Traversées a reçu…

Les ouvrages suivants :

 
  • Les années minou, Jacques CANUT, 2011.
 
  • Au Baron Louis Napoléon Loëtita Charles de la Doucette et à ses  cinq cent trente-quatre gentilés, Nicolas GRENIER, Clapàs, Franche Lippée, 8p. ; 2011.
 
  • Augures, Claude GUIBBERT, Clapàs, Franche Lippée, 8p. ; 2011.
 
  • Clair de lune, Florence DEBAIX, nouvelles, Grimal, 55, rue des Vignoles à F-75020 Paris, 193p. ; 2011.
 
    • Ce recueil de nouvelles présente une série d’histoires courtes et colorées quelque peu douces-amères, comme une succession de tableaux, de tranches de vie générant de subtiles études de caractères. L’auteur nous emmène dans un voyage troublant où chacun de nous peut se retrouver, s’attardant avec grâce sur la psychologie des personnages.
A la fin de chaque nouvelle, le lecteur découvrira un court poème de forme libre. Une façon pour l’auteur de conclure chaque séquence par une touche poétique, voire onirique, un petit quelque chose de profond et d’essentiel qui trahit la sensibilité à fleur de peau de Florence Debaix.
 
  • Le colporteur – La malédiction d’avril, Axel GRAISELY, roman, Un autre regard / Prestance, 469p. ; 2011.
 
    • Après plusieurs années de recherches et d’écriture, l’auteur nous délivre un livre rare sur le thème de la sorcellerie en Provence, tout en alliant les superstitions, les traditions et les légendes, sans oublier l’imagination des êtres. Tout commence à Sillans-la-Cascae, puis Aups, Moustiers-Sainte-Marie, dans le décor des Gorges du Verdon, et particulièrement dans le cadre méconnu et fantastique du village de Châteauneuf-les-Moustiers, où des animaux meurent subitement… Pour quelles raisons ? Que se passe-t-il ?
 
  • De charge et de froid, Victor MARTINEZ, poèmes, L’Arbre à Paroles, 70p. ; 2011.
 
    • De charge et de froid interroge la dislocation, le nu, le froid et la mobilité insensée de la langue. Les attentats sont muets et laissent les apparences indemnes. L’eau brûle plus que le feu : cet ordre de réalité exalte une langue.
 
    • Extrait :
 
      • réintégrer le soleil, calquer la poussière, saler la poitrine, rendez l’air, rendez l’air et sautez la hache. eau atteinte à son indice faible stupéfie l’ange.
 
      • obstacle dilue la vue, incline la vision, rétrocède un droit, détimbre la paroi. paroi sans timbre fêle la partition, hors de l’eau frappe, délie la pierre, délivre la sonde.
 
  • Déliquescents délits, Francis CHENOT, aphorismes, L’Arbre à Paroles, 54p. ; 2011.
    • Attention ! chute d’aphorismes. Francis Chenot a le culot du fumeur de pipe, il nous assène doucement ses petites formules déliquescentes, des sentences définitivement provisoires. Il ouvre son sac à malices et trouve des « débiles sans manteaux », des « bavards adipeux ». ça grince à tous les étages, ses vérités vagabondent sur les chemins de la poésie, elles y rencontrent quelques surréalistes (belges de préférence), avec ce merveilleux clin d’œil à Achille Chavée, comme si le fantôme de la rue Ferrer à la Louvière hantait les rives mal famées de la Meuse. Francis Chenot nous offre ici ses « stères de silence » et quelques îlots de parole. L’aphorisme est ce petit caillou logé dans la chaussure de la grande Littérature.
 
