Auteur : lievenn
Michel Herland, L’Homme qui voulait peindre des fresques, Paris, Andersen, 2023, 136 p., 14,90 €.
Une chronique de Sonia Elvireanu
Michel Herland, L’Homme qui voulait peindre des fresques, Paris, Andersen, 2023, 136 p., 14,90 €.
Michel Herland, Peintre du social et de l’exotique
Le nouveau recueil de poèmes de Michel Herland L’homme qui voulait peindre des fresques dévoile par son titre une intention poétique. Car le poète est aussi bien le peintre du social que du paysage tropical. Parfois sarcastique, il peint le Monde sans concession. L’humanité est la même partout, les faibles sont exploités, manipulés par des puissants qui s’enorgueillissent de leurs richesses. Ce qui n’empêche pas d’apprécier les beautés de la nature, plus douce ici, dans les paysages provençaux que là, sous les tropiques où éclate la somptuosité des couleurs. Le recueil est divisé en plusieurs parties censées aider le lecteur à se repérer entre les divers genres que cultive le poète : social, exotique, érotique, ou simplement fantaisiste.
Le poète lève le voile qui cache la misère, dénonce les aspects les plus cruels d’une société qui méprise, viole les droits, entretient le chômage, la pauvreté, l’humiliation, contraint à la migration, à la révolte :
« Parfois du fond de l’humiliation
un peuple relève la tête
il crie sa haine et son envie » (Nouméa Culpa)
Observateur impitoyable, Herland met en évidence le contraste entre les nantis, d’un côté, et les prolétaires, les migrants, les clochards, de l’autre côté, entre le luxe des uns et la précarité des autres : « le riche orgueilleux se régale », « trime l’ouvrier miséreux », « la finance se porte bien », « les puissants ne manquent de rien » :
« Orient régiments laborieux
Air pollué puanteur acide
Fourmi automate livide
Trime ouvrier miséreux
À Shanghaï le luxe s’étale
Maserati Lamborghini
Jambes étirées robes mini
Le riche orgueilleux se régale
Chômeur au visage fermé
Anpe bureau immonde
C’est le triste sort du vieux monde
Irrésolu et désarmé » (Le cac 40 caracole)
Il suffit de descendre dans la rue, d’ouvrir un œil attentif pour constater la cupidité, le pouvoir de l’argent, l’iniquité, l’indifférence, la violence, la cruauté, sans oublier les guerres absurdes dont l’homme ne tire aucune leçon :
« Faut-il remémorer la longue litanie
de notre espèce les terribles avanies
Guerres anciennes ou modernes
Péloponnèse ou Dardanelles
guerre de cent ans ou guerre éclair
guerre impériale ou coloniale
dans les tranchées ou dans les airs
les occasions ne manquent pas
de s’entresuicider »(Guerres et pandémies)
Nombre de poèmes dénoncent un mal qui semble s’aggraver avec le temps, peignant le visage amer du malheur qui se cache derrière les apparences :
« Nord ou sud partout des chômeurs
Perdus dans leur vie de misère
Ils ont renoncé au bonheur
Tout autour d’eux les désespère
Noirs ou pâles sont les migrants
Même s’ils sont toujours précaires
On les sait pleins d’espoir vibrant
Ils ne sont plus prêts à se taire » (Itali-ques)
La voix du poète est souvent grave, grinçante, révoltée, voire sarcastique comme noté plus haut, conformément à une intention clairement exprimée en exergue de la seconde partie, Amères destinées : « Ma poésie est une porte qui claque ».
