Jacques Ancet

On entre dans un nouveau silence.
On ne sait pas s’il a un nom.
La neige le recouvre et l’éclaire.
On ne sait rien. On ne saisit qu’un
mouvement de doigt dans la lumière,
un visage, la pause d’un pied,
On entre dans ce qu’on ne sait pas.

Dans ce qu’on ne sait pas
il y a ce qu’on sait et autre chose.
On reconnaît le coussin, le carrelage,
la tasse, le livre, la lampe,
mais il y a ce vide que met le regard,
une sorte de battement de cil.
Sans savoir, on entre dans l’infime.

Inédits de Jacques Ancet publiés dans le N° 60 de Traversées

Traversées a reçu…

Les recueils suivants :

  • ANCET Jacques. Portrait d’une ombre. Poèmes. Erès, collection Po&Psy.
    • Il y a une ombre. On dit ombre, faute d’un autre mot. Pour donner forme à ce qui n’en a pas. On pourrait dire tout aussi bien compagnon – « ce latent compagnon qui en moi accomplit d’exister », écrivait Mallarmé. Mais ombre est moins net, plus évasif. Alors faire le portrait d’une ombre ? Faire signe non pas vers une image déjà visible. Vers cette chose qui passe et vous laisse dans la bouche comme une voix silencieuse. Une voix qui parle, pourtant, qui parle, même si vous vous taisez. Ce que dit cette voix, vous n’en savez rien. Vous ne vous y reconnaissez pas – vous vous y reconnaissez, peu importe. Il ne s’agit pas d’identité. Ou alors de cette identité obscure qui est une autre manière de dire qu’on ne sait rien. Qu’on est entre : entre ici et ailleurs, entre hier et demain, entre tout et rien. Entre, toujours, entre. Entre le jour, la nuit, ce qui vient, ce qui s’en va – et qui revient toujours.

Jacques Ancet

  • BESNARD Jean-Baptiste. Dans la ville au bord du fleuve. Prix de poésie Paul-Fort 2011 décerné par la municipalité d’Andrésy et les Poètes du dimanche. 26 p.
  • DEGHELT, Frédérique. La nonne et le brigand. Roman. Actes Sud, 2011, 432 p.
    • Alors qu’elle se lance dans une relation passionnelle avec Pierre, un homme rencontré dans un aéroport, Lysange est invitée par un inconnu à venir s’installer dans sa cabane du Cap Ferret. Là-bas, elle trouve le journal de sœur Madeleine, en mission au Brésil dans les années cinquante, prise dans la dualité de la foi et de l’amour. Le lien entre les deux femmes va peu à peu se resserrer au fil de la lecture de Lysange.

Comment une femme accomplie, épouse, mère, libertine et une nonne peuvent-elles se comprendre et se faire écho sans jamais se rencontrer ? Peut-on se renier par amour ? Ou retrouver espoir dans le cœur de l’autre ? Deux histoires de femmes qui s’abîment et se perdent dans leur passion. Chacune avance à rebours de l’autre, équilibristes fragiles mais déterminées. Sensibles, elles sont traversées par toutes les nuances du sentiment amoureux. Malmenées, adorées, les amantes vont déconstruire leur monde et renaître. Aux monologues de Lysange répond la lecture du cahier de sœur Madeleine ; les deux aventures tissent peu à peu une intrigue familiale qui prend ses racines au Brésil et emmène le récit à Paris puis au Cap Ferret où le mystérieux Tomas invite Lysange à venir résider dans sa cabane. Arrivées au bout d’elles-mêmes, ces deux femmes tenteront d’aimer totalement, malgré la souffrance de Pierre, en dépit de la sauvagerie d’Angel. La force de La nonne et le brigand insufflée par le murmure brûlant du désir. La langue, enivrée et décomplexée, porte ces deux histoires de femmes audacieuses à la frontière d’elles-mêmes. Frédérique Deghelt signe là un roman sensuel et tourmenté.

