Rome Deguergue

Rome Deguergue, Couleurs et rêves de la femme arlequine, bilingue français/allemand, Ed. Alain Baudry et Cie, 2011. Appétence pour le verbe en jachère, les jeux de lettres, la caresse des oxymores, le génie des mots, les contrastes de silences immanents, la palette enchantée d’un peintre dont l’oiseau perce la toile et s’envole. Découvrir ce recueil, c’est prendre le risque d’être ébloui par une sensualité démâtée, happé par le vertige de rites solaires, cloué sur un arc-en-ciel d’images.

Car la femme  arlequine d’Henri Matisse est une et multiple, dans la pérennité et dans l’absence, dans le désir et le saisissement de corps à cœurs. Elle est kaléidoscope, caresse verticale, jeu de regards, facettes de lumière, ruissellements dévorés par le pinceau.
Ah ! (comme dirait l’auteur en éclat d’ingénuité). Mais avant tout, voici une ode à l’amour ! Tantôt Odalisque, tantôt femme matador nue / renversée par le taureau / près du flanc écorché / de mon cheval je compte / mes cicatrices  mes plaies / muettes que laboure l’énigme  / de la femme qui pleure.  Le je prend le pouvoir. Charnel et androgyne, il est multiple dans l’offrande et la tension gémellaire, dans cet espace creux (…) qui oscille entre fantasme, griserie et assouvissement. Eros et Thanatos, passion et vide, sang et carcan.

Cette prose poétique, prégnante d’érotisme subtile, se mire dans une traduction en allemand de Rüdiger Fischer. Deguergue est elle-même issue de plusieurs cultures, emprunte au monde germanique des mots composés qu’elle triture et dont elle nous fait offrande.  Michel Bénard souligne, dans sa préface, ce métissage (…) où l’âme analytique et la philosophie allemande  se mêlent à la liberté et à l’imaginaire de l’esprit primesautier français. Parfois, l’ambiguïté suggestive d’un donne-moi ta langue porte davantage que le gib mir deine Sprache  (Zunge ?). Parfois, l’idiome d’Outre-Rhin a une douceur supérieure à celui de Molière : eine Pflaumenblüte semble plus musicale qu’une fleur de prunier. Complémentarité d’harmonies chez Rome, citoyenne de la terre.

Mais, comme dans plusieurs ouvrages de cet auteur atypique que l’existence a conduit d’Arabie en Iran, des USA en Italie, comme dans Exils de soie, Ex-Odes du Jardin ou Nabel, on retrouve, au-delà des passions, l’hydre du souvenir, l’insolence de la vie sans lui : présence hiératique de son père, plénitude d’un partage dans la permanence d’une fidélité filiale. Communion dans l’inachevé, tentation d’un attends ! je te rejoins. Ce père est symbole d’une souffrance christique où l’Europe fut déchirée durant la guerre, requiem d’une ostalgie, marche pacifique vers l’union des peuples.

Et la femme arlequine de nous donner, à la fin de ce recueil, en une manière d’énumération à la Prévert ou de collage sur papier fort, un cortège tutélaire où défilent Marie-Madeleine, Antigone, Carmen, Aliénor et Andromaque.

Tel un ange (…) porteur de l’énigme (…) libérateur de tyrannie (…) une et plurielle (…) pacifiante et pacifiée, Deguergue nous confie les sept clefs d’or de son paradis. Et la seule formule magique qui les résume : celle d’une tolérance imprégnée d’Amour.

Claude Luezior, Poète, écrivain suisse

FARBEN UND TRÄUME DER HARLEKINFRAU, von Rome Deguergue, Ed. Alain Baudry et Cie, 2o11. Traduction / Übersetzung (des poèmes du recueil et de la recension de Claude Luezior / Kritik), par Rüdiger FISCHER, éditeur de VERLAG IM WALD / EN FORÊT, Allemagne. Lust am wildwuchernden Wort, an Buchstabenspielen, an der Liebkosung der Oxymora, dem Genie der Wörter, den Kontrasten zwischen immanenten Formen der Stille, der verzauberten Palette eines Malers, dessen Vogel die Leinwand durchsticht und fortfliegt. Diesen Gedichtband entdecken heißt Gefahr laufen, von einer freien Sinnlichkeit geblendet, vom Taumel der Sonnenriten verschlungen, auf einen Regenbogen der Bilder versetzt zu werden.

