Clément Bénech, Lève-toi et charme, Flammarion ; (16€- 175 pages).

Chronique de Nadine Doyen

Clément Bénech, Lève-toi et charme, Flammarion ; (16€- 175 pages).

« Mettez un animal dans votre titre », conseillait Mohammed Aïssaoui dans un article du Figaro, ayant noté que bon nombre de romans contenaient dans leur titre un animal. Clément Bénech, lui, préfère accorder à son chat, Dino, un rôle essentiel, déterminant pour sa vie amoureuse.

Quant au titre, qui sonne comme un injonction, le narrateur en fait son viatique.

Mais qui va-t-il charmer ? A moins que ce ne soit lui qui succombe au charme des Allemandes ? L’une d’elle le séduira-t-il ? Beaucoup de surprises en réserve.

Le bandeau du livre laisse entrevoir des jambes au fort potentiel érotique.

On devine que l’auteur aime voyager, d’ailleurs il a inséré quelques photos dans ce roman à la veine autobiographique. Clément Bénech nous avait conduits en Slovénie dans son roman précédent, cette fois il nous embarque à Berlin, où son étudiant est censé achever sa thèse, sur les conseils de son professeur. La scène à l’aéroport, puis dans l’avion est d’un réalisme impressionnant, anxiogène même pour un lecteur qui a la phobie de l’avion.

On suit l’étudiant dans ses logements successifs, ses recherches à la bibliothèque. Il y croise un américain adepte de basket-ball comme lui et rejoint son équipe. Grâce à Gabriel, il s’approprie peu à peu la ville de Berlin, dont le nom serait lié « à un ourson, un Bärlin ». Il la traverse en tramway, en métro, longe la portion restante du mur. Il fréquente les bars alternatifs, où parfois évoluent d’étranges performers, pour le grand bonheur d’une faune de tricophiles. Il s’endort sur un banc dans le Tiergarden. Il explore des quartiers à la périphérie, dont le turc, les bas-fonds, se mêle aux touristes, enjambe la Spree, se hasarde sur l’île des Musées. Il tente de saisir la quintessence de la ville jusque dans les boîtes de nuit et même les cimetières. Mais s’intégrer s’avère difficile, « les Berlinois avaient tendance à rester Berlinois ».

Durant cet exil temporaire, le narrateur s’interroge sur l’impact de l’éloignement géographique dans une liaison amoureuse et sur le fait avéré que les plus connectés seraient les plus seuls. Craindrait-il de perdre Annabelle ou peut-il faire confiance à « ce capital » acquis entre eux ? Leur libertinage par webcam sera-t-il suffisant pour pimenter leurs échanges et combler l’absence physique ?

A Paris, il a laissé Annabelle mais pas Dino. N’est-ce pas ce félin casanier, «  rejeton de chartreux et d’angora », l’entregent qui permet à son maître de rencontrer Dora ? Rencontre fortuite, et voici ce French lover, piégé, taraudé par le désir impérieux de la revoir. Suspense. Sa mémoire aura-t-elle mémorisé l’ordre des pages du livre qu’il a cornées, correspondant au numéro de cette Berlinoise , excentrique et énigmatique ?

Va-t-il trahir celle qu’il est persuadé d’aimer ? Comment va-t-il gérer ce dilemme, d’autant qu’Annabelle doit venir lui rendre visite ? Et si les deux femmes venaient à se rencontrer ? Dora, qui ne le quitte plus, ne risque-t-elle pas de devenir un danger toxique ? Il s’interroge. Quel sentiment éprouve-t-il ? De l’amour ou de l’amitié ?

Cette jeune femme, au « sourire sardonique », aussi magnétique que la Hongroise qui séduit L’écrivain national de Serge Joncour, intrigue tout autant le lecteur que le narrateur qui va vite se retrouver sous son emprise.

On comprend vite pourquoi le narrateur la qualifie d’« invivable ». Son comportement surprend. Dora nous plonge dans le suspense quand elle entraîne l’étudiant français dans ses fantasmes. Pourquoi toutes ces acrobaties dans la salle de bain ? Et ce rituel des bougies, répond-t-il à un « rituel satanique » ?

La gifle inopinée marque la rupture. Incompréhension de l’étudiant, mais une révélation choc en fin de roman lève le secret sur la mère de Dora.

L’autre figure féminine est incarnée par Nadine, « une control freak », qui embauche l’étudiant dans sa start up, le déconcertant avec cette « smiley list » à lui restituer.

Le prénom du narrateur, Constant, cité une seule fois, serait-il à l’unisson de sa thèse soutenue avec succès ? A savoir que les technologies numériques « rapprochent ce qui est proche, et éloignent ce qui est lointain ». Y verrait-il le glas du lien social ?

L’originalité de ce roman réside dans les croquis, les photos de voyages (Egypte, Espagne) ou de Dora qui émaillent le récit.

Clément Bénech excelle dans l’art de la comparaison, se référant souvent à des animaux (Les grues, « dinosaures curieux »). L’auteur montre une prédilection pour les lieux désaffectés, voire oniriques, que ses protagonistes transgressent. Il mixe les langues sans retenue : l’anglais des consignes de sécurité dans l’avion, de Gabriel, le vocabulaire de businesswoman de Nadine (corporate, coworker, shift, benchmarking, corporate, task…), langage SMS (« j’ai hilaré »), expression latine (ad patres) et l’allemand. Il jongle avec les maladresses dues à un manque de maîtrise de la langue : confusion entre bungalow et lumbago, entre poisson et poinçon. Il saupoudre d’humour : « Je lâchais sa valise qui se mit automatiquement au garde-à-vous ».