  • DEMAUDE, Jacques. Formes, clartés, portes charnelles. Poèmes. Orbes, 2011.
  • El KHAYAT, Rita. Les poètes andalous. Poèmes et proses universels. L’arbre à paroles, 2011, 163 p.
    • La poésie est l’art suprême de la littérature : crainte et joie profonde travaillent Rita El Khayat quand elle écrit de la poésie. Crainte de l’imperfection et de la lourdeur, de la sensiblerie ou de l’aspect intime visible à jour frisant dans les mots et les vers… Joie profonde de la délivrance quand apparaît le poème fini, expression du plus abyssal et du plus inconnu du monde du poète…

 

Que vaut la vie ?

La prunelle des yeux de ma fille

Les doigts d’enfant de ma mère

Sur moi,

Vigilants… (extrait)

  • PASSELERGUE, Michel. Ombres portées, ombres errantes. Poèmes. Editions du Petit Pavé, 2011.
    • Ombres portées, ombres errantes propose une poésie d’une grande tenue et d’une grande tension, une écriture épurée, ascétique…

Jean Hourlier

  • PODRIMJA, Ali. Flaka e vjedhur / La flamme volée.

Albanais / Français. Poèmes, L’arbre à paroles, collection Résidences, 2010, 63 p.

    • Lorsque les colères des événements historiques rejoignent celles, plus personnelles ou plus intimes, d’une existence rompue par ce qui l’inonde, le poème découvre son parcours, trace son évidence, laisse entrevoir ce qui le porte loin devant. Pour donner à ces réalités assaillantes, Ali Podrimja en appelle au passé de la poésie, et à celui de sa langue ; tout comme aux mythes, aux légendes, aux contes qui habitent cette langue, comme beaucoup d’autres, afin de rendre à l’instant qui s’enflamme la présence du poème retenu au plus fort de l’émotion et de l’expression. Entre l’imagination et les sentiments éprouvés se joue dans ces poésies l’horizon de l’écriture, à la fois son incertitude, sa précision et sa justesse :

Mon ombre me triche

parfois durant des heures je ne la

rattrape pas

parfois du tout ne la cerne

Qu’est-ce qui m’arrive mon dieu

qui commence aux ongles et tombe

quelque part

au-delà de l’espace blanc

Je tourne autour de moi-même

mais me méfie de mon ombre

la prend ou la laisse

  • PORCHIA, Antonio. Voix éparses. Poèmes. Erès, collection Po&Psy.
    • Les Voix d’Antonio Porchia, dont nous publions ici une sélection, sont une œuvre doublement unique : unique en ses genre, composition et histoire, mais aussi l’unique livre de leur auteur, qui fut diffusé « en secret » (à une époque qui ne disposait pas des facilités de communication actuelles) – et vénéré – avant même d’avoir été publié !

« Mon livre, Voix, est quasiment une biographie. Qui est quasiment à tout le monde. » disait Antonio Porchia, qui ajoutait humblement : « Je suis si peu en moi… » – peut-être parce qu’il était toujours en quelqu’un : seul ce qui est secret de cette façon peut dévoiler les autres secrets et – c’est là la clé – les unir entre eux : « La poésie unit, relie ; quand nous sommes, nous sommes des unions. »

Roger Caillois, qui a découvert l’œuvre de Porchia dans l’Argentine des années 1940 et qui l’a traduite et publiée en France, raconte : « J’ai trouvé l’œuvre de Porchia à Buenos Aires {…}. Tout à coup, j’ai vu un livre très humble, et je ne sais quelle force fit que je m’arrêtai et commençai à l’examiner. Je ne voulais pas y croire, et je ne pus m’arrêter avant d’avoir fini de le lire. Après, j’ai essayé de savoir qui en était l’auteur ; personne ne le connaissait, mais je l’ai rencontré. Et j’ai dit à Porchia : « J’échangerais contre ces lignes tout ce que j’ai écrit.

  • RIBEYRE, Jean-Christophe. Une leçon de sève. Editions Henry, collection Les écrits du Nord. Poèmes. Prix des Trouvères des Lycéens 2011.
    • Du recueil Une leçon de sève, Estelle a aimé les thèmes, l’atmosphère lumineuse, la langue simple qui n’empêche pas le mystère. Pour Mathilde, « le poète fait une proposition, mais c’est à nous d’inventer le texte dans notre tête ». margot et Elsa soulignent le lien qui unit les textes, leur progression : pour Karine et Erika, le poète a atteint la fluidité.

