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Les paradoxes du lampadaire suivi de A NY, textes, collages et photos de Marc Tison

Chronique de Cathy Garcia Les paradoxes du lampadaire suivi de A NY, textes, collages et photos de Marc Tison (autoédition) Un recueil élancé, format vertical sur papier lisse et luisant comme une ville la nuit, un remix/réécriture d’un texte publié dans la revue collective « Numéro 8 » en 2008 suivi de A NY, remix/réécriture d’un texte publié par « contre-poésie » en 2011. « La ville est une arythmie (…) constance de la règle : l’urbain bruit ». Magistralement rendue ici par Marc Tison, la ville, sa schizophrénie jour/nuit, ses monstres, ses perditions et ses « fausses nostalgies des solitudes paisibles/Dans l’indifférence speedée des changements de métro ». Une langue qui claque, qui swingue, qui râpe et dérape sur le béton, le bitume, aiguillonne le lecteur, le pousse, le bouscule de boulevards rutilants en « sombres chemins de rescousses », de fantasmes en sordides réalités, sans jamais céder à la facilité d’un hymne bidon à une urbanité trop souvent à la limite du bidon elle aussi, au contraire l’auteur, lucide, nous livre la désintégration des romantismes/ Ravalement des façades à l’heure du dégueuli. La ville …

Trois poètes et leur « muse »

Trois poètes et leur « muse » Collages et peintures de Claire Nicole : De profil. Joël Bastard. 061-1 – Les Trois Vents. Gérard Prémel. 062-8 – Czernowitz, un navire à la dérive. Bernard Schürch, collection Leporello, Passages d’Encre, Moulin de Quilio, Guern, 2013, Chaque ouvrage 50 Euros. Christiane Tricoit (ordinatrice du projet) met trois superbes textes de poètes importants en « repons » aux pointe-sèche, collage ou peinture de Claire Nicole. L’artiste dit ainsi aux poètes comme aux lecteurs : « ne refuse pas la présence à ce que tu ne vois pas ». Elle rend présent à cette « absence», à cette idée impensable d’écritures redessinées et reprises (pensées par la main). Elle invente ce « drame » qui libère les mots en les jetant dans un espace autre que mental. La parole est visitée. Néanmoins entre les mots et les images demeure un seul centre. L’image devient intérieure à la parole et au-delà des mots. Elle les porte, les apporte. La pensée vient se renouer à l’espace. Il y a donc un passage à l’intérieur du texte. Il faut y entrer de …