Son écriture est très visuelle, aucun détail ne manque dans chaque description, que ce soient pour les tenues vestimentaires, les portraits de ses personnages ou le méticuleux inventaire des lieux : plan des pièces, agencement du mobilier. Certaines séquences font penser au style de Jean-Philippe Toussaint.

L’intrigue est basée sur le hasard des rencontres des protagonistes.

Clément Bénech signe un roman irrigué par son vécu, une parfaite connaissance de la ville de Berlin. Il se fait arpenteur de « la ville horizontale », mais nous offre aussi une vision panoramique, balayant l’architecture depuis le Mur aux châteaux d’eau reconvertis en résidence. Il glisse une réflexion sur l’urbanisme et les chantiers qui s’éternisent, comme à Barcelone. Il sait nous dépayser et nous embobiner. Quant à l’avenir du couple, il nous livre une fin ouverte : « Nous parlons de nous fiancer » et laisse le lecteur spéculer sur leurs projets.

Ce court roman possède le charme des rencontres inattendues et nous offre une balade insolite, hors des sentiers battus, à travers Berlin et sa périphérie.

©Nadine Doyen

REVUE PO&SIE – N° 149-150 (Ed. Belin 254 pp.)

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REVUE PO&SIE – N° 149-150 (Ed. Belin 254 pp.)

On peut supposer que tous les passionnés de poésie connaissent cette revue de très haute tenue. Depuis sa fondation elle a recueilli les plus grandes signatures et traduit les poètes les plus notoires mais aussi les plus originaux de tous les pays, souvent au temps où ils étaient quasi-inconnus. Le travail de traduction et celui de réflexion théorique, celui de revisitation de l’histoire littéraire, celui de l’analyse philosophique de ce en quoi consisterait le phénomène de la poésie dans le monde contemporain, font partie de l’orientation spécifique de cette revue prévue par Michel Deguy depuis sa création. On y rencontrera des poètes du monde entier, traduits par les traducteurs de poésie les plus chevronnés, et la publication abondante de poèmes dont les auteurs sont en égale proportion célèbres, connus, ou peu connus, voire nouveaux. L’éclectisme et l’exigence y sont la règle, associés au goût de découverte des mondes que sont des oeuvres poétiques composées dans les langues les plus diverses. Au sommaire de ce numéro un en-tête à la mémoire d’Abdelwahab Meddeb, de Jaqueline Risset et de Robert Davreu, compagnons de route ou participants attentifs au fonctionnement de la revue PO&SIE. Dans ce numéro, parmi un «panel» de titres trop long à citer ici, je signalerai le texte enthousiasmant d’Ernst Cassirer sur Hölderlin et l’idéalisme allemand, dans une traduction remarquable, une réflexion de Deguy sur «Où est passée la comparaison» fort excitante, et une riche pléïade d’autres groupes de poèmes et d’essais de première grandeur… J’ajouterai pour finir que les dix derniers numéros de cette revue sont sans doute dans le domaine de la poésie ce que l’on peut explorer de plus neuf et de plus instructif. Sans doute est-ce la raison pour laquelle les universités étrangères s’y intéressent depuis des années. Ce ne serait pas exagéré de dire que la revue PO&SIE tient auprès des éditions Belin un rang équivalent à la NRF dans sa période la plus innovatrice, chez Gallimard. À la fois réflexion de haut niveau, qualité des poèmes présentés, universalité de pensée digne du Siècle des Lumières, tout en cette revue, y compris sa sobriété fonctionnelle, mérite l’admiration.

♥Lieven Callant

Betty Tompkins’s work, the Artsy booth à Art Brussels 25-27 avril 2015.

Chronique de Jean-Paul Gavard-Perret

Photo by Emily Johnston for Artsy.

 

Betty Tompkins’s work, the Artsy booth à Art Brussels 25-27 avril 2015.

Après ses « Cunt Paintings » et « Kiss Paintings » dans lesquels déjà le sexe était dévoilé et omniprésent, Betty Tompkins offrit des interprétations particulières du corps sous le titre de « Fuck Paintings ». Payant le prix de ses audaces, l’artiste tomba en disgrâce et presque dans l’oubli jusqu’à sa redécouverte grâce à Mitchell Algus, spécialiste des traques intempestives des arts « irréguliers ». Désormais Betty Tompkins est très présente aux USA. Elle fut redécouverte en Europe grâce à une galerie belge puis par la biennale de Lyon. L’opprobre qui recouvrait l’artiste sa calme peu à peu. Son « exhibitionnisme » engagé, féministe, bissexuel, très particulier et expressionniste est enfin compris. Il n’en demeure pas moins que certains voient toujours en l’œuvre un corpus diabolique, malveillant, ordurier.

Dans ses dernières séries (photographies et peintures) présentées à Bruxelles divers types de pénétrations sont traitées en une approche hyperréaliste en noir et blanc et parfois en couleur. L’évidente radicalité tient pourtant à une paradoxale « abstraction » dans la mesure où l’artiste « serre » la mécanique des scènes au plus près. L’effet de très gros plan provoque une mise en abyme des images pornographiques dont elle s’inspire. Betty Tompkins n’a plus à caviarder ses images des tampons « Censored » pour couvrir ironiquement ce qu’on ne saurait voir.