Le poète est révolté par l’injustice, l’indifférence des riches face à la misère, l’humiliation des pauvres qu’il a rencontrées partout où il est passé mais il est aussi un peintre de paysages, ceux de sa Provence comme ceux de la Martinique où il est installé désormais. Il lui rend hommage dans le premier cycle de poèmes intitulé Tropiques. La beauté du paysage tropical, la végétation luxuriante, les villages et les petits ports, les pêcheurs, les barques colorées, les montagnes couvertes de forêts, enfin la grâce des femmes noires, ensorcelantes composent de véritables tableaux :
« Ô femme d’ébène
Arbre que soutiennent de solides racines
Fleur de ma passion
Dont la corolle gracieusement s’incline
À la douceur d’un soir
Que trouble quelquefois le chant du crapaud-buffle
Ô Négresse d’amour
J’aime quand tu balances
Les rondeurs de tes hanches
Tu me laisses effleurer
Le creux de ton échine
Et je vais m’enivrer
Des senteurs de la Chine
Ô fille d’Afrique
Tes lèvres au sucre de corossol
Ta langue suave comme une mangue
Ta bouche rose de porcelaine
Tes seins deux cocos de mon jardin
Tes jambes de bambou
Et tes bras les lianes pour m’attacher »(Le chant du crapaud-buffle)
Le paysage tropical incite aux délices de la passion, aux plaisirs de la vie :
« Quel étourdissement
Chez les tendres amants
Le désir brille dans leurs yeux
La soif des plaisirs merveilleux » (Au village de Sainte-Anne)
C’est ce paysage qui inspire les poèmes d’amour, leur confère un accent de vérité. Le lecteur sent l’attachement du poète à son île remplie de merveilles. La femme est peinte sous les traits d’une noire déesse, sensuelle, excitante, langoureuse – réelle ou chimère, qui sait ? – apte en tout cas à susciter la passion.
Michel Herland s’avère nostalgique de la poésie classique, de ses rimes et de ses mètres, de sa musique. Il semble avoir une certaine prédilection pour le sonnet. Il est résolu en tout cas à suivre sa propre voie, adepte d’un postmodernisme qui permet le mixage des époques, des styles et des langages. Il ne cache pas son attachement aux poètes d’autrefois dans Le Petit Manifeste qui ouvre son recueil. C’est ainsi que ses poèmes jouent sur plusieurs modes, empruntant parfois à l’air du temps, parfois à celui de temps révolus.
©Sonia Elvireanu
Stella Nodari, L’animal vertige, Éditions du Petit Pavé, Le Semainier.
Une chronique de François Folscheid
Stella Nodari, L’animal vertige, Éditions du Petit Pavé, Le Semainier.
L’animal vertige. Une ode à l’amour charnel, au désir en son incandescence paroxystique. Aller jusqu’au noyau de feu de la chair désirante pour toucher l’absolu de la présence. Présence qui se fait absence submergeante quand la béance du père absent étend son ombre sur les brandons du jouir (l’auteure n’aura jamais connu figure de père, évacuée dans le non-dit et le rejet maternels).
Combat entre la volupté et la nuit, la soif indomptée de vivre et le mystère térébrant d’une origine censurée. Point ici de plaintes ni de larmes, ni même de mélancolie, mais la lame chauffée à blanc du désir pour résilience. Une poésie jaillissante, aux métaphores venues tout droit du brasier des entrailles et du geyser du sexe. Une poésie qui carillonne à pleine sève mais sait la ténèbre des profondeurs et, surtout, la menace mémorielle d’une enfance victime d’un « détournement de candeur ». C’est alors une poésie qui transperce, tel le cri de l’hermine les nuits de pleine lune.
Contre toute attente, l’envolée érotique qu’est L’animal vertige s’achèvera sur la maladie et la mort redoutée de l’amant priapique, s’exacerbant toutes vannes ouvertes puis se recourbant en méditation de détachement.
Dès la première lecture, à l’effleurement même du texte, on sent la présence de cette chose mystérieuse qui habite les œuvres inspirées : le souffle. Les mots ici sont comme traversés et soulevés par une brise marine – houle du verbe qui s’enivre de lui-même jusqu’aux confins du lyrisme, mais sans jamais sombrer dans la dislocation du sens. Une poésie ni “classique” ni “avant-gardiste”, mais qui a intégré l’audace, la liberté de celle-ci et l’harmonie, l’intelligibilité de celle-là.
Une ode au dieu Éros, non pour s’enfermer dans l’alcôve rutilante du sexe, mais pour éprouver, au cœur et au-delà de la chair, le « fin vertige d’exhaler sa propre lumière », pour « toucher le limbe des astres humains » et, au bout de l’illusion « apprendre à perdre ce qui finalement ne s’étreint jamais/ ce qui finalement ne s’éteint jamais ».
