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L’apéritif des Poètes, ce samedi 6 mai 2017 à l’AEB

Chronique de Lieven Callant L’apéritif des Poètes, ce samedi 6 mai 2017 à l’AEB Ce samedi 6 mai 2017 dans ses très beaux salons, l’AEB recevait LA REVUE TRAVERSÉES représentée par ses sympathiques et chaleureux fondateurs PATRICE BRENO et PAUL MATHIEU. On a regretté l’absence pour raisons de santé de JACQUES CORNEROTTE. Cet apéritif poétique était l’occasion de renouer avec une belle tradition remontant à Roger Foulon, président de l’AEB de 1973 à 1994. Une première qui je l’espère sera renouvelée. TRAVERSÉES est née comme nous l’a rappelé Patrice Breno, d’une envie et d’une histoire d’amitié. Désir de poésie. Envie de nouer avec elle et les poètes une amitié basée sur la sincérité, le respect. Dès ses débuts, alors que la revue ne comptait qu’une quinzaine de pages, la volonté de ses créateurs a été de l’ouvrir aux mondes et de n’imposer aucun thème, de ne fabriquer aucune frontière entre les poètes et leurs textes. Partie de rien, se nourrissant du travail bénévole de tous ses artisans, la Revue Traversées a peu à peu grandi …

Paul MATHIEU, Le temps d’un souffle, Editions Traversées, coll. Images, 2017, 72p., 18€. Illustrations très fines de Blandy MATHIEU.

Une chronique de Philippe Leuckx Paul MATHIEU, Le temps d’un souffle, Éditions Traversées, coll. Images, 2017, 72p., 18€. Illustrations très fines de Blandy MATHIEU. Sans doute Paul Mathieu écrit-il pour porter trace de ce qui n’existe plus : villes animées, forêts vraies, tant de choses jetées, « villes illusoires », « forêts rangées au garde-à-vous ». « Plus aucune trace sur le sol », désespère-t-il, la lèpre a tout emporté de nos jours ; le vide a tout pris ; « tous les livres anciens/ ont été jetés aux orties ». On ne se reconnaît plus ; la violence parcourt les « ruelles ». Le poète, « avec nos pauvres mots », se réserve « quelques petites îles/ intérieures », en dépit des « mille collines /saccagées de pluies », en dépit de « tous les vides ». au bout du compte on ne sait plus à quel gisement se vouer ni à quel ciel … Les images, très belles, « hoquets/de l’improbable », souhaitent un devenir pour l’homme, quand tout n’est que déficit, créance, échec : pour habiter l’homme le temps d’un souffle L’écriture de Paul Mathieu a pris une belle assurance, s’éloignant progressivement d’un hermétisme un peu froid …