Les figurations d’éléments captifs et captivants oxygènent la peinture du temps de manière particulière. Les membres deviennent le miel à laquelle la peinture renvoie sa saveur de sel. Devenus armoires et armoiries ils sont transmués en motets visuels : leurs sens est donné par le tableau lui-même. Ils semblent leurs captifs consentants avant de leur retourner le compliment. Les veines des signes sont alimentées par la pulpe de la chair. Elle en devient syllabe, cil du désir, jouissance buissonnière. En bordure de ravin les figurations sont prises dans la sorcellerie perceptive : des parcelles de bleu, de rose, de blanc bâtissent de nouveaux terriers. Ils sont plus aptes à dire et surtout à montrer le plaisir. Berry Tompkins devient la subtile architecte et la reli(gi)euse des corps et des images afin de provoquer de nouvelles interrogations. Par enlacements le verrou des syntaxes est levé. A la cage de la raison, à la ménagerie de verre des nominations répond la nécessaire démence du chant des formes et des couleurs. Impressionnant ?

©Jean-Paul Gavard-Perret.

Service de presse n°36

 

Traversées a reçu :

Les recueils suivants :

  • Altitudes, Pierre Warrant, éditions Tétras Lyre, 21, rue du Marteau à B-1000 Bruxelles, 2013, 75 pages, 16€.

www.eidtionstetraslyre.be

  • Altitudes est né de la plume de son auteur suite à une expédition de trois semaines dans l’Himalaya. Au retour de ce voyage, le besoin d’établir une connexion entre l’expérience de la marche et la démarche d’écrire s’est fait sentir. Cette métamorphose progressive qui s’opère chez le randonneur, reflétée par l’évolution du paysage au fur et à mesure de la montée, Pierre Warrant a voulu la coucher sur papier. On retrouve ainsi dans ses poèmes l’émerveillement et la simplicité de ces moments en face à face avec la montagne, avec soi-même, avec l’ami.

Les poèmes sont courts, presque des photographies d’un moment, mais leur succession nous fait progresser au rythme de l’ascension de l’auteur, d’altitude en altitude, jusqu’au pied de l’Everest et, enfin, jusqu’au retour, transformé. Instantanéité et continuité se mêlent pour former un recueil cohérent, vibrant de lumière, de silence et d’humilité. La voix d’Altitudes, pour reprendre les mots de Lucien Noullez dans sa préface, « est si peu envahissante qu’on est saisi par la douce obligation d’y prêter l’oreille.

  • L’amour aussi s’arme d’acier, Route coloniale 4 en Indochine, récit, Claire Fourier, éditions Dialogues, 2013, 185 pages ; 19,90 €.

    • Un amour fabuleux, une route fabuleuse. 1948. Sur le mauvais chemin de pierre qui sépare la Chine de l’Indochine, sur cette RC4 que s’arrachent Français et Viêt Minh, c’est-à-dire : dans l’enfer vert de la jungle tonkinoise, une histoire d’amour entre un soldat du génie, Francis, et une jeune ambulancière, Lily. Histoire incroyable, mais vraie. Claire Fourier fait un saisissant portrait de la Route du Sang où fut perdue, bien avant Diên Biên Phû, la guerre d’Indochine, et elle nous mêle, avec rigueur et passion, à la violence du combat lors d’une embuscade, à la beauté d’un amour généreux.

Dans L’amour aussi s’arme d’acier, Claire Fourier s’interroge sur les forces qui toujours conduisent l’homme à recommencer la guerre, sur nos pulsions de mort et d’amour. Elle nous dit la puissance salvatrice de la chaleur humaine et nous signifie : désespérer de l’homme, voilà le mal.

Amour et guerre. « Guerre et paix » ?

  • Au creux de nos gorges, Hélène Boissé et Jean Antonini, haïkus, Association francophone de haïku, collection Solstice, 2014, 64 pages.

    • Le renku (vers liés) est au Japon un échange entre deux ou plusieurs poètes. Antérieur au haïku et au tanka, il est très ancien. Une enfilade de 50 versets se nomme gojûin, plus rare que le kasen de 36 répons. Jean Antonini et Hélène Boissé ont créé cet écho au fil des jours. Le son au cœur de la vie se répercute jusqu’à devenir mot et parfois atteint au cri. Des flashs de la vie quotidienne surgissent et disparaissent aussitôt. Des scènes de vie alternées de tableaux de la nature nous étonnent et parfois nous amusent. Ils émeuvent aussi parce qu’ils ont été mûris « au creux de nos gorges ».

Micheline Beaudry

  • Autres courants, Philippe Jaffeux, Atelier de l’agneau, 1, Moulin de la Couronne à F-3320 St-Quentin-de-Caplong, 2015, 74 pages, 16€, 21X21.

    • Autres courants reflète le canevas du livre précédent Courants blancs : 1820 phrases qui peuvent être lues au hasard sont disposées par séries de 26 sur 70 pages. Chacune de ces « pensées imaginatives » (F. Favretto) se retourne sur elle-même afin de révéler une contradiction électrisante. Un mouvement alternatif articule un renversement grâce à une tension entre des mots opposés. L’énergie d’un contrepoint superpose des pensées qui résonnent dans un chaos inépuisable. Le souffle d’un jeu construit des paradoxes prêts à osciller entre le sens et le non-sens. La puissance roborative du vide assure le fonctionnement de ces courants grâce à la dynamique d’un perpétuel recommencement.

Philippe Jaffeux

  • Ces nouveaux Courants, enregistrés avec un dictaphone numérique, renforcent les précédents : thématiques nouvelles, concentration sur l’univers de la page et du corps :

« Ses nerfs exploraient la moelle de son angoisse avec l’interlignage qui consolidait l’os de ses pages ». L’ensemble devient aussi plus cérébral, l’ordinateur en est un des principaux « personnages » et les octets, petits nains de cet espace, y tiennent une bonne place.