    • Extraits :
 
      • A l’étal du boucher
c’est vraiment singulier
le phacochère
n’est pas trop cher
 
      • Désincarner la nostalgie
ne restent qu’un os à ronger
ou une noce à goût de sang
 
      • Au vers devin
préférer
un verre de vin
 
  • Diogène au potager, Louis DUBOST, Linogravures d’Anah MERLET, Préface de Lucien SUEL, Les Carnets du Dessert de Lune, collection Pleine Lune, 60p. ; 2011. dessertdelune@skynet.be
 
    • Que Louis Dubost s’y entende à parler de nature, voilà un fait avéré dans le nom même du poète. Qu’il se place sous le patronage de Diogène peut paraître plus insolite. Pourtant, à la recherche des légumes du potager, on trouvera aussi, comme le fameux philosophe, l’humanité dans son ensemble, et pas seulement l’homme ordinaire, celui qui possède une jarre de jardin, propriété non bâtie, destinée à l’arrosage quotidien. Ajoutons que Diogène et le jardinier Louis Dubost connaissent tous deux l’importance d’une bonne exposition au soleil. Dans le présent ouvrage, Abécédaire Métaphorique Appliqué au Potager,  en compagnie des insectes, abeilles ou doryphores, voletant au-dessus des plantes, de l’ail aux tomates, nous parcourons le jardin et le monde. Nous sortons de l’enclos en restant dans le clos. Tout est texte et prétexte pour un voyage dans l’histoire et la géographie, les sciences naturelles et la politique, la satire et l’information. Les légumes, fleurs, feuilles, fruits et condiments nous parlent de mythologie, littérature, écologie, gastronomie, cinéma, luttes sociales, drogue, religion et démocratie… Ainsi, le jardin d’un homme est homothétique de l’univers. Il contient l’univers. Il est l’univers. Quelques mots encore avant de parcourir le potager diogénétique. On trouvera, au détour des allées, deux purs poèmes, listes de solanées, pommes de terre et tomates de soleil. On notera aussi la parcelle importante réservée à la lettre c, aux cucurbitacées, citrouilles, concombres, cornichons et courgettes, dont les qualités particulières ne manqueront pas d’être appréciées par tous ceux qui cultivent un jardin dans les parages d’une centrale atomique. Bon appétit à tous.
Lucien SUEL
 
  • Encore un coup du radeau de la méduse, Bernard Le BLAVEC, Gros textes, 43p. ; 2010.
 
  • Le haut silence, Christophe MAHY, poèmes, L’Arbre à Paroles, 100p. ; 2011.
    • Parle-t-on de Haut Silence comme d’autres qualifient, avec Michel Leiris, le Haut Mal, l’obsession lancinante de la solitude, cet espace ineffable, mais tellement présent entre les rumeurs de la ville, le grouillement des écrans, la frénésie des publications ? Le poète se refuse à ressasser des phrases inutiles, il cherche dès lors le recueillement au-delà de quelques mots rares ou perdus. Il quitte l’agitation du monde pour des espaces blancs, des arpents invisibles, des steppes innommées. Il est en route vers ses « lointains intérieurs ».
C’est à ce voyage intime que nous convie Christophe Mahy, il nous parle ici de silence, de Haut Silence, c’est-à-dire de poésie.
Alain DANTINNE
    • Extrait :
      • J’habite le parvis des collines
où les nœuds clairs de la
rivière
déchirent l’ombre.
Dans la vallée en terrasses
je contemple les futaies
aux trousses du ciel noir.
 
  • La lande se découvre
au passage des bruines.
La patience du marcheur
éclaire les aplats de tourbe blonde
et l’incendie des bruyères
dessine un grand jardin d’oiseaux.
 
  • Lents bivouacs des nues, Pierre TREFOIS, poèmes, avec trois encres de l’auteur, L’Arbre à Paroles, 40p. ; 2011.
    • Pierre Tréfois réside habituellement dans le Brabant wallon, mais il aime aussi à vivre en Ardèche. Non pas la Montagne célébrée par Jean Ferrat, son Ardèche à lui sent déjà thym et lavande : on est en Provence sous les Lents bivouacs des nues, là où « s’élèvent les roches / cernées de ronces / à l’affût des murmures / et du dernier lais / de l’origine ». dernier lais et, non, dernier lai, Pierre Tréfois est de ceux qui y croient encore : « tu n’interprètes plus le monde / Tu veux le changer / A la force des coquelicots / Et des nuages sans-culotte ». Tréfois est bien ce « Scribe des ronces et des pierrailles / sourcier des nappes muettes / envahies de désir », dont parle Christian Hubin.
Francis CHENOT
 
    • Extraits :
 
      • Les fossiles veillent
sur l’entrée de la grotte.
Ils laissent toutefois
passer quelques rais de lumière
qui s’en vont, à pas de saurien,
taquiner
l’abécédaire des ténèbres.
 