C’est Une leçon de sève qui obtient le plus grand nombre de suffrages

        Jean Le Boël

Secrétaire du Prix des Trouvères

  • RÔSHAN, Alireza. Jusqu’à toi combien de poèmes. Poèmes traduits du persan par Tayebeh Hashemi et Jean-Rstom Nasser ; Illustration de Tayebeh Hashemi. Erès, collection Po&Psy

Suis-moi à la trace de mon poème

moi je n’ai pas d’empreintes de pas

va sur les traces de la douleur

et tu parviendras jusqu’à moi

    • Il faut croire que cette invitation d’un jeune poète de Téhéran encore non édité à ce jour, a été entendue, puisque depuis deux ans, plus d’un millier de personnes suivent et commentent assidûment chaque jour ses publications sur Internet.

Sa poésie, tout en étant moderne dans la forme, plonge indubitablement ses racines dans le terreau de la poésie classique et de la mystique iraniennes, où prédomine la thématique de l’amant et de l’aimée habités par des amours fous, parfois impossibles.

La poésie a toujours été constitutive de « l’âme iranienne » mais en ces périodes troubles et douloureuses que traverse l’Iran, elle resurgit avec d’autant plus d’acuité qu’elle semble être l’une des rares planches de salut d’une jeunesse par ailleurs profondément meurtrie.

  • THOMASSETTIE, Monique. Un point de sonorité. Poèmes, Monéveil, collection Sphinx, 2011.

Les revues suivantes :

  • Les Amis de l’Ardenne n° 31, janvier 2011, 112 p.

Vues et voix d’ailleurs sur les Ardennes

10, rue André Dhôtel à F-08130 St-Lambert-et-Mont-de-jeux

lesamisdelardenne@wanadoo.fr

(Frédéric CHEF)

  • La braise et l’étincelle n° 93, 15 mars 2011, 24 p.A4

Journal bimestriel indépendant au service de la francophonie (arts – lettres – poésie – échos) –

En invité : Marius SCALESI, poète italien…

7/2 rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 COURBEVOIE – yvesfred.boisset@papus.info

(Annie et Yves-Fred BOISSET)

  • Debout les mots n° 41, 2ème trim. 2011, 8 p.A3

Périodique d’information trimestriel de la Maison du Livre

rue de Rome, 28 à B-1060 BRUXELLES

info@lamaisondulivre.be

  • Florilège n° 142, mars 2011, 40 p. 21 X 30

Revue trimestrielle de création littéraire et artistique

BP65 à F-21021 DIJON Cedex

jean-michel.levenard@wanadoo.fr

(Jean-Michel LEVENARD)

  • Le Gletton n° 420 et 421, mars et avril 2011, 20 p. 16X24

Mensuel de la Gaume et d’autres collines

28, rue Saint-Martin à B-Villers-sur-Semois

jp.soblet@gmail.com

(Michel DEMOULIN)

  • Inédit nouveau n° 250, mai-juin 2011, 32 p.A4

Mensuel littéraire des Editions du Groupe de réflexion et d’information littéraire (GRIL) ne publiant que de l’inédit

avenue du Chant d’Oiseaux, 11 à B-1310 LA HULPE

0032 (0) 2 652 11 90

(Paul VAN MELLE)

  • Lectures françaises n° 647 et 648, mars et avril 2011, 64 p.A5 – Revue mensuelle de la politique française

Ils ont bradé l’or de la France ! … (647)

La finance internationale tire profit de la crise ; les élections cantonales : prélude au « grand » scrutin de 2012  … (648)

BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL

sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

  • Libelle n° 222, avril 2011, 6 p. A5

Mensuel de poésie

116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

(Michel PRADES)

pradesmi@wanadoo.fr

  • Pages insulaires n° 18, avril 2011, 28 p. A4

Bimestriel perméable aux idées

En invité, André DOMS

3, impasse du Poirier à F-39700 ROCHEFORT-SUR-NENON

(Jean-Michel BONGIRAUD)

  • Les Poètes du dimanche, tome XVII, édition 2010, 2011, 159 p.