Denn Henri Matisses Harlekinfrau ist eine und vielfach in Fortdauer und Ferne, im Sehnen und Ergriffensein von Körpern und Herzen. Sie ist Kaleidoskop, senkrechte Liebkosung, Spiel der Blicke, der Lichtfacetten, vom Pinsel verschlungenes Triefen.

Ah! (wie die Autorin in aller Arglosigkeit ausrufen würde) Dies ist aber vor allem eine Ode an die Liebe! Mal Odaliske, mal nackte Matadorin, / vom Stier zu Boden geworfen, / neben der geschundenen Flanke / meines Pferdes zähle ich / meine Narben, meine stummen / Wunden, die aufreißt das Rätsel / der weinenden Frau. Das Ich ergreift die Macht. Es ist körperlich und androgyn, vielfach in gegenseitiger Hingabe und Spannung, im befreiten Raum zwischen Wunschbild und Taumel und Stillung. Eros und Thanatos, Leidenschaft und Leere, Blut und Beengung.

Diese poetische Prosa, durchtränkt von subtiler Erotik, spiegelt sich in der deutschen Übersetzung Rüdiger Fischers. Deguergue stammt selber aus mehreren Kulturen, entlehnt der germanischen Welt zusammengesetzte Wörter, die sie zerreibt und uns schenkt. In seinem Vorwort unterstreicht Michel Bénard diese Mischung, wo sich das analytische, philosophische Denken der deutschen Seele einerseits und die Fantasie und die Vorstellungskraft des impulsiven französischen Geistes vermengen. Manchmal beinhaltet die suggestive Zweideutigkeit eines donne-moi ta langue mehr als gib mir deine Sprache (Zunge?). Manchmal ist die Sprache von jenseits des Rheins süßer als die Molières: eine Pflaumenblüte scheint musikalischer als eine fleur de prunier. So ergänzen sich die Harmonien bei Rome, der Erdenbürgerin.

Aber wie in mehreren Werken dieser untypischen Autorin, die das Leben von Arabien in den Iran, von den USA nach Italien geführt hat, wie in Exils de soie, in Ex-Odes du Jardin oder Nabel, findet man jenseits der Leidenschaften die Hydra der Erinnerungen, die Unverschämtheit des Lebens ohne ihn: die feierliche Gegenwart ihres Vaters, die Fülle des Teilens in der fortdauernden Treue der Tochter. Einssein im Unvollendeten, Versuchung des Warte, ich komm mit dir. Dieser Vater ist das Symbol eines christlichen Leidens am Zerreißen Europas im Krieg, Requiem einer Ostalgie, Friedensmarsch hin zur Einigung der Völker.

Und am Schluß dieses Bandes gibt uns die Harlekinfrau in einer Art von Aufzählung im Stil von Préverts Cortège oder einer Collage auf Kartonpapier einen Aufzug von schützenden Figuren wie Maria Magdalena, Antigone, Carmen, Eleonore und Andromache.

Wie ein Engel (…), Träger des Rätsels (…), Befreier von der Tyrannei, vertraut uns Deguergue, eine und vielfach, Frieden schaffend und befriedet, die sieben Schlüssel ihres Paradieses an. Und die einzige Zauberformel, die sie zusammenfaßt, ist die einer von Liebe durchdrungenen Toleranz.