      • La roche a tressailli.
Les insectes respirent à son chevet.
Ainsi s’aiguise la conscience
d’un temps incorporé
et de l’ombilic
de la matière.
 
  • La licorne de la forêt de Montrieux, Serge PASTOR, roman, Un autre regard / Prestance ; 2011. autreregardprestance@yahoo.fr
    • En 1845, Paul, instituteur à Méounes, un village provençal du Centre-Var, coule des jours heureux en compagnie de sa famille. Soudain, un évènement va bouleverser sa vie. Un dimanche, lors d’une sortie dans la forêt de Montrieux, il fait une chute accidentelle dans un aven… Alors qu’il ne peut sortir de son trou, Paul pense être condamné à y rester pour toujours. Mais aux premières lueurs de l’aube, surgissant au milieu des brumes matinales, une magnifique licorne blanche lui apparaît… Grâce à sa corne torsadée, elle l’aide à se hisser hors de l’aven. Sensible à la bonté et à la générosité de Paul envers les animaux et les humains, la créature fabuleuse va lui témoigner sa gratitude, en exauçant son souhait le plus cher. Une fois ce vœu réalisé, une nouvelle vie va commencer pour Paul… De quel vœu s’agit-il ? Dans quel univers ce souhait va-t-il propulser Paul et ses proches ? Quelles aventures extraordinaires connaîtra-t-il alors ? Dans ce roman, l’auteur transporte le lecteur au sein d’une Provence mythique et fantastique, à mi-chemin entre le réel et l’imaginaire.
    • La malédiction de l’abbé Choiron, Armel JOB, roman, Weyrich ; 2011.
      • Forgelez, en Ardenne, dans les années 1950. un village droit planté dans le terroir, avec ses traditions, son dialecte, ses puissants et ses faibles. Arrive Choiron, le nouveau curé qui, dans un instant de colère, laisse échapper une malédiction. Un jeune homme s’effondre, mort, dans la campagne. Comment ? Pourquoi ? Tout le monde s’interroge, à commencer par Choiron lui-même. Echappés à son milieu miséreux par la grâce du sacerdoce, promu intellectuel, professeur admiré, il a déjà appris à ses dépens qu’un prêtre reste néanmoins un pion entre les mains du haut clergé. Réduit à l’état de « curé crotté », le voilà aux prises avec le troupeau de Dieu, le vrai…
      • la malédiction de l’abbé Choiron est l’un des premiers romans d’Armel Job. Il reparaît ici augmenté de notes sur le parler wallon, d’une postface en dialogue avec Christian Libens et d’extraits du Bas clergé de Victor Enclin, écrivain et prêtre ardennais qui a inspiré quelques traits de l’abbé Choiron.
      • Armel JOB est l’auteur d’une quinzaine de romans qui lui ont acquis un public nombreux et fidèle en France et en Belgique. Ses romans ont été couronnés par de nombreux prix dont le prestigieux prix du jury Giono en 2005. Le Magazine littéraire l’a salué comme l’un des « auteurs de langue française les plus intéressants du moment ».
    • Paroles buissonnières, Jacques CANUT, Carnets confidentiels – 34, 2011.
    • Prométhée, Nuits et Chimères, Nicole HARDOUIN, Ed. de l’Atlantique, 2011.
      • Le titre intrigue, tout d’abord. La qualité du papier nacré attire, l’excellente préface de Michel Bénard enchante. Livre fort en mots : au premier coup d’œil, on détecte un condensé d’images émaillant une prose poétique de haut niveau. Itinéraire fantasmagorique au travers des nuits et de leurs chimères où se bousculent Eros et Thanatos, labyrinthes et sorcières, souffles et silences. On est pris à la gorge par des chapitres thématiques (Pesée des âmes, L’irrationnel bat ses cartes, Croisade des minéraux etc., pour n’en mentionner que quelques uns) qui ne disent leur nom qu’à la table des matières mais qui sont suggérés et introduits par des citations d’auteurs, tels Nietzche, Baudelaire ou Gide. Folie d’exister dans la tourmente d’un imaginaire à la fois débridé et structuré. Là où l’expérience onirique entraîne l’âme dans ses intimes débordements, dans les métamorphoses dépravées du cauchemar, (…) dans une nuit où brasillent les liturgies païennes, une nuit à tire-d’aile pour hibou égaré. Prométhée ? Hardouin en évoque le mythe, bien sûr. Figure tutélaire qui donne feu à ces respirations tout à la fois humaines et divines. Mais Prométhée est également le nom d’un chat tendrement choyé. Le sien : présence affective et rassurante d’un tu es ma confiante énigme. À l’endroit, à l’envers, l’auteur surfile la garance d’un itinéraire double. Prose intériorisée, parfois érudite. Le poète se réfère à Milosz, Villon, mais également à Luc Estang, Pierre Emmanuel ou Jean Markale