27, rue Jean-Philippe Rameau à F-78570 ANDRESY

poetesdudimanche@noos.fr

http://poetesdudimanche.free.fr

  • Portique n° 82, avril 2011, 52 p.A5

Revue de création poétique, littéraire et artistique

Mairie à F-84110 Puyméras

http://portique.jimdo.com

http://poesievivante.canalblog.com

(Chris BERNARD)

Mathieu Simonet

Mathieu Simonet – Les carnets blancs– Seuil– (173 pages) La vie à deux implique des compromis. Baptiste , à la veille d’emménager avec le narrateur soulève l’épineuse du devenir des archives volumineuses de Mathieu. Envisage-t-il de garder ses journaux intimes ?de les relire?de s’en défaire?Mais qu’y a-t-il consigné?

Sa vie d’adolescent en quête d’identité, sa nette attirance pour les garçons, sa difficulté à assumer les remarques quant à « ses airs de PD »,à  déclarer son amour à Thibaud,  ses premières expériences sexuelles , l’ambiguïté des relations à trois « les corps qui se plient dans un étrange ballet, l’extase », ses souvenirs d’enfance, ses études, ses phobies, ses rêves, ses lectures( Sagan, Radiguet, Wilde, Proust) , ses références cinématographiques.

De sa famille « un champ de ruines » , on découvre des parents séparés, des secrets familiaux , des relations sororales chaotiques. Mais aussi l’angoisse d’être atteint par la maladie du père et l’éprouvant accompagnement de la mère dans son combat contre le crabe. Être confronté à cette double épreuve, si jeune, nécessitait une échappatoire.

Il lui fallait aussi vaincre les préjugés du père pour qui « l’homosexualité est contre nature et à l’origine d’une malformation mentale ou physique »et ménager sa mère qu’il drape de tendresse , dont il recueille des confessions sur sa naissance et qui suscite l’empathie.

La rédaction de ses carnets fut pour Mathieu « un rempart qui lui permit de vivre avec détachement certains éléments factuels », de se débarrasser de l’indicible et de se mettre à nu. Mais aussi la prise de conscience des limites dans la vie mais pas en littérature (absence de tabou) et de la liberté de l’écrivain à mêler réalité et fiction. La réaction de Baptiste l’oblige  toutefois à s’interroger: Peut-on dévoiler son intimité sans risque de choquer,de gêner?, à se censurer et à se limiter à l’essentiel dans l’intérêt du lecteur.

Ces pages sont jalonnées de réflexions sur le parcours initiatique de l’écrivain en devenir.

Depuis la remise du manuscrit, les affres de l’attente, les refus successifs, la peur du point final , d’être dépossédé de son « mille-feuille au goût de plâtre ou de framboise ».

Il reconnaît le rôle thérapeutique de l’écriture: « Écrire,c’est faire de la chirurgie d’instinct . Elle me console comme on ne m’a jamais consolée»et compare le travail de l’écrivain à celui du sculpteur: « Je rabote, je polis , malaxe, fusionne ». Il souligne le pouvoir de la poésie capable d’apporter « force, courage, patience »ou de véhiculer sa flamme « Ton visage de Slave aux longues mains d’amour /Qui caressent mon corps, insolence timide »ou sa colère.

L’originalité de cet ouvrage: mosaïque d’extraits de lettres, de carnets, d’interviews, de poèmes, de conversations, de confidences,de blogs, réside dans la multitude de  façons(parfois très insolites) dont Mathieu Simonet a  orchestré la  destinée de ses carnets  , après leur relecture et les instructions interactives proposées au lecteur. Ces dispersions, « ces tueries artistiques, geste ludique et joyeux », impliquant des centaines de complices, ont opéré comme une catharsis et tendent à prouver que le diariste a atteint le statut d’adulte,  « qu’il a franchi le pont entre l’écriture quotidienne et le projet de roman » amorcé avec les manuscrits avortés.

