Tous les articles taggés : Jean-Claude Lalumière

Jean-Claude Lalumière, Reprise des activités de plein air, éditions du Rocher, ( 17 € – 221 pages), Octobre 2019.

Chronique de Nadine Doyen Reprise des activités de plein air – Jean-Claude Lalumière éditions du Rocher  ( 17 € – 221 pages) Octobre 2019 Les îles inspirent les écrivains. Christophe Carlier a campé à deux reprises son récit sur une île.  Au tour de Jean-Claude Lalumière avec ce titre alléchant : Reprise des activités de plein air.  Un titre, synonyme de liberté, qui fait rêver quand on a vécu le confinement ! C’est sur l’île d’Oléron que Jean-Claude Lalumière campe son récit, évoquant son passé (bombardements en avril 45, pas encore de pont), l’esprit insulaire et « la rumeur : un décret irrévocable ». Il déroule en alternance la vie de trois protagonistes voisins. Par respect d’âge, citons d’abord Philippe, instituteur retraité de 85 ans, détenteur d’un lourd secret de famille. Un mari des plus attentionnés pour son épouse qui se remet d’un accident.  Christophe, 47 ans, qui a choisi de rester dans la modeste maison de pêcheurs de « Mémé Rillettes », lors de sa rupture avec Valérie. Avec l’aide de Mickael (22ans), étudiant qui a pris une année sabbatique et …

Jean-Claude Lalumière – Comme un karatéka belge qui fait du cinéma ; Le dilettante 

Chronique de Nadine Doyen Jean-Claude Lalumière – Comme un karatéka belge qui fait du cinéma ; Le dilettante ; (17€ – 254 pages) Les auteurs du Dilettante ont le chic pour soumettre des titres qui interpellent. Le troisième roman de Jean-Claude Lalumière ne déroge pas à ce constat. Il vous faudra attendre plus de cent pages avant de comprendre le sens du titre : Comme un karatéka belge qui fait du cinéma. De même pour l’explication de ce sens interdit vert de la couverture. Quant à la lettre choc, au message bref, qui débute et clôt le roman, elle aiguise la curiosité et tient en haleine. Quelle en est sa teneur pour tarauder à ce point le récipiendaire, pour le « laisser seul face à la roche à nu » ? Le narrateur, quadragénaire, a coupé les ponts avec les siens. Un choix inéluctable pour ce jeune Rastignac ambitieux, désireux de fuir le désert culturel de Macau (Médoc), et de percer dans la capitale. Comme Marie-Hélène Lafon et Serge Joncour, des transfuges qui trahissent les leurs en quittant leurs racines campagnardes, …