Quelques perles parmi d’autres :
« au couteau/ de mes baisers/dans d’immenses bouffées de soleil jetées/sur les draps/de satin » ; « mordre la pêche blanche de ta chair/qui sent/la colle à l’amande » (au couteau de mes baisers) ;
« l’essence de ta présence je la promène légère/mais sertie d’une pierre/sous mes pas elle crie reliance » ; « lever mon identité brume d’opalescence/sur les cendres du masculin/nié comme un vide d’air/ » (transpérance) ;
« sache que l’essence du grand galop/est solitaire/vise le très haut amour/ta seule alliance » ; « l’or blanc d’être/le propre repère de sa mouvance/ » (id) ;
« laisser les anges descendre dans la cheminée » ; « regarder le corail de l’aurore se lever » (le nous révélé) ;
« crever le jaune des mimosas/dans l’encre absolue de nos regards » (désenclave-moi) ;
« de l’eau du baptême à l’extrême onction il n’y a qu’une eau au fil des peaux/du presque mort au presque en vie il n’y a que la blancheur d’un lit » (apprendre à perdre éperdument).
Extraits
boire à ton âme
comme à un coquelicot écorché
trop rouge trop attisant
boire à ta langue
comme à de l’eau de fou de feu
de l’eau de foutre au ras du puits
[…]
(moi boire à toi)
[…]
oui arpéger ma joie sur ton épine dorsale
l’archet de ma bouche sur tes cordes fébriles
jouir jusqu’à l’extrême pointe de nos âmes graves
où la beauté se déploie en lumière nue
[…]
(comme un avant-goût d’éternité)
{…]
l’idéal sur le front un cri d’exigence
le fin vertige d’exhaler sa propre lumière
l’or blanc d’être
le propre repère de sa mouvance
royaume planté
entre le lierre et l’éphémère
[…]
(transpérance)
[…]
légèreté délurée confrontée au cerf qui brame
alors que c’est
pour un lien impalpable que je plaide
[…]
(ma liberté taillée dans le vif)
|…]
trouant l’étincelant silence jusqu’à la moelle
ton sexe rageur clameur surgissant des abysses
encanaille mes seins pleins jusqu’à l’in extremis
vas-y jette ton froc et dévolu
sur ma nuit primale
[…]
(nuit primale)
|…]
nul ne possèdera ma flamme
le soleil d’or dans mes mains
nul n’étouffera ma source béante
lune régénérée
quand le jour se lèvera sur l’absolue pureté
je pourrai
toucher le limbe des astres humains
[…]
(ma liberté taillée dans le vif)
©François Folscheid
André Doms, Chemins, Frontispice de Sébastien Dugué, Éditions L’herbe qui tremble, Collection Trait d’union, 2023, 144 pages, 18€,
Une chronique de Pierre Schroven
André Doms, Chemins, Frontispice de Sébastien Dugué, Éditions L’herbe qui tremble, Collection Trait d’union, 2023, 144 pages, 18€,
Je traîne aux guêtres une foule d’actions et d’écritures qui me semblent devenues étrangères, tant elles se sont écartées de ma mémoire active. L’effacement commence à me défaire. Mais ma perte ne compte pour rien en regard du gouffre effarant de l’Histoire. Quand il faudrait s’interroger : qu’avons-nous sauvé des passés ?