Nadine Doyen

Traversées a reçu :

Les recueils de poésie suivants :

 

  • BERNARD, Jean-Louis. Entre trace et obscur. Editions Sac à mots, 2011, 61 p.
  • CANUT, Jacques. Indomables palabras / Indomptables paroles. Cảlamo, 2010, 37 p.
  • CANUT, Jacques. Volutes. Carnets confidentiels, 2011, 23 p.
  • CHASSEFIERE, Eric. Le silence de l’arbre entier. Editions de l’Atlantique, collection Phoïbos, 2010, 74 p.
    • Il y a dans toute la poésie d’Eric Chassefière, et spécialement dans ce recueil, cette écoute attentive de la vie qui bat sous toutes ses formes et qu’il « entend », enfoncé dans l’intériorité d’un regard amoureux. Amoureux des êtres qui l’entourent (chat, fleurs, ciel, arbre…), amoureux de la femme toute proche qui transforme le « tu » en « nous » et fait du regard posé sur les choses un regard androgyne. On touche au Mystère des êtres sans les déflorer, dans ce partage intime qui fait du deux le un, sans jamais savoir où se situe la rupture entre soi et le monde (y a-t-il encore rupture ?) tant cette intériorité – à la fois jeu du double et du miroir, dans le dépassement des apparences conduit à la fusion. On accède ainsi, à partir des signes sensibles, à une forme de spiritualité incarnée qu’on pourrait qualifier, d’une certaine manière, de panthéiste.

Silvaine Arabo

  • COVAREL, Pierre. Les os font des castagnettes. Clapàs, coll. Franche Lippée, 201, 8 p.
  • DEJAEGER, Eric. Non au littérairement correct ! Gros textes, 2011, 60 p.
    • Bordel de Dieu ! Mais qu’est-ce qui a bien pris à ce grand type, après sa je-ne-sais-quantième Chimay Bleue (allez savoir !), de se lever soudain de sa chaise et d’asséner aux consommateurs médusés, liquéfiés par la canicule, la lecture d’une liste tout aussi belle qu’invraisemblable ? Un tsunami bouleversa incontinent la terrasse estivale. Tel vira au violet, tel se décomposa, tel avala de travers, tel fut secoué de tremblements irrépressibles, tel répandit sur sa cravate son picrate ou sur son plastron sa Vodka-citron…

Extrait de l’avant-propos d’André Stas

  • FRAHAN-DUPONT, Frédérique. L’infernalité. Clapàs, coll. Franche Lippée, 2011, 8 p.
  • GUCIARDO, Salvatore. Lyrisme cosmique. Préface de Michel Bénard. Editions Astro, 2011, 83 p.
  • MONTOBBIO, Santiago. La poésie est un fond d’eau marine. Traduit de l’espagnol par Jean Dif. Editions du Cygne, Paris, 2011, 105 p.
    • La poésie est un fond d’eau marine rassemble une sélection des nouveaux poèmes de Santiago Montobbio. En présentant certains d’entre eux, en janvier 2011, l’écrivain hispano-mexicaine Angelina Muñiz-Huberman (Hyères, France, 1936) a écrit : « La poésie de Santiago Montobbio navigue par des mers profondes où le mot se manifeste en des ascensions subites et inattendues. Une poésie qui exprime, à la fois, son humilité et son mystère, le quotidien et l’exceptionnel, les choses simples et le territoire du sacré. Une poésie de plénitude, mais aussi d’interrogation. Retenue dans les recoins cachés des villes, mais passionnée de mouvement. Entre l’image de la vie et de la mort, le rythme et l’arythmie. Mettant le lisse et le rugueux en combinaison symbiotique. Une réflexion sur le sens de la poésie qui se répète pour s’affirmer et proposer non pas ses règles mais son insaisissable liberté. Une question permanente sur le pourquoi du mot décontextualisé qui trouve sa place précise dans chaque vers. Comme si chaque mot s’enfuyait de lui-même pour se trouver dans un nouvel espace, deviné seulement par le poète. »
  • PREMEL, Gérard. A la frontière. Interventions à haute voix, 2011, 72 p. Poèmes 1987-2007 avec 13 dessins de l’auteur.

Le recueil suivant :

  • BEAU, Stéphane. La semaine des quatre jeudis, anecdotes et aphorismes. Gros textes, 2011, 90 p.
    • Témoin désabusé de la marche du monde et de sa propre vie, Stéphane Beau nous invite, dans ce recueil d’anecdotes et d’aphorismes – où l’humour et le désespoir se disputent la première place – à revisiter la réalité des choses au travers du prisme déformant de sa sensibilité.

