Traversées n°74 – Décembre 2014

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74Abonnement:

4 numéros (Belgique) : 22,00 € (Etranger : 25,00 €)

1 numéro (Belgique) : 7,00 € (Etranger : 8,00 €)

à verser au compte bancaire n° 088.2136790.69 de Traversées, Faubourg d’Arival, 43 à 6760 VIRTON (Belgique)

(CODE IBAN : BE71 0882 1367 9069 – CODE BIC : GKCCBEBB)

Pour la France, il est préférable que vous envoyiez un chèque à l’adresse ci-dessous libellé au nom de “Colette HERMAN”.

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Patrice BRENO
Revue Traversées
43, Faubourg d’Arival
6760 VIRTON (Belgique)
ou via mail : traversees@hotmail.com

 

 

Traversées est publiée grâce au soutien de province-luxembourg-logo-1

 

 

Le N°72 de Traversées!

Traversées n°72  juin 2014

Traversées n°72 juin 2014

 

sommaire n°72

sommaire n°72

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Le 2ème Salon de la Poésie de Virton–Appel à participation

Le 2° Salon de la Poésie de Virton

« Les éditeurs vus par leurs auteurs »

dans les caves de l’hôtel de ville.

samedi 11 octobre 2014

Hotel de ville de Virton  Rue Charles Magnette 17 6760 Virton, Belgique

Hotel de ville de Virton
Rue Charles Magnette 17
6760 Virton, Belgique

Vous connaissez maintenant Patrice Breno et sa revue trimestrielle « Traversées ». Ce sera la deuxième année qu’il organise ce rendez-vous dont le Luxembourg avait bien besoin. Chloe des Lys et ACTU-tv y seront bien sûr.

premier salon de la poésie le 26/10/2013

 

 

Chers éditeurs,



C’est en qualité de responsable de la revue littéraire trimestrielle « Traversées » que j’ai le plaisir de prendre contact avec vous.

 

Le samedi 11 octobre se déroulera dans les très belles caves de l’hôtel de ville de Virton (Belgique) le deuxième Salon de la poésie « Les éditeurs vus par leurs auteurs », auquel éditeurs et auteurs sont les bienvenus. Comme les places sont limitées, si vous êtes intéressé, une (ou plusieurs) table(s) de 1,80 m X 0,80 m pourra être mise à votre disposition. Ce salon est bien entendu ouvert à tous !

 

En voici le programme :

 

de 14h à 18h : Salon de la poésie

Stands : tenus par les éditeurs et auteurs

Tribune : lectures / tables rondes / conférences…

 

Séance de dédicaces

 

Je ne doute pas que vous percevez toute l’audace de ce projet et c’est donc avec confiance que je me tourne vers vous. 

Pourriez-vous dès lors par retour de courriel ou par téléphone au 0032(0)497442560 ( au plus tard pour le 20 août 2014) me confirmer votre participation ou me prévenir au plus vite si vous aviez un empêchement quelconque ?

 

Dans l’espoir que ce Salon de la poésie trouvera de l’intérêt à vos yeux, recevez, chers éditeurs, mes salutations distinguées.

Patrice BRENO

Revue Traversées

Prix de la Presse Poétique 2012

Directeur de publication

43, Faubourg d’Arival

6760 VIRTON (Belgique)

https://traversees.wordpress.com/a-propos/

0032 497 44 25 60

 

Chers lecteurs, chers auteurs de Traversées

Le site de votre revue Traversées a fait peau neuve pour une meilleure lisibilité.

Vous trouverez toujours vos catégories préférées, les archives, les liens et vous pourrez désormais consulter avec plus de facilité la liste de nos auteurs.

N’hésitez pas à vous joindre au groupe de Traversées sur facebook à suivre Traversées sur scoop-it pour les dernières infos littéraires, artistiques, poétiques …

Si vous avez été publié par Traversées et que vous ne figurez pas sur la liste ou si vous souhaitez modifier, ajouter une référence à votre nom, envoyer-moi un mail avec les liens éventuels vers vos blogs, sites, ou votre page Wikipédia.

Bonnes lectures, joyeuses découvertes,

Lievenn

M©Dĕm. a lu et commenté pour vous : n° 49 de Traversées intitulé Pierre DHAINAUT

Traversées N°49

Traversées N°49

En remontant dans les archives de Traversées j’ai retrouvé un numéro de la revue consacré au poète Pierre DHAINAUT (n°49 / Hiver 2007-2008).

[Au passage, l’on se dit que l’Éditorial signé alors de Véronique DAINE (Belgique) et qui soulignait la nécessité et l’urgence de porter regard à cet Autre poussé et délaissé dans la Précarité dans tous ses éclats dévastateurs et ce, jusqu’aux derniers retranchements, jusqu’au renoncement –on se dit que cet Éditorial laisse à réfléchir au vu de sa continuelle actualité en… 2014…].

Revenant donc au 49 de Traversées intitulé Pierre DHAINAUT et alii –un exemplaire ravivant les tiroirs de la mémoire- je me suis longuement arrêtée sur les pages intitulées ‘Une école des rivages’ suivant l’expression du poète – j’ai voyagé dans ces pages pour y revenir et y revenir encore, et en noter par intermittences comme des impressions –des réflexions aussi peut-être- que m’inspirait la poésie de Pierre DHAINAUT. Si je devais choisir quelques mots évocateurs pour moi de la poésie de l’auteur de Mon sommeil est un verger d’embruns (1961) je choisirais ceux de mouvement, exigence, souffle, partage. Et c’est dans la mesure où ce sens de partage est particulièrement sensible dans l’univers et pour le poète Pierre DHAINAUT, que rebondir même timidement, en tout cas humblement sur la plage de son école des rivages, m’a semblé pouvoir être porté.

