Chronique de Marcella Leopizzi
les mots versus les maux
Je resterai à tout jamais
Infiniment sentimental
Jacques-François Dussottier, Ô Femme
Née à Armentières, dans la région française appelée Nord, d’une mère allemande-italienne et d’un père français, « sous le signe de la dualité séparative et de l’exil permanent lié à la pluralité des nationalités »1, après avoir pérégriné durant deux décennies en Europe, en Arabie, en Iran, aux États-Unis2, Rome Deguergue a depuis quelques années regagné l’Aquitaine de son adolescence, afin de se consacrer à l’écriture et à la traduction. Écrivaine et poète, elle est l’auteur de nombreux ouvrages littéraires embrassant plusieurs genres : poésie3, roman4, conte5, nouvelle6 – la pièce théâtrale À bout de rouge, comportant des notes et autres didascalies du professeur et dramaturge Dominique Unternehr, est encore inédite –.
Venue au monde pendant la seconde moitié du vingtième siècle – ce qui l’a épargnée des conflits mondiaux –, elle a toujours pensé que cette ‘faveur’ ne lui donne pas le droit de ‘se taire’ à propos des crimes subis par ses ‘frères’ ; d’où sa vive critique contre l’insouciance, ou pire, le détachement envers les horreurs du passé, et, en conséquence, son ouverture à l’‘autre’, à l’étranger-frère ainsi que son attention envers les ‘cris’ actuels de douleur et de souffrance : aspect qui est à la base de son intérêt pour la pensée géopoétique de Kenneth White7 ainsi que de son choix de pratiquer la géo-poésie8 et de créer des Ateliers De Plein Air – Champs de géo-poésie9.
Âme sensible et analytique, Rome Deguergue a toujours lu et aimé la littérature ; et, elle a notamment subi trois influences majeures : le Romantisme, les Lumières et la Géopoétique.
Jeune femme, elle s’est intéressée au Sturm und Drang et son esprit était extrêmement épris de romantisme exacerbé : des sentiments violents, exclusifs, abrasifs ; par la suite, via l’étude et les expériences de vie, elle n’en a conservé que la quintessence : faite d’allégresse, de joie de vivre, d’élévation d’âme. En effet, après « tempête et passion », elle s’est orientée de plus en plus vers la résiliation, vers l’esprit de concorde et d’acceptation de ce qui est, du vivant et des choses.
Aussi, d’abord intéressée notamment à l’œuvre des poètes allemands Goethe, Hölderlin, Schiller, Novalis– et tout précisément très ‘sensible’ au poème de Goethe Der Erlkönig(Le Roi des Aulnes)10, les figures du père et du jeune enfant jouant une valeur emblématique dans son esprit11 –, puis, aux ouvrages d’autres écrivains tels Rousseau et Hugo, et, ensuite, à la philosophie des Lumières, Rome Deguergue associe-t-elle harmonieusement dans son esprit les thèmes romantiques, concernant la liberté, la nature, le mystère, les ténèbres, l’obsession, la souffrance, avec les idéaux cosmopolites des Lumières de justice, fraternité et égalité. En outre, dès sa plongée en Géopoétique, elle trouve le déclic qui oriente son regard sur le « grand dehors » et qui pousse sa plume vers la géo-poésie. De ce fait, écume du dire et du faire, du ressentir et du penser émanant de ces principaux mouvements de pensée confrontés – Romantisme, Lumières, Géopoétique –, son écriture donne naissance à une voix plurielle, voire satellitaire et même ‘chaoscosmique’, qui exprime l’allégresse d’être au monde et pose des mots contre les maux12.
[…] après deux décennies de vagabondages ponctués de lectures de textes majeurs, la rencontre / révélation avec les travaux de Kenneth White et de son épouse, Marie-Claude White au sein de l’Institut de Géopoétique. Les photographies de cette dernière, objets du recueil intitulé « Art naturel ou Artefact – La photographie comme medium de la connivence » me plonge toujours dans une profonde méditation et j’évoque ici volontiers la série Géomorphoses où Marie-Claude White (je la cite) : « trouve les pistes [qu’elle veut] suivre : la grève, l’œil attentif aux formes naturelles, le rapprochement de la nature et de l’art, la connivence de l’homme avec le monde »13.
