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Rouge résiduel/André Doms(textes), Pierre Tréfois(dessins) ; Postface de Jean-Louis Rambour ; Eranthis Editions, 2015

Chronique de Pierre Schroven Rouge résiduel/André Doms(textes), Pierre Tréfois(dessins) ; Postface de Jean-Louis Rambour ; Eranthis Editions, 2015 Dans ce livre, André Doms et Pierre Tréfois remettent insidieusement en question le rapport à soi, à la langue et au monde ; en effet, au détour de chaque page, les mots comme les dessins semblent s’unir rien que pour enfanter un langage autonome, créateur de mystère et d’inconnu. Ainsi, en créant des concepts de vie non représentables, les deux artistes tentent de « décrocher » avec le fil rouge des apparences qui traversent le creux de nos vies et portent haut le réflexe de vivre à tout rompre dans un pays où les chemins s’effacent… Dans ce livre jubilatoire, le mot comme le trait oscillent vers le vide du sens, ouvrent le champ des possibles et tentent de résister aux forces de corrosion qui sont celles du temps, de la norme et de la représentation. Bref, il est question dans Rouge résiduel de rechercher la source d’un devenir autre et de mettre en joue une pensée qui ne croit qu’à la …

Les paradoxes du lampadaire suivi de A NY, textes, collages et photos de Marc Tison

Chronique de Cathy Garcia Les paradoxes du lampadaire suivi de A NY, textes, collages et photos de Marc Tison (autoédition) Un recueil élancé, format vertical sur papier lisse et luisant comme une ville la nuit, un remix/réécriture d’un texte publié dans la revue collective « Numéro 8 » en 2008 suivi de A NY, remix/réécriture d’un texte publié par « contre-poésie » en 2011. « La ville est une arythmie (…) constance de la règle : l’urbain bruit ». Magistralement rendue ici par Marc Tison, la ville, sa schizophrénie jour/nuit, ses monstres, ses perditions et ses « fausses nostalgies des solitudes paisibles/Dans l’indifférence speedée des changements de métro ». Une langue qui claque, qui swingue, qui râpe et dérape sur le béton, le bitume, aiguillonne le lecteur, le pousse, le bouscule de boulevards rutilants en « sombres chemins de rescousses », de fantasmes en sordides réalités, sans jamais céder à la facilité d’un hymne bidon à une urbanité trop souvent à la limite du bidon elle aussi, au contraire l’auteur, lucide, nous livre la désintégration des romantismes/ Ravalement des façades à l’heure du dégueuli. La ville …