Non, nous n’initierons pas les enfants à la poésie, comme c’est devenu l’usage dans nos écoles, par l’intermédiaire des seuls jeux verbaux. Certes, le nombre de syllabes ou la reprise de quelques sonorités participent à la naissance, à l’expansion d’un poème, ils lui sont consubstantiels, mais en les isolant on en fait des procédés, on s’en tient au langage, et l’on oublie que l’exigence de l’écriture ne consiste pas en la fabrication d’un objet, elle est bien plus vaste. L’écriture, une école des rivages : le poème n’est si ardent, il n’est juste que s’il se porte et nous porte hors de lui. (Pierre Dhainaut)

 Pierre DHAINAUTL’auteur du recueil Le don des souffles (Mortemart, Rougerie ; 1990), s’il OUVRE le poème conçu tel un souffle dans un appel d’air lui-même ouvert par l’absence d’inscription sur la page (Une école des rivages)- OUVRE dans un même élan d’écritures (de la vie courante et de la vie écrite/sans cesse à écrire) une terre d’accueil et de recueil où le partage est un des maîtres-mots.

Le poème n’en est pas un, qui a la prétention de se suffire.

Rendre les mots moins lourds, moins opaques, et ne penser qu’à eux dans cette tâche, mais que serait le poème s’il les gardait pour lui, s’il ne nous rendait pas, auteurs ou lecteurs, un peu moins lourds, moins opaques, nous aussi.

Quête existentielle ici du poème, vitale pour le sujet qui l’instaure au centre de son expérience personnelle sociale à partager en terre de vie, de poésie –de poéVIE. La poésie ici n’est pas aux prises avec un horizon spéculatif mettant l’accent de façon emphatique sur sa vocation ontologique, ni enfermée dans une vision sacrale, logolâtrique l’instaurant gardienne d’un monde parallèle à l’intérieur d’une tour vide dont elle serait la seule instauratrice parce que non ouverte au Dehors, au rythme de la vie, à sa densité expérimentée chaque jour et sans cesse éprouvée, donc exposée à ce qui est autre qu’elle-même et dans les faits la nourrit. La poésie chez Pierre Dhainaut est poéthique, formant une existence à la fois lyrique et poétique –ce que Jean-Claude PINSON nomme : «l’habitation poétique».*

Plus que son auteur, le poème est un hôte : quand lui ressemblerons-nous ? questionne Pierre DHAINAUT dans Une école des rivages. Et pour cela, l’effacement de soi au service du poème est indissociable de sa genèse et de son accouchement ; par-delà de son expansion et de ses résonances ; de la pérennité vivante de sa parole et de l’immuable allié à l’éphémère qu’elle nous porte. C’est pourquoi Vers après vers, l’espoir se ravive, celui de renaître, renaître en éphémère. Poésie papillon du jour renaissant Phénix de ses ailes perpétuellement à éployer.

L’insistance de P. DHAINAUT à rappeler le nécessaire retrait de la personne de l’auteur, du nécessaire oubli du souci de soi au service du poème (On veut s’affirmer, puis on veut s’effacer, on s’accorde alors trop d’importance : ce qu’il convient de réduire, quelles que soient nos activités, le souci de soi) -ouvre ce dernier à la respiration dont l’espace se forme au rythme de ses propres pulsations. Ainsi les Entrouvertures (titre d’une série de septains publiés dans ce n°49 de Traversées) sont-elles assurées au sein d’un espace-temps où instant et durée donnent à vivre un temps vécu sans cesse à renaître (L’instant et la durée sont égaux, sont eux-mêmes, au présent du poème). Ces Entrouvertures ouvrent à cette passion de la patience. Entrouvertures également offertes à l’œuvre inachevée : Je m’étais dit : le jour où je serai certain d’avoir vraiment écrit, non pas un livre, mais une phrase, une seule, je pourrai m’arrêter, je n’aurai plus rien à prouver, je saurai mieux vivre. Bien sûr, ce jour n’est pas venu. Il ne pouvait venir. Il ne viendra jamais. A peine esquissée, une phrase en désire, en suscite une autre, encore une autre… Commencer à écrire, commencer sans cesse, entrer dans l’inachevable. Mais cet inachevable ne cède en rien à la stérilité d’une stagnation : le poème s’écrit, se transmue, se transmet dans la progression (poème qui progresse en essaimant).

On aura compris que ces pages de Pierre DHAINAUT dressent une sorte d’art poétique, indissociable d’un art de vivre ; mais elles expriment aussi la singularité de la poésie de DHAINAUT.

Je ne citerai pas davantage ces pages de L’école des rivages (on aura noté le pluriel des rivages, de mot en mot, le sens se libère, la résonance, tout se dit au pluriel) –je ne citerai pas davantage de ces bribes, sinon à prendre le risque de tout reproduire ici.

Tant le poète nous parle, tant il résonne –pour qui l’écoute, pour qui a gardé cette vertu d’accueil et cette force augurale vécues pleinement au pays de l’enfance livrée aux souffles pluriels des émotions, furtives mais fortes, passagères mais intensément immuables. Permanence de la parole du poème.

M©Dĕm.(Murielle Compère-DEMarcy)