Inspirée par les paysages et les cultures, elle vit l’écriture comme un acte d’amour, et, en accord avec l’esprit de la géo-poésie, elle parle homme, vie et surtout lieu – qu’il soit réel ou imaginaire – : elle mêle son corps aux gerbes de blé, aux fleurs, aux roses, aux tulipes, aux cerises, au ciel, à la lune, aux étoiles, à la pluie, au vent, à la mer, à la terre, à l’herbe, aux pierres … Tout cela, grâce à sa propension innée – qui rappelle celle de Guillevic – à pénétrer le ‘dedans’ de tout ce qui l’entoure.
Tout comme le costume d’Arlequin, qui est formé d’une multitude de losanges d’étoffes multicolores constituant un tout-qui-se-tient harmonieux, la plume de Rome Deguergue offre de multiples facettes : elle se compose de genres différents et de thèmes divers ; et, qui plus est, elle rassemble des fragments de pensées insufflées par différents auteurs majeurs, ainsi que diverses expressions et mot éprouvés dans une autre langue que la langue française. En outre, elle présente une écriture variée où la typographie se révèle être un élément important : à titre d’exemple, il suffit de rappeler que Visages de plein vent présente une alternance d’encre noire, rouge, bleue, verte, orange ;le livre Vapeurs fugitives. Carmina contient deux recueils poétiques, écrits à l’encre noire, rouge, bleue, verte, orange, riches en réflexions faites à plusieurs voix et en plusieurs langues : anglais, espagnol, italien, turc, roumain ; Nabel offre un mélange de plusieurs genres littéraires : roman, témoignage, conte, journal intime, nouvelle, poésie et essai. Cependant, même dans la variété formelle et dans la diversité des genres et des thématiques, l’œuvre de cette écrivaine et poète se présente strictement reliée et est caractérisée par le même fil rouge : l’individu – homme/femme – et son être au monde : dans le monde et avec le monde.
Entre poésie et prose poétique, souvent accompagnée de photos de Patrice Yan Le Flohic, dit PYLF, géologue, peintre, photographe, illustrateur de recueils de poésie, l’œuvre de Rome Deguergue est une voix importante de la littérature contemporaine qui, de la même façon dont le fait PYLF par son travail pictotofographique – effectué sans l’appui d’aucun logiciel de retouche –, questionne le monde, recherche, découvre, propose et imagine.Presque complètement dépourvue de signes de ponctuation, l’écriture de Rome Deguergue suit le flux de la pensée, des doutes, des souvenirs, des espoirs, des désirs, des sentiments, des sensations, des intuitions : elle procède par images, allusions, tranches de vie, tableaux de la mémoire.
Riche en jeux typographiques, mots enchaînés14, jeux de mots15, néologismes16, citations, mélanges de mots et d’expressions italiens, latins, anglais, allemands, et termes scientifiques, propres aux domaines de la géologie, de la géographie, de la botanique et de la cosmologie, la plume de Rome Deguergue vise à défier les ‘limites’ de la langue pour donner naissance à une liberté linguistique – basée notamment sur l’hétérogénéité des registres et des langues – qui se veut le reflet d’une liberté culturelle et mentale. En soulignant que l’on ne peut par être libres si on prive l’autre de sa propre liberté, elle fait du texte un lieu de liberté apte à rendre supportables la mort, le mal, la souffrance, la culpabilité, la routine monotone, l’inquiétude du sentiment amoureux. Elle lutte contre tout tabou et toute violence, et trace une vie de projets, de commencements, de recommencements, de départs et d’arrivées. Elle exprime la joie d’être, d’être en ce monde d’aventure, qui est un don.
