«Traversées» devient éditeur de livres – L’avenir.

Patrice Breno voulait s’inscrire dans la durée. En plus de sa revue, il édite une collection de livres.-EdA

Patrice Breno voulait s’inscrire dans la durée. En plus de sa revue, il édite une collection de livres.-EdA

Article original: «Traversées» devient éditeur de livres – L’avenir.

Réputée depuis 22 ans pour la qualité de ses textes, la revue littéraire «Traversées», éditée à Virton, lance en parallèle une collection de livres.

Elle en a traversé, en vingt-deux ans, des rivières, des fleuves, des mers, des océans de littérature les plus divers: des nouvelles, des poésies, des analyses d’ouvrages, avec une prédilection pour la poésie, cette petite musique de nuit qui donne un souffle et une légèreté supplémentaires aux mots.

Ce jeudi 7 mai à Athus

En vingt-deux ans, la revue «Traversées» dirigée par le Virtonnais Patrice Breno aurait pu se contenter de poursuivre ses publications, ce qu’elle fait avec talent quatre fois par an.

Son dernier numéro d’ailleurs, le 75e , fera l’objet d’une présentation spéciale ce jeudi 7 mai dès 19h à la bibliothèque Hubert Juin à Athus. On y donnera un avant-goût des nouvelles et des poésies venues d’Europe, mais aussi de toute la francophonie à travers le monde.

«Notre comité de lecture est de plus en plus rigoureux et sélectif. Nous recevons des propositions de textes du monde entier», confirme Patrice Breno, le capitaine des «Traversées».

La soirée du jeudi 7 mai à Athus permettra à David Colling, directeur du musée Gaspar à Arlon, de présenter le dossier «Haïkus» qu’il a dirigé pour ce numéro 75 de «Traversées».

Pour ceux qui l’ignoreraient, l’art du haïku japonais, selon la jolie définition de David Colling et Dominique Chipot, est de «figer l’instant en perpétuel mouvement afin de restituer en une fraction de seconde la sensation ressentie».

Deux livres par an

Mais cette soirée spéciale du 7 mai vaudra aussi l’intérêt pour la présentation, par l’écrivain Guy Denis, du premier ouvrage que vient d’éditer la revue Traversées. «Auteurs Autour», un livre signé Paul Mathieu où sont reprises certaines des meilleures critiques littéraires du professeur athusien, fidèle compagnon des Traversées (voir plus bas dans cette page).

Eh oui, la revue se sentait un peu à l’étroit, corsetée, dans son rythme trimestriel. ¨Patrice Breno en atteste, une revue ne peut guère que travailler dans l’éphémère quand un livre s’inscrit, lui, davantage dans la durée. « Par la force des choses, une publication périodique n’a rien de pérenne. Par nature, elle joue dans le provisoire et dans la brièveté du temps qui court», écrit Breno.

D’ où l’appel au large, l’ouverture aux grands espaces de l’imaginaire et de la pensée lancée par cette nouvelle maison d’édition qui va s’appeler «La Croisée des Chemins». Ben oui, comme on traverse, on croise aussi son destin…

Quatre collections aborderont tour à tour la prose, la poésie, les essais et les beaux livres.

«Nous travaillons tous à Traversées dans le bénévolat. Pas question pour nous de concurrencer des éditeurs privés», affirme Patrice Breno. Nous ne sortirons que 2 livres en moyenne par an, au prix de 15€».

Léger et Cornerotteen septembre

Après Paul Mathieu, le 2e livre publié par «La Croisée des chemins» sera, en septembre prochain, un recueil de nouvelles d’Anne Léger – l’amoureuse de la nature à la base du parc naturel de Gaume -, agrémenté de photos de Jacques Cornerotte.

Une agréable surprise printanière que la naissance de cette maison d’édition. En plus à Virton, elle s’inscrit dans la filiation avec la Dryade du regretté Georges Bouillon, dont on s’apprête à célébrer le centenaire de la naissance dans quelques semaines.

Lire aussi : Athus – Un immeuble tout neuf pour la bibliothèque d’Athus (+photos)

Entendu ce matin, Saïdeh Pakravan, éditions Caractères.

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Entendu ce matin, Saïdeh Pakravan, éditions Caractères .

