Tous les articles taggés : Guy CHATY

Guy Chaty, À fleur de peau, éd. Gros textes, 2019 (100 p), dessin de couverture de Laurence Izard.

Une chronique de Basile Rouchin Guy Chaty, À fleur de peau, éd. Gros textes, 2019 (100 p), dessin de couverture de Laurence Izard. Guy Chaty est préoccupé par l’avenir du monde et le fait savoir en traitant de sujets graves avec sourire. Dans un style mêlant méthode, fantaisie littéraire, récit de science-fiction, jeux sur les mots et suspens policier, il réussit avec ce nouveau recueil, à nous tenir en haleine. Touché par les angoisses, les attentes, les besoins et les interrogations qui parsèment le recueil, le lecteur entre dans cet univers sensible, un monde recouvert d’une fine pellicule. Une sorte de moi-peau parcheminée et servi par une écriture qui déride.  Comme le suggèrent le titre et les trois parties du recueil : « effleurements », « meurtrissures », « blessures », la sensibilité de l’auteur revêt une forme épidermique. Écorché vif à l’émotivité bien maîtrisée, Guy Chaty a le poil qui se hérisse devant les injustices du monde : « L’égoïsme fondamental n’a pas d’avenir ». Mais d’autres travers sont égratignés, tels que l’intolérance (« Le racisme chez les squelettes »), la perversion (« Bien dans sa peau »).  …

Dans le jeu la vie, nouvelles, Guy Chaty (éditinter 2015, 15€).

Chronique de Martine Morillon-Carreau Dans le jeu la vie, nouvelles, Guy Chaty (éditinter 2015, 15€). Il y a jeu et jeu ! Celui par exemple de l’enfant endossant, le temps de son jeu, un personnage, une personnalité autre, mais jeu que pratiquent aussi certains adultes du livre de Guy Chaty, tel ce narrateur-protagoniste de la première nouvelle, justement intitulée « Jeu ? », pour le plaisir et le temps d’une rencontre amoureuse au cinéma ! Mais, au sein même de ce ludique canular, vient se greffer un autre type de jeu, ce défaut de serrage entre les deux pièces d’un mécanisme, qui va en perturber bientôt le fonctionnement. Ici, le joueur se trouve pris, par sa partenaire, à son propre piège – à son propre… jeu – jusqu’au « Qui suis-je ? » final, interrogation tout existentielle, qui n’empêchera pas l’élégante pirouette de la chute. Ainsi, tout au long du livre, l’auteur ne se prive-t-il pas de jouer à son tour… Le poète Guy Chaty n’est-il pas  également acteur – un auteur-acteur dont le goût pour le théâtre transparaît dans quelques-unes de …

Carré d’as pour des proses majuscules

Carré d’as pour des proses majuscules   Georges KOLEBKA :  Acidulés (L’Arbre Vengeur éd., 2014), 160 pages, 10 euros – 15 rue Berthomé 33400 Talence ou http://www.arbre-vengeur.fr Ces 80 textes indépendants les uns des autres se succèdent dans une sorte de délire maîtrisé grâce au pouvoir magique d’un style pétillant. Tout s’y presse et s’y bouscule dans une cavalcade enjouée. On peut goûter sans modération tous ces écrits qui ne sont acidulés qu’au moment où on les déguste mais, avantage sur les sucreries de même nom, on peut les re-déguster à l’infini. Jean-Claude TARDIF : Navaja, Dauphine & accessoires (Rhubarbe éd., 2015), 120 pages, 11 euros – 10 rue des Cassoirs 89000 Auxerre ou http://www.editions-rhubarbe.com Même si ce livre ne s’accompagne pas de sous-titre, on peut affirmer sans risque d’erreur qu’il s’agit bien de 10 nouvelles où des personnages bien identifiés occupent la plus large place et croisent leurs maigres destins. Le lecteur se trouve plongé dans de singulières atmosphères et participe activement à ces rencontres parfois brutales et à ces minutieuses enquêtes. Guy CHATY : Dans le jeu …