qui le prévient quand il y a danger.

Une vie comme celle qu’il survit n’est pas donné à tout le monde. Et puis, un jour, il faut que les héros meurent, trop souvent, trop vite, trop jeunes, même si on voudrait qu’il n’y ait pas de terme à ces contes pour adultes…

Avec virtuosité, Philippe Jaenada a fait de ce héros de roman (alors qu’il a bel et bien existé, mais ne dit-on pas que la réalité dépasse souvent la fiction !) un personnage fabuleux, comme on en rencontre peu…

©Patrice Breno

Le 2ème Salon de la Poésie de Virton–Appel à participation

Le 2° Salon de la Poésie de Virton

« Les éditeurs vus par leurs auteurs »

dans les caves de l’hôtel de ville.

samedi 11 octobre 2014

Hotel de ville de Virton  Rue Charles Magnette 17 6760 Virton, Belgique

Hotel de ville de Virton
Rue Charles Magnette 17
6760 Virton, Belgique

Vous connaissez maintenant Patrice Breno et sa revue trimestrielle « Traversées ». Ce sera la deuxième année qu’il organise ce rendez-vous dont le Luxembourg avait bien besoin. Chloe des Lys et ACTU-tv y seront bien sûr.

premier salon de la poésie le 26/10/2013

 

 

Chers éditeurs,



C’est en qualité de responsable de la revue littéraire trimestrielle « Traversées » que j’ai le plaisir de prendre contact avec vous.

 

Le samedi 11 octobre se déroulera dans les très belles caves de l’hôtel de ville de Virton (Belgique) le deuxième Salon de la poésie « Les éditeurs vus par leurs auteurs », auquel éditeurs et auteurs sont les bienvenus. Comme les places sont limitées, si vous êtes intéressé, une (ou plusieurs) table(s) de 1,80 m X 0,80 m pourra être mise à votre disposition. Ce salon est bien entendu ouvert à tous !

 

En voici le programme :

 

de 14h à 18h : Salon de la poésie

Stands : tenus par les éditeurs et auteurs

Tribune : lectures / tables rondes / conférences…

 

Séance de dédicaces

 

Je ne doute pas que vous percevez toute l’audace de ce projet et c’est donc avec confiance que je me tourne vers vous. 

Pourriez-vous dès lors par retour de courriel ou par téléphone au 0032(0)497442560 ( au plus tard pour le 20 août 2014) me confirmer votre participation ou me prévenir au plus vite si vous aviez un empêchement quelconque ?

 

Dans l’espoir que ce Salon de la poésie trouvera de l’intérêt à vos yeux, recevez, chers éditeurs, mes salutations distinguées.

Patrice BRENO

Revue Traversées

Prix de la Presse Poétique 2012

Directeur de publication

43, Faubourg d’Arival

6760 VIRTON (Belgique)

https://traversees.wordpress.com/a-propos/

0032 497 44 25 60

 

Bérénice 34-44, Isabelle Stibbe

Bérénice 34-44, Isabelle Stibbe,

  • Bérénice 34-44, Isabelle Stibbe, roman, Serge Safran éditeur, 2012, 316p. ; Prix littéraire des Grandes Ecoles 2013 ; Prix Simone Veil 2013 ;  Premier Prix du Conseil Général de l’Ain 2013 ; 1er Prix du Salon du Premier Roman de Draveil 2013 ; Grand Prix du 1er roman 2013 de la Ville de Mennecy.

Quelle idée d’appeler son enfant Bérénice ! Dès sa naissance, irrémédiablement, elle se vouera au théâtre. Bérénice de Racine, une tragédie ; Bérénice 34-44, une autre tragédie, mais du XXème siècle !

Premier roman d’Isabelle Stibbe, Bérénice 34-44 nous décrit comment une passion peut atteindre son paroxysme, envers et contre tout. Si les parents de Bérénice Capel, adolescente juive, ne voient pas d’un bon œil la décision et l’obstination de leur fille d’entrer au Conservatoire, celle-ci, contre leur avis, va se battre bec et ongles pour arriver à ses fins.