qu’elle a personnellement connus. Prose libre dont les phrases sont sculptées au scalpel : Ouverts, les labyrinthes exhibent leurs dédales, Ariane rembobine ses fils de soie, suivies d’une chute, tel un clou sur une croix : Les dieux ont faim. On ne se lasse pas de découvrir ces transgressions à l’odeur de soufre, Soumis depuis longtemps à la loi de l’errance, les esprits nouent des alliances avec le charnel, ces soleils noirs éclairant un corps venimeux de beauté. À chaque page, Hardouin la volcanique, nous fait découvrir ses grelots de l’impatience, un monde où Bosch tient conclave sur le parvis giboyeux des chimères et cet échiquier renversé les cavaliers rient avec les fous dévoreurs de tours. Messe noire ? Non pas seulement. Au même titre qu’Amour et Mort se livrent et se délivrent en vibrantes batailles, à l’instar d’un Prométhée mythe et félin tout à la fois, on perçoit dans cette ode nocturne le laïc et le sacré s’entremêlant en juste intelligence.  Comme cohabitaient, au Moyen-Âge, gargouilles et saints, cours des miracles et chants grégoriens. Tantôt, l’auteur donne voix à St-Augustin, décrit  les moniales qui cheminent (…), nuques ployées (…) vers le mystère de la Transcendance. Tantôt, c’est la bure qui palpite ou l’encens prenant un goût de miel. Mais on est loin de patenôtres insipides, car les coules s’habillent de chair. Dévorante fusion. La nudité de l’âme mûrit aux feux de leur soif. Lire à voix basse ce bréviaire de la nuit. Cette imploration des prières que le silence patine. Ce langage d’eau pour esquifs en perdition. Le texte est un éclat rare, un monde qui émerge par la parole. C’était avant la première cicatrice. Que dire de plus haut ? De plus intense ? Recueil où les mots se déforment dans l’ossuaire du secret. Dans la poésie contemporaine, un livre en majuscules.
Claude LUEZIOR
·         Slumming on Park Avenue, Paul SANDA, Rafael de Surtis Editeur, Cordes sur Ciel ( Tarn), non paginé ; 14 €.
o   Sanda revient à deux de ses amours pour un double hommage. D’abord à New York « la seule ville tentaculaire où je pourrais accepter de vivre ». Ensuite au Jazz. Celui de Coltrane entre autres. Dont l’ombre plane toujours l’hiver sur Park Avenue où il se promenait engoncé dans un immense pardessus. Mais il y a aussi Miles Davis au Cotton Club et Woody Allen en « clarinettriste » pas loin de l’aiguille du Chrysler Building. Le poète nous emporte en 50 vignettes écrites en une nuit dans la ville à travers le Jazz et avec quelques amis : Arrabal bien sûr l’incontournable vagabond hérétique, Alain Marcadon, l’énigmatique Fabienne G. – comme le point – ou encore Alain-Pierre Pillet et Francis Meunier. Des amis mais aussi des allumés et – chacun à leur manière – des surréalistes décadents et dissidents. Il y a donc New York, le jazz, mais aussi ses peintres et ses rues. La 123ème Ouest, le Yankee Stadium, un thème indien de Roy Lichtenstein. Que demander de plus pour que « move the groove » et suive les sérénades à offrir à une femme nue dans une nuit réelle dans un hôtel pour musiciens pas loin de la plus grande cathédrale du monde près de Central Park. Reste alors dans les rues et le jazz la vapeur des mâchoires au milieu du détergeant froid d’un matin de janvier. Avec d’un côté du Daumal et de l’autre du « Grand Jeu », l’écriture de Sanda possède une étonnante force d’imprégnation et de déstabilisation des images. Il y a en elles comme dans certains souffles de Coltrane des formes bizarres. Elles existent pour sucer le vent. Celui qui agonise dans le délit des branches des bosquets nus près de l’Hudson River. Parlant de New York et du Jazz Sanda devient une sorte d’éponge naturelle Et par les trous que le poète crée dans la langue admise le jazz retrouve sa force de contestation. Ses riffs dérapent encore dans les mots de poètes afin de donner une inclination à l’assiette stable de ce que nous prenons pour notre individualité et notre perception. Les mots forgent ce que les nôtres sont incapables de marteler. Voici la création d’un univers sans fonds mais en métamorphose. Sa réalité ne peut se réduire à une vision classiquement surréaliste de la poésie ou à une vision nostalgique du jazz des années cinquante et soixante. En bon gnome du langage et d’un des buildings gothiques de Manhattan, Sanda réinvente une façon de revoir le métier de vivre plus que celui du dur désir de durer.
Jean-Paul GAVARD-PERRET
Publié dans la revue Incertain regard.
 