 

Les revues suivantes :

  • L’aède n° 26, printemps 2011, 32 p.A5

Bulletin à périodicité variable de l’Union des Poètes francophones

Centre social et culturel, Mairie à F-84110 Puyméras

http://upfpoesie.blogspace.fr

(Chris BERNARD)

  • Les Amis de Thalie n°67, 1er trim. 2011, 100 p.A4

+ La gazette – Supplément n° 41, 12 p. A4

Revue littéraire et picturale

La Valade à F-87520 VEYRAC

lesamisdethalie@voila.fr – (Nathalie LESCOP-BOESWILLWALD)

  • L’Arbre à paroles n°150, hiver 2010-2011, 98 p. 12X20

mes tempes si choses

Maison de la poésie, BP12 à B-4540 Amay

(Francis CHENOT)

    • Quand on a offert à Pierre Tréfois d’animer ce numéro de l’Arbre à paroles, l’auteur du bel Offertoire rouge a proposé, très sérieusement, de le placer sous le thème de la métempsychose : « Mes tempes si choses », disait la Molly de James Joyce. Non qu’il y croie, mais parce que cela lui semblait un angle d’approche insolite qui permet à l’esprit – et donc à l’écriture – de vagabonder sur l’idée de réincarnation de l’âme ». et il ne faut pas forcément croire en quelque chose pour en parler, sinon il n’y aurait plus de littérature. Plus de poésie. Pourtant, d’après Charles Trenet, l’âme des poètes ne meurt pas : « longtemps après que les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore les rues ». Et l’âme d’une revue condamnée à disparaître que devient-elle ? Comme disait le cher Achille Chavée, « je dois éviter à tout prix les crises de métempsychose »…

Francis Chenot

  • Art et poésie n° 213 et 214, 1er et 2ème trimestres 2011,

68 p. 18X25

Revue internationale de Culture Française

Résidence les rosiers, 89, av. du Recteur Pineau à F-86000 POITIERS

(Abraham Vincent VIGILANT)

  • Art et poésie de Touraine n° 204, printemps 2011, 60 p.A4

Appt 907, 1, rue Raoul Dufy à F-Chambray Lès Tours

catpoesie.touraine@free.fr

(Catherine BANKHEAD)

  • Le Bibliothécaire, 1er trim. 2011, 92 p.A5

Bulletin trimestriel qui recense et commente les dernières parutions

Association des Bibliothèques Belges d’Expression Française

rue de Bruxelles, 87 à B-1470 GENAPPE

dagneau.michel@skynet.be

(Michel DAGNEAU)


  • Le carnet et les instants n° 165, janvier 2011, 96 p. 23 X 21

Lettres belges de langue française, bimestriel

Bd Léopold II, 44 à B-1080 BRUXELLES

carnet.instants@cfwb.be

Les écrivains de la mer du Nord ; Mon éditeur et moi : Thomas Gunzig ; Prix Rossel 2010 : Caroline De Mulder ; Mensonges et cie : les mystifications littéraires…

  • Comme en poésie n° 45, mars 2011 2010, 70 p.A5

Revue trimestrielle de poésie

2149, avenue du Tour du lac à F-40150 HOSSEGOR

j.lesieur@orange.fr

(Jean-Pierre LESIEUR)

  • L’écritoire de Bousserez n° 72, mars 2011, A4

91, rue de Bousserez à B-6769 SOMMETHONNE

Le vin

(Irène JACQUES)

  • Expression / Les Adex n° 43, mars 2011, 12 p. A4

30, rue René Delorme à F-60800 ROUVILLE

(Jean-Pierre HANNIET)

info@lesadex.com

 

  • La gazette de la presse francophone n°147,

janvier-février 2011, 32p. A3

3, cité Bergère à F-75009 Paris

www.presse-francophone.org

(Georges GROS)

 

  • Ici é là n° 15, mars 2011, 64 p.15X30

La Maison de la Poésie, 10, pl. Pierre Bérégovoy à F-78280 GUYANCOURT – Revue de la Maison de Saint-Quentin-en-Yvelines

Christ aux pieds nus de Dan Bouchery ; Poètes luxembourgeois d’expression française ; Roland Nadaus ; Lou Dubois ; Les éditions Bruno Doucey ; Le prix Jean l’Anselme ; Zéno Bianu…

maison.poesie@agglo-sqy.fr

(Yves MACHEBOEUF)