Rüdiger FISCHER

Philippe Besson

Une bonne raison de se tuer , Philippe BESSON, Julliard ; 321 pages ; 19€. Ce n’est pas dans un château toscan que Philippe Besson a écrit ce roman, mais en Californie, sûrement au Joey’s café, où un des habitués « l étranger français » semble le double de l’auteur, en exil, désireux de fuir « la capitale trop abrasive ». Lieu idéal pour côtoyer des êtres cabossés, ébréchés, étiolés qui entrent  en scène et en sortent comme les comédiens dans un théâtre, évoquant des tableaux de Hopper.

L’auteur renoue avec la fresque américaine, déjà présente dans un précédent roman (La trahison de Thomas Spencer). Comme repère temporel : le 4 novembre 2008, « une date qui s’inscrira dans la mémoire collective » puisqu’elle voit la consécration d’Obama. Los Angeles avait déjà inspiré Philippe Besson dans Un homme accidentel, il pose un regard différent, sur cette ville horizontale, ayant choisi de « la raconter de l’intérieur ». Ville où « personne ne regarde personne, personne ne marche », l’anonymat est garanti, mais « où il est difficile de trouver sa place », déclare l’auteur.

Le titre : Une bonne raison de se tuer, extrait de la citation de Pavese en exergue, interpelle et préfigure la trame dramatique.
Philippe Besson fait défiler, en parallèle, les destins de deux protagonistes : Laura et Samuel, remontant  le cours de leur vie, depuis leur enfance, jusqu’au moment où tout chavire. L’art de l’auteur est de distiller les éléments de façon parcellaire, tout en lâchant les faits majeurs. D’une part la décision irrévocable de Laura, employée au Joey’s café. Bien que « nimbée de mystère », l’écrivain aurait-il décelé qu’ « elle était en train de se noyer » dans cette ville de la démesure qui ne lui  « accorde ni douceur ni attention » ? Le compte à rebours, tel un condamné à mort, tiendra le lecteur en haleine, jusqu’au dénouement inéluctable.
D’autre part Samuel, le peintre hippie, ivre de peine, fracassé par cette perte insondable, l’absence irrémédiable de son fils, Paul, cherche à comprendre. « On ne meurt pas à 17ans », réaction faisant écho à la phrase culte de Rimbaud.
Tel un limier, le narrateur traque tous les indices qui ont conduit au drame de Paul et ceux qui pourraient justifier la détermination  de Laura.
Les points communs entre Laura et Samuel s’esquissent progressivement.
Tous deux ont vécu le délitement de leur couple, puis la séparation.
Tous deux se remémorent les instants de complicité avec leur progéniture, font défiler des séquences de leur harmonie familiale, mais ils sont très vite rattrapés par l’ennui, la morosité, la lassitude, la vacuité et une incommensurable solitude. Laura est habitée par le sentiment d’inutilité, se sent lâchée par ses fils. Elle souffre de n’être plus « qu’un poids mort » pour eux. N’aurait-elle pas été déroutée par le coming out de Vincent ? Son fils cadet « insaisissable, fuyant », « si beau, si angélique ».
Laura a eu du mal à concevoir « que le confort d’une maison peut l’emporter sur l’amour maternel ».Ce qui frappe c’est leur état d’apathie, de léthargie, sans ressort, accomplissant des gestes mécaniques, d’automates. Samuel « se débat dans un brouillard, les chairs à vif ». Il est d’autant plus dévasté qu’il restera un « père sans descendance ». Leur état second les rend indifférent à l’euphorie qui enflamme tout un pays, aux militants pour le mariage gay, à « cette rumeur de l’histoire en marche ».
Tous deux trouvent leur instant de sérénité sous la douche, au contact de l’eau, source de « bien-être, ce baume », ou pour Samuel en s’abandonnant à la merci des vagues.