  • Terpsichore dans les catacombes, Odile COHEN-ABBAS, roman, Rafael de Surtis, 114p. ; 2011.
 
    • La richesse imaginative et la luxuriance verbale d’Odile Cohen-Abbas se retrouvent ici dans ce nouveau récit empreint de sorts et de paradoxes. La Terpsichore que le titre annonce n’est pas simplement la muse de la danse, jeune fille enjouée, lyre au bras et couronnée de guirlande mais elle visite ici des catacombes, évidemment symboliques. Sa singularité n’est pas d’être unique puisque c’est au pluriel que les puissances féminines poursuivent leurs œuvres initiatrices. Plus divinités que muses, telles des dieux lares féminisés, elles investissent les pans intimes de la réalité physique et psychique de l’humanité. Elles dirigent des rituels dont l’étrangeté découle pourtant de la plus pure nécessité : celle qui cuit et révèle, celle qui retourne et enfonce, dans l’abîme entr’ouvert du désir, le cuisant tison scarificateur de l’orgasme inversé. Rites de magie et sortilèges ignés, les mots, ici si riches, rares et parfois déroutants, prennent dans cette œuvre de haut-langage tout leur pouvoir de révélation comme grenades éclatées en grains profus de féminité jetés sur le monde. Aucune gratuité donc comme prétexteraient ceux qui par prude peur s’écarteraient de ce riche cérémonial, rien d’un délire savant non plus, ou onirique, rien d’une logorrhée hystérique, mais la plus impérieuse énonciation proposant un accomplissement intense par lequel le lecteur, utilement et vertigineusement happé, perd toute virginité tardive, et jouit, nu, de la seconde face des choses.
Jean-Claude VILLAIN
 
    • « Ce n’est plus en moi de courir aux vivants, ce n’est plus en moi de guérir de l’absence ! »
Le cri de Losti a la faculté de traverser l’espace et le temps.
De traverser le passé vierge de toutes les femmes depuis que le passé existe.
Losti, à qui on a dérobé son présent, sort de l’imaginaire d’une Terpsichore magique et réelle à la fois.
Dans un monde mystérieux et passionné, Odile Cohen-Abbas se renouvelle sans trêve et offre une chorégraphie infinie, écrite avec des épines sauvages.
Et il semble désormais impossible d’échapper à ses douces épines sauvages.
Najah KADI
 

Les revues suivantes :

 
 