Quelques vers encore, d’humour et de poésie intergalactique :

« Les nombres font semblant d’être créés par la parole lorsqu’ils sont écrits en toutes lettres. »

« La voie lactée enlace notre planète car une dans des lettres entraîne la parole dans une spirale. »

  • Le Bel automne, suivi de La Merveille du rien, Gaspard Hons, éditions Rougerie, 2014, 60 pages, 12€.

« du chemin parcouru, que reste-t-il ? Le bleu des chardons, le blanc d’un glacier compact, une forme incurvée, un vol d’hirondelles, la « Painting Table » de Philip Guston, du rouge, de la matière rouge, et trois châtaignes rejoignant l’automne de la vie »

  • Carmina mortem, Sélène Wolfgang, poèmes, éditions Chloé des Lys, 2013, 71 pages.

    • « Mes yeux larmoyants

Sont de violets cristaux

Où l’invisible

Obsesseur se mire.

Avant que ne s’éteignent

Toutes le chandelles

Des candélabres,

Ma robe aussitôt

Etouffe en ses plis

L’écho d’un puissant sanglot. »

  • Sélène Wolfgang est née en 1978 en Belgique. Depuis l’enfance, elle a un amour pour les mots. Dans les écrits de cette poétesse belge, la fureur et la grâce se côtoient sans répit. Carmina Mortem est un recueil de poèmes et de textes où la notion obsédante du sacré transmute la douleur en un cortège de visions neuves, purifiées par le sang du désir lancinant. Des photos de Marc-Olivier Carion illustrent ce si précieux livre où chaque ombre filtrée ouvre les portes d’un sanctuaire et guide le lecteur en un pays immatériel de douces transes…

  • Choses dites, choses tues, Nathalie D. Druant, éditions Chloé des Lys, 57 pages, 15X10.

  • De chênes enchaîné/De garrics encadenat, Lucien Enderlli ; poèmes mis en occitan par Raymond Ginouillac, Montauriol Poésie, 2008, 90 pages.

« Lo Carcinòl

Un èsser

prigondament estacat

a sas rasics caussenardas.

Un garric

estirat cap al cèl

en quista de lum.

Un èsser

de casses

encadenat.

Mas quna doça e bèla preson

Per aquel que sap aimar !

Le Quercynois

Un être

profondément attaché

à ses racines caussenardes.

Un chêne

tendu vers le ciel

en quête de lumière.

Un être

de chênes

enchaîné.

Mais quelle douce et belle prison

Pour celui qui sait aimer ! »

  • Deuil le jour, Jules Cybèle, poésie, éditions Chloé des Lys, 2013, 129 pages.

  • Du feu et de la nuit, Michaël Zoïna, éditions Chloé des Lys, rue de Maulde, 26 à B-7534 Barry ; 2013, 40 pages ; 16,40€.

chloe.deslys@scarlet.be; www.editionschloedeslys.be

« D’aussi loin que je me souvienne,

J’ai toujours aimé exister

A travers mes différences.

Peut-être pour oublier

Que, comme tout un chacun,

Je suis un jouet du hasard. »

Michaël Zoïna est né en 1972 d’une mère flamande et d’un père italien. Enfant, ses deux grandes passions sont le football et la lecture mais à l’adolescence son goût pour la musique remplace celui pour le ballon rond. A la même époque, il devient animateur de groupes de jeunes. Actuellement, il vit à Tournai avec sa compagne, enseigne les mathématiques et suit des cours de déclamation.

  • En France, Florence Aubenas, éditions de l’Olivier, 2014, 238 pages.

    • « Les lecteurs se demandent souvent comment un journaliste choisit ses sujets. C’est une question qui revient sans cesse : pourquoi cette histoire et pas une autre ? Pourquoi ce village-là ? Pourquoi cette usine ? Et pourquoi cet homme ? Les explications ne manquent pas. On se rend à cet endroit-là parce qu’un événement s’y est déroulé, incendie ou élection, meurtre ou mariage, peu importe, quelque chose.

Ça paraît simple, non ?

Écrits et publiés dans Le Monde, où je suis reporter, les textes rassemblés dans ce livre ont en commun d’être nés dans cette zone d’opacité-là, entre des questions et des réponses qui ne coïncident pas. »

Florence Aubenas

  • Fidèle à l’esprit du Quai de Ouistreham, ce livre nous fait entendre la voix de ceux et celles que Florence Aubenas a rencontrés ces deux dernières années au fil de ses reportages. A travers ces récits de vies multiples se dessine une France prise dans l’aventure du quotidien.

  • L’entretien devant la nuit, Paul Farellier, poèmes 1968-2013, postface de Pierrick de Chermont ; Les Hommes sans Epaules éditions, 2014, 684 pages, 25€.

    • On ne restitue pas les années d’une vie. Elles se tiennent derrière une porte dont s’est perdue la clé. Mais le poème en a cristallisé les quelques instants où le regard, immergé dans le réel, était le réel. Il y eut ces moments de naissance nue où l’intimité avec les choses faisait presque mal à force de muer le spectacle en la chair même du spectateur. Une distance devenait nécessaire ; un au-delà des choses, que les choses elles-mêmes avaient parfois frôlé dans le sensible ; un éternel, par éclairs, entre des images furtives. Et il y avait ce voisinage insistant d’une « substance » entre toutes mystérieuse : la Nuit, dont peu à peu la parole tenta de se faire le chevet. C’est la sorte de poème, témoin actif d’une terre cachée, que ce livre essaie de rassembler.