« Traverser l’espace, c’est toujours traverser le temps »

Valentine Goby, La fille surexposée, Alma éditeur, Paris, 2014

Née dans une famille iranienne, de langue française, depuis des générations, si Saïdeh Pakravan savait lire à trois ans, à six, elle savait qu’elle serait écrivain. « L’écriture coulait dans mes veines », nous dit-elle sur son site ; beaucoup des siens ont écrit avec plus ou moins de succès.

Enfant, elle suivait « sa famille au cours de diverses missions diplomatiques de » son père : d’Iran, elle va au Pakistan, en Inde, en France, puis aux Etats-Unis. Aujourd’hui elle passe régulièrement d’un continent à l’autre. Inutile de dire que le français et l’anglais sont maîtrisés.

Dans Entendu de matin, la démarche de Saïdeh Pakravan est on ne peut plus originale. Lors de ses joggings matinaux, notre auteure – tel un troubadour – pique ci et là des paroles de hasard, qui deviennent sources de poèmes.

Si l’auteur « change de pays comme on change de chemise », France-USA-France, tout chez Saïdeh est course, observation à la loupe du monde en mouvement, de la vie de tous les jours… Elle tente de répondre aux questionnements de chacun, se projette dans ses pérégrinations et ses observations et y entremêle ses choix, relations, sentiments et réflexions propres :

« … et si le poème qui me vient

porté par quelques mots happés au vol

n’était qu’une fuite de plus

devant ce temps rempli de mauvais choix ? »

Ses poèmes, tels des propos philosophiques, tentent de nous dire « comment le monde fonctionne », comment la vie tourneboule à Paris, au téléphone, dans la rue, sur le net, bref « comment la terre continue à tourner », avec sa galerie de bien-pensants.

Une saveur et une fraîcheur incomparables se marient pour notre plaisir dans cet ensemble magistral.

Beaucoup de créateurs fixent des images sur leur rétine ; l’auteure ici retient des paroles qui s’envolent, les rattrape au lasso et les retranscrit sur la page blanche, pour les y immortaliser.

Je terminerai en paraphrasant l’auteure par ces mots : « Pardon », Saïdeh, « vous n’auriez pas » des poèmes à nous proposer, juste pour le plaisir de les déguster sans retenue aucune !

©Patrice Breno

Traversées n°73 à Albi en compagnie d’Abdellatif Laâbi et les littératures du Maghreb

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Abonnement:

4 numéros (Belgique) : 22,00 € (Etranger : 25,00 €)

1 numéro (Belgique) : 7,00 € (Etranger : 8,00 €)

à verser au compte bancaire n° 088.2136790.69 de Traversées, Faubourg d’Arival, 43 à 6760 VIRTON (Belgique)

(CODE IBAN : BE71 0882 1367 9069 – CODE BIC : GKCCBEBB)

Pour la France, il est préférable que vous envoyiez un chèque à l’adresse ci-dessous libellé au nom de “Colette HERMAN”.

Précisez le numéro à partir duquel l’abonnement doit prendre cours.

Ne pas oublier de mentionner : « TRAVERSEES A PARTIR DU N°… »

 

Service de presse n°33

 

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Celle d’avant, Corinne Hoex, poésie, éditions Le Cormier, 2013, 55 pages.

  • Comme si dormir, Laurence Bouvet, poésie, éditions Bruno Doucey, Fontaine O Livres, 85, rue de la Fontaine-au-Roi, F-75011 Paris, collection Soleil noir, 2013, 76 pages :

    • L’extrait :

« C’est-à-dire que ton rire rit en moi

Que ta mort mord en moi

Qu’il est des moments où je voudrais t’imiter

Mais à moins de mourir chacune à mon tour

Celui-ci n’est pas joué

Déjà ton air roulant sur ma peau d’herbe et de vitre »

  • Le mot de l’éditeur :

Un jour, Laurence Bouvet m’a dit : « Ma mère est morte après avoir regardé à la télévision un feuilleton nommé La mort est un poème ». Je connaissais depuis quelques années la poésie de cette auteure, psychologue de formation, dont l’écriture scrute l’intime. Mais c’est de cet échange que date véritablement notre rencontre. Comme si dormir n’évoque pas seulement les circonstances qui lient de façon troublante la mort de sa mère à la poésie. Dans ce long poème, où se mêlent le chagrin et l’humour, la déréliction et un travail sur la langue, Laurence s’adresse à celle qui n’est plus. Son chant suit les méandres d’un bouleversement intérieur, dessine le cadavre d’une présence perdue. et retrouve, sous le chaos des émotions, la langue miraculeuse de l’enfance.

