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Béatrice Pailler, Goûte l’Eau, poèmes, accompagné de six encres de Claude Jacquesson, Collection Les Plaquettes Éditions À l’index, 46 pages, 11€

Une chronique de Michel Lamart Béatrice Pailler, Goûte l’Eau, poèmes, accompagné de six encres de Claude Jacquesson, Collection Les Plaquettes Éditions À l’index, 46 pages, 11€ Goûte l’eau/goutte d’eau : l’injonction, d’emblée, coule de source. Le poème se veut jeu(x) d’eau(x)/de langue. Il suggère qu’il faut prendre au mot cette invitation à jouir (à j’ouïr ?) de ce que la vie offre de plus précieux : l’eau. Et, peut-être, le poème. Cette prescription hédoniste oriente d’entrée la lecture: « Goûter l’eau/de tous nos sens. » Par « sens » entendons : sémantisme et perception. La poète joue habilement sur les deux acceptions pour inviter à une lecture active – et d’autant plus goûteuse ! Jeu d’eaux/de mots: poème. La construction du recueil est rigoureuse. Trois parties : « O, Eaux, Eau Grande ». Le texte, dépouillé au début (vers de quelques mots regroupés en distiques, tercets, parfois empruntant au calligramme – celui qui débute ainsi : « Eau/Gouttant/Bois/coupé » affecte la forme d’un H (une hache) -, versets de quelques vers) s’évase, ensuite, en courts poèmes en prose, pour revenir, enfin, au poème à forme plus classique. Il s’agit donc …

Béatrice Pailler, « Jadis un ailleurs », Édition L’Harmattan – collection Poètes des cinq continents – 2016 – 113 pages.

Chronique de Michel Bénard Béatrice Pailler, « Jadis un ailleurs », Édition L’Harmattan – collection Poètes des cinq continents – 2016 – Format 13,5 x 21,5 – 113 pages. « …/…de sa voix s’exalte le cantique halluciné des vapeurs opiacées. » BP. Une écriture est née ! Le décor est planté, il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter pour nous perdre dans les méandres de ses énigmes. Béatrice Pailler a le don des visionnaires, elle perçoit l’envers du miroir, traverse son tain et anticipe les aurores boréales. Elle porte sur le monde cette vision singulière et personnelle toute festonnée de nuances poétiques. Le langage est riche, les images sont fertiles, elles enfantent des univers d’entre deux où l’on discerne tout juste la part du réel ou celle du rêve. « …/…à cette heure, mon corps murmure les chants des anciens temps. » Son encre est toute de miel et de douceur liquoreuse. Elle ponctue le temps plaintif, violent, béni ou silencieux. Notre poétesse s’exprime dans un vocabulaire qui convie à l’étonnement, au ravissement. …