Paul Farellier

  • « Paul Farellier est visionnaire. Chacune de ses visions appelle à la recherche d’un autre ciel, d’une issue vers le haut qui déboucherait sur la pleine lumière. »

Gérard Bocholier

  • « Des paysages surgissent au gré des poèmes. Ils retiennent l’œil et l’esprit sans révéler leur mystère autrement que par l’étrange présence qu’ils manifestent. […] On croit les reconnaître, un instant les tenir, ils s’échappent, reprennent leur autonomie et s’offrent à nouveau à la contemplation, libres et essentiels. »

Pierrick de Chermont

  • Eroticolétique, Delphine Gest, éditions Clapas, collection Franche Lippée, 2015, 8 pages.

  • Exils de mon exil, Sanda Voïca, Passage d’encres, collection Trait court, 2015, 25 pages, 5€.

  • Haïkhumours & Co, Dominique Gaultier, éditions Clapas, collection Franche Lippée, 2015, 8 pages.

  • J’ai immédiatement écouté les conseils de Dieu, Annie Préaux, roman, M.E.O., 2013, 119 pages, 14€.

    • Vieille dame à demi impotente, Estelle vivote entre son chien empaillé, l’infirmière « Madame Derrière », Joël le kiné, Marcelline des « Amis de l’Entraide », le vieux Théodore, l’encore plus vieille Adèle, une caisse de livres et la télévision. Et surtout, sur l’ordinateur qu’on lui a offert, elle raconte son quotidien à son fils, journaliste et écrivain connu, qui ne vient jamais la voir…

  • Je vous écoute, A propos des bibliothèques, des lecteurs, des livres et des ateliers d’écriture, Daniel Simon, Couleur livres, 4, rue Lebeau à B-6000 Charleroi, 2009.

    • Je vous écoute… Cette phrase est comme un sésame que les bibliothécaires adressent aux lecteurs…

Je vous écoute est aussi un hommage enthousiaste et mélancolique. L’auteur rassemble ici fictions et réflexions à propos des livres, des lecteurs, des bibliothèques et des ateliers d’écriture qui s’y logent depuis quelques années.

  • Daniel Simon, né en 1952, a publié des poèmes, du théâtre, des essais, des nouvelles, anime des ateliers d’écriture depuis une trentaine d’années et dirige la collection Je chez Couleur livres.

  • Là-bas trois fois, François Xavier, poésie, Jean-Pierre Huguet éditeur, 2014, 39 pages ; www.editionhuguet.com

« … ivre

de mer et de sommeil,

pour ne pas dire le contraire… elle aussi me manque, or

: quel bras se couper pour survivre ? »

Mais par-delà la volonté de s’affranchir, se lisent les amours défuntes des Hommes qui entonnent l’hymne d’une évasion dans le temps mais aussi dans l’espace ; un là-bas en écho à l’ici d’André du Bouchet. Ce serait alors la quête du lieu idéal et édéel sans visage, un non-lieu où l’ailleurs et l’ici ne s’opposeraient plus, et si la sémantique est vaincue l’espoir renaît…

« … numide

dans les couloirs noirs elle déambule,

si je m’en doutais ?

parfois, livide – j’entends dans le ressac ses pas

marteler ma conscience. »

Faudrait-il tenter l’impossible pour renaître ?

De cette distorsion, entre la fulguration d’une conscience et cécité dans l’espoir d’un lendemain, s’exprime la voix d’un poète exilé au milieu de la « rue assourdissante », comme le dirait Charles Baudelaire. Il y a, tout au long de ce poème vibrant d’émotions, un jeu de couleurs, de sensations et toute une architecture de l’espace qui se joue des blancs typographiques. Une progression à la fois mutique et flamboyante sous les cahotements d’une conscience qui se noie.

Un poème coup de poing !

  • Le pape a disparu, Nicolas Ancion, roman, Onlit éditions, 2014, 150 pages ; www.onlit.net

Toujours ardent, enthousiaste, prêt à se lancer dans les plus folles aventures, le premier pape belge, Ernest 1er, est un héros moderne et dynamique dont les aventures palpitantes font rêver bien des jeunes filles. Et bien des jeunes hommes… Cette fois, cependant, le Pape semble s’être laissé entraîner trop loin. Son attitude insolite inquiète ses amis et bouleverse son confident, le Cardinal Vertupoint. Le Pape se voit soupçonné d’hypocrisie et même surveillé par la police. Et brusquement, alors que tout semble rentrer dans l’ordre, surgit la catastrophe : le Pape a disparu !

Né à Liège, en 1971, Nicolas Ancion publie son premier roman, Ciel bleu trop bleu, à vingt-quatre ans. De nombreux autres romans suivent, pour les adultes comme pour la jeunesse, dont Quatrième étage, couronné par le Prix des lycéens en 2001 ou Bnous sommes tous des playmobiles, tous réédités chez Pocket.

  • Petits fils éclectiques, Daniel Birnbaum, éditions Clapas, collection Franche Lippée, 2015, 8 pages.

  • /S – Sens, Mathieur Gay, éditions Chloé de Lys, 2012, np.

    • /S-Sens est un recueil de poèmes expérimentaux axé sur les doubles sens, les jeux de mots et l’éclatement de la langue dans l’espace. Le langage y tient le rôle principal et acquiert au fil des poèmes une identité propre, au-delà de son statut habituel de simple support de la parole. C’est à une forme très particulière que s’attachent les textes ici recueillis ; une forme qui parodie la parole pour dire la langue et camoufle le sens pour une mésentente franche et cordiale entre le poème et le lecteur. Le sens découle alors de la prise de position du lecteur, de la raison pour laquelle il choisit d’ouvrir un livre : se l’approprier ou laisser le langage parler à sa place.

  • Soif de vie, Géraldine Jamart, poèmes, éditions Traverse, collection Carambole, 2014, 72 pages.

