Giovanni DOTOLI nous signale…

UNIVERSITÀ DEGLI STUDI DI BARI ALDO MORO
Dipartimento di Lingue e Letterature Romanze e Mediterranee
Dottorato di Ricerca in Scienze Eurolinguistiche, Letterarie e Terminologiche
university of chicago
MONTAIGNE ET LA MÉDITERRANÉE
Séminaire international
Première journée – 15 octobre 2010
Sous la direction de Giovanni Dotoli et Philippe Desan
FacoltÀ di Lingue e Letterature Straniere – Aula 8
Via Garruba, 6 – 70122 Bari
8.45 Allocutions de bienvenue
Corrado Petrocelli
Président de l’Università di Bari Aldo Moro
Pasquale Guaragnella
Doyen de la Faculté des Langues et Littératures Étrangères
Marie ThÉrÈse Jacquet
Directeur du Département des Langues et Littératures Romanes et Méditerranéennes
9.15 Ouverture du SÉminaire
Président : GIOVANNI DOTOLI
9.30 PHILIPPE DESAN (University of Chicago)
L’imaginaire de la mer chez Montaigne
10.00 NICOLA PANICHI (Università di Urbino)
« Intellectuellement sensibles sensiblement intellectuels ». Montaigne e l’antropologia del senso
10.30 Jean Balsamo (Université de Reims)
La Méditerranée de Montaigne, ou Le Turc à l’essai
11.00 Discussion
11.15 Pause-cafÉ
Président : PHILIPPE DESAN
11.30 Giovanni Dotoli (Università di Bari Aldo Moro)
Montaigne philosophe de l’art de vivre méditerranéen
12.00 CONCETTA CAVALLINI (Università di Bari Aldo Moro)
Italianismes et Méditerranée chez Montaigne
12.30 MARCELLA LEOPIZZI (Università di Bari Aldo Moro)
Affinités entre Montaigne et deux écrivains méditerranéens : Sarpi et Vanini
13.00 Discussion
13.15 ClÔture du SÉminaire
La deuxième journée aura lieu le 15 avril 2011, à l’University of Chicago, 6, rue Thomas Mann, 75013 Paris.
Les Actes des deux journées, édités par Philippe Desan et Giovanni Dotoli, paraîtront
dans les « Cahiers parisiens / Parisian Papers », distribués par les Presses de l’University of Chicago.

Soutien à Anne-Lise Blanchard

Un  blog – espérons-le : éphémère – est dédié à Anne-Lise Blanchard, poétesse française actuellement retenue en Russie. Les articles qui suivent, rédigés par elle et envoyés par mail à ses amis, ont à la fois pour but de raconter sa curieuse aventure et de lui permettre de tenir moralement …/…Voir ici

Ce mois-ci chez Francopolis…

A partir de cette rentrée de septembre nous inaugurons avec le site littéraire et poétique Francopolis une petite collaboration qui verra chaque mois un des articles, récent ou plus ancien, de notre revue Traversées, proposé à la publication en ligne sur ce site ami. Il ne vous reste plus qu’à cliquer sur l’image…

Denis Grozdanovitch

La faculté des choses, Denis GROZDANOVITCH, coll. Escales des lettres, Le Castor Astral, 86 p., 13 €. Denis Grozdanovitch confirme le bien-fondé des qualificatifs : « inclassable mais indispensable » qu’on lui attribue. Son recueil poétique, préfacé par Francis Dannemark, dédié à Claude Roy, explore les thèmes de l’enfance,
l’amitié, la disparition, la nature avec un brio stupéfiant. La couverture illustre le poème d’ouverture. Elle représente un homme de dos, « debout au bord d’une falaise », contemplant « les étendues marines et le dôme parfait du ciel », méditant sur la beauté« cette faculté des choses à être là ». Cette silhouette serait-elle celle du narrateur quiguette « le minuscule triangle blanc d’une voile solitaire sur le fond bleu immuable de la mer » ? Dès les premières pages, l’auteur flirte avec la mort, anticipant déjà la sienne, suggérant l’image qu’il voudrait que l’on garde de lui « un jeune garçon à bicyclette, sa canne à pêche sur le porte-bagages, qui pédalait en rêvant… » Il nous entraîne dans le cimetière anglais de Corfou, sur les rives de l’Achion. Puis, en fin d’ouvrage, il rend un émouvant hommage à son père disparu, son modèle sportif, dont il reste les aquarelles, laissant entrevoir le désarroi des proches qui l’ont accompagné jusqu’à son dernier souffle. Dans le poème La dernière course, l’auteur oppose les sentiments des êtres à l’indifférence de « l’impossible lune bouddhique ». Il convoque des souvenirs et se plait à évoquer des anecdotes, le bouquet de fleurs de sa fille qu’il n’ose pas « bazarder », la maison de pierres qu’elle adorait construire pour les lézards, le tout sur un ton empreint de nostalgie. Il avoue avoir préféré, quand il était étudiant, regarder par la fenêtre, supportant difficilement d’être « encagé entre ces murs lugubres » . Son don d’observation se conjugue à son talent de peintre. Il décline le ciel mauve orange d’une grande pureté, les nuages « radieux se déformant lentement, majestueusement dans le ciel pur », la mer qui « se teint d’indigo plus intense », la métamorphose des montagnes « passant du gris bleuté au mauve ». Il y ajoute une touche de « jaune et de rose » pour les murs décrépis. Il convoque des peintres tels que Chagall, Jacob van Ruisdaël, Marquet et des auteurs tels que Shakespeare, apportant un soupçon d’érudition à l’ouvrage. Dans ce recueil qui pourrait être une succession de tableaux tant les descriptions y sont minutieuses, l’auteur joue avec l’ombre et la lumière, navigue de l’intérieur vers l’extérieur avec beaucoup de fluidité et d’aisance. A l’instar de Henry Davis Thoreau, Denis Grozdanovitch ne se contente pas d’observer la nature, il s’y promène, il consigne la moindre variation du paysage, il y aménage sa ferme d’été. En philosophe, il décrypte les signes d’une harmonie universelle au sein de laquelle l’homme doit trouver sa place. On devine chez l’auteur son attachement au terroir, son besoin de quiétude à la campagne, son goût pour les visions bucoliques de « bovins ruminants, placides », tout surpris de se retrouver à côtoyer « les automobiles – inlassable fleuve d’acier » à l’approche d’un supermarché. Il s’interroge sur ce modernisme gagnant toujours du terrain, laissant échapper ses craintes « cette paisible vision, innocemment offerte au bord du chemin » : les amis du futur auront-ils la moindre chance de l’appréhender encore ? L’auteur affectionne également les îles bretonnes, la Grèce et Corfou, là où les paysages ne sont pas défigurés, « les rivages inespérément intacts ». Il sait s’attendrir à la vue d’un chaton « qui s’ensorcelle avec sapropre queue ». Il est sensible à la grâce d’un vol d’hirondelles ou d’oies sauvages « sinuant avec souplesse », « aux mouvements chaloupés des dauphins », au ballet des « papillons zigzagants qui viennent s’étourdir parmi les graciles herbes hautes », « aux loopings et vols emphatiques » de papiers épars. L’auteur confesse des joies plus secrètes : celle de découvrir des signes de reconnaissance en jouant au Petit Poucet, celle de pouvoir partager l’émotion ineffable suscitée par un paysage grandiose avec « quelques amis inconnus », quant à la beauté qui nous est ainsi offerte, sans que nous ayons demandé quoi que ce soit. Emotion identique quand l’auteur se laisse chavirer par la voix d’un ami trop longtemps silencieux. Plaisir encore de lire, à la lueur d’une lampe, confortablement installé, alors que la pluie redouble. Cette diversion qu’il recherchait élève, pour fuir l’enfermement, il la retrouve dans les pages d’un livre. Il en découle une étroite communion avec la nature et l’auteur, et l’envie pour le lecteur de découvrir les autres ouvrages de Denis Grozdanovitch.