Leur refuge ? Une amie pour Laura, un café pour Samuel. Leur retour à la réalité ? des sonneries, une voix familière. D’où une digression du narrateur sur l’impact des voix.
C’est à bord d’un ferry que ces deux « naufragés » vont se croiser, partager « la fraternité des éclopés » et s’épancher, avec parcimonie toutefois. Car « un inconnu, c’est le déversoir idéal ». Leur dialogue sera-t-il suffisant pour se comprendre ? S’épauler ? d’autant que Laura n’est pas indifférente au charme de Samuel ?
La tension atteint son paroxysme quand s’égrène le chapelet des dernières fois. La fébrilité de Laura, lucide, grandit à mesure que l’échéance se rapproche.
Le mystère de l’adolescent au bermuda jaune est résolu avec la révélation de sa vérité, soulevant la question : Peut-on  mourir d’aimer , à sens unique ?
Philippe Besson confirme son talent d’explorateurs des âmes et nous livre des portraits d’une profonde justesse. Qu’elle est poignante, son héroïne, dans la maîtrise implacable de son destin. Philippe Besson, en expert du sensible, sait se couler dans la peau de ses personnages foudroyés (homme et femme). Il les sonde, fouille leur passé, souligne leurs fragilités, exhume leurs pensées intérieures, leurs atermoiements. Le tout, en courts chapitres, dans un style fluide, sans affectation.
Il aborde les thématiques de la pérennité du couple, de la solitude, de la carence affective, l’égoïsme des enfants et celle du suicide, souvent le reflet de la société ou miroir de la famille explosée. On retrouve le thème de l’océan, cause de noyade.
Il développe l’idée que les lieux sont notre mémoire. Pour Samuel, l’église et le lycée vont convoquer des souvenirs inoubliables. D’où ses multiples interrogations liées au chagrin du deuil et sa conviction de la nécessité de ne conserver que les heures heureuses, « les images radieuses, des lucioles » pour « tenir la distance ». Laura aura besoin de revoir la maison de son enfance, à Newport Beach.
Philippe Besson explore la relation mère/fils. Il pointe la « platitude » des échanges, les conversations superficielles, « le manque de connivence » et la difficulté pour une mère de découvrir le coming out de son fils. Une manière de souligner combien la banalité des rapports quotidiens est précieuse ainsi que le lien familial indépassable.
Il réussit, grâce à son habile construction, à suspendre l’attention du lecteur jusqu’au point final. L’épilogue percutant laisse le lecteur tout chamboulé, en empathie avec ceux qui restent. Ironie grinçante de la scène finale, au vu de l’hypothèse de Samuel.
Mais une interprétation n’est-elle pas toujours erronée ?
Le rideau peut tomber, Laura a tiré sa révérence. On serait tenté de penser comme Oscar Wilde que les rôles ont été mal distribués pour ces « deux sinusoïdales ».
Philippe Besson signe un roman qui véhicule l’horreur du vide, de la béance soudaine. Il donne voix au deuil, au manque, au renoncement. Ce récit est susceptible d’apporter du réconfort à ceux que la culpabilité taraude toujours après une telle épreuve, d’inciter à être plus attentif aux autres afin de débusquer le moindre indice et plus ouvert au dialogue. Le refrain de la chanson de Louis Chedid : « On ne dit pas assez aux gens qu’on aime qu’on les aime » vient conforter cette idée.
A quand le roman qui relate « un huis clos entre un père et son fils » sis « sur la côte atlantique française » ? Philippe Besson nous aurait-il divulgué un scoop ?
En attendant, laissez-vous happer par ce roman puissant, irrigué de mélancolie.