José Perez :

« Le désir est là de retenir les instants de grâce aussi précieux que fuyants. Si la joie n’est jamais entière, la peine demeure toujours susceptible de rémission. À la voix de l’enfant répond en écho l’absence de la personne amie ou la vulnérabilité toute nouvelle de son frère. La vie offre soudain une extraordinaire raison de bonheur et, par vœu d’un étrange équilibre, en efface d’autres. »

Née à Liège en 1970, Géraldine Jamart habite à Bruxelles. Après des études approfondies en philosophie, elle travaille dans un centre de formation et d’Education permanente (Formation Insertion Jeunes). Par l’écriture de poèmes, elle tente de se tenir au plus près de la vie qui passe. Soif de vie est son premier livre.

  • Soleils sur le Nihil, Olivier Terwagne, poèmes, éditions Traverse, collection Carambole, 86/14, avenue Paul Deschanel, B-1030 Bruxelles, 2014, 90 pages ; www.traverse.be

« Diagnostic de l’esprit du temps. Choc des pulsions et des civilisations. D’Ouest en Est, du Nord au Sud, du Croissant à la Croix. Red bull te donne l’halal. Complot mondial. Corps nus en snapshats éphémères. Le cœur a ses réseaux que la raison ignore. Pas de jardin sans clôture. Ouverture infinie des frontières au-delà du mur facebook des lamentations où s’exprime l’Indignation des Indignés. Au cœur du diagnostic, possibilité d’une Renaissance dépouillée de toute volonté d’arraisonner le réel au nom du Bien. »

Olivier Terwagne est né à Chimay en 1983. Musicien, enseignant, pianiste et accordéoniste, auteur compositeur interprète, il crée son musée sonore au diapason d’harmoniums, de « toys » déglingués et de sons féeriques au sein de trois spectacles : « Mnémosyne », « Fragments de Brassens » et « Chimères Bleues » (avec son ami François Degrande). Il a également signé quelques articles sur la philosophie de l’histoire dans des revues scientifiques ?

  • Sous le vent des coquelicots, Lucien Enderli, poèmes, illustrations de Frédéric Enderli & Gaston-Louis Marchal ; préface Georges Cathalo ; Le Capaharnaüm éditeur, Saint-Antonin Noble-Val, 2012, 55 pages.

« Gentil coquelicot

Quel est ce chaperon

Qui fleurit de son sang

Les blonds champs de froment

Bien avant les moissons

Et cette autre cocarde

Réclamant « Liberté »

Avec les révoltés

Du haut des barricades

Ou bien ce jupon rouge

Qui d’une fille en fleur

Évoque les douceurs

Quand l’autan chante et bouge

Et puis…

il y a les mythes

Les peintres les artistes

Mouloudji ou Gréco

Gentil coquelicot ! »

  • Sous les couteaux des horloges (2), Jean Dif, Encres vives (Michel Cosem, 2, allée des Allobroges à F-31700 Colomiers ; michelcosem@wanadoo.fr ), 2015, 16 pages ; 6,10€.

  • Stay behind, Frédéric Saenen, Weyrich, Plumes du Coq, 2014, 168 pages.

    • Stay behind, “rester derrière”. L’expression désignait de secrètes cellules de renseignement et de résistance armée établies par l’OTAN. Son écho a hanté la guerre froide jusqu’aux années 80, ces années de plomb à la belge, quand de mystérieux tueurs couraient les shoppings du Brabant…

Michaël a trente ans, une petite fille et de modestes boulots de traduction. En ces jours de juin 2006, il rend quotidiennement visite à son parrain, hospitalisé en soins palliatifs. Le jeune homme va alors recueillir l’incroyable confession de celui qui a été toute sa famille, son « bâton de jeunesse ». Pourquoi mentir encore quand les jours sont comptés ?

  • Né à Liège en 1973, Frédéric Saenen enseigne le « français-langue étrangère » à l’université de sa ville. Poète et performeur, critique littéraire et essayiste, il a aussi publié chez l’éditeur lausannois In Folio un remarquable Dictionnaire du pamphlet. En 2011, la collection « Plumes du coq » a édité avec succès son premier roman, La Danse de Pluton.

  • Un lent départ, Michèle Vilet, photographies de Jacques Vilet, Les déjeuners sur l’herbe, 2014, 77 pages. Tendre témoignage autour de la maladie d’Alzheimer.

    • « La neige a fondu, routes et chemins débarrassés du verglas. On se prend à espérer le printemps. Tiendras-tu jusque-là ? Verras-tu encore apparaître l’été, les fleurs, les fruits ?

Tu as vu naître et mourir déjà tant de saisons sans te lasser. »

Michèle Vilet

  • « Mon appareil photographique m’est venu en main.

De là où je suis, aux côtés de cette large famille, je recueille ces regards pensifs qui sont à ma portée, ces sourires, ces larmes. Je rentre chez moi avec une boîte obscure remplie par la lumière intérieure de ces visages. Je recadre leurs images. Je les range en une série bien repérée. Les voici dans ce livre.

Jacques Vilet

  • « Tu articules mais aucun son ne sort de ta bouche. Quel mot essaies-tu de fabriquer ? En quelle langue ? Tu ne souris pas. Ton doigt, parfois, se porte à tes lèvres. Est-ce pour dire « Silence » ? Pourtant, aucun bruit ici sauf une radio au bout du couloir, des conversations feutrées dans les chambres voisines aux portes entrouvertes. Là, il y a des gens qui peuvent encore parler. Tu sembles apprécier la douceur d’une caresse sur ta joue, sur ta barbe. Perçois-tu que tes mains se meuvent au bout de tes bras ? Qu’on t’a couché sur le côté en chien de fusil, les pieds au chaud ? Ton corps fonctionne comme celui d’un nouveau-né qui ne fait que dormir et manger. Tu prends des forces non pour grandir mais pour t’amenuiser et partir.