Poète, essayiste, traducteur de voyage, révélateur d’oeuvres poétiques peu connues(Glineur, Bourgeois,Praillet…), André Doms nous entraîne ici, je cite, sur les « chemins » ravinés, cahotiques , de sa vie, toujours à l’écart des belles et grandes routes…Mais s’il se hasarde à « une analyse de ses saisons intérieures », l’auteur n’abandonne pas pour autant ses réflexions critiques sur le monde comme il va. Parmi les thèmes évoqués, citons, entre autre, l’amour(la poésie doit éclaircir les vérités de l’amour, les traduire en vérités sensibles), le libre arbitre, la solitude humaine, les idéaux mensongers, l’enseignement, l’écart entre la vie et la littérature voire l’écriture elle-même. D’une manière générale, le propos d’André Doms est de nous signifier le fait que la vie n’est pas ce qu’on nous en montre, qu’il faut nous garder de vivre au niveau de l’opinion, de la vision tronquée des choses, de l’image, de la croyance irréfléchie et qu’il est urgent de retrouver notre vrai moi afin de devenir, le cas échéant, le réceptacle et l’agent de l’accomplissement de la vie. On ne s’étonnera donc pas du fait que le poète se soit toujours évertué à mettre au jour un langage susceptible de coller au flux de la vie, de « résister » aux forces de corrosion du temps et en définitive, d’ouvrir l’être à de nouvelles dimensions d’être. En effet, pour Doms, la poésie ne fait que dire l’urgence de vivre notre vie au quotidien et est à même de nous permettre de redécouvrir, sous la simplification abusive que sont les identifications, toute l’ampleur et la complexité du monde et des choses. « Chemins » est un livre brillant qui par la nature de son propos, attise la présence à soi, aux autres et au monde ; « Chemins » est un livre attachant en ce sens qu’il révèle la sensibilité et l’humanité profonde d’un homme pour qui vivre c’est aimer, être en projet, devenir sans cesse, s’éprouver citoyen du monde (matrice de son être profond) ; « Chemins », enfin, est un livre inspirant dans la mesure où il nous permet subtilement de mieux comprendre que si rien ne dure, la valeur de ce que nous avons vécu, elle, dure pour toujours.
Comment dissocier l’auteur, l’acteur, de l’homme ? Que vaut, ou signifie un « style » ? C’est bien la moindre des choses qu’un écrivain sache écrire, précisément « sa » langue à lui, sa langue « personnelle », qui lui tient au corps, comme le pinceau prolonge les doigts. L’emploi de l’outil ne révèle t’il pas la qualité de l’ouvrier ? Mots ou marteaux. C’est pourquoi les dictatures ne détestent pas les Arts mais la liberté dont certains portent le souffle. Sans doute, un passé monumental les rassure- t-il, comme dans les académismes mussolinien, nazi, stalinien et tant de néo-classicismes coloniaux, vaguement enguirlandés à la façon locale.
© Pierre Schroven
Continuer Encres Vives sur les pas de Michel Cosem – Appel à abonnement
Continuer Encres Vives sur les pas de Michel Cosem –
Appel à abonnement
Par Éric Chassefière

Michel Cosem s’en est allé, et c’est pour beaucoup d’entre nous, qui avons été lancés et accompagnés par Encres Vives, une perte douloureuse. Encres Vives, avec sa revue, fondée en 1960, et ses deux collections, Lieu (poèmes liant un poète à l’un de ses lieux favoris) et Encres Blanches (plus spécialement réservée aux nouveaux poètes et aux rééditions de recueils publiés par la revue), venues plus récemment en étoffer la production de recueils de poésie, c’est près de 2000 recueils et 400 auteurs publiés, dont beaucoup ont acquis au fil du temps une vraie reconnaissance dans le milieu poétique. Nous sommes nombreux à devoir beaucoup à Encres Vives, nombreux aussi à avoir éprouvé le besoin de revenir fréquemment aux sources en confiant nos écrits à Michel Cosem, qui disait de la revue :
« Tout en demeurant dans un format modeste Encres Vives continue d’attirer, de retenir, d’influencer des générations nouvelles, en faisant preuve à la fois d’exigence et d’ouverture. C’est là je pense une volonté affirmée qui regarde plus certainement vers l’avenir que vers le passé.
J’ai essayé de conserver l’enthousiasme du début, d’être attentif aux nouveaux, de les aider à se construire en bonne compagnie et il n’y a là rien que de très naturel. De là peut naître un rapport à la poésie avec qui il faudra compter. Cet afflux de nouveaux auteurs –et je ne saurais tous les citer – oblige à encore plus de rigueur mais aussi d’attention et de gestion. Mais aussi de demeurer en dehors des clans, des modes et des obligations que peuvent susciter les médias ou autres nouveautés. Avec comme volonté constante de demeurer à l’écoute de ce qui se passe ».
