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À propos du n°90

Patrice Maltaverne de l’association Traction Brabant et des éditions Le Citron Gareévoque sur le site C’est vous parce que c’est bien le dernier numéro de la revue Traversées consacrée aux poètes Flamands contemporains Pour lire ce qu’il a écrit cliquez ici

Service de presse n°41

Traversées a reçu : Les recueils suivants : L’aura du blanc Béatrice Libert ; poèmes ; préface de Pierre Somville ; encres de Motoko Tachikawa ; éditions Le Taillis Pré ; 2016, 90 pages. « L’aura, selon Michel Bréal, le fondateur de la sémantique, désigne cet effet de halo qui entoure le sens obvie des mots. Un peu comme les harmoniques qui se développent autour du son musical, les termes qu’on utilise et qui renvoient de prime abord à l’un ou l’autre élément du réel s’enrichissent d’une sorte d’irisation, qui les auréole. Béatrice Libert a donc bien choisi son titre. Chacun de ses poèmes à forme brève est un petit bijou sorti de l’athanor. » Pierre Somville « Présence vibrante à ce qui peut être comme à ce qui est, le poète connaît ces aridités qui attisent faim et soif et, orfèvre du désir, elle étanche de neige l’espace du poème, là où la pureté du froid épouse la brûlure. » Cécile Oumhani Béatrice Libert vit et crée en Wallonie ; elle est l’auteur de nombreux recueils ; elle a reçu plusieurs prix dont le Prix Jean …

Dévore l’attente, Laurent Bouisset – avec des images d’Anabel Serna Montoya, Édition Le Citron Gare, novembre 2015. 85 pages, 10 €.

Une chronique de Caty Garcia Dévore l’attente, Laurent Bouisset – avec des images d’Anabel Serna Montoya, Édition Le Citron Gare, novembre 2015. 85 pages, 10 €. Avec Dévore l’attente, le ton est donné, l’auteur a les crocs, il a faim, il en veut. Il exulte, ressent et aspire le monde par tous les pores, autant qu’il en recrache venin et sueur. Il en veut le poète et il en veut aussi à ceux qui commettent l’indifférence. Comment ils font pour faire ? Comment ils actionnent, eux ? Et ils actionnent quoi ? Du chiffre encore ? Et du numéralisable ? Alors il balance, il crache, il tempête, il fait claquer les mots, la rage, va se perdre pour mieux se retrouver, entre banlieue lyonnaise, Guyane et Guatemala, entre Mostar, Mexique et Marseille. Il fonce vers le suicide de son je-cage. Dévore l’attente, c’est de l’impatience brute, des poèmes en désordre chronologique rassemblant une bonne dizaine d’années de vie, soulignés par de belles photos en noir et blanc et des peintures d’Anabel Serna Montoya, une énergie difficile à contenir, même les …