  • L’auteur :

Laurence Bouvet est née à Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne, en 1966. Psychologue clinicienne, elle considère qu’écrire est une façon de franchir le miroir des évidences. Poète de l’intime, elle explore les arcanes de l’âme humaine, taraudée par des interrogations qui traversent chacun de ses recueils. Après s’être intéressée à la solitude et à la folie de Camille Claudel (Unité 14, L’Harmattan, 2010), elle s’attache, avec Comme si dormir, à la disparition de sa propre mère.

  • Fragments du dernier hiver, suivi de Je respire par le corps, Eric Chassefière, poésie, illustrations de Catherine Bruneau, Interventions à Haute Voix, 47, rue de la Bataille de Stalingrad, F-92370 Chaville, 2013, 50 pages.

    • L’extrait :

« Ecrire

Ecrire tel un calligraphe bras levé pinceau rapide

Raturer jusqu’à les noircir les marges de l’image

dans cette obscurité où apparaît notre visage

tel un reflet dans une eau insaisissable

Peindre longtemps jusqu’à tout effacer de soi

notre souffrance ancienne sur cette lumière

la couvrir peu à peu de l’ombre de notre vie

Apaiser la brûlure des souvenirs dont on se défait

jusqu’au plus loin de l’oubli de soi et du monde »

  • J’ai jardiné les plus beaux volcans, Michel Dunand, éditions Erès, collection Po&Psy :

    • L’extrait :

« J’ai du mal à parler de moi. Je n’y tiens pas vraiment. J’ai donc décidé, de nouveau, dans ce neuvième recueil, et cela sans orgueil, de laisser le plus souvent la parole à certains de mes compagnons de route, ou de mes guides. Ils vous diront forcément, tout en se présentant (vous les connaissez, je pense, en tout cas, pour la plupart d’entre eux), qui je suis, qui je ne suis pas. Mais ne vous fiez pas trop à leurs propos. Je reste un écrivain…

  • L’auteur :

Michel Dunand est né en 1951 à Annecy, où il dirige la Maison de la poésie. Poète lui-même et récitant très actif, il anime depuis 1984 la revue Coup de soleil (poésie et art).

  • Je tue il, Louis Savary, poésie, Les Presses littéraires, 2014 ; 100 pages ; 15€.

    • L’extrait :

« l’important pour un poète

c’est d’oser se parler

et d’accepter

de ne pas se comprendre »

  • Lettre à nu, Sylviane Werner, poésie, avec 6 encres originales de Pierre Midena, Les solicendristes, 2013, 57 pages.

  • Lundi ou mardi, Virginia Woolf, roman, L’Herne, 22, rue Mazarine, F-75006 Paris, 2013, 78 pages.

    • L’extrait :

« Il y a quinze ans, je suis venu ici avec Lily, se disait-il. Nous nous étions assis quelque part là-bas, près du lac, et je l’avais suppliée de m’épouser tout au long de cet après-midi étouffant. La libellule n’avait cessé de tourner autour de nous : comme je revois clairement la libellule et sa chaussure avec la boucle carrée en argent sur les orteils. Tout le temps que je parlais, j’avais les yeux fixés sur sa chaussure et lorsqu’elle bougeait brusquement, je savais, sans avoir à lever la tête, ce qu’elle allait dire : la totalité de son être semblait contenue dans sa chaussure. Et mon amour, mon désir, était dans la libellule : pour une raison quelconque, je me disais que si elle se posait là, sur cette feuille, la grande avec la fleur rouge au milieu, si la libellule se posait sur la feuille, elle répondrait « Oui » immédiatement. Mais la libellule ne cessait de voler : elle ne s’était jamais posée nulle part – bien sûr que non, heureusement que non, sans quoi je ne serais pas en train de me promener avec Eleanor et les enfants – « Dis-moi, Eleanor. Penses-tu jamais au passé ? »

  • L’auteur : Virginia Woolf (1882-1941) :

Considérée comme la plus grande romancière anglaise du XXe siècel, elle est l’auteure de Mrs Dalloway (1925) et de La Chambre de Jacob (1922). Après une enfance jalonnée par la mort de nombreux êtres chers, elle trouve dans l’écriture un rempart contre la maladie mentale. En rupture avec les règles littéraires classiques, elle tend vers une forme nouvelle du roman aux options résolument modernistes. Traumatisée par la Seconde Guerre mondiale, sa très grande fragilité psychologique la conduit au suicide. Avant de mourir elle écrit à son mari : «  J’ai la certitude que je vais devenir folle : je sens que nous ne pourrons pas supporter encore une de ces périodes terribles. […] Alors je fais ce qui semble être la meilleure chose à faire. Tu m’as donné le plus grand bonheur possible… »

  • Mémoire du silence, Gérard Cathala, poèmes, encres de Louis André, éditions Revers, 2012, 102 pages.