Sans connaître bien souvent directement Michel, nous nous étions habitués à ses missives bienveillantes en retour des envois de propositions de recueils que nous lui adressions. Des mots toujours posés et encourageants, une fidélité sans faille dans le soutien aux nouveaux auteurs, passant dans certains cas, après quelques années, par un numéro spécial. Michel était la discrétion et la bienveillance même, ouvert à toutes les formes de poésie pourvu qu’elles soient authentiques, expressions sincères d’un engagement fort dans l’époque qui les porte. Il écrit ainsi dans le numéro 62-63 d’Encres Vives, daté de l’hiver 1967-1968, consacré à la civilisation occitane : « … l’écrivain, et plus spécialement le poète est situé dans sa civilisation, non d’une manière logique, mais par le fait même d’écrire : il engage tout de lui-même et en même temps tout de sa civilisation. L’époque des écrivains qui puisaient ici et là leur inspiration semble révolue, de même que celle de l’écrivain qui décidait de se consacrer à son clocher en exaltant un passé mort. L’écrivain – s’il n’est pas un faiseur – est tout entier l’homme de son époque. Et s’il ne l’est pas, il doit tendre à le devenir ». Homme d’une civilisation et d’un territoire, Michel Cosem l’était au premier chef, dans cette Occitanie tant aimée, berceau de sa famille paternelle, qu’il arpentait de ses pas et ses mots.

La collection Lieu d’Encres Vives, que Michel définissait ainsi : « cette collection propose des poèmes liant un poète à l’un de ses lieux favoris : voyage, rêverie, méditation, quotidien, biographie, reportage », constitue précisément une ligne par laquelle de nombreux poètes, ancrés dans un terroir, ou voyageurs en quête au contraire de déracinement, ont pu exprimer leur relation, réelle ou rêvée, au monde qui les entoure. Qui, mieux que Michel Cosem, a su faire partager par sa poésie l’âme d’un lieu ? Avec près de 400 numéros, dans lesquels se sont exprimés plus de 160 auteurs, la collection Lieu d’Encres Vives, constitue un terreau d’humanité unique, tant par la diversité des lieux explorés, que par la façon de les appréhender. Cette collection fut pour beaucoup d’entre nous, voyageurs-poètes, une bénédiction, permettant une formalisation rapide du carnet de poèmes, voyage dans le voyage, qui donne tant de relief aux lieux visités et aux personnes rencontrées.
Dans son souci d’aider les poètes à publier, Michel créa également la collection Encres Blanches, « plus spécialement réservée aux nouveaux poètes », qui en 20 ans d’existence a révélé, ou aidé à mieux faire connaître, à travers la publication de près de 800 recueils, plus de 300 auteurs. Une entreprise considérable, regroupant une part significative de la communauté des poètes français, certains ayant ensuite fait leur chemin et acquis une vraie reconnaissance. Au total, en incluant la revue et les deux collections, c’est près de 400 poètes qu’Encres Vives a publiés, et pour une grande partie d’entre eux révélés au public.

Nous avons, avec plusieurs membres du comité de rédaction, décidé, fidèles à l’esprit impulsé par Michel Cosem, de nous tourner vers l’avenir, ainsi qu’il le préconisait, et continuer Encres Vives, dont l’immense héritage, tant humain que littéraire, ne peut rester lettre morte. Faire vivre et fructifier la revue et les collections, dans l’esprit tracé par leur fondateur, au service d’une communauté de poètes toujours plus vivante et diverse, voilà l’objectif que nous nous sommes tracé pour les années qui viennent. La spécificité d’Encres Vives, rappelons-le, est la publication, dans chaque numéro, d’un recueil d’un seul auteur, 16 pages au format A4, qui vont devenir 32 pages au format A5 à partir de janvier 2024. La revue restera mensuelle, avec 12 numéros par an et la possibilité, pour un surcoût modeste, de recevoir dans l’année 2 volumes de chacune des collections Lieu et Encres Blanches. L’abonnement donnera droit à un tarif préférentiel pour l’achat de n’importe quel volume de ces deux collections.

Nous vous invitons, chers lecteurs de Traversées, à nous rejoindre dans notre démarche (bulletin d’abonnement joint), et vous remercions de transmettre l’information aux personnes de votre connaissance qui pourraient être intéressées.
Bulletin d’abonnement à Encres Vives à télécharger sur ce lien
Éric Chassefière, au nom du Comité de Rédaction :
Annie Briet, Catherine Bruneau, Éric Chassefière (directeur de la publication), Jean-Louis Clarac, Jean-Marie David-Lebret, Michel Ducom, Gilles Lades, Jacqueline Saint-Jean, Christian Saint-Paul.