Ce roman nous captive du début à la fin, nous conduit dans les coulisses et les méandres de la Comédie française avant la Seconde guerre mondiale puis sous l’Occupation. Une écriture superbe doublée d’une documentation abondante font de cette fiction une œuvre hautement crédible, où, pour notre plaisir, nous côtoyons des noms célèbres tels Louis Jouvet, Jean-Louis Barrault, Colette, Pierre Dux mais aussi l’antisémitisme dans ce qu’il a de plus abject, la résistance de plus farouche contre ce « massacre des innocents ».

« Quand reviendra le jour, tout s’arrangera », la poésie, la musique, l’amour, la paix… Bérénice 34-44, c’est le roman passionné de destins en lutte perpétuelle contre l’ignominie, la faiblesse et la lâcheté…

Il leur faut croire, à nos héros, en des lendemains meilleurs même si des talents, des passions sont contrés, étouffés dans l’œuf. Quelle connerie, la guerre !

Ce roman, c’est aussi celui de la vie, avec ses amours et ses révoltes, ses larmes et ses rires ; il réconcilierait le plus récalcitrant d’entre nous avec le théâtre des voix et des mots, la musique des sens et des sons, et surtout avec la poésie, que chacun doit garder secrètement au plus profond de soi.

A lire absolument ! Une auteure à suivre…

©Chronique de Patrice Breno

Abdellatif Laâbi——– appel à contribution

Bonjour à vous,

Directeur de la revue littéraire « Traversées », j’ai été contacté par l’association ARPO pour accompagner du 9 au 12 avril 2014 l’écrivain Abdellatif Laâbi, auteur marocain, dans des classes aux environs d’Albi, en France.

Connaissez-vous l’auteur ? Connaissez-vous la littérature / poésie arabe ? Connaissez-vous un spécialiste en la matière ?

Dans la foulée, je devrai réaliser un numéro de la revue pour lequel j’ai carte blanche. Je pensais associer à ce numéro un ou plusieurs écrivains du Mahgreb ; c’est pourquoi je me permets de vous écrire.

Serait-il possible d’avoir quelques textes inédits, soit de création, soit autour de la littérature du Mahgreb ?

N’hésitez pas à prendre contact.
Merci et bonnes fêtes de fin d’année,

Patrice Breno

Lieux-non dits, Geneviève Roch, poésie, éditions Le Lavoir Saint-Martin, 2013, 48p.

9782919749126

  • Lieux-non dits, Geneviève Roch, poésie, éditions Le Lavoir Saint-Martin, 2013, 48p.

L’auteure décrit l’errance que nous devrions tous inscrire dans l’espace, le temps et l’imaginaire. Ses thèmes déjà abordés dans Chemin de feu, son précédent ouvrage paru chez le même éditeur, se retrouvent ici dans Lieux-non dits : absence/présence, feu/obscurité, mort/vie, périple/inertie… Lieux-non dits, lieux suggérés mais (in)attendus ! Au bout de la poésie de Geneviève Roch, nous devinons toujours l’espoir, mais combien de combats pour en arriver là : « … l’absence de quelque chose/ qui cherche sa présence/ et ne la trouve pas … ». A chacun de nous de guetter cette « ouverture qui traverse l’absurde », d’entrapercevoir « cette brèche… qui laisse deviner/ comme un feu … », de pressentir « une réalité autre ». Mais le but que l’on croyait avoir atteint n’est-il pas qu’éphémère et n’incite-t-il pas à une lutte continuelle même si ce n’est que pour deviner « dans la grâce de l’inaperçu … un point qui étincelle ». La poésie de Geneviève Roch est profonde et concerne seulement celui qui se cherche et ne se contente pas du peu qu’il a à portée de sens.

©Chronique de Patrice Breno