  • L’aède n° 27, juin 2011, 52 p.A5
Bulletin à périodicité variable de l’Union des Poètes francophones
Spécial fraternité poétique France-Japon
Centre social et culturel, Mairie à F-84110 Puyméras
http://upfpoesie.blogspace.fr
(Chris BERNARD)
  • Les Amis de l’Ardenne n° 32, avril 2011, 112 p.
Bouffe toujours !
10, rue André Dhôtel à F-08130 St-Lambert-et-Mont-de-jeux
lesamisdelardenne@wanadoo.fr
(Frédéric CHEF)
    • S’il y a des sujets difficiles, la nourriture en est un… J’ai convoqué quelques auteurs dont je connais ou devine – au-delà de leur talent littéraire – le goût pour nos saveurs d’Ardenne et d’ailleurs out simplement pour cet art élémentaire du (bien) vivre et (bien) manger, sinon apprécier la nourriture en ce qu’elle a de nécessaire comme de symbolique, en ce qu’elle porte d’histoire et d’histoires à imaginer, en la place qu’elle prend ou qu’elle tient, dans la vie de tous les jours comme seulement certains jours. Les textes sont venus de Bretagne, comme de Belgique, de Reims, de Metz ou d’Ardenne pour constituer un numéro riche et varié…
Béatrice DEPARPE
  • Les Amis de Thalie n°68, 2ème trim. 2011, 95 p.A4
Revue littéraire et picturale
La Valade à F-87520 VEYRAC
lesamisdethalie@voila.fr – (Nathalie LESCOP-BOESWILLWALD)
  • L’Arbre à paroles n°151, printemps 2011, 98 p. 12X20
    • Pour une fois, nous fûmes unanimes : il convenait de rendre hommage à Georges Thinès. Et, combinant rigueur et esprit d’ouverture, André Doms a, tout naturellement, accepté de jouer le meneur de jeu. Avec la maestria dont il est coutumier. Encore fallait-il intituler cet hommage. Après réflexion, La science du poème nous a paru le meilleur titre – ou le moins mauvais – puisqu’il réconcilie l’écrivain (romancier, aussi conteur avec Le voyageur lacunaire) et l’éthologie. Une sorte de Janus, en quelque sorte. Encore que, chez Thinès, les deux visages ne s’opposent pas. Et puis, l’ami Georges est aussi musicien. Un Janus à trois faces ? Non, tout simplement un humaniste qui ne cesse d’interroger notre destinée en revisitant les vieux mythes des antiquités grecque et romaine. En particulier à travers sa poésie. Et, d’ailleurs, si l’on y regarde bien, Le désert d’alun n’est-il pas, lui aussi, un grand poème ?
Francis CHENOT
  • Art et poésie de Touraine n° 205, été 2011, 60 p.A4
Appt 907, 1, rue Raoul Dufy à F-Chambray Lès Tours
catpoesie.touraine@free.fr
(Catherine BANKHEAD)
  • Le coin de table n° 47, juillet 2011, 128 p. A5
La revue de la poésie
Le merle et l’encrier ; Jacques Charpentreau : Surréalisme fin de siècle ; Mathilde Martineau : Enluminures et ex-livris au temps d’Emile Blémont ; poèmes ; chroniques…
11 bis, rue Ballu à F-75009 Paris
http://www.lamaisondepoesie.fr
(Jacques CHARPENTREAU)
  • Debout les mots n° 42, 3ème trim. 2011, 6 p.A3
Périodique d’information trimestriel de la Maison du Livre
rue de Rome, 28 à B-1060 BRUXELLES
info@lamaisondulivre.be
  • L’écritoire de Bousserez n° 73, juin 2011, A4
91, rue de Bousserez à B-6769 SOMMETHONNE
Je me souviens…
(Irène JACQUES)
  • La gazette de la presse francophone n°148,
janvier-février 2011, 32p. A3
3, cité Bergère à F-75009 Paris
www.presse-francophone.org
(Georges GROS)
  • Le Gletton n°424-425, juillet-août 2011, 66 p. 16X24
Mensuel de la Gaume et d’autres collines
Chemin de traverse : Sainte-Marie-sur-Semois
28, rue Saint-Martin à B-Villers-sur-Semois
jp.soblet@gmail.com
(Michel DEMOULIN)
  • Les hommes sans épaules n° 31, 1er semestre 2011
Cahiers littéraires – 263 p.