Collage de vies, dialogues, langues, cultures, ouvrage après ouvrage, la voix de Rome Deguergue sollicite le sentiment de fraternité, voire le respect des différences, et réclame la tentative de cultiver un certain contentement à être au monde, malgré tout ce qui fâche et révolte.Tous ses ouvrages révèlent la passion du « je » pour les paysages pluriels, le monde animal et minéral ; il s’agit d’un « je » qui ne se sent nulle part un étranger et qui vit en symbiose avec la nature, le ciel, la mer, la communauté humaine, la ville, et surtout l’ailleurs. Un ailleurs qui est à la fois ‘jardin du souvenir’ et ‘jardin des projections futures’ : lieu de nostalgies, qui fait sentir la présence dans l’absence en dépassant tout, même la mort, et lieu d’imaginations, de rêves et d’espoirs.
En s’étendant sur des paysages pluriels à travers les différentes saisons, la voix de Rome Deguergue établit un rapport solide entre « je » et « autre », passé et présent, mémoire et oubli, peur et espérance. Le « je » ressent une empathie profonde pour le « tu », notamment s’il s’agit d’un « tu » souffrant : le pauvre, le prisonnier, le torturé, l’écartelé, l’abandonné. Les voix d’autrefois se croisent avec celles d’aujourd’hui, les migrations du passé se transforment dans la « volonté d’aller, d’aller an avant »17.
D’un ouvrage à l’autre, la plume de Rome Deguergue trace un voyage aux sources dans la tentative de comprendre pourquoi cette vie, pourquoi la vie, pourquoi la mort, pourquoi l’amour (cf. Accents de Garonne, Visages de plein vent, Mémoire en blocs) ; elle pose des interrogations sur le pouvoir, les drames de l’Histoire, la ‘polyphonie’ du monde, le devenir de la langue, l’incommunicabilité (cf. Nabel). En esquissant un hymne à la nature, elle offre une satire ironique de la dégradation des mœurs et elle recherche une autre humanité (cf. Carmina). Elle exhorte à accepter le réel, le quotidien, et à le transcender par une attitude quiétiste empreinte de poésie (cf. Accents de Garonne). Au travers, entre autres, de l’image des oiseaux migrateurs et des oiseaux locaux se partageant un territoire préservé, ellerêve de paix (cf. Visages de plein vent) et lutte contre l’‘oubli’ des ‘cris’, des ‘barbelés’ et des barbaries du passé (cf. Mémoire en blocs). Face à ce qui est détruit, défiguré, elle propose un contrepoids dans la croyance d’une forme d’amour salvateur (cf. Exils de soie).
Énergie destinée à atteindre le lecteur pour lui donner « un ailleurs plus ici qu’auparavant », voix de femme qui mentionne souvent d’autres voix féminines – Colette, George Sand, Hélène Dorion, Vénus khoury-Ghata –, la voix de Rome Deguergue offre une réflexion sur la multiplicité de l’être et envisage la diversité comme une richesse et non pas comme un obstacle. Pour ‘bâtir’ un monde meilleur, elle suggère de combattre pour l’amour contre la mort, et de se sentir des citoyens de la terre (cf. Couleurs et rêves de la femme arlequine). Proche du monde, de l’homme et de la femme, elle perce les mystères de la condition humaine, et, en se plaçant du ‘côté’ de la femme, elle pénètre les secrets de l’entremêlement des sexes, de la rencontre à deux, de la fusion de la chair et de l’esprit : du rapport entre deux corps et de deux âmes ou bien seulement entre deux corps. De ce fait, elle esquisse plusieurs types d’images féminines : femme proie, femme amante, femme violée, femme prostituée, femme consolatrice, femme ange, femme-mère source de vie :
Femme matador nue / renversée par le taureau (Femme torero). Femme arlequine d’Henri Matisse / sensuelle sereine à demi dévêtue / les mains croisés sur le ventre / suggèrent ici le lieu de l’offrande. (Odalisque). Femme offerte lascive à celui / qui peint & ne pense qu’à l’œuvre. / Femme aimée dévorée du regard / possédée bientôt par le pinceau. (Le peintre et le modèle). Aller jusqu’à l’impossible où / les corps aimantés encastrés / gésines plurielles d’orgasme / ne s’étonnent plus de rien (Viennent)18.
