Une chronique de René Le Bars

Carolyne Cannella, Obscur éclat, poèmes, éditions Unicité.
Le récent ouvrage – Obscur éclat – de la poétesse et musicienne Carolyne Cannella nous révèle une personnalité fragile et attachante, « graine jetée au vent », qui cherche sa place dans un monde particulièrement difficile à déchiffrer mais dont elle se sent irrémédiablement proche, décidée à en découvrir toutes les beautés pour le rendre acceptable mais aussi et surtout, pour trouver l’accès aux mystères dont il s’est habillement revêtu.
Cette entreprise poétique, Carolyne Cannella la construit avec des mots simples qui sont, eux aussi, habillés de mystère. Il s’agit de discerner les choses les plus universelles à travers le prisme de la vie ordinaire, parfois la plus intime, et ainsi d’accéder aux valeurs authentiques de l’existence.
L’âme scintille, sourire dans les ténèbres
Parmi ces valeurs, la plus volatile, mais la plus essentielle à un heureux équilibre, c’est la liberté qui autorise l’errance de la pensée, le droit à la rêverie, à butiner les plus belles fleurs. C’est cette liberté que l’on retrouve ici dans les mots et leur délicieux vagabondage ainsi que dans le jaillissement des images dont le vol incontrôlable et caressant sème une poésie envoûtante tout au long de ce recueil.
La poésie de Carolyne Cannella est bien une alchimie secrète entre les mots et le mystère du monde.