    • L’extrait :

« Un songe halluciné

s’écaille entre les dents

tel un crachat glissant

sur la déconvenue

Cuistres et curistes

s’abreuvent à l’échancrure des appâts

aux eaux troubles

aux immondices

la tombale en sautoir

Au feu »

  • Les mots comme ils viennent, Nathalie D. Druant, éditions Chloé des Lys, 83 pages.

  • Parmi les sphères, Piet Lincken, poèmes, éditions M.E.O., 2013, 70 pages.

    • L’auteur :

Belge d’origine franco-suédoise, Piet Lincken est écrivain, musicien compositeur et plasticien. Son œuvre tente de dégager, parmi toutes les sphères du monde et de l’Homme, même les plus terribles, une liberté faite de contemplation et de douceur, entre autre par l’usage du rire et de l’imaginaire.

« Dans mon écriture, j’essaie de réconcilier tant que faire se peut la nature et le corps, ou plutôt de ne plus faire de distinguo entre ces deux entités, qui n’en font qu’une. C’est pourquoi je mélange radicalement les animaux, la flore, les roches, l’eau, à l’expression du Je, en y réinvestissant les risques inhérents à cette condition. (…) Mais pour réussir cela je me heurte à une difficulté de premier plan : le langage »

(Piet Lincken, in Transversale scandinave, collectif qu’il a dirigé, editions Passages d’encres, 2011).

  • Le mot de l’éditeur :

Nourri de spiritualités, Parmi les sphères est un livre où la fugacité des impressions questionne, entre « la forme et le vide », jusqu’au rôle de l’écriture :

Sors ! Sors de toi-même ! La vase, le nuage,

le nid, le soleil, la foule même : rien n’arrête la soif d’être,

au grondement de la rivière répondent la rocaille, le silence,

la bête écorchée : sors !

  • Souvenirs Tenus, Cédric Robert, poésie, éditions du Pont de l’Europe, 2014, 156 pages.

    • Extrait de l’avant-propos :

« Le sens d’un poème, ce n’est pas que le sens des mots, évidemment, c’est toute la mémoire qu’il transporte.

Souvenirs Tenus est le produit d’une confrontation à la vie et à la beauté au degré le plus haut que le poète puisse atteindre dans un élan de délivrance d’une asphyxie intérieure. Par-delà le temps, et par un effort continu dans son travail, Cédric Robert nous entraîne dans ce questionnement sur nous-mêmes, sur la vie, le rapport à l’autre, la beauté d’être. Il contribue ainsi par son engagement total sur le front de l’art à combattre toutes les nocivités qui entravent nos respirations. Le basculement se situe là, en une transformation de soi : réapprendre à voir l’autre dans sa richesse entière et non à travers une pensée captatrice de son image.

A travers Souvenirs Tenus, la vie et la poésie se confondent dans un élan de libération, un combat intérieur qui mène vers un basculement progressif de soi, vers cette vérité de nous-mêmes que seuls peuvent distinguer ceux qui nous aiment pour ce que nous sommes.

Un livre de lumière. »

Calo Brooklyn

  • L’auteur :

Cédric Robert, né en 1986, de nationalité belge, est diplôme d’un master de cinéma de l’Institut des Arts de Diffusion de Louvain-La-Neuve. Sa thèse ayant pour thème La contre-culture cinématographique, l’avant-garde et ses procédés pour réinventer le langage cinématographique lui a valu l’obtention d’une Grande distinction. Auteur, poète, réalisateur, metteur en scène, il a réalisé plusieurs documentaires et films dont le court-métrage SINAN sélectionné par plusieurs festivals internationaux et primé à Bruxelles et à Porto.

  • Un coin de siècle, Xavier Forget, éditions M.E.O., 2013, 110 pages.