Tantôt source d’émerveillement, voire de fascination, tantôt de terreur, l’« entremêlement des sexes » engendre différents types de rapports je-tu : d’où l’amour charnel, l’amour spirituel, l’amour maternel, l’amour romantique, l’amour volé, l’amour libre, l’amour-aventure, la sexualité tarifée (cf. Androgyne). Ange, amante, proie, prostituée, victime humiliée, ‘objet’ de fantaisies érotiques, la femme peinte par la plume de Rome Deguergue passe des rires aux larmes, des sensations de jouissance et d’allégresse aux sentiments de nostalgie et de regret, sans jamais ‘se rendre’ au désespoir total : même lorsqu’elle se donne physiquement malgré elle ou qu’elle est prise par la force, son âme ne s’est pas rendue, elle lutte et s’envole vers un « éternel sur-humain ». Aussi, aimée, désirée, exploitée, abandonnée, cette femme symbolise-t-elle tous les ‘émigrants de la terre’ qui vivent l’« in-quiétude », l’exil et/ou l’exode de l’intériorité et qui ont besoin de passer du chaos d’une société déshumanisée offrant des « paradis artificiels » à l’ordre de l’unité. Femme à la personnalité forte, la figure féminine de Rome Deguergue incarne l’esprit de tous ceux qui s’efforcent de réussir et de gagner en se basant sur leurs propres forces : qui veulent dépasser leurs peurs et oublier les injustices et les humiliations reçues dans la tentative de ‘retrouver la source’ et d’atteindre à la ‘pureté originelle’.
Écriture-quête, recherche d’une forme d’amour simple, humain, nécessaire, vital, l’œuvre de Rome Deguergue se place entre la géo, le cœur de la terre, et la hauteur qui nous fait planer : d’où une poétique du lieu qui est poétique de l’eau, du ciel, du vent, de la terre, de la nature, de la ville vécue et à vivre. À cette époque de mondialisation et de perte des identités, l’esprit d’ouverture ‘cosmopolite’ tracé par la plume de Rome Deguergue, loin de disperser les racines identitaires et les particularités, permet une meilleure connaissance de soi-même et du monde : il pénètre l’histoire et apprend à ‘lire’ l’univers en l’envisageant comme une réalité multiple et variée.
Imprégnée de données personnelles – témoignant de son exigence de ‘se raconter’ – ‘mises en poésie’ en clé transpersonnelle, voire universelle, l’œuvre de Rome Deguergue marche dans la couleur du temps (cf. … de par la Reine … marcher dans la couleur du temps)et, par chants, hymnes, prières, silences, cris, elle traverse la vie humaine, animale, végétale, minérale, aquatique, spirituelle et cosmique. Elle rappelle que chaque moment à ses couleurs, le vert de l’espoir, le blanc de la pureté, le rouge de l’amour et de la passion, le jaune de la joie, le noir de la mort … et que dans chaque âme se cache une ‘reine’ avec tous ses rêves et toutes ses souffrances. Chacun a sa ‘Versailles’, et, de l’époque versaillaise, tout s’envole avec le temps (« jours et lunes ») : amours, amusements, aventures, secrets, peines, rêves, envies, honneurs, solitudes, beautés, richesses. Or, l’homme n’étant qu’un passeur, son but devrait être celui de (ré)inventer et de laisser en héritage un monde plus ‘juste’.
Refermer la grille
ne pas se retourner
ni naître ni mourir
cultiver l’ex ode
Aller …19
Être éphémère et nomade, l’homme est un pèlerin en quête d’inachevé et d’inassouvi, qui, pour exister, a besoin du partage, de l’échange et de l’accueil de l’‘autre’.