Le poète de la révolution : Abou El Kacem Chebbi ; Le poème RRom : Ilarie Voronca ; Les porteurs de feu : Michel Butor, par Christophe Dauphin et Christian Bachelin, par Paul Farellier ; Hommage : Jules Supervielle, par François Montmaneix…
Librairie-Galerie Racine, 23, rue Racine à F-75006 PARIS
lgr@wanadoo.fr
(Christophe DAUPHIN)
  • Inédit nouveau n° 251, juillet-août 2011, 32 p.A4
Mensuel littéraire des Editions du Groupe de réflexion et d’information littéraire (GRIL) ne publiant que de l’inédit
avenue du Chant d’Oiseaux, 11 à B-1310 LA HULPE
0032 (0) 2 652 11 90
(Paul VAN MELLE)
  • Le journal des poètes n°1/2011, 1er trimestre 2011, 10 p. A3
Organe officiel de la Maison Internationale de la Poésie – Arthur Haulot
Chaussée de Wvre, 150 à B-1050 BRUXELLES
jl.wauthier@skynet.be
(Jean-Luc WAUTHIER)
  • Lecture et tradition (nouvelle série) n° 2, juin 2011, 36 p.A5 – Bulletin littéraire contrerévolutionnaire
Le crucifiement de saint Pierre, entretien avec Pascal Bernardin…
BP 1 à F-86190 CHIRE-EN-MONTREUIL
sadpf.chire@gmail.com
(Jean AUGUY)
  • Lecture et tradition (nouvelle série) n° 3-4, juillet-août 2011, 36 p.A5 – Bulletin littéraire contrerévolutionnaire
41èmes Journées Chouannes
BP 1 à F-86190 CHIRE-EN-MONTREUIL
sadpf.chire@gmail.com
(Jean AUGUY)
  • Lectures françaises n° 650, juin 2011, 64 p.A5 – Revue mensuelle de la politique française
L’affaire Strauss-Kahn : un épisode de la lutte à mort entre juifs et francs-maçons, par Pascal Bernardin ; Les néo-réactionnaires de l’audiovisuel », par Pierre Romain ; Centristes : le retour ? par Jacques De Kremer ; Le mondialisme en marche, par Claude Vignon…
  • Lectures françaises n° 651-652, juillet-août 2011, 64 p.A5 – Revue mensuelle de la politique française
En 1945, un scandale : la spoliation des usines de Louis Renault, par Michel Leblanc ; 1951-2011 : 60ème anniversaire de la mort du maréchal Pétain ; Quels intellectuels pour soutenir Nicolas Sarkosy, par Jacques De Kremer…
BP 1 à F-CHIRE-EN-MONTREUIL
sadpf.chire@gmail.com
(Jean AUGUY)
  • Libelle n° 224, juin 2011, et 225, juillet-août 2011, 6 p. A5
Mensuel de poésie
116, rue Pelleport à F-75020 PARIS
(Michel PRADES)
pradesmi@wanadoo.fr
  • Microbe n° 66, juillet-août 2011, 24 p.A6
& Après tout, je n’ai fait que regarder
de Virginie Holaind, 24 p. A6
Launoy, 4 à B-6230 PONT-A-CELLES
ericdejaeger@yahoo.fr
(Eric DEJAEGER)
  • Revue indépendante n° 330, 3ème trimestre 2011, 54 p. 15X24
Metz, un Centre Pompidou bis ? par Charlotte Saint-Vincent ; Le château de Médan par Isaline
Résidence B, 24, rue Saint-Fargeau à F-75020 PARIS
sje_ri@yahoo.fr
(Jeannine-Julienne BRAQUIER)

2 réflexions sur “Traversées a reçu…

  1. Mais on ne peut pas présenter des bouts de « poèmes » comme ça, vaut mieux ne pas citer alors, le texte devient monstrueux, issu de nulle part. Faites autrement et ne citez pas n’importe quoi, sans présenter.

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    • Les textes qui sont mentionnés dans « Traversées a reçu » consistent uniquement en des reprises de 4ème de couverture ou des commentaires remis par l’éditeur avec leur ouvrage. Nous n’allons jamais rechercher des « morceaux de poèmes » ou des « morceaux de textes » au hasard !

      Généralement, les éditeurs sont reconnaissants du fait que nous présentons leurs ouvrages sur base de ce qu’ils nous renseignent, car il nous est matériellement impossible de tout chroniquer.

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