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NOUVEAU AUX ÉDITIONS TRAVERSÉES

Chronique de Lieven Callant Christine Hervé, De l’autre côté de l’eau, Éditions Traversées, 106 pages, 2020, 15€ Sur la couverture, une vague se révolte. La mer, le déroulement infini de ses vagues occupent une place importante dans ce recueil. On retrouve le rythme. Le dépouillement comme une ouverture à un autre monde plus dilué.  « Devant le bleudes mers tu sais uniet solitaire par le roulis des vaguesdes galets de la plage coquillage ensabléle vivre encore possible dans le silence des mots » On s’habitue à ne retenir que l’écume, le sel, la collerette de coquillages sur le sable. Des larmes que recueillent le vent, le souffle comme le témoignage d’une émotion qui n’est jamais une lamentation. Dans ce livre en quatre parties, il est avant tout question d’émotion. Simple. Épurée grâce à un choix mesuré des mots. « mer sans rivageni écho et la chaleur infinie des jours à chevaucher  les vagues de l’indifférence » La prose raconte, énumère, repère et laisse disparaître. Il est d’abord question de naissance, de comprendre d’où l’on vient, pourquoi cette différence, pourquoi …

Alain Tronchot, Où va ce train qui meurt au loin?, poésie, préface de JP Siméon, éditions Traversées, 2019

Article de Martine Rouhart originellement publié sur le site l’AREAW à cette adresse: https://www.areaw.be/alain-tronchot-ou-va-ce-train-qui-meurt-au-loin-poesie-preface-de-jp-simeon-editions-traversees-209/ Activités – Comptes-Rendus Alain Tronchot, Où va ce train qui meurt au loin ? Poésie, Préface de JP Siméon, Editions Traversées, 2019 Un long texte en prose, douloureux, qui fait entendre une polyphonie de voix, des hommes et des femmes livrés au même destin tragique, entassés dans des wagons qui filent vers l’innommable. Le livre raconte de l’intérieur l’histoire d’un convoi qui roule vers les camps… « Trois jours je crois / Est-ce long est-ce court trois jours ? / Ce n’est qu’un au revoir / Faut-il nous quitter sans espoir / Sans espoir de retour ». Le départ, d’abord, plein d’incrédulités et d’interrogations, un arrachement et une plongée brutale dans l’horreur. « Nous étions nombreuses et amies pour la plupart / une dernière fois ils ont cité nos noms l’enfance rieuse de nos régions / Avant l’odeur/ du sang et de la pisse / Et le numéro désormais gravé relent hideux/ de notre identité bafouée/Oui dans ce bureau nous étions encore/ Réunies et unies davantage …

Frédéric Chef, Poèmeries, préface de Bertrand Degott, Éditions Traversées-Poésie, 96 pages, Juin 2018, 15€

Une chronique de Lieven Callant   Frédéric Chef, Poèmeries, préface de Bertrand Degott, Éditions Traversées-Poésie, 96 pages, Juin 2018, 15€   Le titre donne le ton à ce nouveau recueil des éditions Traversées: on joue et on se joue des codes traditionnels de la poésie avec une certaine science légère et amusée qui permet malgré tout à son auteur et aux lecteurs d’apprécier avec lucidité des messages complexes et vrais, critiques surtout vis-à-vis d’eux-mêmes. Ces jeux réintroduisent ce qui manque parfois ailleurs, la fantaisie, l’audace, l’humour. En se ré-appropriant d’une des formes clés de la poésie: le sonnet, Frédéric Chef me rappelle qu’on peut innover sans céder à la facilité voire à la grossièreté, sans rester prisonnier des codes multiples qui portent la poésie ou la sculpte parfois avec trop de rigueur. Les règles, les formes ne se figent pas mais servent de tremplin à l’écriture. Vanités, hommageries et voyageries  partagent les sonnets selon leurs caractéristiques comme on partagerait des pâtisseries selon leurs goûts et leurs textures mais aussi leurs valeurs nutritives et l’effet que …