Nadine Doyen

Partage des eaux de Laurent Contamin

Partage des eaux Laurent Contamin – Eclats d’Encre, 72 p. 12 euros –  Laurent Contamin signe-là son troisième recueil chez Eclats d’Encre comme quoi il doit se sentir bien dans cette sympathique maison d’édition dirigée par Sandrine Fay. L’auteur a le bon goût d’augmenter ses ouvrages d’une petite postface qui permet de dégrossir le travail du pauvre chroniqueur. Ainsi l’on apprend que, si le livre est né à l’occasion d’une résidence d’auteurs et est le fruit de recherches fluviales minutieuses, ce Partage des eaux prend toutefois, et en quelque sorte, sa source dans l’Eau et les rêves de Bachelard.
Avec un tel thème on se dit que les images et métaphores seront légion pour apporter de l’eau au moulin poétique de l’auteur. Toujours est-il que, et c’est assurément voulu, on entre tout doucement dans ce livre comme sur une rive en pente douce et bien sablonneuse avec seulement deux ou trois vers dans les premières pages et qu’on s’en échappe (difficilement) de la même façon dans les dernières. A l’inverse le corps central du recueil est constitué de textes plus puissants et plus longs qui, tel un mascaret, nous entrainent dans un flux et reflux incessant.
Voila, en quelques mots,  pour la forme (originale et circonstanciée)! Quant au fond, si Laurent Contamin débute son ouvrage par un léger torrent de mots il sait par la suite aborder des thèmes plus graves qui lui font dire que parler n’est pas suffire mais lutter encore pour trouver la parole et le feu dans la chair. L’auteur n’est pas dupe qui sait que le réel ne se laisse pas aisément topographier et que l’imagination au service du bonheur n’est peut-être qu’un secret de poète pour dévoiler l’âme. Et de toutes façons l’encre du ciel un jour aura raison de nous déclame-t-il, lucide. Laurent Contamin nous assure (postface) que c’est dans une petite ville fluviale à quelques encablures au nord de Paris que ce livre a pris corps mais on constate que cette proximité ne l’a pas empêché (et nous avec) de rêver aux palmeraies, de hammam où fument les hommes trafiquants de porcelaine ou encore à attendre l’apparition des djinns et comme il questionne, c’est sans doute d’habiter le provisoire qui le fait traquer des ombres fugitives. Ophélie, ciel de traine / littoral recouvré sont les deux vers qui ferment l’ouvrage et cette évocation de la noyée de Hamlet ne pouvait tomber plus à pic.
Faire parler le très vieil Héraclite avec sa fameuse sentence : « on ne peut pas entrer une seconde fois dans le même fleuve, car c’est une autre eau qui vient à vous ; elle se dissipe et s’amasse de nouveau ; elle recherche et abandonne, elle s’approche et s’éloigne. Nous descendons et nous ne descendons pas dans ce fleuve, nous y sommes et nous n’y sommes pas » n’est peut-être pas si incongru pour illustrer la poésie qui, comme à l’écoute renouvelée d’une belle musique (sœur de la poésie), supporte de nombreuses relectures toujours différentes à chaque fois et en tout cas l’antique référence semble tout à fait dans le contexte du petit livre qui nous occupe.
On conclura en disant que ce Partage des eaux est, évidemment, un recueil à boire immodérément.

Serge Maisonnier

Mobilisation pour la poète colombienne Angye Gaona

« Suenan las preguntas,
chasquidos en los tímpanos oficiales.
Se recuerdan los nombres hostigados,
los desmembrados insepultos,
ocultos bajo lodo impune.
Se avivan los nombres en las voces;
pueden derruirse los muros de las prisiones,
pueden tomarse los tronos,
se diluyen las fronteras,
si se invocan esos nombres.
Ningún arma, ninguna injuria, nada,
habrá de replicar esos nombres calcinantes.
 »

  Angye Gaona
Extracto del poema Habla el volcán

« Les questions retentissent,
claquements dans les tympans officiels.
S’éveillent les noms harcelés,
les écartelés sans sépulture,
occultés sous la fange impunie.
Les noms se raniment dans les voix ;
les murs des prisons peuvent s’effondrer,
les trônes peuvent être pris,
les frontières se diluent,
si on invoque ces noms.
Aucune arme, aucun affront, rien,
ne devra répliquer à ces noms calcinants
. »

Angye Gaona
Extrait du poème Le volcan parle
Traduction française de Pedro Vianna

 

Mobilisons-nous en toute urgence pour Angye (cliquer sur l’image et les différents liens)