    • Extrait de la préface de Monique Thomassettie :

« Une évidence poétique et une émotion sans détour. Dans ce courageux et généreux recueil, Xavier Forget étonne, secoue, dérange. Univers foisonnant, riche d’associations originales qui prennent et surprennent… »

  • L’auteur :

Poète ayant fait « tous les métiers » : volontaire aux Philippines, magasinier, formateur en informatique, bureaucrate à la Maison des Etrangers, photographe. À 40 ans, il se lance dans des études d’Histoire de l’Art.

Les revues suivantes :

  • La braise et l’étincelle n°113, 15 septembre 2014, (En hommage aux victimes des deux guerres qui ont ensanglanté l’Europe au XXe siècle, nous publions poèmes et témoignages ; nous saluons la mémoire de Marcel Paternostre, un ami poète qui vient de nous quitter ; Béatrice Gaudy, artiste et poète, est mise à l’honneur…). Annie et Yves-Fred Boisset, 7/2, rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 Courbevoie. yvesfred.boisset@papus.info

  • Cabaret, n°8, hiver 2013, Femmes au bord du polder (Murièle Carnac, Claire Ceira, Delphine Guy, Valérie Harkness, Anna Jouy, Sophie G. Lucas, Amandine Marembert…). Alain Crozier, 31, rue Lamartine, F-71800 La Clayette. revue-cabaret@laposte.net

  • Comme en poésie, n°59, septembre 2014, revue trimestrielle de poésie, (Les poètes choisis par Dan Bouchery : Marie Desmaretz, Michel Monnereau, Georges Cathalo, Roland Nadaus, Michelle Stuvier, David Dumortier, Pierre Dhainaut, Jean-Claude Touzeil, Jean le Boël, Morgan Riet, Jacqueline Held, Ludovic Degroote, Salvatore Sanfilippo, Denis Parmain, Jean L’Anselme…). Jean-Pierre Lesieur, 2149, avenue du Tour du Lac à F-40150 Hossegor. j.lesieur@orange.fr

  • Poésie sur Seine, n°86, août 2014, revue d’actualité poétique (Les poètes du XXIe siècle : Jean-Pierre Boulic présenté par Pierre Tanguy ; Le sable, poèmes choisis ; Les grands de la littérature française : Jean de La Fontaine par Antoine de Matharel ; Hommage à Félix Leclerc par Jean Chatard ; Poésie sans frontières : Jacques Simonomis, traduction de Rüdiger Fischer ; Et si on parlait poésie : Ah Dieu ! que la guerre est jolie par Jean-Paul Giraux ; Poèmes en liberté ; Club de poésie jeunesse par Danièle Corre ; Le coup de book : L’Arménie il y a 99 ans… par Dorothée Huron ; L’actualité poétique par les livres ; Le monde des revues poétiques…). Pascal Dupuy, 13, Place Charles de Gaulle à F-92210 Saint-Cloud. www.poesie-sur-seine.com

  • Septentrion, 43ème année, revue trimestrielle, 1er trimestre 2014 ; Arts, lettres et culture de Flandre et des Pays-Bas. Murissonstraat 260, B-8930 Rekkem. info@onserfdeel.be

Les auteurs de Traversées ont aussi été publiés :

  • Franz Bartelt, Sur mes gardes, nouvelle illustrée par Honoré, éditions Le Monde et SNCF, collection Les petits polars, 2014, 58 pages.

    • L’extrait :

« Pour son premier voyage en train, il aurait préféré autre chose que ce tortillard qui s’arrête à toutes les gares. Les voyageurs qui l’entourent ont un air sournois, et ça l’inquiète. Il reste sur ses gardes depuis cette convocation chez les flics. Toutes ces calomnies sur son compte… Les gens sont vraiment injustes. Il n’a fait que son devoir en dénonçant son patron. De nos jours, l’honnête homme est une espèce en voie de disparition ! Honnête, le mot est sans doute un peu fort… »

  • La collection « Les petits polars » :

Du classique mystère en chambre close aux grands espaces de l’aventure, de la nouvelle illustrée à la bande dessinée…

  • Abdellatif Laâbi, Zone de turbulences, poèmes, éditions Clepsydre et de la Différence, 2012, 107 pages ; 13,20€.

    • L’extrait :

« Pourtant

avec lui

et parce qu’il est

mon plus proche ami

ce que j’ai toujours redouté

au point d’en être terrifié

c’est cette chose

qui m’est incompréhensible

et proprement étrangère

cette aberration qui me tue

qu’est

la trahison »

Patrice BRENO – Septembre 2014