  • Le Grognard n° 17 ; mars 2011, 66 p.A5 – Littérature, Idées, Philosophie, Critique et Débats

Numéro « Spécial Poésie » ; textes choisis par Stéphane Bean & Gaston Vieujeux et présentés par Luc Vidal

revue.le.grognard@gmail.com

(Stéphane BEAU)

 

  • Lectures françaises n° 646, février 2011, 64 p.A5 – Revue mensuelle de la politique française

Les arcanes de la vie politique française…

BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL

sadpf.chire@gmail.com

(Jean AUGUY)

  • Libelle n° 221, mars 2011, 6 p. A5

Mensuel de poésie

116, rue Pelleport à F-75020 PARIS

(Michel PRADES)

pradesmi@wanadoo.fr

  • Microbe n° 64, mars-avril 2011, 24 p.A6

& Le sourire des airelles et des négresses vertes de Pierre TREFOIS, 24 p. A6

Launoy, 4 à B-6230 PONT-A-CELLES

ericdejaeger@yahoo.fr

(Eric DEJAEGER)

  • Pages insulaires n° 17, février 2011, 28 p. A4

Bimestriel perméable aux idées

3, impasse du Poirier à F-39700 ROCHEFORT-SUR-NENON

(Jean-Michel BONGIRAUD)

  • Poésie sur Seine n° 74-75, automne-hiver 2010-2011, 160 p.A5

Revue trimestrielle d’actualité poétique

Eliane Demazet ; Claudine Bohi…

13, Place Charles de Gaulle à F-92210 SAINT-CLOUD

(Pascal DUPUY)

  • Reflets Wallonie-Bruxelles / La pensée wallonne n° 27, 1er trimestre 2011, 64 p.18X25

+ Roger Kervyn, poète fantaisiste, ou : un Kervyn peut en cacher un autre – Supplément n° 27

Organe officiel de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie

Espace Wallonie, 25, rue Marché-aux-Herbes à B-1000 BRUXELLES

(Joseph BODSON)

  • Revue indépendante n° 329, 2ème trimestre 2011, 54 p. 15X24

Résidence B, 24, rue Saint-Fargeau à F-75020 PARIS

sje_ri@yahoo.fr

(Jeannine-Julienne BRAQUIER)

  • Soleils & Cendre n° 98, mars 2011, 36 p. A5

Rue H. Daumier à F-84500 BOLLENE

solicend@orange.fr

(Isabelle DUCASTAING)

  • Translittérature n° 40, hiver 2011, 132 p. A5

Ils traduisent, ils écrivent : entretien avec Rose-Marie Vassallo ; La fabrique des traducteurs…

Association des Traducteurs Littéraires de France et Assises de la Traduction Littéraire en Arles

99, rue de Vaugirard à F-75006 PARIS

www.atlf.org et www.atlas-citl.org

(Michel VOLKOVITCH)

  • Translittérature n° 38, hiver 2009, 118 p. A5

Entretien avec Pierre Furlan, par Emmanuèle Sandron ; La belle province, par Sarah Gurcel, Isabelle Collombat, Sonya Malaborza et Michel Garneau

 

  • Vingt-Cinquièmes Assises de la traduction littéraire – Arles 2008, Actes Sud / Atlas, 2009, 203 p. 13X24

Etranges traducteurs : Lire en traduction, par Claude Mouchard ; Traduire/Ecrire, avec Silvia Baron-Supervielle, Florence Delay, Claire Malroux ; Vingt écrivains et leurs traducteurs : Ateliers / Rencontres ; Table ronde ATLF (Association des Traducteurs Littéraires de France) : Qu’est-ce que la critique d’une traduction ?; Traduire/Ecrire, avec Agnès Desarthe, Mathias Enard, Rosie Pinhas-Delpuech, Cathy Ytak…

 

  • Vingt-Sixièmes Assises de la traduction littéraire – Arles 2009, Actes Sud / Atlas, 2009, 240 p. 13X24

Traduire Eros : Pour un éros grammairien, par Alain Fleischer ; Traduire les libertins ; Les filles d’Allah, par Nedim Gürsel ; Le texte érotique en traduction française ; Table ronde ATLF : Traduction/édition : état des lieux ; Carte blanche à Leslie Kaplan…