Derrière ce titre évocateur, se cache la poésie toute en légèreté de Xavier Lainé. En ouvrant ses persiennes, l’auteur nous invite à ouvrir les nôtres à reconsidérer la vision que nous portons sur la nature, la nature des choses, la nature de nos rapports avec celles-ci. Car je ne l’ai pas perçu autrement, les anges sont les différents visages que nous faisons porter à la poésie. Miraculeuse comme une pluie qu’on attendait plus, subtile soudain lorsqu’il pleuvine, clairsemée, jamais ni dans ses ambitions, ni dans ce que l’écriture nous révèle, elle ne veut prendre d’autres champs que celui du jeu, un jeu de séduction et d’amour qui emprunte parfois la voix des anges.
Les photographies de l’auteur, des bâtons de pluie réalisés par l’artiste plasticienne des mots, Michèle Durand accompagnent avec subtilité le texte, comme si elles voulaient nous annoncer que désormais on regarde la poésie comme on le ferait d’un ange et on lit la photographie en tentant de réduire le mystère.
« Le chant des anges » de Xavier Lainé offre à ses lecteurs d’agréables moments de réflexions que je ne peux m’empêcher d’illustrer en citant ici quelques lignes :
Nous serons seuls au monde dans le silence et le brouillard
Nous serons seuls avec nos désirs minutieusement refoulés
Nous nous attendions en secret depuis si longtemps
Tu auras visage d’ange rougi en entrant au logis
Un feu ardent attisera notre attente patiente
Nous n’oserons pas aller plus loin que le désir.
◊ cc
Les différents blogs de Xavier Lainé se visitent ici :


Merci
J’aimeJ’aime