Ton visage fait penser à celui d’un vieux sage. »

Extrait

  • Entre ces pages de fin de vie et ces moments d’exode, Michèle Vilet tresse des liens subtils, accompagnant de sa présence aimante le compagnon qui s’en va. « Pour moi, il s’agissait d’arriver à dévoiler, à respecter, à transcender ce départ. Comme quand, lors d’une montée en ballon, on voit le paysage prendre tout son sens, tout son relief. » Le récit se fait le tendre témoin d’une avancée, au vif d’un environnement familier : la maison, le jardin, la rue, la bibliothèque, la cuisine. Puis vient le temps de l’hospitalisation, suite à une chute : la chambre blanche, le silence et les mots, les gestes partagés.

Françoise Lison-Leroy, Le courrier de l’Escaut, 2 février 2015.

  • Visions amères, Jean-Marie Alfroy, éditions Clapas, collection Franche Lippée, 2015, 8 pages.

Les revues suivantes :

  • Art et poésie de Touraine, revue trimestrielle, Nicole Lartigue, 296, boulevard Charles de Gaulle à F-37540 Saint-Cyr-sur-Loire ; prix de la presse poétique 2007 de l’UPF : prix de la presse poétique 2008 de la SPF.

  • La braise et l’étincelle, n°116, 15 mars 2015 ; Annie et Yves-Fred Boisset, 7/2, rés. Marceau-Normandie, 43, avenue Marceau à F-92400 Courbevoie ;

yvesfred.boisset@papas.info

http://yves-fred.over-blog.com

  • Cabaret / Le Petit Rameur, 31, rue Lamartine à F-71800 La Clayette ; www.revuecabaret.com
  • Cahiers de l’Académie luxembourgeoise, 26/2014 ; 80 ans de l’Académie Luxembourgeoise ; 180 pages ; parc des expositions, 5 à B-6700 Arlon.

Les 80 ans de l’Académie : Pierre Hannick, L’Académie luxembourgeoise. Quatre-vints ans, 1934-2014 ; Julien Bestgen, Simples fragments de vie.

Regards croisés sur l’art : Pierre Dubrunquez, Lazare lève-toi ! Ce qui nous fait encore peindre ; René Lejeune, Alain Bertrand et la peinture ; Guy Denis, Regards d’un galeriste sur le marché de l’art ; Fernand Tomasi, Cecin n’est pas un chou. La force de la vie ; Fernand Tomasi ; La solitude des tabernacles ; Pierre-Alain Gillet ; Dominique Collignon, chamoiseuse, palisonneuse, ponceuse-velouteuse à temps plein ; Paul Mathieu, Regards sur la peinture luxembourgeoise de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à l’époque de Camille Barthélémy.

Commémoration de la guerre 14-18 : Guido Hossey, Pendaison de Guillaume II d’Allemagne. Petit monument commémoratif de la Grande Guerre ; Louis Goffin ; Commentaires sur le livre d’Henri Capon. « Les horreurs commises à Ethe par les Allemands les 22-23-24 août 1914 » ; Louis Goffin, Pierre Nothomb (1887-1966) et la guerre 1914-1918. Analyse de son livre « Les barbares en Belgique » ; Philippe Greisch, Réflexions sur « Morménil », un roman, de Pierre Nothomb, entre lumière et ténèbres.

  • Le carnet et les instants, n°185, du 1er février au 31 mars 2015, Lettres belges de langue française. Martine Garsou, 44, Boulevard Léopold II à B-1080 Bruxelles.

Éditorial par Martine Garsou : Passages.

Dossier : littérature et cinéma : du livre au film ; rencontre avec Frédéric Fonteyne ; rencontre avec Stefan Liberski ; bande dessinée et cinéma ; Patar et Aubier, portrait ; la novellisation ; scenarii, éditeur de cinéma ; des films au cœur du roman ; rencontre avec Thomas Gunzig…

  • Le Coin de table, n°61, janvier 2015 ; Jacques Charpentreau, Société des Poètes Français, 16, rue Monsieur le Prince à F-75006 Paris ;

lamaisondepoesie@gmail.com

Le mot du Coin de table :

« Les lauriers ne sont pas tous coupés :

Nous croyons toujours à l’école, seul lieu où la poésie reste vivante tous les jours pour tout le monde, par la voix, l’esprit, l’âme, le cœur du peuple-enfant, quelles que soient les carences actuelles du système (justement parce qu’il est un « système »). Poésie de toujours, poésie d’aujourd’hui, les poètes de demain sont là, et ils se préparent (le savent-ils ?) à rejoindre la cohorte indistincte de ceux qui ont été un jour frappés par les mots, les rythmes, les sons, la puissance des images sur leur sensibilité, et qui disent à leur tour « et moi aussi je suis poète », continuant à faire vivre cet « honneur des hommes » qu’évoquaient Paul Valéry et sa Pythie… »

Jacques Charpentreau : Michel Houellebecq, l’audace d’un poète ; Mathilde Martineau : Charles d’Orléans, « Ecolier de la mélancolie » ; Madeleine Bouvet : Correspondance d’Alphonse de Lamartine ; Une nouvelle Défense et illustration de la langue française avec Alain Borer…

Poèmes de Daniel Ancelet, Marie-Anne Bruch, Maurice Carême, Evelyne Charasse, Jacques Charpentreau, Chaunes, Hervé Loubière…

Chroniques : Mallarmé, poète en grève ; Henri de Régnier et Francis Jammes, hommes de lettres ; Laurent Tailhade, l’anarchiste victime de l’anarchie ; Le dernier amour de Paul Valéry ; La poésie satanique de Sylvoisal ; Le dernier refuge de Jean-Claude Pirotte ; Les « idiots utiles » de la modernité poétique ; Deborah Alma, Poète urgentiste…

  • Comme en poésie, n°60. (L’inutile poésie de tous les jours : 15 ans déjà). 2149 avenue du Tour du Lac à F-40150 Hossegor.