Écriture traversière visant à aider les enfants20 à ‘réaliser leurs rêves’21 et à aider les adultes à (re)trouver la ‘partie’ manquante de leur « moi », la voix de Rome Deguergue stimule une ‘marche’ pacifique vers l’union des peuples ainsi que le respect pour l’environnement, pour le monde « du vivant et des choses », et pousse à adopter une attitude de vie équilibrée et déterminée. Moteurs pour « aller », pour effectuer l’errance du cœur contre la solitude, le désespoir et la mort, les mots de Rome Deguergue ne servent pas à ‘fuir’ mais à vivre : à être au monde le sourire aux lèvres.
Du fait de ses origines, ses voyages, ses expériences et ses études, Rome Deguergue vit depuis toujours un dialogue continuel avec l’autre, comme en témoignent ses ouvrages, sa participation active à l’intérieur des prestigieuses associations dont elle est membre22, et la création d’Ateliers De Plein Air – Champs de géo-poésie. En effet, même si, à mesure qu’avance le progrès, la littérature et tout particulièrement la poésie semblent de plus en plus destinées à être mises en sommeil, de fait, observe Rome Deguergue, sans poésie la vie est moins supportable. Car la poésie ne se contente pas de passer en revue les beautés de la nature, les délices de l’amour, mais exhorte imperceptiblement, en parlant directement au cœur, à devenir meilleurs. La poésie, donc, sert à l’âme parce qu’elle pose des jalons pour aller à la rencontre du monde, des choses et du vivant23 … Et Rome Deguergue de ‘donner l’harmonie’ et de ‘soigner les blessures’ par sa p(r)oésie, et d’apporter une nouvelle énergie à la scène littéraire. Écrire, et en conséquence lire, soutient Rome Deguergue, c’est donner une éclaircie à notre être inquiet : c’est offrir une possibilité de mieux respirer et de mieux savourer le monde.
Voyageuse polyglotte et polyculturelle, toute sa vie durant, notre poète a considéré l’écriture comme une pulsion sans frontières : son seul pays d’appartenance étant la poésie, et ses mots un exil au centre du réel. Dans toute son œuvre, par une langue poétique qui va vers le poème en prose, plus poème que prose, elle regarde le monde avec le regard de la poésie et suggère au lecteur que nous avons besoin de poésie, à notre époque de science et de communication simultanée. L’homme est un loup pour l’homme, rappelle Rome Deguergue. C’est pourquoi, il faut écrire pour ceux qui ne savent pas, qui ont oublié, qui ne veulent pas savoir.
Giuseppe Ungaretti a dit que « seule la poésie peut récupérer l’homme » ; dans cette optique, la voix de Rome Deguergue est une immense leçon pour le monde actuel presque complètement divisé : pour ceux qui causent les maux et lancent des menaces, pour ceux qui n’agissent que sur la lignée de l’argent et de la vile matière. Par la géo-poésie on pourra, peut-être, sortir de notre sclérose historico-culturelle.
Porte-parole des voix des aïeux, des hommes et des femmes, en cette aube du XXIe siècle ainsi que du IIIe millénaire, la voix féminine de Rome Deguergue occupe une place importante dans le monde des Lettres. Renommée dans et hors de l’hexagone, notamment en Allemagne, Belgique, Italie, Roumanie, son œuvre a été récompensée par de nombreux prix littéraires nationaux et internationaux24, et, d’après nous, elle sera de plus en plus lue, appréciée et étudiée.
Écriture de femme organisée au gré des pulsions d’un « je » arlequin, voire multiple, des réflexions nostalgiques, des souvenirs, des sensations, des intuitions, des émotions et des rêveries, la plume de Rome Deguergue mérite toute notre attention et celle des éditeurs. En ce début confus du troisième millénaire, le lecteur trouvera dans sa parole la voix/voie pour voyager, dialoguer et rêver.
©Chronique de Marcella Leopizzi