Tous les articles taggés : James Noël

Ode à James Noël (à l’occasion de son livre Belle merveille, Zulma, août 2017, 159 p.)

Chronique de Marc Wetzel Ode à James Noël (à l’occasion de son livre Belle merveille, Zulma, août 2017, 159 p.) L’argument de votre premier roman, James Noël, est simple : Bernard, un jeune poète haïtien, traumatisé, sur place, par les 300.000 victimes du séisme majeur du 12 janvier 2010, se laisse convaincre par Amore, une humanitaire italienne, de la suivre un moment à Rome. Ils se désirent et se veulent. Elle le sort de son trou de rescapé hagard et d’écrivain raté ; il la sort de sa bonne conscience d’humaniste de l’urgence, de son indignation face à « la santé d’enfer des maladies », de ses doutes sur la vertu finale de la résilience. Et le couple revient sept ans plus tard sur l’effondrement de vie qui fut, paradoxalement, son lumineux sol et tremplin. Le monde que présente cette œuvre est trop contradictoire pour être moral, trop malicieux pour être politique, trop libre pour être salutaire, mais son énergie enchantée, drôlatique et profonde, instruit et transporte, et voici pourquoi : Bernard, bien sûr, c’est vous, un écrivain, c’est à …

Le pyromane adolescent suivi de Le sang visible du vitrier, James Noël, Points éd, 12 novembre 2015. 160 pages, 6,90€.

Une chronique de Cathy Garcia Par Virginiederoses — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=46951434   Le pyromane adolescent suivi de Le sang visible du vitrier, James Noël, Points éd, 12 novembre 2015. 160 pages, 6,90€. Le pyromane adolescent porte bien son nom, pour l’effusion de mots dans l’élan d’un printemps qui déborde, chaque poème semble être un premier jet, que le poète laisse derrière lui, sans se retourner, une poésie qui tient autant du chien fou que du félin sautant de toit en toit, agile séducteur. Aussi c’est surtout l’énergie qu’on en retiendra, une énergie sincère, désordonnée, fougueuse de beaux fruits qui exploseront de rire dans le jus de la bouche   L’urgence de mettre un flux incessant et fiévreux de mots sur le désir comme sur les plaies, car c’est l’encre qui fait que le poète trouve dans l’horizon domicile fixe Éros donc pour un pyromane adolescent tout entier dans sa dévotion aux filles de feu aux innombrables prénoms, de Montréal, de Rome ou de Bahia, filles des îles et de partout où elles incendient …