  • Coup de soleil, Michel Dunand, 12, avenue de Trésum à F-74000 Annecy.

  • Eclats de rêves ; Le temps de rêver, Martine Oulès, 14, rue de la Glacière à F-81600 Gaillac.

  • Expressions – Les Adex ; 30, rue René Delorme à F-60800 Rouville ;

info@lesadex.com

www.lesadex.com

  • Florilège, n°158, mars 2015 ; Stephen Blanchard, Maison des Associations « Les poètes de l’Amitié », revue Florilège, boîte H1, 2, rue des Corroyeurs à F-21000 Dijon.

redacflorilege@gmail.com

  • « Péripéties, échanges, rencontres, projets, quarante années d’essor sont des mots qui nous ont frappés et qui se trouvent dans les premières lignes de l’édito pour le quarantième anniversaire de Florilège. Ils nous donnent la volonté et l’opiniâtreté indispensables, avec un grand sourire nécessaire lui aussi, pour se mettre au travail… »

  • Friches, Cahiers de poésie verte, n°117 ; Jean-Pierre Thuillat, Le Gravier de Glandon à F-87500 Saint-Yrieux ;

jeanpierre.thuillat@wanadoo.fr

Hors champ : Albertine Benedetto ; Grande voix contemporaine : Seamus Heaney (1939-2013) ; Cahiers de textes : Alain Richer, Emmanuelle Le Cam, Marie-Line Jacquet, Christian Le Roy, Jean Péchenart, Isabelle Rebreyend, Marcel Lapeyre, France Burghelle Rey, Marie-Claude Bourjon, Dominique Marbeau ; Sur la Table inventée : Arnaud Beayjeu, Régis Lefort, Laurence Lépine et Alexandre Romanès…

Marie-Claude Bourjon :

« Laisse-moi errer

Entre les rives floues

Me perdre

Dans le lacis des songes

Quitter le port

À l’enceinte prévisible… »

  • Le Gletton n°468, mensuel de la Gaume et d’autres collines ; l’art du vitrail – Jean-Michel Hendrickx ; Lle chorégraphe de la pétarade ; Adrien Renauld… ; 28, rue Saint-Martin à B-Villers-sur-Semois ;

micheldemoulin@yahoo.fr

  • Gong n°45, revue francophone de haiku, octobre à décembre 2014, Association francophone de haïku, 361, chemin de la Verdière à F-83670 Barjols ; 6bis chemin de la chapelle à F-69140 Rillieux-la-pape.

www.association-francophone-de-haiku.com

assfranchaiku@yahoo.fr

  • Handshake, n°90 ; John F. Haines, 5 Cross Farm, Station Road North Fearnhead, Warrington,Cheshire, England.

  • Interventions à Haute Voix ; Gérard Faucheux, M.J.C. de la Vallée, 5, rue de Jouy, F-92370 Chaville.

direction@mjcdelavalle.fr

http://www.mjcdelavallee.fr

  • La lettre des Académies n°34, Jacques De Decker, Palais des Académies, 1, rue Ducale à B-1000 Bruxelles

lettre.academies@cfwb.be

  • Libelle, n°263, janvier 2015, 8 pages, n°264, février 2015, 6 pages ; Michel Prades, 14, rue du Retrait à F-75020 Paris ;

pradesmi@wanadoo.fr ; http://myspace.com/michelprades

  • Mange Monde ; Réfael de Surtis, 7, rue Saint Michel à F-81170 Cordes sur ciel ;

paul.sanda8234@yahoo.com

  • Plumes et pinceaux ; Arts et poésie, Nelly Hostelaert, B-7330 Saint-Ghislain ;

franz.nelly@yahoo.fr

  • Reflets Wallonie-Bruxelles n°43, janvier à mars 2015 ; organe officiel de l’Association Royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie ; Joseph Bodson, 109, rue de la Mutualité à B-1180 Bruxelles ; articles et chroniques

joseph.bodson@skynet.be

  • Rose des temps n°20, hiver 2015 ; revue de l’association Parole & Poésie ; prix de la presse poétique 2012 de la Société des Poètes Français ; 12, rue Théophraste-Renaudot à F-75015 Paris ;

parole.et.poesie@gmail.com :

  • René Bélance ; Serge Brindeau ; Louis Delorme ; Marie Tissier ; Guy Vieilfault ; Claude Prouvost ; Olivier Millot ; Maggy De Coster ; Eliane Biedermann ; Patricia Mazur ; Gabriel Eugène Kopp ; Françoise Tchartiloglou ; Aumane Placide ; Laurent Zimmern ; Patrick Picornot ; Howard Mac Dulinthe ; Johanne Hauber-Bieth.

Claire Fourier, L’amour aussi s’arme d’acier, Route coloniale 4 en Indochine, Editions Dialogues, Brest, 2013

Claire Fourier, L’amour aussi s’arme d’acier, Route coloniale 4 en Indochine, Editions Dialogues, Brest, 2013

Claire Fourier – 24 4 15(1)

©André Thiéblemont