Nadine Doyen

Chronique parue dans le n° 54 Printemps – 2009 –

Sommaire du N° 54 Printemps – 2009 –

SOMMAIRE

DU N° 54

– 2009 –

Les auteurs sont :

4 Philippe BESSON ………………………………………… Journal

12 Nadine DOYEN………………Dossier spécial Philippe BESSON

avec la collaboration de Françoise ROHRBACH, Richard

DALLA ROSA, Thomas SCOTTO et… Philippe BESSON

41 Horia BADESCU …………….. Les apocryphes de roi Salomon

46 SANTOLIQUIDO……………L’histoire de Jaro, Rom en transit

50 Antoine WAUTERS………………………..Debout sur la langue

52 Ben ARES ……………………………………………….. Oncques

54 Matthieu GOSZTOLA……….Il y avait toi et rien ne manquait

56 Gérard LEMAIRE …………….. On tue les virtuoses (correctif)

Chroniques de livres et de revues de :

Pascale ARGUEDAS, Véronique DAINE, Nadine DOYEN, Béatrice

GAUDY, Jean-Paul GAVARD-PERRET, Jean-Paul GIRAUX, Alain

HELISSEN, Cathy LEYDER, Sophie MAMOUNI, Gérard PARIS,

Françoise ROHRBACH

L’éditorial de la page 2 est de . …………………….Cathy LEYDER

et est suivi d’une

petite précision en redescendant l’Izoard …………Paul MATHIEU

La composition est de ………………………………………..Patrice

La photo de la page de couverture de Nadine DOYEN a été prise à

la Librairie « Les Cahiers de Colette » à Paris

Christine VAN ACKER

Notre époque n’est pas la meilleure pour qui aime se perdre. À moins de tomber dans un volcan en éruption ou de nous laisser couler à pic au milieu de l’océan, attachés avec une pierre bien lourde pour ne pas remonter avant que les poissons ne nous dévorent, nos traces, nos puces, nos ondes, notre chaleur, notre salive, nos desquamations sont autant de témoins de nous-mêmes qui nous coupent de la véritable disparition, celle qui, dans une autre réalité, nous permettrait d’exister, ailleurs.

Dans ces rêveries, les personnages – tous plus attachants les uns que les autres, et dont le prénom sert de titre à chaque nouvelle – ont voulu avoir la possibilité de se (de nous?) perdre encore. Ils posent une seule question : «Où sommes-nous?».

Après un parcours de comédienne dans des troupes de théâtre pour enfants et de théâtre-action, Christine Van Acker commence à réaliser des documentaires radio et à écrire des billets pour la RTBF. En 1995, avec J.-F. Questiaux et F. Dannemark, elle crée l’asbl Les Grands Lunaires dans l’intention de promouvoir en toute indépendance la création radiophonique et la récolte de la mémoire sonore. Depuis, des dizaines de documentaires et de fictions ont été réalisés et diffusés sur les chaînes de la CRPLF et sur des réseaux de radios associatives francophones, un travail couronné par le Prix documentaire radiophonique 2006 de la SCAM. Côté écrits, on lui doit notamment Bateau-Ciseaux (Esperluète, 2006) et La dernière pierre (Carnets du Dessert de Lune, 2009, Grand Prix SGDL de la fiction radio).

ISBN 978-2-88253-409-5

144 p., 15 euros

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tél. 00 32 486 51 65 91