Tous les articles taggés : Franz Bartelt

Le fémur de Rimbaud, Franz Bartelt, nrf Gallimard, (18,50€ – 248 pages)

Le fémur de Rimbaud, Franz Bartelt, nrf Gallimard, (18,50€ – 248 pages) Franz Bartelt s’est imposé dans le paysage littéraire par sa démesure, l’outrance comme disciple d’Ubu. Il récidive avec Le fémur de Rimbaud. Fidèle à ses Ardennes, l’auteur campe son récit comme dans de précédents romans, à Larcheville, anagramme de Charleville, et rend hommage à Rimbaud par l’exergue. On croise Majésu Monroe, brocanteur qui revendique détenir « la trouvaille unique », « la pure merveille » et Noème Parker, une cliente dont il tombe en amour. On est témoin de la première rencontre de deux protagonistes au café des Arcades . On suit l’évolution de leurs sentiments, la phase séduction de Majésu, facilitée par son talent d’orateur et de séducteur qui va le transformer en homme caméléon, s’adaptant aux fantasmes de sa bien-aimée. C’était une année qui commençait bien. Sa révélation choc, fracassante interpelle le lecteur et celle qu’il vient de conquérir. L’assassin est déjà en prison pour Noème ? Où est donc la vérité ? Leur projet d’union peut-il en être contrarié ? Encore faudra-t-il plaire aux parents. Les protagonistes …

Franz Bartelt – Hopper, L’Horizon intra muros –

  Franz Bartelt – Hopper, L’Horizon intra muros – Éditions Invenit, collection Ekphrasis (12€)   Certains écrivains s’inspirent de faits divers, d’autres comme Franz Bartelt tentent de percer le mystère d’un tableau, laissant leur imagination les guider. On sait l’auteur amateur d’art. N’a-t-il pas déclaré que « Si les gens fréquentaient plus souvent les musées, ils ne mettraient jamais les pieds dans les pharmacies…» ? A l’heure de l’exposition Hopper à Paris, Franz Bartelt revisite une des œuvres majeures du peintre : l’emblématique tableau Nighthawks, et concentre son regard sur ces Oiseaux de nuit afin d’en décrypter les moindres détails. Il dédie cet ouvrage à ceux « que le temps transporte », pour qui le temps n’a pas de prise, fil rouge qu’il va dérouler en insérant des réflexions poétiques et philosophiques avec sa touche d’humour : « sans y convoquer plus d’un neurone ». En préambule, l’auteur part du constat que l’art n’est pas la nourriture quotidienne du « quidam ordinaire », qu’il ne s’invite pas dans nos chaumières, par paresse ou manque de curiosité. Les calendriers pallient cette carence ainsi que les cartes …